Gérald Garutti

metteur en scène et traducteur français
Gérald Garutti
Naissance (45 ans)
Paris
Diplôme
Doctorat ès lettres
Agrégation de lettres
Master de philosophie politique
Activité principale
Formation
Auteur
Langue d’écriture Français
Anglais
Genres

Œuvres principales

Haïm - à la lumière d'un violon
Le Procès. Franz Kafka et Orson Welles

Gérald Garutti, né le à Paris, est un écrivain, dramaturge, metteur en scène et traducteur français. Il travaille en France et en Angleterre [1],[2] sur des spectacles notamment récompensés par le Molière du théâtre public[3] et le Grand Prix du Syndicat de la critique[4]. Il est l’un des seuls metteurs en scène français créant des spectacles à Londres[5],[6]. Ses travaux (créations, écrits, interventions) explorent les métamorphoses de l'héroïsme et la transformation des valeurs, la quête de sens et d'absolu, les enjeux de la transmission et les dynamiques du dépassement, les figures de l'excès (le mal, la folie, la passion) et les sens de l'Histoire (décadence, progrès, crise, catastrophe, apocalypse, renaissance), les formes de la révolution et la force des grands récits (fictions, mythologies, idéologies, utopies, sagas).

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Gérald Garutti est né le à Paris. Il a un frère, Païkan Garutti, comédien, avec lequel il conçoit et réalise l’essentiel de ses projets.

Il suit des cours d’art dramatique au Cours Simon et au Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris, ainsi que des masterclasses de Jean Gillibert. Il étudie le piano et l’analyse musicale au Conservatoire du Centre de Paris.

Il étudie en hypokhâgne et en khâgnes au lycée Louis-le-Grand. Il intègre en 1998 l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud en lettres. Il est diplômé de Sciences Po Paris en 1999. Après une maîtrise de lettres et de cinéma, il est reçu en 2000 à l’agrégation de lettres modernes.

En 2002, il obtient un DEA de littérature comparée ainsi qu'un DEA en arts du spectacle à l’Université Paris X-Nanterre.

De 2002 à 2004, à l’Université de Cambridge il enseigne comme Lecteur de français à Trinity College puis réalise un Master de philosophie politique sous la direction du philosophe Raymond Geuss.

En 2005 il publie un essai sur Franz Kafka et Orson Welles, Le Procès, aux éditions Bréal.

Il effectue en 2011 à l’Université Paris-Nanterre un doctorat en littérature comparée, théâtre et philosophie politique, ayant pour sujet : « Antonin Artaud et Bertolt Brecht : la Révolution infinie. Philosophies, mythologies et dramaturgies de la révolution ». Sa thèse reçoit les félicitations unanimes du Jury, composé du comédien Michel Bouquet, des philosophes Raymond Geuss et Frédéric Gros, des comparatistes Anne Tomiche et Camille Dumoulié (directeur de thèse).

Premières mises en scène en AngleterreModifier

De 1998 à 2002, il réalise des co-mises en scène à l’ENS Fontenay-Saint-Cloud.

En 2002, il part en Angleterre pour travailler avec des comédiens anglais sur le répertoire anglophone.

En 2003, il met en scène en anglais et avec douze comédiens britanniques Roberto Zucco[7] de Bernard-Marie Koltès dans une traduction de Martin Crimp, à l’ADC Theatre de Cambridge, vivier du théâtre anglais[8] dont sont issus Kenneth Branagh, Stephen Frears, Emma Thompson, Rachel Weisz, Ian McKellen, John Cleese et les Monty Python.

En 2004 il crée à l’ADC Theatre Richard III de Shakespeare, avec une troupe de treize comédiens anglais[9].

En 2005, il réalise sa troisième mise en scène anglaise, le conte gothique The Fall of The House of Usher / La Chute de la Maison Usher[10], de Steven Berkoff d’après Edgar Poe[11],[12],[13],[14].

En 2005, il fonde avec son frère Païkan Garutti la compagnie théâtrale franco-anglaise Characteres.

Dramaturge du TNPModifier

De retour en France, il est en 2005-2006 le dramaturge d'Anne Kessler à la Comédie-Française sur son spectacle Grief(s), composé de textes de Henrik Ibsen, August Strindberg et Ingmar Bergman, avec les comédiens Éric Ruf, Clotilde de Bayser, Françoise Gillard, Laurent Natrella, Céline Samie et Coraly Zahonero.

En 2006, il réalise la dramaturgie de Coriolan de Shakespeare mis en scène par Christian Schiaretti au Théâtre National Populaire (TNP). Ce spectacle compte trente-quatre comédiens dont Wladimir Yordanoff, Roland Bertin et Nada Strancar.

Commence alors une collaboration de cinq années (2006-2011), durant lesquelles Gérald Garutti est le dramaturge de Christian Schiaretti sur une quinzaine de spectacles et le conseiller littéraire du TNP[15]. Il définit alors son activité comme celle d’un « passeur de sens[16] ».

En 2008, ils créent au TNP et au Théâtre National de la Colline la version intégrale de Par-dessus bord de Michel Vinaver, avec trente comédiens. Le spectacle reçoit le Grand Prix du Syndicat de la critique et deux nominations aux Molières, Molière du théâtre public et Molière de l’auteur francophone.

En 2008, lors de sa reprise aux Amandiers-Nanterre dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, Coriolan reçoit trois Molières dont le Molière du théâtre public et le Molière de la mise en scène, ainsi que le Prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique.

En 2009, ils créent au TNP et à l’Odéon-Théâtre de l’Europe Philoctète de Jean-Pierre Siméon d’après Sophocle. Le spectacle reçoit le Molière du comédien pour Laurent Terzieff.

En 2010, ils créent la trilogie du Siècle d’or espagnol, Don Quichotte de Miguel de Cervantes, La Célestine de Fernando de Rojas et Don Juan – L’abuseur de Séville de Tirso de Molina, tous deux présentés aux Amandiers-Nanterre.

En 2011, deux drames fin-de-siècle d'August Strindberg, Mademoiselle Julie et Créanciers, au TNP et au Théâtre National de la Colline.

Ils créent aussi les sept premières comédies de Molière : en 2007, Sganarelle ou le cocu imaginaire, L’École des Maris et Les Précieuses ridicules ; en 2008, La Jalousie du Barbouillé et Le Médecin volant ; en 2009, L’Etourdi et Le Dépit amoureux.

S’y ajoutent trois seuls en scène : Nada Strancar chante Brecht / Dessau en 2007 au TNP et au Théâtre National de la Colline; Paul Claudel interprété par Didier Sandre dans La Messe là-bas, en 2010 aux Gémeaux Scène Nationale de Sceaux ; et La Jeanne de Joseph Delteil en 2010 au TNP.

Il est également le dramaturge de Nada Strancar pour son spectacle La Fable du fils substitué de Luigi Pirandello en 2009 au TNP. En 2010, il réalise la dramaturgie d'Un monde en soi, création du chorégraphe Abou Lagraa présentée à la Maison de la Danse.

Débats d'idées, programmation et traductionModifier

Parallèlement, Gérald Garutti fonde et anime de 2006 à 2011 « La Fabrique des Idées du TNP », où il conçoit et mène des débats publics avec des philosophes, écrivains, metteurs en scène et artistes, dont Alexandre Adler, Laure Adler, Sylviane Agacinski, Jean-Marie Apostolidès, Paul Audi, Alain Badiou, Étienne Balibar, Jean Bollack, Luc Boltanski, Pascal Bruckner, Philippe Corcuff, Blanche de Richemont, Régis Debray, Florence Delay, Camille Dumoulié, Alain Finkielkraut, Geneviève Fraisse, Jean Gillibert, Jean-Louis Hourdin, Bruno Karsenti, Nicolas Klotz, Blandine Kriegel, Eric Laurent, Annie Le Brun, Pierre Manent, Michela Marzano, Stanislas Nordey, Thomas Pavel, Martine Reid, Robin Renucci, Myriam Revault d’Allonnes, Dominique Reynié, Odile Sankara, Christian Schiaretti, Jean-Pierre Siméon, Alain-Gérard Slama, Isabelle Sommier, Laurent Terzieff, Tzvetan Todorov, Michel Vinaver, Jean-Pierre Vincent, Michel Wieviorka.

Ces débats ont notamment pour thèmes : « La fin de la démocratie ? », « Le capitalisme en révolution », « Le drame de l’amour», « La violence de l’idéal » , « En quête de héros », « Quels héros l’Histoire se choisit-elle ? », « La société du désir », « Le nouveau désordre mondial », « L’éternel retour du mythe », « Désirs et transgressions », « La guerre des sexes ». Ils se tiennent dans des théâtres (La Colline, Odéon, Amandiers), des universités (Sciences Po , University of Chicago, Nanterre, Lyon 2) et des institutions internationales (Institut Cervantes, Cité Internationale - Pavillon Britannique).

De 2007 à 2011, en collaboration avec Christian Schiaretti, il programme, anime et réalise des débats, des entretiens, des adaptations et des mises en espace pour le festival annuel « Les Rencontres littéraires de Brangues », au château de Paul Claudel[17],[18],[19],[20],[21].

Suite à sa traduction des Rives d’Utopie de Tom Stoppard, il rejoint le comité anglais de la Maison Antoine Vitez – Centre international de la traduction théâtrale (2007-2012). Il traduit de l'allemand des Songs de Bertolt Brecht en collaboration avec Jean-Pierre Siméon en 2007, publiés aux éditions de L'Arche dans la revue LEXI/Textes. De l'espagnol, il traduit Don Juan - L'Abuseur de Séville de Tirso de Molina en collaboration avec Pauline Noblecourt, Christian Schiaretti et Sacha Todorov.

Mises en espace et mises en ondesModifier

Entre 2006 et 2011, il adapte et met en espace plusieurs spectacles au Château de Brangues.

En 2007, il crée Mal mais vite - Claudel-Barrault, avec Xavier Legrand et Philippe Morier-Genoud, repris en 2010. En 2008, avec les mêmes comédiens, il réalise Les Chasseurs d’absolu – Rimbaud Claudel Mallarmé.

En 2009, il adapte et dirige L’argent d’après Charles Péguy, avec Anne Alvaro; Un siècle de fureur avec André Marcon, Christophe Maltot, Philippe Morier-Genoud et Thierry Ravassard[22]; ainsi que Le Dialogue des Carmélites d’après Georges Bernanos, avec notamment Christiane Cohendy et André Marcon.

En 2010, il crée Le Sens du désir, avec Claude Aufaure et Alain Rimoux d’après les entretiens de Jean-Louis Barrault et Guy Dumur.

Certaines de ces créations sont par la suite reprises en tournées. En 2010, pour le centenaire de Jean-Louis Barrault, l’Odéon-Théâtre de l’Europe programme ses mises en espace Mal mais vite et Le Sens du désir[23].

En 2011, il adapte et met en espace à l’Espace Pierre Cardin, dans le cadre du Printemps des Poètes, la Correspondance à trois – Pasternak, Rilke, Tsvétaïeva, qu’il crée avec Ariane Ascaride, Jean-Claude Drouot et Arnaud Décarsin. Cette forme est reprise aux Rencontres littéraires de Brangues 2011 avec Claude Aufaure et Charlotte des Georges.

Pour France Culture, il traduit Le pouvoir de dire oui du dramaturge britannique David Hare, mise en ondes au Théâtre de la Ville en 2010[24], et il adapte Lorenzaccio en version radiophonique en 2011[25]. Sa mise en espace Les Chasseurs d’absolu est également captée et diffusée par France Culture[26].

Metteur en scène en France et en AngleterreModifier

Après avoir travaillé sur quinze spectacles au TNP, quatre spectacles au Théâtre National de la Colline, trois spectacles aux Amandiers-Nanterre et un spectacle à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, en 2011 Gérald Garutti dirige Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton, d’après le roman de Choderlos de Laclos, au Royal Shakespeare Theatre à Stratford-upon-Avon, pour le cinquantième anniversaire de la Royal Shakespeare Company[27] (RSC), avec huit comédiens anglais, dont Harry Lloyd, Rachael Stirling, Clare Higgins, Georgina Rich et Una Stubbs[28].

À son retour en France, il quitte le TNP à l'été 2011.

En 2011-2012, il écrit et met en scène Haïm – à la lumière d’un violon[29],[30],[31],[32],[33]. Le spectacle est interprété par quatre musiciens : classiques, la pianiste Dana Ciocarlie et les violonistes Naaman Sluchin puis Yaïr Benaïm ; et klezmer, l’accordéoniste Alexis Kune et le clarinettiste Samuel Maquin. Le rôle du conteur est successivement interprété par Xavier Gallais[34], Anouk Grinberg[35],, Natacha Régnier[36] et Mélanie Doutey[37]. Haïm - à la lumière d'un violon est présenté en France, notamment à la Salle Gaveau[38], au Théâtre de l’Ouest Parisien[39], au Théâtre Montansier, à La Criée - Théâtre National de Marseille. Il est également tourné en Suisse, en Belgique, à Londres[40] au théâtre The Print Room at the Coronet, ainsi qu'à l'UNESCO[41]. Le texte est publié aux éditions Robert Laffont en 2015[42].

En 2014, il dirige Harry Lloyd en le mettant en scène dans Notes From Underground / Les Carnets du sous-sol[43],[44],[2],[45], d’après le roman de Fiodor Dostoïevski qu’ils adaptent ensemble en anglais. Des avant-premières sont données à Paris dans deux lieux ouverts pour la première fois à des représentations théâtrales, le chantier des Bains Douches et l’atelier du Musée Eugène Delacroix. Notes From Underground est ensuite présenté à Londres où il inaugure The Coronet, salle du théâtre The Print Room, pour cinquante représentations[46],[47],[48],[49]. Pour ce rôle, Harry Lloyd est nominé meilleur acteur aux Off West End Awards[50].

En 2015, Gérald Garutti adapte et met en scène Lorenzaccio d’après Alfred de Musset [51],[52],[53],[54],[55]. Le spectacle comporte trente comédiens[56], dont Stanislas Roquette, Olivier Constant, Maximilien Seweryn, Nine de Montal, Claude-Bernard Pérot, Païkan Garutti et Élie Triffault. Il est créé à la Ferme des Jeux et tourné en France (La Criée - Théâtre National de Marseille, Théâtre Jean-Vilar à Suresnes, Théâtre Montansier, ).

En 2016, il traduit Richard III de Shakespeare, publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs, et codirige avec Jean Lambert-wild et Lorenzo Malaguerra Richard III – Loyaulté me lie. Créé au Théâtre de l’Union - CDN de Limoges, le spectacle est joué à Paris à La Cartoucherie au Théâtre de l’Aquarium et tourné en France, notamment en Centres Dramatiques Nationaux (Théâtre Nouvelle Génération à Lyon, La Manufacture à Nancy, Théâtre Dijon Bourgogne) et en Scènes Nationales (Le Volcan au Havre, L’Apostrophe à Cergy-Pontoise, Le Granit à Belfort, La Ferme du Buisson), en Suisse, en Belgique, en Corée et au Japon.

En 2016, il compose et met en espace Nous voulons nous mettre en danger au nom de la vérité - Zweig-Mann au Festival de la correspondance de Grignan[57], avec André Marcon et Élie Triffault. Ce spectacle est repris à partir de 2018 avec Païkan Garutti, Raphaël Sarlin-Joly et Yaïr Benaïm.

En 2017, il crée Petit éloge de la nuit[58], adapté de l’ouvrage éponyme d’Ingrid Astier publié aux éditions Gallimard, en y incluant des œuvres de Charles Baudelaire, Robert Desnos, Milan Kundera, Guy de Maupassant, Henri Michaux, Pablo Neruda et Edgar Poe. Il y dirige l’acteur Pierre Richard et la danseuse Marie-Agnès Gillot. La musique est composée par Laurent Petitgand, et l’univers visuel créé par Éric Soyer, Renaud Rubiano, Pierre-Henri Guibert, Pauline Maillet et Gérald Garutti. Créé à la Ferme des Jeux, le spectacle est présenté à Paris au Théâtre du Rond-Point et tourné trois saisons en France (Théâtre de l’Union - CDN de Limoges, Le Phénix Scène Nationale de Valenciennes, Théâtre des Célestins à Lyon), en Suisse, en Belgique et au Luxembourg. Il est repris en à La Scala Paris.

En 2018, Gérald Garutti est le premier metteur en scène français à créer un spectacle au Theatre Royal Haymarket[59] de Londres avec Tartuffe[60] de Molière présenté pour 80 représentations[61],[62]. Première mise en scène en français dans le West End à Londres, premier spectacle bilingue en français et en anglais sur une scène britannique, il réunit quatorze comédiens, pour moitié anglais et pour moitié français[63], dont Paul Anderson (Peaky Blinders), George Blagden (Versailles), Sebastian Roché (The Man in the High Castle), Audrey Fleurot, Vincent Winterhalter, Annick Le Goff, Claude Perron et Païkan Garutti.

En 2020, il met en scène L'Histoire du Soldat de Charles Ramuz et Igor Stravinsky, avec trois comédiens, une danseuse et sept musiciens. La direction musicale est assurée par le chef d'orchestre Yaïr Benaïm à la tête de l'Open Chamber Orchestra, et la chorégraphie par Maxime Thomas, danseur de l'Opéra de Paris. Créé à Paris au Pan Piper, le spectacle est interprété par Jacques Martial, Florent Hill, Païkan Garutti et Juliette Gernez.

Directeur artistique de Characteres, compagnie franco-anglaiseModifier

Dirigée par Gérald Garutti et Païkan Garutti, la compagnie Characteres est implantée à Paris (2005-2010), en Seine-Saint-Denis à Aubervilliers (2010-2013), puis en Seine-et-Marne à Vaux-le-Pénil (2013-2019), où elle est depuis 2013 en résidence artistique à la Ferme des Jeux.

Elle crée et diffuse ses spectacles à trois échelles, régionale, nationale et internationale. Sur le plan territorial, elle anime une triple Fabrique de création, d’idées et de culture en Seine-et-Marne. Structure de création et de production locale au rayonnement européen, elle est l’une des seules compagnies françaises qui crée des spectacles à Londres, propose des créations en français et en anglais, et diffuse ses spectacles en France, en Angleterre et plus largement en Europe, avec près d’une création par an.

La compagnie revendique trois axes artistiques : porter un théâtre de texte et de langue, proposer un théâtre en prise avec le monde, promouvoir un théâtre qui traverse les frontières.

Transmission et enseignement supérieurModifier

Gérald Garutti enseigne à l'Université de Cambridge (2002-2004), à l'Université Paris-Nanterre (2004-2007) et à l'Université de Chicago in Paris (2004-2007). Il donne des stages et masterclasses au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, à La Manufacture Haute École de Théâtre de Suisse Romande et à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Il enseigne depuis 2006 à Sciences Po Paris en théâtre et en humanités politiques.

En 2007, il conçoit et crée le département Arts et Humanités[64] à l’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, ex-Rue Blanche) dont il assure la direction[65], avec des enseignements en dramaturgie, esthétique, histoire des idées et pensée politique et des masterclasses en arts (cinéma, opéra, danse, cirque, magie nouvelle). Il est membre du Conseil d’Administration (2009-2017), membre du Conseil artistique et pédagogique (2007-2018) et membre du jury des concours mise en scène (2008-2012) et scénographie (2008-2015) de l’Ensatt.

De 2007 à 2016, il y conçoit, organise et anime une centaine de rencontres avec des figures du théâtre contemporain en mise en scène, en écriture, en interprétation, en arts de la scène et en conception artistique lors d’entretiens publics enregistrés ou filmés. Il y dialogue entre autres avec Dominique Blanc, Alain Françon, Dominique Hervieu, Élisabeth Mazev, Wajdi Mouawad, Arthur Nauzyciel, Yoshi Oïda, Michel Piccoli, Jean-Pierre Siméon, Jean-François Sivadier, Jean-Pierre Vincent, Laurent Terzieff[66].

Il donne également des conférences publiques, notamment sur le héros[67],[68], les figures du pouvoir, le sens de l'Histoire et l'utopie.

Mise en scèneModifier

Mises en scène en France et en AngleterreModifier

Mises en espaceModifier

DramaturgieModifier

Dramaturgies au TNPModifier

Autres dramaturgiesModifier

Écriture pour la scèneModifier

PiècesModifier

  • 2007 : Une comédie infernale. Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens. Presses Universitaires de Grenoble, 2007
  • 2009 : Un Siècle de fureurs
  • 2012 : Haïm – à la lumière d’un violon. Robert Laffont, 2015
  • 2016 : Nous voulons nous mettre en danger au nom de la vérité
  • 2020 : Anthropos

AdaptationsModifier

TraductionsModifier

Essais, articles et entretiensModifier

EssaiModifier

ArticlesModifier

  • « Sartre, le retour de flammes », in Libération, , p. 27
  • « Chéreau, Gabrielle : l’être d’une inconnue », in Parutions,
  • « Une révolution du regard. Libre examen et surveillance chez Brecht », in Études Théâtrales, n° 36, « Surveiller. Œuvres et dispositifs », textes réunis par Georges Banu, 2006, p. 44-56
  • « L’échec du New Labour », in Sens Public,
  • « Molière : la guerre des ordres », in Cahiers du TNP n° 7, , p. 19-27
  • « Deux âmes sinon rien », in Études sur Waltenberg d’Hédi Kaddour, Chambéry, L’Act Mem, 2007, p. 171-181
  • « Sartre : Écriture et engagement. Compte-rendu du colloque à Cerisy-la-Salle », in Sens Public,
  • « Une épopée du capitalisme : Par-dessus bord de Michel Vinaver », in Sens Public,
  • « Au cœur de Coriolan de Shakespeare : la démocratie en question », in Revue Silène,
  • « Un héros de la solitude », in Cahiers du TNP n°9 Philoctète, , p. 34-39
  • « Mythe et variations », in Cahiers du TNP n°9 Philoctète, , p. 12-14
  • « Coriolan ou la fin de la démocratie ? Ouverture du colloque », in Cahiers parisiens / Parisian Notebooks n° 6, dir. Françoise Meltzer, University of Chicago, Paris Center, 2010, p. 255-263
  • « Une soirée en enfer : Strindberg », in Programme du Théâtre National de la Colline. Mademoiselle Julie et Créanciers, , p. 5-6
  • « Un rêve de théâtre », in La Revue littéraire, n° 59, août-, p. 11-18
  • « Au soleil noir de Richard III : lire, traduire et mettre en scène Shakespeare », in La Revue littéraire, n° 63, mai-juin-, p. 43-53

EntretiensModifier

  • Entretien avec Patrice Chéreau : « Histoire de désirs », in Parutions,
  • Entretien avec Nada Strancar : « Un ricanement métaphysique et moral », in Cahiers du TNP n°7, , p. 23
  • Entretien avec Anne-Françoise Benhamou, Joseph Danan, Jean-Loup Rivière et Leslie Six, animé par Marion Boudier et Sylvain Diaz : « Dramaturges et dramaturgies », Agôn, Théâtre et dramaturgie, Enquêtes, Dramaturgie des arts de la scène,
  • Entretien avec Yves Prin : « Révolutions musicales », in Cahiers du TNP n° 8, , p. 45
  • Entretien avec Michel Vinaver : « Une épopée du capitalisme », in Sens Public, mars-, p. 149-157
  • Entretien avec Alain Badiou : « La dégénérescence du héros », in Cahiers parisiens/Parisian Notebooks n° 6, dir. Françoise Meltzer, University of Chicago, Paris Center, 2010, p. 404-431
  • Entretien avec Armêl Balogog et Emile H. Malet : « En quête de lumière. Comment j’ai écrit Haïm – à la lumière d’un violon », in Passages, n° 172, 3e trimestre 2012, p. 12-21
  • Entretien avec Antoine Böhm : « Crise du sens et sens du théâtre », in Fariboles, n° 5, été 2013, p. 19-30
  • Entretien avec Quentin Gassiat : « Je suis un passeur d'histoires », in I/O Gazette, 21 avril 2020
  • Entretien avec Quentin Gassiat : « Interpréter le monde pour le donner à voir », in QG des artistes, 28 mai 2020
  • Interview with Quentin Gassiat: "Interpreting the world to make it visible", in QG des artistes, 1er juin 2020

Notes et référencesModifier

  1. « Tartuffe dans une version bilingue à Londres, entre Trump et Brexit », Le Point, (consulté le 23 novembre 2019)
  2. a et b René Solis, « "Sous-sol" à l’anglaise et à la française », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. « Le théâtre public à l'honneur pour la 23e cérémonie des Molières », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019)
  4. « Les précédents palmarès », Association de la Critique de théâtre, musique et danse (consulté le 10 novembre 2019)
  5. Leïla Lamnaouer, « Le metteur en scène Gérald Garutti révolutionne le théâtre à Londres », French Morning London, (consulté le 7 novembre 2019)
  6. « Bilingual play brings Trumped-up Moliere to London », AFP,‎ (lire en ligne)
  7. Marie-Emmanuelle Galfré, « De jeunes talents anglais s'emparent d'un fait divers français », Le Parisien,‎ , p. 45 (lire en ligne)
  8. (en) « Alumni | ADC Theatre, Cambridge », ADC Theatre (consulté le 10 novembre 2019)
  9. (en) A.C. Berwick, « Richard III Rules », Varsity,‎ , p. 18 (lire en ligne)
  10. « The Fall of The House of Usher / La Chute de la Maison Usher », Theatreonline (consulté le 10 novembre 2019)
  11. Bruno Portesi, « Délices du lugubre », Parutions, (consulté le 11 novembre 2019)
  12. René Solis, « Du Poe plein pot », Libération,‎ (lire en ligne)
  13. Hédi Kaddour, « Siècles passés et jeunes d'aujourd'hui », La Nouvelle Revue française,‎ , p. 247-249 (lire en ligne)
  14. Géraldine Violette, « Un conte gothique étouffant et vertigineux », Evene,‎ (lire en ligne)
  15. Marion Boudier et Sylvain Diaz, « Dramaturges et dramaturgies. Entretien avec Anne-Françoise Benhamou, Joseph Danan, Gérald Garutti, Jean-Loup Rivière et Leslie Six, animé par Marion Boudier et Sylvain Diaz », Agôn, (consulté le 11 novembre 2019)
  16. « Qu’est-ce qu’un dramaturge et conseiller littéraire ? par Gérald Garutti. Entretien à la médiathèque de Vaise », YouTube, (consulté le 19 novembre 2019)
  17. « Rencontres de Brangues — Programme 2007 », Rencontres littéraires de Brangues (consulté le 19 novembre 2019)
  18. a et b « Rencontres de Brangues — Programme 2008 », Rencontres littéraires de Brangues (consulté le 19 novembre 2019)
  19. « Rencontres de Brangues — Programme 2009 », Rencontres littéraires de Brangues (consulté le 19 novembre 2019)
  20. « Rencontres de Brangues - Programme 2010 », Rencontres littéraires de Brangues (consulté le 18 novembre 2019)
  21. « Rencontres de Brangues — Programme 2011 », Rencontres littéraires de Brangues (consulté le 18 novembre 2019)
  22. Armelle Héliot, « À Brangues dans la lumière des poètes », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  23. « Centenaire de la naissance de Jean-Louis Barrault », Théâtre de l'Odéon (consulté le 16 novembre 2019)
  24. « Le pouvoir de dire oui, de David Hare. Fictions, Théâtre et cie », sur France Culture (consulté le 16 novembre 2019)
  25. « Cycle Musset, Lorenzaccio. Fictions, théâtre et cie. », France Culture (consulté le 19 novembre 2019)
  26. « Paul Claudel : Rencontres de Brangues 2008 - Les Racines de l'Arbre », France Culture, (consulté le 18 novembre 2019)
  27. (en) « Royal Shakespeare Company, 2011-2012, Celebrating 50 Years », Royal Shakespeare Company, (consulté le 18 novembre 2019)
  28. (en) David Stephens, « The City Madam and Les Liaisons Dangereuses », Royal Shakespeare Company Friends, (consulté le 18 novembre 2019)
  29. « Haïm – à la lumière d’un violon. Bande-annonce », YouTube, (consulté le 19 avril 2019)
  30. Cynthia Fleury, « La vie », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  31. René Solis, « Le théâtre joue la corde sensible avec Haïm », Libération,‎ (lire en ligne)
  32. Armelle Héliot, « Haïm, à la lumière d’un violon », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  33. « Haïm, à la lumière d’un violon, un très beau spectacle », LCI, (consulté le 19 novembre 2019)
  34. « Haïm - à la lumière d'un violon, spectacle musical et théâtral », Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme, (consulté le 19 novembre 2019)
  35. Philippe Person, « Haïm - à la lumière d'un violon », Froggy's Delight, (consulté le 19 novembre 2019)
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