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Xavier Gallais

acteur français
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Xavier Gallais
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Xavier Gallais
Profession Acteur
Metteur en scène
Professeur d'interpretation au CNSAD
Films notables Deux jours à tuer
Sur le fil
Requiem pour une tueuse
Nos 18 ans

Xavier Gallais est un comédien et metteur en scène français né le à Paris.

Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, il a été l'élève de Daniel Mesguich. Il enseigne maintenant au CNSAD depuis 2013 comme professeur d’interprétation.

BiographieModifier

Xavier Gallais, ancien élève de Daniel Mesguish au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, a joué au théâtre plus d’une trentaine d’auteurs de Eschyle à Jean Genet, interprété les plus grands rôles classiques comme Cyrano de Bergerac, Roméo, Roberto Zucco, Ruy Blas, Tartuffe,… et à l’opéra notamment avec l’Orchestre Philharmonique National de Barcelone aux côtés de Marion Cotillard dans Jeanne d’Arc au Bûcher de Claudel.

En 2004, il obtient le Molière de la révélation masculine pour son interprétation dans Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès, au théâtre des Bouffes du Nord, mis en scène par Philippe Calvario, qui révèle la richesse et l'étendue de son talent de comédien, la critique conquise le compare à Patrick Dewaere[réf. nécessaire].

En 2007, il est le premier acteur à obtenir le Raimu du meilleur comédien dans une comédie pour Adultères de Woody Allen mis en scène par Benoît Lavigne.

Remarqué très tôt par Jacques Weber, ce dernier lui confie en 2001 le rôle-titre dans Cyrano de Bergerac avec Marina Hands puis à nouveau en 2004 dans Ondine interprété par Laetitia Casta.

Jacques Weber lui offre en 2002 son tout premier et grand rôle pour la télévision avec Ruy Blas qu'il interprète face à Gérard Depardieu et Carole Bouquet.

En 2009, il est « Silva Vaccaro » dans l'adaptation de la pièce de Tennessee Williams "Baby Doll" interprété par Mélanie Thierry et mis en scène par Benoît Lavigne à l'Atelier. Ce rôle, apprécié par la critique, marque un tournant dans sa carrière[réf. nécessaire].

 
Prince de Hambourg - Avignon -

A l'opéra on le retrouve en 2012 avec l'Orchestre symphonique de Barcelone dans l'Oratorio "Jeanne d'Arc au bûcher de Arthur Honneger dirigé par Marc Soustrot à l’Auditori de Barcelone. Il interprète « Frère Dominique » aux côtés de Marion Cotillard.

En 2014, 60 ans après Gérard Philipe, il est Le prince de Hombourg à la Cour d’honneur du Palais des papes pour l'ouverture du Festival d’Avignon, dirigé par Giorgio Barberio Corsetti.

Au théâtre, il travaille sous la direction de Olivier Py (Prométhée Enchaîné d’Eschyle) ; Michel Fau (Nono de Sacha Guitry) ; Benoît Lavigne (Adultères de Woody Allen et Baby Doll de Tennessee Williams avec Mélanie Thierry) ; Jacques Weber (Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand, Ondine de Jean Giraudoux et Ruy Blas de Victor Hugo) ; Philippe Calvario (Roberto Zucco de B-M. Koltès) ; Gilbert Désveaux (Les Grecs de J-M. Besset, La maison et le zoo d’Edward Albee) ; Claude Baqué (Septembre blanc de Neil LaBute).

Sous la direction d’Arthur Nauzyciel, il a joué dans Ordet de Kaj Munk créé au Festival d’Avignon 2008, en 2011 dans Faim de Knut Hamsun, et en 2012, il était Tréplev dans La Mouette de Anton Tchekhov, créé à la Cour d'honneur du Palais des papes. En 2015-2016, il interprète en anglais le rôle du Policier dans Splendid’s de Jean Genet mis en scène par Arthur Nauzyciel à l’international (New York, Séoul, Madrid, Paris…).

Au cinéma, il tourne dans Deux jours à tuer et Bienvenue parmi nous de Jean Becker, Musée haut, musée bas de J-M. Ribes, Requiem pour une tueuse de Jérôme Le Gris, Pitchipoï de Charles Najman, Une braise sur la neige de Boris Baum, L’amour propre de Nicolas Silhol (Lutin du meilleur acteur)…

Pour la télévision, il incarne des personnalités politiques et littéraires comme Georges Guingouin dans Le Grand Georges (Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinema 2013) réalisé par François Marthouret, Jean Herold Paquis dans La guerre des ondes de Laurent Joui, dans Ruy Blas, Manon Lescaut... Et il participe à la série Sur le fil de Frédéric Berthe dans le rôle de Laurent Dupré.
Depuis 2013, Xavier Gallais approfondi sa recherche sur le jeu de l’acteur dans sa classe au CNSAD où il enseigne l’interprétation à des élèves de 1ère, 2ème et 3ème années. Il a dans ce

cadre co-écrit avec son collaborateur Florient Azoulay, puis mis en scène et dirigé des spectacles pour 17 à 25 acteurs, ces créations interrogent la question du répertoire classique sur nos scènes contemporaines.


Spécialiste de la lecture publique, il a participé a une centaine de lectures à voix haute dans de nombreux festivals ( Chimères du Mans, Correspondance de Grignan, Correspondances de Manosque, Nobel au th. de l’Oeuvre, Journées Marcel Proust de Cabourg, Marathon des mots de Toulouse, ….) , pour des soirées privées ( Hermès, Collège de France, Institut National des jeunes Aveugles, Grand Palais, Musée des archives Nationales, Château de Valençay, …) , des enregistrements pour France Culture dirigés par Blandine Masson, Olivier Py, Emmanuel Demarcy-Mota, Laurence Courtois, et pour France Inter avec Guillaume Gallienne ( Gogol sur Ça peut pas faire de mal).


Il joue dans des spectacles-lectures acclamés par la critique( Marcel Proust a la Comédie des Champs-Elysées avec Bernadette Lafont et Robin Renucci ; Faim de Knut Hamsun au th. de la Madeleine, université de Princeton, Lucernaire; Du cristal à la Fumée de Jacques Attali au th. du Rond-Point). Enfin il a enregistré plusieurs livres audio pour les éditions Thélème ( Maupassant, Dostoievski, Rimbaud, A. Christie, Gautier) , Audible ( Cabossé de Benoit Philippon)

CitationsModifier

« Il est grand, brun, légèrement courbé comme un grand oiseau noir, un farfelu qui se prendrait pour Barbara (..)  Il ne joue pas comme les autres, il déploie son corps et celui des mots en un unique temps et nous voilà partis au Tonkin, sur la Lune, chez Bosch et Picasso.

Rien ne vient d'ailleurs chez lui, il crée l’ailleurs, les mots sont gouache et fusain, pastel et huile, il a la fièvre, le tableau ne se finira jamais, comme la tapisserie d'Hilda Muramer.

Il voudrait être un parfait artisan, il est un artiste, un grand, de ceux qui inventent de toutes pièces “l'ici et maintenant”, qui redonnent au temps une forme et des traits.»

C'est l'itinéraire ondulant de la carrière de Xavier qui me passionne et me brouille. Je le trouve plutôt classique dans le marginal, plutôt marginal dans le classique. Est-ce défaut, est-ce suprême qualité ?  sa carrure, sa voix, un surprenant savoir-faire pour un débutant qui voulait faire plus vieux que son âge ...

Son audition d’entrée me parut comme une audition de sortie.

A peine dans la maison, reçu major de sa promotion en classe libre avec sa scène fétiche : Les Méfaits du tabac de Tchékhov ! Il y était magnifiquement pitoyable et drôle. Bien sûr qu’il fallait rééditer l'exploit pour le concours d'entrée du Conservatoire ... "Jacques Weber - François Florent : Au cours Florent[1]

ThéâtreModifier

ComédienModifier

Metteur en scèneModifier

OpéraModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Récompenses et nominationsModifier

Liens externesModifier

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RéférencesModifier

  1. Florent, François., Au cours Florent, Chêne, (ISBN 9782812318948 et 2812318945, OCLC 1078654763, lire en ligne)
  2. Florient Azoulay et Xavier Gallais, Faim, L'Harmattan, (ISBN 978-2-343-07100-8)
  3. Florient Azoulay et Xavier Gallais, Le Fantôme d'Aziyadé, Les Cygnes, (ISBN 978-2-36944-294-3)
  4. Vincent Bouquet, « « La Fin de l'homme rouge » : l'humanité à la renverse d'Emmanuel Meirieu », sur weekend.lesechos.fr, (consulté le 10 mars 2019).