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Bataille d'Afrine

intervention militaire turque en Syrie
Bataille d'Afrine
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'offensive d'Afrine :
Informations générales
Date en cours
(1 mois et 3 jours)
Lieu Afrine
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Turquie Turquie
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre

Flag of Ahrar ash-Sham.svg Ahrar al-Cham


Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Hayat Tahrir al-Cham
Flag of Syrian Democratic Forces.svg Forces démocratiques syriennes

Drapeau de la Syrie République arabe syrienne

Commandants
Drapeau de la Turquie Metin Temel
Flag of Syria 2011, observed.svg Yasser Abdel Rahim
Flag of Syrian Democratic Forces.svg Mahmoud Berxwedan
Flag of Syrian Democratic Forces.svg Noujin Derik
Forces en présence
Drapeau de la Turquie
inconnues

Flag of Syria 2011, observed.svg
10 000 à 25 000 hommes[1],[2]
Flag of Syrian Democratic Forces.svg
8 000 à 12 000 hommes[3],[4]
Pertes
Drapeau de la Turquie
31 à 39 morts[A 2]
143 blessés au moins[A 2]
1 char détruit[9]
1 hélicoptère détruit[10]

Flag of Syria 2011, observed.svg
205 morts au moins[A 3]
Flag of Syrian Democratic Forces.svg
219 morts au moins[A 4]
7 prisonniers au moins[A 4]
Civils :
112 morts au moins[A 1]
15 000 déplacés[7]

Guerre civile syrienne

Coordonnées 36° 30′ 43″ nord, 36° 52′ 10″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille d'Afrine

La bataille d'Afrine, baptisée l'opération Rameau d'olivier, a lieu lors de la guerre civile syrienne. L'offensive est lancée le par l'armée turque et les rebelles syriens de l'Armée syrienne libre contre les forces kurdes des YPG, avec l'objectif de chasser ces derniers de la ville et de la région d'Afrine, sous leur contrôle depuis 2012.

Sommaire

Prélude

 
Manifestation à Afrine, le 19 janvier 2018, contre l'offensive turque.
 
Manifestation à Bizah, près d'al-Bab, le 19 janvier 2018, en faveur de l'offensive turque.

Afrine et sa région, comprenant 360 villes et villages dans le nord-ouest du gouvernorat d'Alep, est contrôlée depuis le par le PYD et sa branche armée, les YPG[16],[17]. La population de la région est en très grande majorité kurde[18], mais elle comprend aussi des Arabes, des Assyriens, des Turkmènes et 20 000 réfugiés yézidis rescapés des massacres de Sinjar[19]. En janvier 2018, entre 500 000 et un million de personnes y vivent, dont des milliers de réfugiés[3],[16]. La poche d'Afrine est une région montagneuse[19], bordée au nord et à l'ouest par la frontière turque, au sud et à l'est par les régions sous contrôle rebelle, tandis que la route d'Alep au sud-est est tenue par le régime syrien[16]. La zone rebelle à l'est d'Afrine, dans la région d'al-Bab, est dominée par l'Armée syrienne libre et celle au sud, dans la région d'Idleb, par Hayat Tahrir al-Cham[20].

Après la défaite en 2017, à al-Bab, des djihadistes de l'État islamique lors de l'opération Bouclier de l'Euphrate, les villes d'Afrine et Manbij, contrôlées par les Kurdes des YPG, deviennent les prochains objectifs de la Turquie[21],[22]. En juillet 2017, des dizaines de milliers de personnes manifestent à Afrine contre la Turquie, après des rumeurs sur la préparation par Ankara d'une offensive contre la région[21]. Ponctuellement dans les mois qui suivent, des escarmouches éclatent, des bombardements et des tirs d'artillerie sont effectués par l'armée turque dans la région[23]. Cependant Moscou s'oppose à une offensive turque et afin de veiller au respect du cessez-le-feu, des forces de l'armée russe se déploient le 20 mars 2017 à Afrine auprès des Forces démocratiques syriennes[24],[25],[26]. Pour la Turquie, la lutte contre le PYD et le PKK est la grande priorité, mais elle est isolée sur ce sujet[27],[28].

Le 12 octobre 2017, après un accord avec Hayat Tahrir al-Cham, des forces de l'armée turque entrent dans le gouvernorat d'Idleb et installent des postes de contrôle au sud de la région d'Afrine[26].

Le 13 janvier 2018, l'artillerie turque reprend ses bombardements sur Afrine, qui se poursuivent les jours suivants[29],[30],[31],[32],[33],[34].

Le 14 janvier 2018, la coalition internationale menée par les États-Unis annonce son intention de créer avec les Forces démocratiques syriennes une « Force de sécurité aux frontières » constituée de 30 000 hommes dans le Nord de la Syrie[35],[36]. Cette annonce est dénoncée par le régime syrien, la CNFOR, la Russie, l'Iran et est accueillie avec fureur par la Turquie qui menace de passer à l'offensive à Afrine[35],[37],[38],[39],[40]. Le 15 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdoğan déclare : « L'Amérique a avoué qu'elle était en train de constituer une armée terroriste à notre frontière. Ce qui nous revient, à nous autres, c'est de tuer dans l'œuf cette armée terroriste »[41]. Le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson tente ensuite de calmer la situation en déclarant que l'annonce a été « mal relayée » et que les États-Unis ne cherchent pas à constituer une force de gardes-frontières[42].

Le 18 janvier, des milliers de personnes manifestent dans les territoires kurdes du Nord de la Syrie pour s'opposer à l'intervention turque[43]. Le même jour, le régime de Damas menace également d'abattre les avions turcs qui survoleraient la Syrie[27].

Le 18 janvier, le général Hulusi Akar, chef d'état-major des forces armées turques, et Hakan Fidan, chef des services de renseignement, se rendent à Moscou, où ils sont reçus par Valéri Guérassimov, le chef d’état-major russe, et Sergueï Choïgou, le ministre de la défense[44],[27],[3]. L'AFP indique le 20 janvier que « les analystes estiment qu'aucune offensive majeure ne peut raisonnablement être lancée en Syrie sans l'accord de la Russie, présente militairement dans la région et qui entretient de bonnes relations avec les YPG »[45],[46],[3],[47]. Pour Marie Jégo, journaliste pour Le Monde : « Le message était le suivant : si Moscou refuse d’ouvrir l’espace aérien au-dessus d’Afrin, les négociations d’Astana parrainées par la Russie, la Turquie et l’Iran pourraient en rester là. Et si le PYD est invité à la table du « dialogue national syrien » à Sotchi, les Turcs n’en seront pas. Ankara croit au succès de sa démarche, misant sur le fait que les Russes tiennent au succès de la réunion de Sotchi, essentielle pour valoriser leur image de « faiseurs de paix » »[27]. La Turquie pourrait également avoir proposé d'abandonner Idleb, si la Russie abandonnait Afrine[27],[19],[48],[49]. Le 20 janvier, le ministère russe de la Défense annonce que les troupes russes en poste à Afrine se sont retirées[50]. Le 22 janvier, le président Erdoğan déclare : « La question d'Afrine sera réglée, il n'y aura pas de marche arrière à Afrine. Nous en avons parlé avec nos amis russes, nous avons un accord avec eux »[18],[51].

Forces en présence

 
Un groupe kurde de l'Armée syrienne libre annonçant sa participation à l'offensive d'Afrine contre les YPG aux côtés de l'armée turque, le 26 janvier 2018.
 
Des membres des HXP, à Afrine, le 21 janvier 2018.

L'offensive est lancée par les même groupes qui ont pris part à l'opération Bouclier de l'Euphrate[2],[52]. Le 21 janvier 2018, le major Yasser Abdel Rahim, chef militaire de Faylaq al-Cham et membre du centre des opérations conjointes, affirme que 25 000 rebelles de l'Armée syrienne libre prennent part à l'opération aux côtés des forces turques[2],[52]. L'Orient-Le Jour indique cependant que ce nombre apparaît exagéré pour plusieurs observateurs[48],[4]. Pour l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le nombre des combattants rebelles mobilisés auprès de l'armée turque est d'environ 10 000[1]. Un combattant rebelle témoignant pour L'Orient-Le Jour donne le même nombre[53]. Le centre d'études Jussoor, proche de l’opposition syrienne, évoque quant à lui 5 000 à 7 000 combattants[20]. Depuis l'Opération Bouclier de l'Euphrate, les différentes brigades de l'Armée syrienne libre présentes dans le nord du gouvernorat d'Alep sont rassemblées au sein de l'« Armée nationale », forte officiellement de 22 000 hommes et rattachée théoriquement au « gouvernement intérimaire syrien » présent à Gaziantep, mais contrôlée dans les faits par la Turquie[20]. Parmi les principaux groupes impliqués figurent la Division Sultan Mourad[20],[2],[4],[54], Jaych al-Nokhba[55],[54], la Division al-Hamza[20],[56],[57], le Liwa Samarkand[54],[57], la Brigade al-Moutasem[2], le Front du Levant[20],[2],[54], Faylaq al-Cham[20],[2],[4],[54], le Liwa Sultan Souleymane Chah[54], le Liwa Suqour al-Chamal[54], le Liwa Sultan Mehmed Fatih[54], le Liwa al-Muntasir Billah[54], Ahrar al-Charkiya[54], Jaych al-Chamal[54], le Régiment al-Musafa[54], la 1re Brigade des commandos[54], la 9e division[54], la 23e division[54], le Liwa Ousoud al-Fatihin[54], le Liwa al-Vakkas[54], la Brigade de la Tempête du Nord[58], Jaych al-Nasr[57],[59], Jaych al-Ahfad[57], Fastaqim Kama Umirt[57], le Liwa Asifat Hazm[57], le Front de l'authenticité et du développement[57], la brigade du bouclier d'Hassaké[57], Jaych al-Charkiya[57], le Liwa Sultan Osman[57], Rejal al-Harb[57], le Liwa al-Shimal[57], le 5e régiment[57], Jaych al-Thani[57] et Ahrar al-Cham[60]. Plusieurs de ces brigades sont constituées de combattants turkmènes[20]. Les rebelles forment le gros de l'infanterie, appuyés par les blindés, l'artillerie et l'aviation turque[4],[9].

Du côté des forces kurdes, les YPG compteraient entre 8 000 et 10 000 combattants à Afrine selon les déclarations du Premier ministre turc, Binali Yıldırım[3]. Ces forces sont commandées par Mahmoud Berxwedan[61],[62]. La commandante des YPJ est Nujin Derik[63]. Des combattants étrangers du Bataillon international de libération participent également à la bataille du côté des FDS[64], de même que le Conseil militaire syriaque (MFS)[65] et quelques groupes se revendiquant de l'Armée syrienne libre et combattant au sein des Forces démocratiques syriennes, comme Jaych al-Thuwar et le Liwa Chamal al-Democrati[66]. Des combattants yézidis des YBŞ et des YJÊ arrivent également en renfort à Afrine, au moins à partir de début février[67]. Pour défendre la région, les Kurdes ont érigés des fortifications et creusés des tunnels dans la montagne[68]. Bien qu'Afrine soit enclavée, le régime syrien laisse cependant les Forces démocratiques syriennes traverser son territoire pour y acheminer des renforts[9],[69].

À partir du 23 janvier 2018, le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham, positionné au sud d'Afrine, dans le gouvernorat d'Idleb, annonce à son tour être passé à l'attaque contre les YPG[70].

Selon l'OSDH, des membres des Loups gris prennent également part aux combats[71].

Réactions internationales

 
Réunion de l'état-major de l'armée turque en présence du général Hulusi Akar, chef d'État-Major des armées.

Le 20 janvier, le président turc Erdoğan annonce que « L'opération Afrine a commencé de facto sur le terrain. Ensuite, ce sera Manbij. [...] Plus tard, étape par étape, nous débarrasserons notre pays jusqu'à la frontière irakienne de cette croûte de terreur qui essaye de nous assiéger »[46],[72]. L'armée turque confirme que l'opération, baptisée « Rameau d'olivier », a été lancée à 14 heures UTC][73],[74].

Ankara affirme que le régime de Damas a été informé de l'offensive, mais ce dernier dément et condamne une « brutale agression »[74]. Moscou se déclare « préoccupée » et appelle « les parties opposées à faire preuve de retenue »[75]. Les États-Unis font également part de leur désapprobation ; le département d'État américain déclare : « Nous ne pensons pas qu'une opération militaire aille dans le sens de la stabilité régionale, de la stabilité de la Syrie, ou de l'apaisement des craintes de la Turquie pour la sécurité de sa frontière »[46],[76]. Le Secrétaire d'État Rex Tillerson reconnaît cependant « le droit légitime de la Turquie » à se « protéger »[77]. L'Iran réclame l'arrêt de l'offensive ; le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Qasemi déclare : « L'Iran espère que cette opération va cesser immédiatement afin d'empêcher une aggravation de la crise dans les régions frontalières de Turquie et de Syrie »[78]. Le Qatar, proche allié de la Turquie, apporte quant à lui son soutien à l'opération[79]. Le Royaume-Uni affirme pour sa part reconnaître que la Turquie a « un intérêt légitime à assurer la sécurité de ses frontières »[80],[76]. En revanche, la France appelle le 21 janvier la Turquie à cesser son offensive ; la ministre des Armées Florence Parly déclare que « ces combats doivent être arrêtés » car ils pourraient « détourner les forces combattantes kurdes, qui sont à nos côtés et très engagées au sein de la coalition à laquelle la France appartient, dans le combat primordial contre le terrorisme »[81],[76],[82]. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, demande également une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies[83]. Celui-ci se réunit le 22 janvier, mais ne condamne ni ne rédige de déclaration commune concernant l'offensive turque à Afrine[84]. Dans l'ensemble, les États-Unis, la Russie, l'Iran et la France appellent juste la Turquie à la « retenue »[85],[86],[87],[88],[18],[49],[89].

Le 22 janvier, tout en accusant les États-Unis d'« encourager le séparatisme kurde », le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov annonce que les Kurdes du PYD sont invités au « Congrès de paix pour la Syrie », prévu le 30 janvier à Sotchi[90]. Cependant, ces derniers rejettent l'offre le 28 janvier et annoncent qu'ils boycotteront le Congrès de Sotchi en raison de l'offensive à Afrine[91].

 
Conférence de presse des Forces démocratiques syriennes, le 22 janvier 2018.

Le 22 janvier, les Forces démocratiques syriennes en appellent à la coalition internationale en lui demandant de « prendre ses responsabilités » vis-à-vis de l'offensive turque[92],[93]. Le même jour Sipan Hemo, le commandant général des YPG, accuse la Russie de « trahison »[94]. Le 25 janvier, Othmane al-Cheikh Issa, co-président du Conseil exécutif du canton d'Afrine, demande l'intervention du régime syrien : « L'Etat syrien (...), avec tous les moyens qu'il a, devrait faire face à cette agression et déclarer qu'il ne permettra pas aux avions turcs de survoler l'espace aérien syrien »[95]. Le 27 janvier, le PYD appelle ensuite « la communauté internationale » et « les forces nationales syriennes » à « faire pression par tous les moyens » pour faire cessez l'offensive d'Ankara[96].

En Turquie, l'offensive est soutenue par l'AKP, le MHP et le CHP, ainsi que par les principaux médias, dont les rédacteurs en chefs ont été convoqués par le gouvernement qui a leur délivré quinze « recommandations » à suivre pour faire du « journalisme patriotique » selon l'ONG Médecins sans frontières[97]. Les imams du pays reçoivent pour instruction de réciter chaque jour la sourate de la victoire, tandis que la mairie de Hatay dépêche sur la frontière un orchestre de mehters, vêtus de costumes traditionnels de l'Empire ottoman, afin de soutenir le moral des troupes[97]. Le HDP prend position contre l'intervention et tente d'organiser des manifestations, mais ces dernières sont interdites par la police et plusieurs dizaines de personnes sont arrêtées[97],[98],[99]. Le président Erdoğan menace alors les membres du HDP : « Laissez-moi vous dire ceci : vous êtes suivis à la trace [...] Quelle que soit la place (publique) où vous sortirez, nos forces de sécurité seront sur vous. [...] Je vous le dis: attention ! Si certains suivent ces appels (à manifester) et commettent l'erreur de sortir dans la rue, ils paieront un prix très élevé. [...] C'est une lutte nationale, et nous écraserons quiconque s'oppose à cette lutte nationale »[98]. Du 20 janvier au 5 février, 573 personnes sont arrêtées en Turquie pour « propagande terroriste » sur les réseaux sociaux selon le ministère de l'Intérieur[100].

Du côté de l'opposition syrienne, la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) — aussi appelée la Coalition nationale syrienne (CNS) — apporte son soutien à l'offensive turque, mais le Conseil national kurde (CNK), pourtant membre de la CNFOR et opposé au PYD, condamne quant à lui l'offensive[101]. L'offensive turque fait également l'objet de critiques au sein des membres de la rébellion syrienne, certains d'entre-eux acceptant mal que d'importantes forces de l'Armée syrienne libre soient mobilisées dans une offensive majeure contre les troupes kurdes d'Afrine alors qu'elles pourraient être engagées contre les forces de Bachar el-Assad qui progressent au même moment dans la région d'Idleb[102].

Déroulement

 
Des rebelles de l'Armée syrienne libre avec un blindé ACV-15 lors de l'offensive d'Afrine, le 25 janvier 2018.

Le 20 janvier, des troupes rebelles syriennes entrent dans la région d'Afrine[74]. Les forces aériennes turques poursuivent pour leur part leurs bombardements[103]. Selon l'armée turque, en une journée, 153 cibles, dont la base aérienne de Menagh, des abris et des caches d'armes, ont été frappées par 72 appareils[104].

Le 21 janvier, à 8 heures UTC, des troupes de l'armée turque entrent à leur tour dans la région d'Afrine[104],[105]. Les combats ont lieu au nord et à l'ouest d'Afrine[106],[107]. La situation évolue peu lors des deux premiers jours d'affrontements[106] : l'agence de presse turque Anadolu déclare que les forces rebelles et turques ont progressé de cinq kilomètres à l'intérieur du territoire syrien[2], mais les YPG affirment avoir repoussé la première incursion[83], tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) confirme que les Kurdes ont repris une partie du terrain perdu[107],[108].

Le 22 janvier, le Premier ministre turc affirme que onze villages ont été pris aux YPG depuis le début de l'offensive[109]. Les rebelles passent également à l'attaque à l'Est, depuis la ville d'Azaz, située à 20 kilomètres d'Afrine : plusieurs centaines de combattants s'emparent de la colline de Barsaya, mais les Kurdes contre-attaquent et la reprennent au bout de quelques heures[109],[110]. Le 23 janvier, les forces rebelles et kurdes repartent à l'assaut dans le secteur d'Azaz et entrent dans le village de Qastal Jando, cependant les combats se concentrent principalement au nord et au sud-ouest d'Afrine[77],[111]. Le même jour, les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham passent à l'attaque depuis le gouvernorat d'Idleb, au sud d'Afrine : les combats ont lieu près des ruines du monastère Saint-Siméon-le-Stylite et de la localité de Darat Izza[70]. Les autorités kurdes lancent un appel à la « mobilisation générale » et invitent les civils à rejoindre les centres des Forces démocratiques syriennes[112].

 
Des militaires turcs et des rebelles de l'Armée syrienne libre au sommet de la colline de Barsaya, le 29 janvier 2018.

Dans les premiers jours, les forces kurdes parviennent à contenir les offensives de l'ASL et de l'armée turque[113],[114]. Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) : « Dès qu'il y a conquête d'un village, il y a automatiquement une contre-offensive des Kurdes qui reprennent le contrôle de ce village »[113]. Au soir du 24 janvier, les forces turques et rebelles ne contrôlent que deux ou trois villages[113].

Le 26 janvier, les vestiges du temple d'Aïn Dara, vieux de trois millénaires, sont touchés par des frappes aériennes de l'armée turque. Selon l'OSDH, « l'ampleur des destructions est de 60% »[115].

Le 28 janvier, après plusieurs jours de pluie et de brouillard, les forces turques et rebelles profitent d'un temps clair pour intensifier leurs bombardements et tenter à nouveau d'emporter la colline stratégique de Barsaya, près d'Azaz[96]. L'assaut est lancé par les rebelles et les forces spéciales turques qui reprennent la colline de Barsaya en début d'après-midi après avoir tué au moins une douzaine de combattants kurdes et fait prisonnier deux autres[116],[15]. Le 1er février, l'ASL s'empare également de la petite ville de Bulbul (en)[117].

Cependant sur l'ensemble des fronts, les forces turques et rebelles piétinent et n'enregistrent qu'une faible progression[118],[9]. Le 30 janvier, ils ne contrôlent qu'une dizaine de villages dans la région d'Afrine selon l'OSDH[119],[120]. Le 2 février, ils en contrôlent 15[121].

Le 30 janvier, une combattante kurde des YPJ nommée Barîn Kobanê est tuée au combat au nord d'Afrine et son cadavre est mutilé par des rebelles ; la vidéo de ces exactions est publiée le 2 février par l'OSDH et provoque un grand retentissement et une forte indignation dans le camp kurde[122],[123],[124],[125],[9].

 
Des rebelles de l'Armée syrienne libre près de Jandiris, au sud-ouest d'Afrine, le 11 février 2018.

Le 3 février, sept soldats turcs sont tués au combat, dont cinq dans un char Leopard 2 détruit par un missile antichar[126],[127],[128],[9]. Le 7 février, la principale usine de traitement et de pompage approvisionnant Afrine en eau est endommagée par des bombardements[129]. La journée du 10 février est particulièrement meurtrière pour l'armée turque : onze soldats sont tués, onze autres sont blessés et un hélicoptère est abattu par les YPG à l'ouest d'Afrine, dans le secteur de Rajo[130],[10],[131].

La progression des forces turques et rebelles est très lente : mi-février, elles ne contrôlent qu'une vingtaine de villages[132],[68].

Le 17 février, les FDS mènent pour la première fois une attaque en Turquie, contre un poste de police près de Kırıkhan, dans la province de Hatay ; les médias turcs font état de deux soldats et cinq rebelles syriens blessés par des tirs de mortier[133].

 
Entrée de miliciens pro-régime à Afrine, le 20 février 2018.

Mais parallèlement aux combats, les Kurdes du PYD ouvrent des négociations avec le régime de Bachar el-Assad afin d'obtenir un déploiement de forces de l'armée syrienne, espérant ainsi pousser les Turcs et les rebelles à renoncer à prendre Afrine[134],[135],[136],[137],[138]. Le 20 février, les premières forces pro-régime — des miliciens des Forces de défense nationale et du Liwa al-Baqir — entrent dans l'enclave d'Afrine[139],[140],[141]. Les Turcs effectuent alors des « tirs d'avertissement » — qui pourraient avoir fait deux morts et cinq blessés parmi les miliciens — mais qui n'empêchent pas les loyalistes d'entrer dans la ville d'Afrine, où le drapeau du régime syrien n'avait plus été observé depuis 2012[140],[141]. Cependant en dépit de l'intervention loyaliste, la Turquie dépêche le même jour 1 200 hommes en renfort et poursuit son offensive et ses bombardements sur Afrine[142],[141],[143].

Des centaines de combattants loyalistes entrent dans la région d'Afrine le 20 février[140] et des dizaines d'autres suivent le lendemain[144]. Cependant ces forces sont estimées insuffisantes par les YPG qui demandent un intervention de l'armée syrienne[145].

À cette période, la progression des Turcs et des rebelles s'accélère. Le 19 février, ces derniers contrôlent 33 villages[146]. Le 20 février, ils s'emparent en une journée de 11 villages[147]. Le 21 février, les rebelles et l'armée turque occupent 49 villages, soit 14 % des villages d'Afrine[148].

Les pertes

Le 20 février, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) donne un bilan d'au moins 205 rebelles, 219 combattants kurdes, 39 soldats turcs et 112 civils, dont 17 femmes et 23 enfants, tués depuis le 20 janvier[132].

Le 26 janvier, les Forces démocratiques syriennes affirment que les combats ont fait 43 morts dans leurs rangs, dont huit femmes des YPJ, contre 308 morts pour la Turquie et ses alliés, et que 59 civils ont été tués et 134 blessés[6]. Au 7 février, les FDS reconnaissent avoir perdu 120 combattants[9].

Le 27 janvier, l'armée turque affirme déplorer la mort de cinq soldats turcs et d'au moins treize rebelles de l'ASL, contre 447 « terroristes » ayant été « neutralisés »[11],[12]. À la date du 6 février, l'armée turque affirme compter 17 morts dans ses rangs[149]. Le 12 février, elle annonce un bilan de 31 morts et 143 blessés[8]. Au 22 février, elles porte à 1 829 le nombre des « terroristes » neutralisés[13].

En Turquie, quatre civils sont également tués et plusieurs autres blessés par des tirs de roquettes effectués par les YPG depuis la Syrie[114].

Au moins deux volontaires occidentaux — un Français et un Espagnol — figurent également parmi les morts au sein des forces kurdes[150],[151],[152].

Annexes

Liens externes

Rapports

Vidéographie

Reportages photographiques

Notes

  1. Bilans des pertes civiles selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) :
    • 112 morts au moins du 20 janvier au 20 février 2018[5]
    Bilans des pertes civiles selon les Forces démocratiques syriennes
    • 59 morts et 134 blessés du 20 au 26 janvier 2018[6]
  2. a et b Bilans des pertes turques selon l'armée turque :
    • 31 morts et 143 blessés du 20 janvier au 12 février 2018[8]
    Bilans des pertes turques selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) :
    • 39 morts au moins du 20 janvier au 20 février 2018[5]
  3. Bilans des pertes rebelles selon la Turquie :
    • 13 morts du 20 au 27 janvier 2018[11],[12]
    Bilans des pertes rebelles et turques selon les Forces démocratiques syriennes :
    • 308 morts du 20 au 26 janvier 2018[6]
    Bilans des pertes rebelles selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) :
    • 205 morts au moins du 20 janvier au 20 février 2018[5]
  4. a et b Bilans des pertes des Forces démocratiques syriennes selon les Forces démocratiques syriennes :
    • 43 morts du 20 au 26 janvier 2018[6]
    Bilans des pertes des Forces démocratiques syriennes selon l'armée turque :
    • 1 829 morts, blessés ou prisonniers du 20 janvier au 22 février 2018[13]
    Bilans des pertes des Forces démocratiques syriennes selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) :
    • 219 morts au moins du 20 janvier au 20 février 2018[5] ; et 7 prisonniers au moins[14],[15]

Références

  1. a et b Mehmet Guzel et Philip Issa, Turkish jets bombard Kurdislh-run city of Afrin in Syria, AP, 20 janvier 2018.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Qui sont les rebelles engagés dans l'opération turque en Syrie?, AFP, 22 janvier 2018.
  3. a, b, c, d et e Quentin Raverd, La Turquie s'attaque aux Kurdes de Syrie, Libération, 21 janvier 2018.
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