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Confrontations israélo-syriennes pendant la guerre civile syrienne

Confrontations israélo-syriennes pendant la guerre civile syrienne
Description de cette image, également commentée ci-après
La frontière israélo-syrienne. Les bâtiments blancs sur la droite appartiennent principalement à l'ONU.
Informations générales
Date en cours
(6 ans, 7 mois et 11 jours)
Lieu Syrie et Israël
Issue En cours
Belligérants
Drapeau d’Israël IsraëlDrapeau de la Syrie Syrie
Drapeau de l'Iran Iran
InfoboxHez.PNG Hezbollah
Flag of the Islamic Jihad Movement in Palestine.svg Jihad islamique palestinien
Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Drapeau d’Israël Gadi Eizenkot
Drapeau d’Israël Aviv Kokhavi
Drapeau de l'Iran Mohammad Ali Jafari
Drapeau de l'Iran Qasem Soleimani
InfoboxHez.PNG Hassan Nassrallah
Drapeau de la Syrie Ali Abdallah Ayyoub
Drapeau de l'État islamique Abou Mohammad al-Maqdisi
Pertes
Aucun mort
1 chasseur-bombardier F-16 détruit
Au moins 94 morts[Passage à actualiser] dont un général et un colonel
1 avion d'assaut Su-22 détruit
Au moins 14 morts

Guerre civile syrienne

Les confrontations israélo-syriennes pendant la guerre civile syrienne sont des combats et des bombardements entre l'armée de défense d'Israël, les forces armées syriennes, le Hezbollah, le Jihad islamique palestinien et l'État islamique.

Au cours de l'année 2018, Israël bombarde de manière répété le territoire syrien ciblant particulièrement les formes iraniennes et le Hezbollah. L'objectif d'Israël est d'empêcher les forces iraniennes et ses proxy de s'implanter militairement en Syrie afin de menacer et attaquer Israël à partir du territoire syrien et de construire une ligne logistique d’approvisionnement d'armes d' Iran au Hezbollah au Liban.

Ce conflit est la résultante de l'opposition politique et religieuse à l'existence d'Israël du régime iranien et à la lutte de l'Etat juif contre le terrorisme qui accuse l'Iran d'encourager, financer et armer le Hezbollah libanais, et des organisations palestiniennes dans le cadre du conflit israélo-palestinien : le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général, installé en Syrie.

Sommaire

ContexteModifier

Plateau du GolanModifier

Le plateau du Golan a été partiellement conquis par Israël pendant la guerre des six jours. Pendant la guerre du Kippour, il est repris par les Syriens, mais la contre-attaque israélienne permet de le reprendre, plus un terrain supplémentaire. L'accord d'armistice du 30 mai 1973 a fait de ce terrain une zone tampon administrée par l'ONU[1]

Le bataillon de casques bleus affectés à cette zone est la FNUOD, la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement.

Ayant signé un armistice mais pas de traité de paix, Israël et la Syrie restent en guerre. Toutefois aucun incident ne relance la guerre pendant près de 40 ans.

Quand la Syrie se retrouve en guerre civile, des combats ont lieu à la frontière entre forces loyales au gouvernement et rebelles. Les Israéliens ripostent régulièrement à des tirs traversant la frontière, même s'il est impossible de savoir si ces tirs sont accidentels ou volontaires, ni s'ils proviennent des rebelles ou de l'armée.

Incidents antérieurs à la guerre civile syrienneModifier

En 2011, les Palestiniens de Syrie organisent une marche verte (tentative de prise d'un territoire par invasion d'une foule non-armée) vers les positions israéliennes. Ils sont repoussés par les tirs israéliens et les gaz lacrymogènes (les reporters présents ont critiqué les soldats pour avoir utilisé les armes à feu avant les gaz lacrymogènes)[2].

Des chars syriens avaient déjà violé, le , la zone démilitarisée du Golan, administrée par l'ONU, et avaient fait feu sur une patrouille israélienne. Trois jours plus tard, le 5 novembre, Israël dépose une plainte au Conseil de sécurité des Nations unies déclarant que la Syrie a violé l'accord d'armistice[3].

Implication iranienne en SyrieModifier

L'intervention de l'Iran dans la guerre civile syrienne commence dès son début en 2011 avec la réorganisation des combattants pro-régime, appuyées par le Hezbollah auxquels elle se joint et un soutien financier évalué entre 6 et 35 milliards de dollars par an par l'ONU[4].

En octobre 2015, les forces iraniennes en Syrie représentent environ 5 000 pasdarans en plus des milliers de combattants du Hezbollah, soit de quinze à vingt mille hommes ainsi que des miliciens chiites venus du Liban, d’Irak et d’Afghanistan recrutés, pour certains de force, et formés en Iran. Elles les équipent en armes légères et lourdes[5]. En 2016, le général iranien Ali Arasteh, annonce que des commandos de l'armée régulière iranienne ont été envoyés en Syrie comme « conseillers »[6].

ChronologieModifier

Incidents sur le GolanModifier

Le , après le déploiement de mortiers syriens dans le gouvernorat de Kuneitra, les Syriens font feu près d'un avant-poste militaire israélien sur le plateau du Golan, occupé par Tsahal. Les Israéliens ripostent par des tir de sommation et menacent de représailles si les attaques continuent. Il s'agit du premier incident frontalier entre les deux pays depuis la fin de la guerre du Kippour. La Syrie et Israël revendiquent le Golan, capturé à la Syrie en 1967.

Le , l'armée syrienne combat les positions rebelles dans le village de Bariqa situé près de la frontière israélienne. Les rebelles, environ 200, sous le feu de l'artillerie lourde gouvernementale, sont expulsés près de la frontière et un obus syrien tombe près de Tel Hazeka sur le plateau du Golan. Israël réagit en bombardant les positions syriennes avec ses chars Merkava ; deux soldats syriens auraient été blessés dans les échanges de tirs[7],[8],[9].

Le , un autre incident a lieu lorsque l'armée syrienne fait feu sur une patrouille israélienne près de la zone démilitarisée, endommageant un véhicule. L'artillerie israélienne répond en bombardant les positions syriennes et rapporte que plusieurs soldats syriens pourraient avoir été tués dans l'incident.

Le , des combats entre les rebelles et l'armée syrienne éclatent de nouveau près de la frontière. Israël n'exerce toutefois pas de représailles[10].

Le 23 septembre 2014, un missile Patriot de l’armée israélienne abat un bombardier Soukhoï Su-24 syrien au-dessus du Golan. Selon la radio israélienne, l'appareil a pénétré de 800 mètres dans l'espace aérien qu'Israël contrôle. Le Ministère de la défense israélien a déclaré que l'avion a franchi la ligne frontalière entre les deux pays[11]. Les deux pilotes auraient néanmoins réussi à s'éjecter et à retomber en territoire syrien[12],[13].

Le , deux soldats israéliens sont tués dans la région des fermes de Chebaa dans l'extrême nord du Golan, lors d'une série d'attaques lancées depuis le Liban et revendiquées par le Hezbollah[14]. La riposte israélienne par des tirs d'obus cause la mort d'un casque bleu espagnol

Le 2 Août 2018, 7 combattants de l'état islamique tentent de pénétrer sur le Golan, mais ils sont repoussés par des frappes aériennes de l'armée israélienne sur la partie syrienne du Golan[15].

Le 23 décembre 2018, des hommes armés tentent de pénétrer en Israël par la ligne Alpha sur le Golan. Ils sont repoussés après un échange de tirs avec l'armée israélienne[16].

Raids israéliensModifier

2013Modifier

Le , l'aviation israélienne effectue un raid aérien contre le centre de recherches de Jamraya, au nord de Damas (centre de recherches sur les armes non conventionnelles). Le centre est détruit par six missiles et deux employés sont tués. Tsahal nie d'abord, puis plus tard explique que l'objectif était un convoi de l'armée syrienne. En fait, ce sont seize avions de combat israéliens qui, dans la journée du raid, seraient passés par l'espace aérien libanais, selon l'armée libanaise[17],[18].

Le 31 janvier 2013, des avions israéliens mènent un raid contre un convoi de l'armée syrienne au nord de Damas transportant des missiles sol-air SA-17 qui auraient été destinés au Hezbollah[18].

Le , un avion israélien aurait survolé le palais présidentiel d'al-Assad et attaqué un centre de recherche d'armes chimiques près de Damas selon l'ASL[19].

Dans la nuit 3 au 4 mai, des avions israéliens ciblent un ou plusieurs convois syriens transportant des armes destinées au Hezbollah[20].

Le 5 mai 2013, six autres attaques aériennes israéliennes sont menées contre des cibles militaires dans la région de Damas, tuant 15 soldats syriens[21]. L'agence officielle Sana du régime syrien dénonce une « attaque aux missiles contre le centre de recherches de Jamraya »[22],[23]. Alors que le gouvernement syrien dénonce le lien entre « Israël et les groupes terroristes », l'Égypte et la Ligue arabe demande au Conseil de sécurité de l'ONU de faire pression sur Israël afin que ces attaques cessent[24]. La Syrie annonce à la Russie qu'elle « ne laisserait pas sans réponse le raid israélien contre son territoire ». Deux batteries de missiles sont notamment pointées sur le territoire israélien, « prêts à frapper des cibles précises » selon les sources syriennes, alors que les Israéliens ont déployé également deux batteries anti-missiles à la frontière syrienne, craignant une riposte de la part de Damas[25].

Le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon appelle à « éviter une escalade »[26]. Le président américain Barack Obama refuse tout commentaire mais réitère le droit d'Israël à se défendre contre une attaque chimique du Hezbollah[27].

2014Modifier

Le 18 mars 2014, au cours de la guerre de Syrie, l'armée israélienne mène des raids aériens et d'artillerie contre des positions militaires syriennes (notamment un quartier général militaire syrien, un centre de formation et des batteries d'artillerie), quelques heures après qu'une explosion à la bombe artisanale aurait blessé quatre de ses soldats sur le plateau du Golan[28].

Le 7 décembre 2014, l'aviation israélienne mène deux raids contre des dépôts de munitions situés dans l'enceinte de l'aéroport international de Damas. L'attaque ne fait pas de victimes[29].

2015Modifier

Le , six membres du Hezbollah libanais ainsi qu'un officier iranien, Mohammad Ali Allahdadi, sont tués durant une inspection de la zone frontalière du Plateau du Golan, par une frappe israélienne tirée par un hélicoptère, près de la ville frontière de Quneitra, sur la portion syrienne du plateau du Golan[30],[31]. Une semaine plus tard, deux roquettes sont tirées depuis la Syrie sur des positions israéliennes sur le mont Mont Hermon dans le Golan. Elles ne font ni victimes ni dégâts[32].

Le 24 avril, des frappes israéliennes auraient ciblé des positions des brigades 155 et 65 de l'armée syrienne, dans les montagnes du Qalamoun[33].

Le 29 juillet, un avion israélien détruit un véhicule dans le village de Hadar, dans le gouvernorat de Kuneitra. Selon l'OSDH, deux membres du Hezbollah et trois miliciens pro-régime sont tués[34].

Le 21 août 2015, des roquettes sont tirées depuis le plateau du Golan en Syrie et tombent sans faire de victime près d'un village au nord d'Israël. Ce dernier accuse alors le Jihad islamique palestinien mais ce groupe dément. En représailles, l'aviation israélienne mène 14 raids aérien en Syrie, c'est le raid le plus important dans ce pays depuis le début du conflit[35]

Le 19 décembre 2015, Samir Kuntar est tué par un raid aérien israélien à Jaramana, près de Damas. Le Hezbollah annonce sa mort le lendemain dans un communiqué[36],[37].

2016Modifier

Selon l'OSDH, le 17 février 2016, l'aviation israélienne mène trois frappes aériennes contre des positions du régime syrien à Jabal al-Mané, au sud de Damas[38].

Le 13 septembre 2016, le régime syrien affirme avoir abattu un avion et un drone israéliens après un raid près de Kuneitra, mais l'armée israélienne dément. Ces raids aériens israéliens font suite aux chutes d'obus de mortier sur la partie annexée par Israël du plateau du Golan[39]. Le lendemain, l'aviation israélienne frappe des positions de l'armée syrienne dans les localités de Ayn Jandal et Abo Qawouq dans le sud ouest de la Syrie[40].

Le 9 novembre, une roquette tirée en Syrie chute sans faire de victimes sur la partie du Golan occupée par les Israéliens, ces derniers répliquent en prenant pour cible une batterie d'artillerie du régime syrien[41].

2017Modifier

La nuit du 16 au 17 mars 2017, l'aviation israélienne mène de nouvelles frappes dans la région de Palmyre contre un « transfert d'armes sophistiquées au Hezbollah ». Pour la première fois depuis le début de la guerre civile, l'armée syrienne riposte et tire au moins trois missiles. Elle affirme avoir abattu un appareil et fait fuir les autres. Mais Israël dément, il affirme n'avoir perdu aucun avion et indique qu'un des missiles syriens a été détruit par les défenses du système Arrow[42],[43],[44],[45]. Le 17 mars, l'ambassadeur d'Israël à Moscou, convoqué au ministère russe des Affaires étrangères, est reçu par le vice-ministre chargé du Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov[46]. Ce dernier déclare : « Il existe un canal de communication entre les deux pays, et on aimerait qu’il soit efficace [...]. Il ne doit pas y avoir de malentendu sur qui fait quoi en Syrie »[46]. Le 19 mars, le ministre de la défense israélien, Avigdor Liberman, menace de détruire les systèmes de défense syriens si des missiles venaient à viser de nouveau ses avions[47],[48]. Il déclare : « Chaque fois que nous repérerons des transferts d’armes de la Syrie vers le Liban, nous agirons pour les empêcher. Sur ce sujet, il n’y aura aucun compromis »[48]. Un autre raid a lieu le même jour dans le Qalamoun[48].

Le 27 avril 2017, une batterie israélienne de missiles antiaériens Patriot intercepte un drone sur les hauteurs du Golan selon les médias israéliens il s'agissait de la seconde interception israélienne d'une cible venant de Syrie en quelques semaines. Peu après, des explosions puissantes retentissent à l'aéroport international de Damas plus tard dans la nuit. Aucune victime n'est signalée. Ces explosions sont attribuées à des frappes israéliennes contre un dépôt de munitions utilisé par des milices soutenues par l'Iran. Un responsable israélien déclare que « ce type d'incident correspond à la politique d'Israël visant à empêcher la contrebande iranienne d'armes sophistiquées au Hezbollah »[49],[50].

Le , alors que des combats ont lieu entre rebelles et loyalistes à al-Baas et Khan Arnabé, dans le gouvernorat de Kuneitra, des projectiles syriens tombent dans la partie sud du plateau du Golan occupée par Israël. En représailles, l'aviation israélienne bombarde des chars du régime syrien. L'État hébreu affirme que ces frappes n'ont fait aucune victime, ce qui est contredit par l'OSDH pour qui les bombardements ont tué deux soldats syriens, tandis que l'agence Sana fait état de plusieurs morts mais sans en préciser le nombre. Le lendemain, l'armée israélienne annonce à nouveau avoir « ciblé deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant au régime syrien », cinq soldats sont blessés[51],[52],[53]. Une troisième frappe est menée le 28 juin contre un canon de mortier de l’armée syrienne[54]. Le 30 juin, l'explosion d'une nouvelle roquette au nord du Golan provoque une quatrième riposte de l'aviation israélienne contre une position de l'armée syrienne[55]. Le 1er juillet, les Israéliens ripostent une cinquième fois contre une batterie syrienne[56].

La nuit du 6 au 7 septembre, l'aviation israélienne bombarde un site militaire syrien près de la ville de Masyaf, dans le gouvernorat de Hama, où se trouvent des installations du Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS), l'organisme responsable de la production d'armes chimiques pour le régime syrien[57]. Deux soldats sont tués selon l'armée syrienne[57].

Le 16 octobre, l'aviation israélienne détruit une batterie anti-aérienne syrienne, située à 50 kilomètres de Damas, qui avait tiré deux heures plus tôt sur ses avions en mission de reconnaissance au-dessus du Liban[58].

Le 23 octobre, selon l'OSDH, l'armée israélienne bombarde une position de l'Armée Khalid ibn al-Walid, un groupe affilié à l'État islamique, dans la localité de Sahem al-Joulane, à l'ouest de Deraa. Au moins dix djihadistes sont tués, ainsi que deux femmes[59],[60].

Dans la nuit du 1er au 2 décembre, la base de Kiswé, au sud-ouest de Damas, est bombardée par l'aviation israélienne. Sana, l'agence de presse du régime, affirme que deux missiles ont été interceptés par la défense antiaérienne. Selon l'OSDH, un dépôt d'armes est détruit, mais il déclare ne pas savoir s'il appartenait à l'armée syrienne, au Hezbollah ou à l'Iran[61],[62]. La BBC indique que selon une source au sein d’un service de renseignement occidental, l'Iran y construisait une base permanente sur un site de l’armée syrienne[63].

2018Modifier

L'armée israélienne mène des frappes aériennes et des tirs de missiles dans la nuit du 8 au 9 janvier. L'armée syrienne affirme avoir intercepté deux missiles sol-sol tirés depuis le plateau du Golan. Elle indique également que quatre roquettes ont été tirées par des avions : une est détruite par la défense anti-aérienne syrienne mais « le reste est tombé près d'une position militaire, causant des pertes matérielles »[64].

Dans la nuit du 9 au 10 février se déroule la plus sérieuse escalade depuis le début du conflit. Selon l'armée israélienne, un drone iranien venu de Syrie est repéré en train de survoler le territoire israélien et est abattu par un hélicoptère. Vers 5h30, Tsahal lance un raid avec huit appareils pour frapper son site de lancement : la base aérienne T4, près de Palmyre. La défense antiaérienne syrienne réplique et procède à des dizaines de tirs en direction des avions israéliens. Un chasseur F-16 est touché par un missile anti-aérien et s'écrase à l'est de Haïfa, en territoire israélien. Ses deux pilotes parviennent à s'éjecter mais sont blessés, dont un grièvement. Les Israéliens répliquent alors par un raid massif. Douze sites sont détruits, dont huit syriens et quatre iraniens, comprenant notamment trois batteries de défense anti-aériennes, au sud-ouest de Damas et dans la région de Palmyre[65],[66],[67],[68],[69]. Selon l'OSDH, ces frappes font au moins six morts dans les rangs loyalistes[70].

Le 9 avril, huit missiles air-sol sont tirés contre la base militaire T-4, aussi appelée base aérienne de Tiyas, dans le centre de la Syrie. Trois d'entre eux auraient atteint la base, les cinq autres ayant été détruits par les défenses anti-aériennes selon le ministère russe de la Défense. Selon l'OSDH, les frappes font au moins 14 morts, dont des Iraniens et trois officiers syriens. Israël serait à l'origine de cette représaille et aurait lancé ses missiles depuis l'espace aérien libanais, selon les autorités russes[71]. Contrairement aux fois précédentes, Israël aurait averti les États-Unis de son raid aérien, mais pas la Russie[72]. De hauts dirigeants iraniens promettent alors une riposte[73].

Le soir du 29 avril, un aéroport militaire à Alep et la Brigade-47 à Hama sont la cibles de frappes aériennes israéliennes. Selon l'OSDH, des entrepôts de missiles sol-sol auraient été visés et au moins 26 combattants tués dans la Brigade-47, dont quatre Syriens, « Les autres sont des combattants de nationalités étrangères, avec une écrasante majorité d'Iraniens »[74].

En mai 2018, l'escalade militaire entre Israël et l'Iran est sans précédent en Syrie[75],[76],[77].

Le soir du 8 mai, un dépôt d'armes du Corps des Gardiens de la révolution islamique est bombardé par l'aviation israélienne à Kiswé, au sud de Damas et au moins 15 combattants étrangers pro-régime sont tués, dont 8 Iraniens selon l'OSDH[78],[79]. En réponse, dans la nuit du 9 au 10 mai, la force Al-Qods tire vingt roquettes Fajr et Grad depuis Kiswé contre des positions de l’armée israélienne dans le plateau du Golan[75],[80]. C'est alors la première fois que l'Iran lance une attaque contre Israël depuis la Syrie[75]. L'attaque ne fait cependant pas de victimes ; selon l'armée israélienne, quatre roquettes sont interceptées par le système de défense antiaérien Dôme de fer et les autres n'atteignent pas Israël[75],[81]. L'aviation israélienne riposte aussitôt et frappe 50 sites en Syrie[75],[81]. L'opération est baptisée « château de cartes »[82]. Les frappes ont lieu dans les régions de Damas et de Kuneitra, notamment contre la base de Kiswé et quatre centres de renseignement iraniens à Tel Gharba, Tel Kleb, Tel Nabi Yusha, Tel Maqdad[81],[82]. Selon la Russie, 28 avions F-15 et F-16 participent au raid et tirent 60 missiles, tandis que 10 autres missiles sont tirés depuis Israël[83]. Le lance-roquettes à l'origine des tirs de Kiswé est frappé, ainsi que des dizaines de cibles militaires iraniennes, des sites de renseignement, de logistique, de stockage et des postes d'observation à travers toute la Syrie[80]. D'après l'armée et les médias israéliens, cinq batterie antiaériennes de type SA5, SA2, SA22, SA17 sont détruites[82]. Selon l'OSDH, les frappes israéliennes font au moins 27 morts, dont six soldats syriens et 21 combattants étrangers, dont 11 Iraniens[84]. L'armée syrienne affirme pour sa part que les frappes n'ont fait que trois morts[85]. Selon l'armée israélienne, des dizaines de tirs ont été effectués de la défense antiaérienne syrienne, mais tous les avions sont rentrés à la base après avoir atteint leurs objectifs[80]. Sana, l'agence de presse officielle du régime syrien, affirme pour sa part que des dizaines de missiles israéliens ont été abattus les batteries antiaériennes syriennes au-dessus de Damas, Homs et Soueïda, mais que les autres ont touché des bases militaires, un dépôt d'armes et un radar militaire[80],[86]. Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la défense, déclare alors : « Nous avons frappé presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie. Ils ne doivent pas oublier l’adage selon lequel, si la pluie nous tombe dessus, la tempête s’abattra sur eux. J’espère que cet épisode est clos et qu’ils ont compris »[75]. La Russie, la France et l'Allemagne appellent alors Israël et l'Iran à la désescalade et au dialogue[87]. Les États-Unis condamnent quant à eux les tirs iraniens mais soutiennent « le droit d'Israël à agir pour se défendre »[88]. Bahreïn soutient également qu'Israël a « le droit de se défendre » ; c'est alors la première fois qu'un pays du Golfe prend officiellement position en faveur d'Israël[89].

Selon quotidien panarabe, Asharq al-Awsat, Israël et la Russie « sont parvenus à un accord sur le retrait des forces iraniennes du sud de la Syrie et permettant à Israël d'attaquer librement des cibles qu'il considère comme une menace » à condition qu'elles ne soient pas liées au régime de Bashar Assad[90]. Selon une source diplomatique, les dirigeants de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne sont parvenus « à un accord général que les troupes iraniennes doivent être entièrement retirées du de Syrie »[91].

Dans la nuit du 17 au 18 juin, des troupes loyalistes subissent des frappes aériennes dans la localité d'al-Hari, près de la frontière irakienne, au nord de Boukamal[92],[93]. Selon l'OSDH, au moins 55 combattants, dont 30 miliciens irakiens et 16 soldats et miliciens syriens sont tués[92],[94]. Les médias syriens du régime accusent alors les États-Unis et une source militaire de l'agence Sana indique également que plusieurs combattants ont été tués ou blessés[92],[93]. Mais rapidement, le major Josh Jacques, porte-parole du commandement central américain, affirme à l'agence Reuters « qu’aucun membre de la coalition menée par les États-Unis n’a mené de frappe près de Boukamal », tandis que le bureau de presse de la coalition internationale confirme à l'AFP l'existence de frappes et indique que de nombreux miliciens irakiens des Kataeb Hezbollah figurent parmi les victimes, mais dément qu'elles aient été menées par les États-Unis ou par un autre pays de la coalition[93],[92],[95]. Le 18 juin, un responsable américain affirme cependant anonymement à CNN et à l'AFP que les frappes ont été probablement menées par l'armée israélienne[93],[96]. Interrogée par l'AFP, cette dernière refuse pour sa part de commenter ces déclarations[97]. Les Kataeb Hezbollah affirment quant à eux avoir perdu 22 combattants tués, ainsi que 12 blessés, et après avoir accusé initialement les forces américaines, promettent de se venger du raid aérien[95],[98]. Leur porte-parole militaire, Jaafar al-Husseini, déclare le 21 juin : « Jusqu'à présent, nous ne détenons pas encore la preuve de qui est derrière ce raid mais cela ne peut se limiter qu'aux Américains ou à l'entité sioniste (Israël). Quand l'auteur sera connu, il y aura une réponse appropriée et la main de la résistance peut frapper n'importe où »[98].

Le 8 juillet, la base aérienne T4, près de Palmyre, est à nouveau bombardée. Le régime syrien accuse Israël mais affirme ne déplorer que des dégâts matériels[99].

Le 11 juillet, un missile Patriot israélien venait de détruire un drone syrien. Dans la nuit du 11 au 12, Israël réplique en bombardant trois positions de l’armée syrienne, mais sans faire de blessé[100].

Le soir du 15 juillet, des raids israéliens visent une position de l'armée syrienne près d'Alep, au nord de l'aéroport militaire de Neirab selon l'agence Sana. Selon l'OSDH, au moins neuf combattants loyalistes sont tués, dont six Syriens et trois étrangers[101],[102]

Le 24 juillet, l'armée israélienne affirme avoir tiré des missiles Patriot et abattu un avion syrien de type Sukhoi après que ce dernier ait pénétré de deux kilomètres dans l'espace aérien israélien dans le plateau du Golan. Le régime syrien dément quant à lui que l'appareil visé ait survolé le territoire israélien[103],[104].

Le 25 juillet, deux roquettes ou obus de mortier tirés de Syrie atteignent le lac de Tibériade sans faire de victime, l'aviation et l'artillerie israéliennes ripostent à nouveau en bombardant le lanceur à partir duquel les roquettes avaient été tirées[105].

Le 4 septembre, des frappes israéliennes sont menées contre des cibles iraniennes à Banias, dans le gouvernorat de Tartous, et à Wadi al-Ouyoun, dans l'extrême ouest du gouvernorat de Hama. Au moins trois soldats syriens sont tués selon l'OSDH, 23 autres sont blessés, ainsi que neuf Iraniens[106].

Le 15 septembre, une frappe vise l'aéroport international de Damas, dont les entrepôts de stockage d'armes lourdes seraient sous le contrôle des forces iraniennes[107].

Le soir du 17 septembre, plusieurs frappes aériennes sont effectuées par quatre F-16 israéliens contre des cibles militaires dans les environs de Lattaquié, Banias et Tartous[107]. Selon l'OSDH, le bilan des frappes est d'au moins deux morts et 10 blessés, dont sept soldats syriens[108]. L'armée syrienne riposte en tirant des missiles S-200 mais abat par erreur un avion de reconnaissance russe Iliouchine Il-20[109]. Les quinze membres d'équipage à bord de l'appareil sont tués par ce tir fratricide[109]. La Russie accuse d'abord la France, avant de faire machine arrière[110]. Elle déclare ensuite tenir Israël comme responsable, indiquant n'avoir été prévenu par Tel-Aviv qu'« une minute avant le début des frappes » et accusant les F-16 israéliens de s'être camouflé dans le signal radar de l'avion de reconnaissance russe, le mettant ainsi délibérément en danger[107],[109]. Le porte-parole de l'armée russe, Igor Konachenkov, déclare alors : « Nous considérons hostiles ces provocations de la part d'Israël et nous nous réservons le droit de répondre de manière adéquate »[109]. Le même jour, Israël reconnait son implication dans les bombardements à Lattaquié, il exprime sa « tristesse » pour la mort des militaires russes, mais dément s'être servi de l'appareil russe comme couverture pour échapper aux tirs syriens et affirme tenir « le régime d'Assad, dont l'armée a abattu l'avion russe, pour entièrement responsable de ces incidents »[111]. Le 21 septembre, le gouvernement israélien annonce qu'il va renforcer sa coordination militaire avec la Russie[112]. Le 24 septembre, la Russie annonce qu'elle va désormais brouiller les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée[113]. Moscou décide également de renforcer la défense anti-aérienne syrienne en annonçant la livraison en octobre de batteries antiaériennes S-300[114].

Le 25 décembre, un raid de l’aviation israélienne vise trois cibles dans la banlieue de Damas, dont des dépôts d'armes du Hezbollah et de l'Iran, ainsi que plusieurs hauts responsables du Hezbollah alors que ces derniers s’apprêtaient à monter dans un avion à destination de l'Iran. Selon les médias du régime syrien, la défense anti-aérienne syrienne abat un certain nombre de projectiles, et un des missiles syriens est abattu par la défense anti-aérienne israélienne près de la frontière[115],[116].

2019Modifier

Le 11 janvier, l'aviation israélienne mène un raid contre des entrepôts d'armes iraniennes dans l'enceinte de l'aéroport international de Damas[117].

Le 20 janvier, l'aviation israélienne vise également des cibles en lien avec le Hezbollah et les Pasdaran dans la banlieue sud de Damas. L'armée syrienne affirme que ses batteries anti-aériennes ont détruit un certain nombre de missiles. De plus, des roquettes provenant de la défense syro-iranienne ont été abattues au-dessus du Golan et du mont Hermon par le système israélien dôme de fer, sans faire de victimes[118]. En réponse à ces tirs de roquettes, Israël mène dans la nuit du 20 au 21 janvier, une série de frappes aériennes en Syrie contre des cibles des Force Al-Qods et sur des batteries antiaériennes syriennes. Cette riposte aérienne fait 21 morts, dont 6 soldats syriens et 12 soldats iraniens[119],[120].

Le 11 février, les chars israéliens postés à la frontière sur le Golan occupé, pilonnent la ville syrienne de Qouneitra, située sur la frontière. Selon l’agence de propagande syrienne Sana, le bombardement touche l’hôpital de la ville, mais ne fait aucune victime[121].

Le 27 mars, l'aviation israélienne bombarde des entrepôts de munitions appartenant aux iraniens près de l'aéroport d'Alep, dans la zone industrielle de Sheihn Najjar. Selon l'agence de presse officielle syrienne Sana, plusieurs missiles sont interceptés par la défense antiaérienne. Le bombardement tue 7 gardes des entrepôts et blesse cinq combattants, note l'OSDH, et provoque également une coupure générale de courant dans la ville[122].

Le vers h du matin, l'aviation israélienne mène des frappes depuis l'espace aérien libanais et vise des positions militaires dans la provinces de Hama. Là encore, selon l'agence de presse du régime syrien, plusieurs missiles sont interceptés par la défense antiaérienne. Selon l'OSDH, la frappe fait 17 blessés dans les rangs syriens et un nombre indéterminé de morts parmi les soldats iraniens.[123]

Depuis avril 2018, l'OSDH recense 232 morts dans les frappes israéliennes, parmi lesquels figurent 146 soldats iraniens. [124]

Le , une attaque est menée depuis l'espace aérien israélien sur une position de l'armée syrienne à Qouneitra à la frontière avec le Golan. Selon le directeur de l'OSDH, « des avions israéliens ont tiré trois missiles à partir du Golan : deux d'entre eux se sont abattus sur le quartier général de la Brigade 90 de l'armée syrienne et un troisième a été détruit ». La veille, le 18 mai, des missiles ont été interceptés au dessus de Damas, l’aviation israélienne est suspectée.[125]

Le 27 Mai, après une frappe de l'aviation israélienne sur une position en Syrie, dans la région de Qouneitra, un véhicule lance missile de l'armée syrienne riposte et est à son tour détruit. La destruction du lanceur fait 1 morts et 2 blessés.[126]

Le 1er juin au soir, 2 roquettes syriennes visent le Mont Hermon sur le Golan Israélien, et tombent dans des terrains vagues. En réponse à ces tirs, l'armée israélienne mène des frappes tôt le lendemain avec des avions et des hélicoptères. La riposte vise 2 batteries d'artilleries, des postes d'observation à la frontière, et une unité antiaérienne SA-2. Ces frappes font 10 morts dont 3 soldats syriens, et 7 blessés. [127]

Le lendemain, le 2 juin, l'aviation israélienne mène un raid contre la base syrienne T-4 près de Homs, où sont établit des forces pro-régime comme le Hezbollah ou les Pasdarans. Des entrepôts d'armes et des bâtiments sont touchés. Les frappes font, selon l'OSDH, 5 morts dont 1 soldat syrien.[128]

Le 12 Juin, l'agence de presse d'état syrienne Sana, rapporte que les batteries antiaériennes syriennes ont abattu un certain nombre de missiles israéliens visant la localité de Tall al-Hara près de la ville de Deraa. Les frappes n'aurait causée que des dégâts matériels. [129]

Réponse russeModifier

Les frappes israéliennes se poursuivent après le déploiement de l'armée russe en Syrie. Le journal libanais As Safir mentionne des avertissements envoyés par la Russie à Israël après détection de ses avions[130]. Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, à une occasion les avions russes se sont présentés et ont dissuadé l'aviation israélienne de poursuivre une mission[131]. En avril 2016, Yedioth Ahronoth affirme même que les forces russes ont ouvert le feu au moins deux fois sur les avions israéliens[132]. Le port-parole du Kremlin Dmitry Peskov indiqua que ces affirmations étaient « loin de la réalité »[133].

Le roi de Jordanie Abdallah II a également déclaré que son aviation avait fait une démonstration de présence en soutien aux Israéliens lors d'une confrontation avec les Russes[134],[135].

Cas des incursions russesModifier

L'aviation russe, qui participe à la guerre civile syrienne en tant qu'alliée du gouvernement, a également été signalée par les autorités israéliennes comme ayant violé leur territoire. Toutefois Israël et la Russie souhaitant conserver de bonnes relations, avaient mis en place une structure de communication dédiée à ce genre d'incidents. L'avion russe a donc quitté le territoire israélien dès qu'il a été prévenu de son erreur[136].

Accrochage avec l'État islamiqueModifier

Le , un accrochage oppose pour la première fois des soldats israéliens à des djihadistes de l'État islamique sur le plateau du Golan. Quatre hommes de l'EI sont tués[137],[138].

BilanModifier

Début septembre 2018, un responsable militaire israélien confirme à l'AFP que 202 frappes ont menées en Syrie et 800 missiles et bombes lancées au cours des 18 derniers mois, la plupart contre des cibles liées au Gardiens de la révolution islamique[139].

Le 17 septembre 2018, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme qu'au moins 113 Iraniens ont été tués par des frappes israéliennes au cours des deux mois précédents[140].

Notes et référencesModifier

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Voir aussiModifier