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Bataille de la Division-17

Informations générales
Date 24 -
Lieu Raqqa
Issue Victoire de l'État islamique
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienneDrapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
• Suleiman Dhaher
• Hasham al-Sha'arani †
Boubaker El Hakim
Forces en présence
300 à 1 000 hommes[1],[2]640 hommes[2]
Pertes
105 morts[3]
(dont 50 à 75 prisonniers exécutés)[1],[4]
140 disparus[3]
28 morts[5]

Guerre civile syrienne

Coordonnées 35° 57′ 00″ nord, 39° 01′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de la Division-17

La bataille de la Division-17 a lieu le 24 et le lors de la guerre civile syrienne.

Sommaire

DéroulementModifier

La base de la Division-17 de l'armée syrienne se situe au nord de la ville de Raqqa, isolée au milieu d'une région contrôlée par l'État islamique[1]. Le 24 juillet à l'aube, après quelques semaines d'escarmouches, les djihadistes lancent une vaste attaque contre la base défendue[1],[2].

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plusieurs centaines de soldats syriens assurent la défense de la base[1]. Selon le média Al-Monitor (en), 600 fantassins de l'État islamique et 40 hommes des troupes d'infiltration prennent part à l'assaut alors que la base n'est défendue que par 300 soldats syriens[2].

L'attaque commence par une double attaque-suicide effectuée par deux djihadistes saoudiens au volant de véhicules piégés[1],[2]. Ces derniers échouent à atteindre leurs cibles et explosent prématurément[2]. Les djihadistes lancent ensuite l'assaut et tentent de percer une brèche dans le mur d'enceinte, déjà endommagé par de précédents combats[2]. Des avions et des hélicoptères sont envoyés par le régime syrien pour appuyer les assiégés[2]. Les affrontements durent près de deux jours mais les djihadistes prennent l'avantage et les loyalistes décident d'abandonner la base le soir du 25 juillet[1]. Cependant la retraite tourne mal et les soldats tombent dans une embuscade, plusieurs parviennent à s'échapper mais d'autres sont tués ou faits prisonniers[1],[2].

La bataille de la Division-17 est alors la plus grande confrontation entre l'État islamique et l'armée syrienne depuis le début de la guerre civile syrienne[1],[2].

Les pertesModifier

Le 26 juillet, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), affirme que « des centaines de soldats qui ont survécu ont battu en retraite vendredi vers des endroits sûrs », mais il indique que 200 autres sont portés disparus et qu'au moins 85 ont été tués, dont 16 morts au combat, 19 tués dans le double attentat-suicide et 50 prisonniers exécutés, dont plusieurs par décapitation[1]. Les corps et les têtes tranchées des soldats loyalistes sont exposés dans les rues de Raqqa[1],[6]. Selon l'OSDH, les pertes de l'EI sont de 28 morts[5].

Le 7 août, après la découverte de nouveaux corps l'OSDH révise son bilan et affirme qu'au 105 soldats du régime ont été tués au combat ou exécutés et que 140 sont encore portés disparus[3]. L'OSDH déclare ignorer si ces derniers ont été tués ou s'ils se cachent dans des villages des environs de Raqqa[3]. Il indique également que plusieurs centaines de soldats ont fui vers le Nord et sont parvenus à se réfugier dans la base de la brigade 93, près d'Aïn Issa[3].

Un partisan de l'État islamique annonce pour sa part sur Twitter l'exécution de 75 prisonniers : « Grâce à Dieu, 75 fuyards de la Division-17 ont été capturés et décapités à Abou Chareb »[4].

Boubaker El Hakim, un important chef djihadiste franco-tunisien, est également blessé par un sniper lors des combats[7].

Notes et référencesModifier

VidéographieModifier

BibliographieModifier