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Georges Malbrunot

journaliste français

Georges Malbrunot
Image illustrative de l’article Georges Malbrunot
Georges Malbrunot, en 2015.

Naissance (56 ans)
Montaiguët-en-Forez, Allier
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Spécialité Géopolitique, Proche-Orient, Moyen-Orient, conflit israélo-palestinien
Médias
Média principal Presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Le Figaro
Fonction Journaliste au service international

Georges Malbrunot, né le 2 avril 1962 à Montaiguët-en-Forez (Allier), est un journaliste français, spécialiste du Moyen-Orient et du conflit israélo-palestinien .

Sommaire

FormationModifier

En 1986, il sort diplômé de l'Institut Pratique du Journalisme (IPJ).

ExpérienceModifier

Georges Malbrunot aborde le métier en rédigeant des articles pour le journal La Croix au service « politique intérieure »[1].

Il se rend une première fois en Israël en 1987 lors de la Première Intifada.

À partir de 1994, l'année des Accords d'Oslo, il s'installe au Proche-Orient et 20 ans durant va sillonner la région en tant que correspondant pour l'AFP, pour des journaux français tels que Le Figaro, La Croix, Ouest-France, ainsi que pour Europe 1 et RTL.

En 2003, à la suite du renversement de Saddam Hussein, il s'installe à Bagdad en Irak.

Le 20 août 2004, Georges Malbrunot, son confrère Christian Chesnot, ainsi que le fixeur syrien Mohammed Al-Joundi sont enlevés par l'Armée islamique en Irak alors qu'ils tentaient de se rendre à Nadjaf[2]. Leurs ravisseurs demandent officiellement l'abrogation de la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques. Le 21 décembre 2004, après cent vingt-quatre jours de détention, soit quatre mois plus tard, les deux journalistes français sont libérés. D'après un article de LCI citant le journal The Times la France aurait versé 15 millions de dollars (soit 11,8 millions d'euros) pour leur libération[3].

Ses travauxModifier

  • Alors qu'il effectue un reportage en Syrie, des sources proches du pouvoir lui révèlent que le criminel de guerre Alois Brunner, ancien officier de la SS responsable de la déportation de 120 000 juifs, serait mort en 1996 sur le territoire syrien où ce dernier s'était alors réfugié dès les années 1950, ce que Damas avait toujours nié depuis. « Il a été mis en terre par une équipe des services de renseignements qui ont griffonné la pierre tombale pour qu’elle ne puisse pas être identifiée en cas de recherche »[4].
  • Il est l'auteur d'articles sur les pourparlers entre la France et le Hamas[5].
  • Il étudie la question de la piste chiite concernant l'assassinat du Premier ministre libanais Rafiq Hariri[6].
  • Il caractérise comme « croisade » l'effort de Benyamin Netanyahou d'attirer la France dans une coalition anti-iranienne suite à l'abandon de l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien par Donald Trump, et note qu'Ali Khamenei « a martelé » les clous dans son propre cercueil.[7]
  • Après une enquête rapide, Georges Malbrunot publie des articles qui attribuent la mort du journaliste Gilles Jacquier à l'opposition syrienne[8],[9]. Cette enquête est contestée par les confrères et la compagne de Gilles Jacquier, présents sur les lieux, et qui affirment qu'il s'agit d'un crime organisé par le régime syrien, thèse plus tard étayée par de nouveaux témoignages et documents[10],[11],[12],[13],[14].

CondamnationModifier

Le 20 septembre 2018, Georges Malbrunot et Christian Chesnot sont condamnés en diffamation par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir accusé dans leur ouvrage Nos très chers émirs la sénatrice Nathalie Goulet d'avoir été rémunérée par le Qatar[15],[16],[17].

PublicationsModifier

Auteur
Coauteur

DistinctionsModifier

Il reçoit en janvier 2017 le prix éthique de l'association Anticor pour son ouvrage Nos très chers émirs écrit en collaboration avec Christian Chesnot[18].

Notes et référencesModifier

  1. « Georges Malbrunot : biographie », Over-blog
  2. « Otages français en Irak, la version de Mohammed Al-Joundi », RFI,
  3. « Paris, Rome, Berlin auraient payé une rançon pour leurs otages », LCI.TF1,
  4. (fr)« Alois Brunner : les Allemands ont détruit les notes de renseignements », blog de Georges Malbrunot,
  5. (fr)« La France parle avec le Hamas », Le figaro,
  6. (fr)« Assassinat Hariri:revoilà la piste chiite », Blog de Georges Malbrunot,
  7. lefigaro.fr: "Iran : Nétanyahou veut attirer Macron dans sa croisade", 5 juin 2018
  8. « Syrie : le rapport de mission de la Ligue arabe », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  9. « Jacquier : l'enquête française pointe les rebelles syriens », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  10. « Les zones d'ombre autour de la mort de Gilles Jacquier », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  11. Caroline Poiron, Attentat express. Qui a tué Gilles Jacquier ?, Seuil, , 300 p. (ISBN 9782021113761)
  12. « Caroline Poiron, co-auteur de "Attentat Express : qui a tué Gilles Jacquier ?" - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  13. « Le régime syrien mis en cause dans la mort des journalistes Marie Colvin, Rémi Ochlik et Gilles Jacquier », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  14. (en-US) Johnny Dwyer et Ryan Gallagher, « Target: Journalist: How the Assad Regime Tracked and Killed Marie Colvin for Reporting on War Crimes in Syria », sur The Intercept, (consulté le 18 octobre 2018)
  15. Une sénatrice fait condamner le livre "Nos très chers émirs" en diffamation, Europe 1 avec AFP, 20 septembre 2018.
  16. Yasmine Mousset, Orne. Diffamation : la sénatrice Goulet fait condamner deux auteurs, Ouest-France, 20 septembre 2018.
  17. Eric Mas, Orne : Nathalie Goulet obtient la condamnation de deux journalistes Tendance Ouest, 20 septembre 2018.
  18. ANTICOR, « La cérémonie 2017 des prix éthiques et des casseroles | ANTICOR », sur le site de l'association Anticor, (consulté le 31 janvier 2017)

Liens externesModifier