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Idleb
(ar) ادلب
Idleb
Vue sur la ville, 1983
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Gouvernorat Idleb
Démographie
Population 157 427 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 35° 55′ 47″ nord, 36° 37′ 54″ est
Altitude 442 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
Idleb

Idleb, Idlib, Edleb ou İdlip (en arabe : إدلب) est une ville de Syrie, capitale du gouvernorat du même nom. La majeure partie des habitants d'Idleb travaille dans l'agriculture ou dans la ville voisine d'Alep. Les terres se trouvant dans les environs d'Idleb sont très fertiles, produisant du coton, des céréales, des olives, des figues, du raisin, des tomates et du sésame.

La région d'Idleb est une région importante sur le plan historique et compte un certain nombre de cités antiques dont celle d'Ebla (Tall Mardikh), autrefois capitale d'un grand royaume.

HistoireModifier

La ville n'est pas épargnée par la guerre civile syrienne, notamment lors de la bataille d'Idleb en mars 2015, qui la voit passer sous le contrôle de la coalition rebelle « Jaich al-Fatah » (« L'Armée de la conquête »), rassemblant principalement le Front al-Nosra, Ahrar al-Cham et Faylaq al-Cham[1]. Des factions de l'Armée syrienne libre prennent également part aux combats[2]. Depuis cette date, la ville est régulièrement bombardée par l’aviation du gouvernement syrien et de son allié russe[3],[4],[5].

Dans cette ville vit une communauté d’environ 2 000 chrétiens[2].

En janvier 2018, l'armée gouvernementale reprend une partie de la région encerclant les groupes rebelles. Un tiers de cette enclave est contrôlé par le groupe État islamique et les autres deux tiers par une coalition conduite par l'ex-branche d’al-Qaïda en Syrie[6].

Ultime bastion rebelle de Syrie, Idleb était encerclée par l'armée syrienne en fin août et tout porte à croire qu'elle s’apprête à donner l'assaut final. En effet, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, a affirmé le 30 août dernier que le gouvernement était résolu à « libérer tout le territoire syrien » et le 4 septembre, le Kremlin a annoncé que l'armée syrienne s'apprêtait « à régler le problème du terrorisme » à Idleb[7].

Pour leur part, les États-Unis mettent en garde contre toute offensive. L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, se faisant l'écho du président Trump, avertit le gouvernement syrien de ne pas reprendre la dernière partie du territoire syrien contrôlé par les rebelles[8]. Selon le journaliste du Washington Post David Ignatius, un responsable de l'administration, expliquant les efforts pour résister à une attaque d'Idleb, aurait affirmé qu’ « en ce moment, notre travail consiste à aider à créer des bourbiers [pour la Russie et le régime syrien] jusqu'à ce que nous obtenions ce que nous voulons »[9].

Notes et référencesModifier

Lien externeModifier

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