Attentat de Damas du 11 mars 2017

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Attentat de Damas

Localisation Damas (Syrie)
Cible Civils et miliciens chiites
Coordonnées 33° 30′ 23″ nord, 36° 18′ 24″ est
Date
Type Attentat-suicide
Morts 74 au moins[1]
Blessés 100 au moins[1]
Auteurs 2 kamikazes[1]
Organisations Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Hayat Tahrir al-Cham
Mouvance Terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Attentat de Damas du 11 mars 2017

L'attentat de Damas du a lieu lors de la guerre civile syrienne.

Sommaire

DéroulementModifier

L'attaque a lieu dans la vieille ville de Damas, près du cimetière de Bab al-Saghir[2]. Elle vise des pèlerins chiites — en grande majorité des Irakiens — venus visiter le cimetière et la mosquée Sayyida Zeinab[2],[3]. Selon la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, une première explosion frappe les pèlerins alors que ces derniers descendaient des bus qui les avaient emmené au cimetière[2]. Dix minutes plus tard, une deuxième explosion frappe les membres de la protection civile venus porter secours aux blessés[2]. Le quotidien pro-gouvernemental Al-Watan affirme de son côté que trente minutes ont séparé les deux explosions et qu'un engin explosif a été découvert sur une moto et désamorcé par la police[4].

RevendicationModifier

L'attentat est revendiqué le 12 mars par le Hayat Tahrir al-Cham[1],[5]. Le groupe djihadiste déclare dans un communiqué qu'une « double attaque » a été menée par « deux héros de l'islam [...] au cœur de la capitale Damas, faisant des dizaines de morts et de blessés »[1]. Il affirme avoir visé les « milices iraniennes » soutenant le « régime tyrannique » de Bachar el-Assad[3].

Le même jour, la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen affirme que l'attentat a été revendiqué par Alwiyat Saif al-Cham, un groupe de l'Armée syrienne libre, mais ce dernier dément toute implication[6],[4].

Bilan humainModifier

Le jour même de l'attaque, l'agence Sana et la télévision d'État syrienne donne un bilan de 40 morts et 120 blessés et fait mention de deux bombes[1],[3]. Le ministère irakien des Affaires étrangères fait quant à lui état de la mort d'une quarantaine de ses ressortissants et de plus 100 blessés[1]. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) donne de son côté un bilan d'au moins 46 morts, mais il le revoit à la hausse le lendemain en affirmant que plusieurs personnes ont succombé à leurs blessures, il le porte alors à 74 morts au moins, dont 43 pèlerins chiites irakiens — dont dix femmes et six enfants — 11 civils syriens et 20 miliciens pro-régime[1],[7],[8].

RéférencesModifier