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François de Rugy

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Goullet de Rugy.

François de Rugy
Illustration.
François de Rugy en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(28 jours)
Circonscription 1re de la Loire-Atlantique
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Mounir Belhamiti

(11 ans, 3 mois et 15 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 1re de la Loire-Atlantique
Législature XIIIe, XIVe, XVe (Cinquième République)
Groupe politique GDR (2007-2011)
NI (2011-2012)
ECO (2012-2016)
SRC (2016-2017)
LREM (2017-2018)
Prédécesseur Jean-Pierre Le Ridant
Successeur Mounir Belhamiti
Président du Parti écologiste[Note 1]
En fonction depuis le
(4 ans et 12 jours)
Prédécesseur Parti créé
Ministre d'État
Ministre de la Transition écologique et solidaire

(10 mois et 12 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Nicolas Hulot
Successeur Élisabeth Borne
Président de l'Assemblée nationale

(1 an, 2 mois et 8 jours)
Élection
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Claude Bartolone
Successeur Carole Bureau-Bonnard (intérim)
Richard Ferrand
Vice-président de l'Assemblée nationale

(1 an, 1 mois et 3 jours)
Président Claude Bartolone
Législature XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Denis Baupin
Successeur Danielle Brulebois
Co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale[Note 2]

(2 mois et 5 jours)
Avec Cécile Duflot
Prédécesseur Barbara Pompili
Successeur Groupe supprimé

(3 ans, 3 mois et 23 jours)
Avec Barbara Pompili
Prédécesseur Groupe créé
Successeur Cécile Duflot
Biographie
Nom de naissance François Henri Goullet de Rugy
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Nantes (France)
Nationalité Français
Parti politique (1991-1994)
LV (1997-2010)
EÉLV (2010-2015)
(depuis 2015)
LREM (depuis 2017)
Diplômé de IEP de Paris
Présidents de l'Assemblée nationale
Ministres français de l'Écologie

François Goullet de Rugy [fʁɑ̃swa ɡule də ʁyʒi], plus connu sous le nom de François de Rugy, né le à Nantes (Loire-Atlantique), est un homme d'État français.

Il est successivement membre de Génération écologie, des Verts et d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV), il est adjoint au maire de Nantes et vice-président de Nantes Métropole de 2001 à 2008, et élu député dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique en 2007. Réélu en 2012, il est co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale entre 2012 et 2016, et vice-président de l'Assemblée nationale de 2016 à 2017. Hostile à l'orientation de son parti et soutien du gouvernement de Manuel Valls, il quitte EÉLV en 2015 et crée le Parti écologiste. Il rejoint le groupe socialiste à l'Assemblée nationale en 2016.

Candidat à la primaire citoyenne de 2017 du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de la même année, il obtient 3,9 % des voix. Contrairement à son engagement de soutenir Benoît Hamon, il rallie la candidature d’Emmanuel Macron.

Réélu député en , il rejoint le groupe La République en marche avant d'être élu président de l'Assemblée nationale. En , il est nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Philippe II, succédant à Nicolas Hulot. Il démissionne en après des révélations de Mediapart sur son utilisation de fonds publics, et retrouve son siège de député le mois suivant.

Sommaire

Situation personnelleModifier

FamilleModifier

Article détaillé : Famille Goullet de Rugy.

François Goullet de Rugy[1] est le fils de Dominique Goullet de Rugy[2] et de Maryvonne Fritz, tous deux enseignants, « tendance PSU »[3]. Il a un frère, Manuel, et une sœur, Anne.

François de Rugy est père de deux enfants nés en 2003 et en 2011, avec Emmanuelle Bouchaud, journaliste, conseillère régionale des Pays de la Loire, où elle siège d'abord comme élue d'Europe Écologie-Les Verts[4] puis du Front démocrate[5], et dont il est séparé.

Le , il épouse, à la mairie du 7e arrondissement de Paris, la journaliste de Gala Séverine Servat, elle aussi fille d'enseignants[6], ancienne compagne de l'ancien député socialiste Jérôme Guedj[7].

FormationModifier

Après des études secondaires au lycée Gabriel-Guist'hau de Nantes, il suit les cours de l'Institut d'études politiques de Paris, dont il est diplômé en 1994[8],[9] dans la section Communication et ressources humaines[10].

Parcours politiqueModifier

Débuts (1991-2007)Modifier

En 1991, il adhère à Génération écologie, parti présidé par Brice Lalonde, qu'il trouve « plus cohérent et plus pragmatique qu'Antoine Waechter », porte-parole des Verts. Il quitte le mouvement en 1994[11]. En 1995, il fonde l'association Écologie 44 qu'il préside jusqu'en 1999[9].

Devenu membre des Verts, il se porte candidat aux élections législatives de 1997 dans la 3e circonscription de la Loire-Atlantique, dans laquelle Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, est élu depuis 1988. Il recueille 3,9 % des suffrages.

Il est nommé secrétaire général adjoint du groupe radical, citoyen et vert (RCV) à l'Assemblée nationale[9], groupe où siègent jusqu'en 2002 des députés des petites composantes de la Gauche plurielle.

En 2001, il est élu conseiller municipal de Nantes, dans le groupe des Verts. Jusqu'en 2008, il est adjoint au maire, Jean-Marc Ayrault, chargé des transports, et vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole chargé des déplacements[12],[9],[13].

Député de la Loire-Atlantique (2007-2012)Modifier

 
François de Rugy en 2011.

Lors des élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription de la Loire-Atlantique (Nantes, Orvault, Sautron), il est l'un des rares candidats des Verts à bénéficier d'un accord avec le PS — négocié directement avec Jean-Marc Ayrault —, en contradiction avec les consignes des Verts[14]. Le 17 juin 2007, le ticket qu'il forme avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP).

Le , lors de la séance inaugurale de la XIIIe législature, au cours de laquelle est élu le président de l'Assemblée nationale, il est désigné comme secrétaire de séance, étant l'un des six plus jeunes députés[15]. Appartenant au groupe de la Gauche démocrate et républicaine, il est élu secrétaire de l'Assemblée nationale le 27 juin 2007[16]. Il est membre de la commission des Finances et membre de la délégation chargée de l'application du statut du député.

Il est l'un des rares parlementaires à avoir publié sur son site internet l'intégralité de ses revenus, ainsi que le détail de l'utilisation de ses indemnités de fonctionnement[17], et dépose, avec Noël Mamère, Anny Poursinoff et Yves Cochet, une proposition de loi — rejetée par la majorité — visant à instaurer la publicité des dépenses de chaque député, comme au Royaume-Uni[18].

Lors des élections municipales de 2008, il est le candidat unique de la gauche à Orvault. Sa liste est défaite, recueillant 47,8 % des voix face à la liste de la droite et du centre[19],[20].

Soutien d'Eva Joly pour la primaire présidentielle écologiste de 2011, il est accusé par Matthieu Orphelin, conseiller de Nicolas Hulot, d'avoir révélé au Canard enchaîné le choix de ce dernier de s'engager dans la primaire alors que l'annonce officielle n'était pas encore envisagée[21]. Avant le second tour de la primaire citoyenne de 2011, il apporte son soutien à François Hollande face à Martine Aubry[14].

Co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale (2012-2016)Modifier

Il est réélu député en juin 2012, avec 59 % des voix, dans le cadre d'une candidature pour Europe Écologie Les Verts (EÉLV), reconduisant le ticket de 2007 avec Pascal Bolo, adjoint (PS) au maire de Nantes et conseiller général de la Loire-Atlantique. En lice face à Noël Mamère[22] pour la présidence du groupe écologiste de l'Assemblée nationale, il est finalement désigné coprésident du groupe écologiste, en tandem avec Barbara Pompili[23]. Malgré la coprésidence théorique, il reste officiellement le seul président ; Barbara Pompili lui succède néanmoins en janvier 2013[24]. Les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Il est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées[25].

Il fait partie de la quinzaine de parlementaires qui décident de rendre public leur patrimoine en , avant même la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), née des révélations de Mediapart dans l’affaire Cahuzac[18].

En 2014, il critique la sortie du gouvernement de Cécile Duflot et Pascal Canfin après la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, qu'il présente comme « une décision personnelle imposée à l’ensemble du mouvement », plaide pour un retour des écologistes au gouvernement et défend régulièrement la politique de Manuel Valls, y compris des dispositions controversées à gauche : il est le seul écologiste à voter en faveur du projet avorté de réforme de la déchéance de nationalité, et soutient notamment la loi relative au renseignement et la loi El Khomri[14],[26].

Il annonce le 27 août 2015 qu'il quitte EÉLV, dont il dénonce la « dérive gauchiste » et l'absence de débat interne[27], rejetant notamment la constitution de listes avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015 dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelques jours plus tard, il participe à la création de l'Union des démocrates et écologistes, un mouvement écologiste de centre gauche[28]. Le 8 septembre, il annonce le lancement d’un nouveau parti, baptisé « Écologistes ! »[29],[30], qui devient le Parti écologiste en . Il laisse à son parti 11 600 euros de cotisations non payées[31].

Le 13 octobre 2015, il est remplacé à la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale par Cécile Duflot[32], le redevenant le 12 mars 2016, lorsque Barbara Pompili est nommée au gouvernement.

 
François de Rugy et la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, en 2016.

Le 17 mai 2016, il devient un des vice-présidents de l'Assemblée nationale, succédant à Denis Baupin. Il quitte alors la co-présidence du groupe écologiste[33]. Le 19 mai, avec cinq autres députés, il quitte le groupe écologiste, provoquant sa dissolution, et rejoint le groupe socialiste[34].

Candidat à la primaire citoyenne de 2017Modifier

En tant que président du Parti écologiste, il se présente à la primaire citoyenne de 2017, organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017[35].

En participant à la primaire, François de Rugy déclare avoir pour objectif de mettre « l'écologie au cœur du projet de la gauche », à travers 66 propositions. Il souhaite faire en sorte que les énergies renouvelables représentent 100 % de la production de l'électricité en France à l'horizon 2050[36]. Sur les questions de société, il prône un service civique obligatoire pour les jeunes de 16 à 25 ans et souhaite en outre expérimenter la légalisation du cannabis, légaliser l'euthanasie et le suicide assisté pour les personnes en fin de vie, ouvrir la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes et encadrer la gestation pour autrui[36]. Sur le plan institutionnel, François de Rugy envisage l'instauration du vote obligatoire ainsi que la reconnaissance « réelle » du vote blanc qui, s'il représente plus de 50 % des suffrages, donnera lieu à l'organisation d'un nouveau scrutin[36],[37].

Au premier tour de la primaire citoyenne de 2017, il obtient 3,88 % des voix[38]. Un mois plus tard, il renonce à son engagement public de soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon, et préfère s'engager aux côtés d'Emmanuel Macron pour la présidentielle[39]. Pour Jean-Christophe Cambadélis, alors premier secrétaire du PS, il s'agit d'une « faute morale »[40]. La haute autorité des primaires qualifie son attitude de « contraire au principe de loyauté »[41].

Président de l'Assemblée nationale (2017-2018)Modifier

Candidat à un troisième mandat à l'occasion des élections législatives, il est réélu à l'issue du second tour le . Quelques instants après la proclamation de sa victoire, il se déclare candidat à la présidence de l'Assemblée nationale[42], étant opposé, parmi les candidats LREM, à Brigitte Bourguignon et Sophie Errante[43]. Le , quelques heures avant l'élection du prochain président de l'Assemblée, une « primaire » interne au groupe La République en marche lui confère une désignation officielle par 153 voix contre 59 pour Sophie Errante, 54 pour Brigitte Bourguignon, toutes deux députées LREM issues du PS, et 32 pour Philippe Folliot.

Il est ensuite élu président de l'Assemblée nationale après avoir recueilli 353 voix contre 94 pour Jean-Charles Taugourdeau (LR), 34 pour Laure de La Raudière (LC), 32 pour Laurence Dumont (PS) et 30 pour Caroline Fiat (FI)[44]. Il est alors le plus jeune titulaire de cette fonction sous la Ve République, depuis Laurent Fabius.

Il s’engage à remettre en jeu la présidence de l’Assemblée à mi-mandat selon les règles fixées par La République en marche, indiquant que se porter candidat à sa succession ne serait pas dans « la logique » des choses[45]. Quelques jours plus tard, il rappelle qu'il est élu pour la durée de la législature conformément à l'article 32 de la Constitution[46] et qu'il pourrait donc finalement aller au terme de ce mandat. Il revient de nouveau sur ses propos en janvier 2018[47].

 
Édouard Philippe et François de Rugy en 2017.

En juillet 2017, il affirme souhaiter que « certains textes soient examinés uniquement en commission », et non débattus en séance publique, ce qui est interprété comme une manière de tronquer les débats parlementaires[48]. Le 20 septembre 2017, il annonce le lancement des groupes de travail visant à réformer l'Assemblée nationale : statut des députés et leurs moyens de travail ; conditions de travail à l’Assemblée nationale et statut des collaborateurs parlementaires ; procédures législatives et l’organisation parlementaire et les droits de l’opposition ; démocratie numérique et les nouvelles formes de participation citoyenne ; moyens de contrôle et d’évaluation ; développement durable dans la gestion et le fonctionnement de l’Assemblée nationale ; ouverture de l’Assemblée nationale à la société et son rayonnement scientifique et culturel[49]. En 2018, parmi les réformes lancées, on compte la fin du régime spécial de retraite des députés, l'alignement de leurs allocations chômage sur le droit commun, la suppression de la gratuité à vie des billets SNCF pour les députés honoraires ainsi que la réduction de l'allocation pour leurs obsèques[50] et la suppression progressive d'ici à 2022 des avantages accordés aux anciens présidents de l'Assemblée nationale[51].

Après l'adhésion de Thierry Solère à LREM, il pousse celui-ci à renoncer à sa fonction de questeur afin de permettre une représentation de l'opposition au sein du collège de la questure[52]. Malgré l'opposition d'un questeur LREM[53], il fait confirmer par le bureau de l'Assemblée nationale l'achat et la rénovation de l'hôtel de Broglie[54]. Le , il fait adopter par le bureau de l'Assemblée nationale une instruction générale rappelant que l'expression des opinions est exclusivement orale au sein de l'hémicycle, interdisant par conséquent le port de signes religieux « ostensibles » et contraignant les députés à avoir une tenue vestimentaire « neutre »[55].

Dans la perspective de la réforme des institutions annoncée par le président de la République le 3 juillet 2017[56], il affirme vouloir renforcer les pouvoirs du Parlement face à l'exécutif[57]. A ce titre, il s'oppose à la limitation du droit d'amendement des députés proposé par le gouvernement[58]. Favorable à la création d'une « agence parlementaire d'évaluation », il plaide pour l'instauration d'un ordre du jour prévisionnel transmis par le gouvernement au début de chaque session ordinaire ou deux fois par session[59].

Ministre de la Transition écologique et solidaire (2018-2019)Modifier

Exercice de la fonctionModifier

Le , il est nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Édouard Philippe II, succédant à Nicolas Hulot. Selon Michaël Darmon, cette nomination est en réalité une « exfiltration » compte tenu de sa faible popularité au palais Bourbon et de sa mauvaise gestion de l'affaire Benalla aux yeux de l'Élysée[60]. Le , à la suite de la démission de Gérard Collomb, il devient « numéro 2 du gouvernement » du fait de sa deuxième place sur l'ordre protocolaire[61].

Le Journal du dimanche estime à la fin de l’année 2018 que François de Rugy effectue un « chemin de croix », « l'environnement [étant] relégué au second plan » dans l'action du gouvernement[62]. En , il ajourne le projet minier guyanais Montagne d'or, déclarant qu'il est, en l'état, « incompatible » avec les exigences environnementales et que « le projet ne se fera pas »[63]. Après sa démission, Le Monde indique : « En moins d’un an, le ministre n’aura pas lancé de réforme nouvelle portant sa griffe, se contentant de poursuivre des chantiers déjà engagés sur l’énergie, le climat ou la biodiversité. […] Même les réponses apportées à la crise des « gilets jaunes », de la suspension de la taxe carbone à la création de la convention citoyenne sur la transition écologique ou du conseil de défense écologique, ont été tranchées par l’Élysée et Matignon[64]. »

Controverse sur l’utilisation de fonds publics et démissionModifier

  Cette section est trop longue. Elle pourrait gagner à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.
Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.

Le , Mediapart révèle qu'entre octobre 2017 et juin 2018, alors président de l'Assemblée nationale, Rugy organise des dîners privés sur fonds publics, à l'hôtel de Lassay, sa résidence administrative[65],[66], recourant au personnel de l'Assemblée nationale, au matériel et aux consommables (« grands crus directement issus des caves de l’Assemblée »)[67],[68]. Une photo avec les homards prise lors d'un repas et diffusée par Mediapart marque tout particulièrement l'opinion publique, l'animal devenant un symbole de l'affaire[69],[70],[71]. Le ministre ainsi qu’un rapport interne à l’Assemblée, commandé et dirigé par LREM, invoquent au contraire des dîners « professionnels » et des invités de la « société civile »[72] mettant en cause l'impartialité du site d'information[73],[74]. Des journalistes comme Jean-Michel Aphatie, Serge Raffy, Guillaume Dasquié et l'ancienne avocate Yael Mellul, déclarent avoir participé à ces dîners[75],[76],[77]. Dans un second article, publié le lendemain, Mediapart fait état de dépenses s’élevant à 63 000 euros pour la rénovation de son logement de fonction[78], de confort[79], et 17 000 euros pour une garde-robe[80]. Rugy dénonce des « gens qui se vengent suite aux travaux pour la transparence […] qui ont beaucoup dérangé »[81]. Le journal relève également une location selon le dispositif Scellier qui ne répond pas aux critères d'attributions[82] Rugy se dit « victime d’une tricherie du propriétaire et de l’agence immobilière »[83], comme le montre son contrat de bail[84]. Le Parisien révèle l'achat d'un sèche-cheveux doré à la feuille d'or à 499 [85] ; en réalité sans or et laissé à l'hôtel de Lassay[86]. Rugy a à son service trois chauffeurs — au lieu de deux, selon l'usage — afin de conduire le fils de Séverine de Rugy à l'école et pour faire la navette Nantes-Paris[87].

Mis en cause, comme ministre de l'Écologie, pour un dîner avec des lobbyistes du secteur de l'énergie[88],[89], qu'il fait disparaître de « l’agenda public », où seul son conseiller à l'énergie est convié[90],[91], il déclare : « Je suis contre le fait de publier en continu les noms de ceux qui me rencontrent. Car on ne pourra plus faire de politique. Si c’est public, les gens vont être questionnés dès qu’ils seront sortis »[92].

Malgré la polémique[93], il conserve ses fonctions mais une « mission » est lancée et l’engage à rembourser « chaque euro contesté »[94]. « En France, le modèle n'est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise », dit-il en référence à l’affaire « Toblerone »[95]. En 2017, il souhaitait pourtant « s’inspirer des bonnes pratiques étrangères auprès des parlements en pointe sur certains sujets, [comme] la Suède, sur les questions de transparence »[96].

Le , il démissionne juste avant la publication d’une nouvelle enquête de Mediapart[97] sur le paiement de ses cotisations à son parti politique Europe Écologie Les Verts avec son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) en décembre 2013 et 2014, ce qui est illégal et réprouvé par le déontologue de l'Assemblée nationale[98] (novembre 2013) et la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), en janvier 2014[99],[100]. Il aurait ensuite déduit indûment[101],[102] ces versements de sa déclaration de revenus. Il s'estime victime d'un « lynchage médiatique »[103] et annonce également avoir porté plainte pour diffamation contre Mediapart[104]. Il plaide une « avance de trésorerie »[105]. Selon Le Canard enchaîné, il aurait remboursé ses cotisations de 6 500 euros en 2014 et de 3 200 euros en 2015[106]. Il affirme « si j'avais eu accès immédiatement à mes relevés bancaires — ce qui était impossible — je n'aurais pas démissionné »[106].

Le 23 juillet 2019, Édouard Philippe annonce que les dépenses des ministres supérieures à 20 000 euros devront désormais faire l'objet d'approbations de la part du secrétariat général du gouvernement[107],[108]. Le même jour, l'enquête ordonnée et dirigée par le gouvernement pour vérifier les dépenses pour les travaux commandés par François de Rugy au ministère de l'Environnement indique que celles-ci étaient dans l'ensemble justifiées[109],[110], avec des réserves concernant trois dîners privés ainsi que le coût du dressing[111]. Fabrice Arfi dénonce des enquêtes « qui ne sont pas indépendantes de leur sujet » et annonce que Mediapart « maintient l'intégralité de ses informations »[112].

François de Rugy parle d'une « chasse à l'homme » indépendante de Mediapart, du cabinet de Matignon : « depuis le début du mandat, il y a des gens du cabinet du Premier ministre qui me débinent et qui ont essayé de nous opposer. Quand j’étais président de l’Assemblée nationale, il y avait régulièrement des échos malveillants dans la presse, notamment dans Le Canard enchaîné, venant de Matignon. »[113]. Des collaborateurs du Premier ministre indiquent qu'Édouard Philippe « tenait à le maintenir dans ses fonctions »[113].

Retour à l'Assemblée nationale (2019)Modifier

À la suite de sa démission, François de Rugy retrouve son poste de député le [114]. Son siège était occupé depuis octobre par son suppléant Mounir Belhamiti[115]. Ce retour suscite un débat chez les parlementaires LREM[116].

Ligne politiqueModifier

 
Rugy avec le président d'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, en 2018.

Représentant de la social-écologie[117],[118], François de Rugy indique se sentir « plutôt de centre gauche »[119]. En août 2015, Laurent de Boissieu le situe au « centre droit pro-gouvernemental » du groupe écologiste[120]. Lors de la campagne pour la primaire citoyenne de 2017, Mediapart estime qu'il « glisse de plus en plus vers le centre » et « apparaît plus souvent du côté de Manuel Valls que de celui de Benoît Hamon ou d’Arnaud Montebourg »[14]. Interrogé durant sa campagne sur le fait que son programme économique « est plutôt libéral », François de Rugy indique qu'il « assume une approche pragmatique de l’économie » et préconise de « continuer de baisser le coût du travail », notamment avec « le basculement des cotisations à la famille sur la CSG »[121].

Il défend le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il a pris à plusieurs reprises position sur cette question, notamment lors de l'Appel à la Bretagne tout entière lancé par Jacques Le Divellec en 2009[122].

Opposé au projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, il appelle cependant à « reconnaître [le] résultat » de la consultation de juin 2016, dont il avait prôné l'organisation[123]. Sa permanence a plusieurs fois été dégradée par des opposants radicaux à l'aéroport[124].

En 2011, il se prononce en faveur de la gestation pour autrui[125]. Il est partisan du mariage homosexuel qu'il appelle « mariage universel », et estime que l'adoption d'enfants est un droit qui devrait être ouvert à tous. Par ailleurs, il considère que l'interruption volontaire de grossesse et procréation médicalement assistée sont des « étapes dans l’émancipation des individus »[126]. Il n'est croyant, ni pratiquant, d'aucune religion[127].

En 2015, François de Rugy apporte son soutien au projet de loi relative au renseignement, et vote pour l'adoption du texte à l'Assemblée nationale[128]. Il publie par la suite un billet sur son site Internet où il affirme que la loi n'instaure pas de surveillance de masse, et indique être satisfait des garanties apportées par le texte voté à l'Assemblée[129].

Lors de sa campagne pour la primaire citoyenne de 2017, il indique vouloir viser une baisse de la part de la production d'électricité par l'énergie nucléaire à 50 % en 2025, 100 % d'énergies renouvelables d'ici à 2050, la fermeture progressive des centrales nucléaires qui atteignent 40 ans, et « la disparition, à horizon 2040, de toute production d'électricité nucléaire »[130]. En septembre 2018, lors de sa nomination au gouvernement, Le Monde le qualifie d’« antinucléaire de longue date »[Note 3]. En janvier 2019, à l'occasion de la publication du projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les dix ans à venir, il se veut moins critique avec la filière nucléaire, dont il salue l'importance dans la feuille de route énergétique de la France. Ses propos contrastent avec ses précédentes prises de position[131],[132].

Il est favorable au vote obligatoire[133].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Au gouvernementModifier

À l’Assemblée nationaleModifier

Au niveau localModifier

DécorationsModifier

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Président de Écologistes ! jusqu’au .
  2. Cependant, en raison du règlement de l'Assemblée nationale, seul François de Rugy est reconnu officiellement comme président du groupe. Barbara Pompili lui succède en janvier 2013 et ils alternent ensuite tous les six mois.
  3. Le quotidien précise : « Lors de la campagne de la primaire à gauche, début 2017, il défendait une sortie progressive du nucléaire. Depuis son arrivée à la présidence de l’Assemblée, il n’a pas ménagé ses critiques contre EDF et ses dirigeants. En novembre, lorsque Nicolas Hulot annonce que le gouvernement ne tiendra pas l’objectif de 2025 pour réduire la part du nucléaire, François de Rugy dénonce le conservatisme d’EDF. ». Cf. Rémi Barroux, Nabil Wakim et Alexandre Lemarié, « Remaniement : François de Rugy remplace Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique », Le Monde,‎ (lire en ligne).

RéférencesModifier

  1. Raphaëlle Besse Desmoulières, « François de Rugy, l'homme pressé », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 31 août 2016).
  2. La famille Goullet de Rugy, originaire de Lorraine, est anoblie en 1785 et est admise en 1945 au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française qui a pour objet l’entraide matérielle et morale entre ses membresANF, « L'Association d'entraide de la Noblesse française - La vocation de l'ANF », sur anf.asso.fr (consulté le 31 août 2016).
  3. Laure Equy, « Rugy, un ex-Vert pas si bleu », sur liberation.fr, (consulté le 6 août 2019).
  4. « Emmanuelle Bouchaud quitte EELV » sur presseocean.fr.
  5. « EELV. L'élue régionale Emmanuelle Bouchard rejoint le Front démocrate », sur Ouest-France (consulté le 7 juin 2015).
  6. Voir sur purepeople.com., femmeactuelle.fr, 5 septembre 2018, "François de Rugy : qui est Séverine Servat, la femme du nouveau ministre de l'Écologie ? Nous l'avons rencontrée".
  7. lejdd.fr, "Ce roman qui divise les familles de François de Rugy et Jérôme Guedj", 10 août 2018.
  8. Biographie de François de Rugy sur France Inter.
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