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Agir

parti politique français de centre droit

Agir, la droite constructive
Image illustrative de l’article Agir
Logotype officiel.
Présentation
Président Franck Riester
Fondation
Scission de Les Républicains
Slogan « La droite constructive »
Vice-présidents Frédéric Lefebvre
Fabienne Keller
Laure de La Raudière
Claude Malhuret
Porte-paroles Agnès Firmin-Le Bodo
Olivier Becht
Trésorier Louis Vogel
Positionnement Centre droit[1],[2],[3] à droite[4],[5],[6],[7],[8]
Idéologie Humanisme
Social-libéralisme
Europhilie
Couleurs Bleu
Site web agir-ladroiteconstructive.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Jean-Christophe Lagarde (UDI)
Sénat Claude Malhuret (RTLI)
Parlement européen Dacian Cioloș (RE)
Représentation
Députés
9 / 577
Sénateurs
4 / 348
Députés européens
1 / 74

Agir, la droite constructive[7], souvent appelé Agir, est un parti politique français créé le , notamment à la suite de l'exclusion du parti Les Républicains de certains députés membres du groupe Les Constructifs à l'Assemblée nationale[9].

FondationModifier

La création du parti est annoncée le par la publication d'une tribune[10] dans Le Figaro :

« À l'appel de tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche et sont attachés aux valeurs de la droite et du centre qui ont présidé à la fondation de l'UMP par Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, nous fondons aujourd'hui un nouveau parti : Agir, la droite constructive. »

Le même jour, un site internet et des comptes sur les réseaux sociaux sont publiés.

Le parti autorise la double appartenance à une autre formation politique.

Le , la première réunion du parti a lieu, et une direction collégiale de vingt membres est nommée[11].

Le congrès fondateur du parti s'est tenu en [8]. En vue des élections européennes 2019, le parti hésite d'abord entre une alliance avec La République en marche, telle que le parti présidentiel la souhaite dans le cadre d'une vaste liste centrale pro-européenne, et une liste indépendante alliée avec le Mouvement radical et l'UDI[12].

Le choix final, après consultation des cadres locaux du parti, sera de participer à la liste "Renaissance", en partenariat avec LREM, le Modem et le Mouvement Radical.

HistoriqueModifier

 
Franck Riester

Pendant plusieurs semaines avant la création d'Agir, des députés Les Républicains qui veulent soutenir la politique du parti présidentiel LREM mais sans rejoindre ce parti, discutent de leur situation[13]. Ils voient d'un mauvais œil la probable élection de Laurent Wauquiez à la tête de leur parti, estimant que ce dernier ne peut incarner une réunion de la droite et du centre, et ils déclarent : « Nous refusons de voir la droite s'enfermer dans une ligne identitaire, autoritaire, eurosceptique et ultra-conservatrice. Cette stratégie exacerbe les tensions de la société française et conduit à l'échec »[14],[15]. Le , Franck Riester annonce, lors du séminaire parlementaire du groupe, la « décision de structurer la fédération d’une nouvelle union de la droite et du centre » composée de partis politiques « dont l’UDI, mais ce sera plus qu’une simple alliance »[16].

Sur l'initiative de Mehdi El Mir ancien militant LR et Dominique Larsonneur-Morel, conseillère départementale LR de la Manche, plusieurs comités locaux Les Constructifs, soutenant la démarche initiale des membres du groupe parlementaire, se sont constitués en région durant l'été 2017[17],[18],[19],[20].

Le , Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, exprime sa volonté de « fédérer » son parti avec des membres de LR « qui ne partagent pas [sa] dérive droitière » et se dit « prêt à travailler avec des gens comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi pour bâtir une force politique cohérente et constructive[21] ».

MembresModifier

En , Agir revendique 4 000 adhérents[3],[8].

FondateursModifier

Les membres fondateurs du parti sont les députés Olivier Becht, Pierre-Yves Bournazel, Paul Christophe, Laure de La Raudière, Agnès Firmin-Le Bodo, Antoine Herth, Vincent Ledoux, Lise Magnier et Franck Riester, les sénateurs Jérôme Bignon, Emmanuel Capus, Robert del Picchia, Fabienne Keller, Claude Malhuret et Colette Mélot, le maire de Vesoul Alain Chrétien, celui de Melun, Louis Vogel, l'ancien ministre Frédéric Lefebvre et la députée européenne Tokia Saïfi[10].

Thierry Solère, initiateur de la création du groupe Les Constructifs ne participe pas à la création du parti et adhère, la veille de son lancement, à La République en marche sans recourir à la possibilité de double appartenance autorisée par les deux partis.

ParlementairesModifier

DéputésModifier

Nom Groupe Circonscription
Olivier Becht LC 5e circonscription du Haut-Rhin
Pierre-Yves Bournazel LC 18e circonscription de Paris
Paul Christophe LC 14e circonscription du Nord
Agnès Firmin-Le Bodo LC 7e circonscription de la Seine-Maritime
Antoine Herth LC 5e circonscription du Bas-Rhin
Laure de La Raudière LC 3e circonscription d'Eure-et-Loir
Vincent Ledoux LC 10e circonscription du Nord
Lise Magnier LC 4e circonscription de la Marne
Patricia Lemoine LC 5e circonscription de Seine-et-Marne

SénateursModifier

Nom Groupe Circonscription
Robert del Picchia LR Français établis hors de France
Emmanuel Capus RTLI Maine-et-Loire
Jérôme Bignon RTLI Somme
Claude Malhuret RTLI Allier
Colette Mélot RTLI Seine-et-Marne

Députée européenneModifier

Nom Groupe
Fabienne Keller RE

Financement publicModifier

La création du parti étant postérieure aux élections législatives, elle ne lui permet pas d'accéder au financement public des partis politiques. Pour en bénéficier, Agir envisagerait de conclure un accord financier avec l'Union des démocrates et indépendants. Les parlementaires Agir se rattacheraient à l'UDI, son association de financement reversant à Agir le montant des aides reçues à ce titre[22].

Structures associées ou se réclamant d’un positionnement « constructif »Modifier

Les parlementaires membres d'Agir siègent principalement dans deux groupes parlementaires constitués avant la création du parti. Des groupes politiques se réclamant comme Agir d'une « droite constructive » ont également été constitués dans certaines collectivités locales, sans qu'il existe de lien formel avec le parti.

À l'Assemblée nationaleModifier

Article détaillé : Groupe UDI et indépendants.

Le , Thierry Solère (aujourd'hui député LREM) et Jean-Christophe Lagarde ont annoncé la création d'un groupe parlementaire pour rassembler les députés qui « prônent une attitude constructive vis-à-vis des réformes dont le pays a besoin qui seront proposées par le gouvernement »[23],[24].

Il compte des députés majoritairement membres ou issus de l'Union des démocrates et indépendants ainsi que des députés issus des Républicains, aujourd'hui majoritairement membre d'Agir, et des députés sans étiquette partisane.

Au SénatModifier

Le , Le Monde annonce la constitution « dans les jours qui suivent les élections sénatoriales du 24 septembre » d'un groupe « frère » au Sénat à l'initiative de sénateurs membres du groupe Les Républicains, qui pourraient prendre pour dénomination République et territoires - les indépendants)[25]. Le , le sénateur LR Claude Malhuret confirme la création du groupe qui serait composé de onze sénateurs issus de son parti ou de l'UDI[26]. La sénatrice Fabienne Keller, qui avait promu la création du groupe[27], a fait savoir le qu'elle resterait membre du groupe LR[28]. En revanche, Claude Malhuret adhère à Agir, ce qui « permet à la nouvelle formation d’être représentée dans les deux assemblées, et de disposer ainsi des outils parlementaires pour se donner une visibilité politique »[29].

Dans les collectivités territorialesModifier

Le , un groupe Parisiens Progressistes et Constructifs est créé au sein du Conseil de Paris, autour de Nathalie Kosciusko-Morizet [30]et présidé par Marie-Laure Harel [31]. Les membres de ce groupe n'ont pas encore fait connaître leur position quant à une adhésion au parti Agir.

Dans la société civileModifier

Le , un mouvement politique sous forme d’association nommé Les Constructifs : Force militante est créé par Dominique Larsonneur-Morel, conseillère départementale de la Manche, et Mehdi El Mir[32]. Cette association ou « mouvement » a pour objectif de rassembler militants et élus locaux autour du parti Agir afin de constituer une base militante solide.

Ligne politiqueModifier

Laurent de Boissieu estime en qu'Agir « est de fait dans la majorité (vote pour la déclaration de politique générale puis vote pour le budget) »[33]. Bruno Jeudy relève en que « les parlementaires d’Agir assument de voter une grande partie des textes de loi présentés par le gouvernement d’Édouard Philippe. Seule la hausse de la CSG les fait tiquer »[3]. Selon Le Parisien, ils reprochent à la majorité « une politique trop centralisatrice, pas assez favorable aux classes moyennes et un manque d’effort pour assainir les finances publiques »[34]. Après la nomination de Franck Riester au gouvernement, en , Agir est considéré comme proche, voire membre de la majorité[35],[36].

OrganigrammeModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Les "Constructifs" vont créer un parti baptisé "Agir" », sur Europe 1, (consulté le 30 novembre 2017).
  2. Emmanuel Galiero, « Europe : les Constructifs vantent l'axe Juppé-Macron », Le Figaro,‎ , p. 5 (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018).
  3. a b et c Bruno Jeudy, « Avec Agir, la droite pro-Macron s’organise », sur parismatch.com, (consulté le 29 mars 2018).
  4. « Le positionnement d'Agir est conforme à mon engagement », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  5. Nathalie Raulin, « Municipales à Paris : à droite, le bal des prétendants est ouvert », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. Salomé Dionisi, « Les électeurs de centre droit, orphelins d’Alain Juppé », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Marion Mourgue, « « Agir, la droite constructive », une nouvelle force politique à droite », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  8. a b et c Laurent de Boissieu, « L’autre droite cherche sa voie européenne », sur la-croix.com, (consulté le 19 septembre 2018).
  9. « Les Constructifs lancent "Agir, la droite constructive" », sur lepoint.fr, (consulté le 26 novembre 2017).
  10. a et b « Des élus Constructifs lancent « Agir, la droite constructive » », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  11. Home, « À cinq jours de l'élection du président de LR, Agir s'organise », sur Le Figaro (consulté le 7 décembre 2017).
  12. AFP, « Les "constructifs" d'Agir face au casse-tête des Européennes », sur challenges.fr, (consulté le 19 septembre 2018).
  13. « Avec "Agir", les Constructifs ont enfin un mouvement politique... et un avenir? », sur LExpress.fr, (consulté le 3 septembre 2019)
  14. « Pour l'avenir, les Constructifs cherchent un terrain politique constructible », sur L'Express.fr, (consulté le 3 septembre 2019)
  15. « Une vingtaine de Constructifs crée un nouveau parti : "Agir, la droite constructive" », sur ladepeche.fr, (consulté le 3 septembre 2019)
  16. Matthieu Goar et Lucie Soullier, « Les Constructifs veulent recréer une union de la droite et du centre », Le Monde,‎ 6 et 7 septembre 2017 (lire en ligne).
  17. Baptiste Bize, « Des Constructifs en pleine construction dans la Vienne », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  18. Jean-Luc Padellec, « Les Constructifs. Tentative d'essaimage en Bretagne », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  19. « Bertrand Girardi veut bâtir «Les Constructifs» ici », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  20. « Lelab Europe1 - le meilleur de l’actualité politique sur le web », sur lelab.europe1.fr (consulté le 5 avril 2019)
  21. Christine Ollivier, « Jean-Christophe Lagarde : "Nous ne serons plus jamais une force supplétive des Républicains" », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  22. Ludovic Vigogne, « Pour Les Constructifs, l’heure de l’argent a sonné », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
  23. « Scission chez Les Républicains : Solère crée un groupe des "constructifs LR-UDI" », Latribune.fr,‎ (lire en ligne).
  24. « Une quarantaine de députés LR et UDI forment un groupe «constructif» et indépendant », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  25. Alexandre Lemarié, « Les Constructifs créent un groupe au Sénat », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  26. « Les « Constructifs » créent un groupe au Sénat », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  27. Céline Rouden, « Le Sénat devrait rester dans l'opposition ; extrait « Ainsi la juppéiste Fabienne Keller s’active-t-elle pour que Les Républicains "constructifs" » », La Croix,‎ (lire en ligne).
  28. Emmanuel Galiero, « Les crispations vont crescendo chez les Constructifs du Sénat », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  29. Samuel Le Goff, « La voie étroite du groupe des parlementaires Constructifs », sur contexte.com, (consulté le 22 décembre 2017).
  30. « NKM et cinq élus LR dissidents créent leur groupe au Conseil de Paris », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  31. « HAREL Marie- Laure, Conseiller de Paris (…) Présidente du groupe "Parisiens Progressistes et Constructifs" (depuis juillet 2017) », sur Paris.fr, dernière mise à jour le mercredi 16 août 2017 (consulté le 22 septembre 2017).
  32. « Tiens, le parti Les Constructifs a déjà été créé », Europe 1,‎ (lire en ligne, consulté le 8 décembre 2017).
  33. « A l'Assemblée, les Constructifs laissent place à "UDI, Agir et Indépendants" », sur lexpress.fr, (consulté le 27 août 2018).
  34. Nicolas Berrod, « Agir, une nouvelle chapelle pour les députés de centre-droit », sur leparisien.fr, (consulté le 19 septembre 2018).
  35. « Avec la nomination de Franck Riester, le parti Agir se rapproche de la majorité », (consulté le 18 août 2019)
  36. « LaREM : la majorité entame une nouvelle phase de sa recomposition politique », sur RTL.fr (consulté le 18 août 2019)

Voir aussiModifier