Sautron

commune française du département de la Loire-Atlantique

Sautron
Sautron
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Marie-Cécile Gessant
2020-2026
Code postal 44880
Code commune 44194
Démographie
Gentilé Sautronnais, Sautronnaise(s)
Population
municipale
8 192 hab. (2017 en augmentation de 17,21 % par rapport à 2012)
Densité 474 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 52″ nord, 1° 40′ 00″ ouest
Altitude Min. 25 m
Max. 80 m
Superficie 17,28 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Herblain-1
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web sautron.fr

Sautron est une commune de l'Ouest de la France, située dans l'agglomération nantaise, département Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

GéographieModifier

Localisation et situationModifier

Sautron est situé à 100 km au nord-Ouest de la côte, à proximité de la route nationale 165.

Les communes limitrophes sont Vigneux-de-Bretagne, Orvault, Saint-Herblain et Couëron.

Selon le classement établi par l'Insee, Sautron est une commune urbaine, une des 24 communes de banlieue de l'unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La ville s’étend sur un peu plus de 17 km2.

UrbanismeModifier

Le territoire communal s'articule autour de l'ancienne route nationale reliant Nantes à Vannes, devenue route départementale 965. Le centre-ville s'est développé autour de cet axe avec de nombreux commerces, la Halle de la Linière, la Gendarmerie, les services municipaux et toutes les infrastructures communales (deux écoles publiques, une école privée et de nombreux équipements sportifs, associatifs et culturels).

Au Nord et au Sud de cet axe, l'urbanisme est en grande majorité pavillonnaire et résidentiel, parsemé de grands espaces verts. Le Nord du territoire est rural. La vallée du Cens accueille encore sept exploitations agricoles, et plusieurs sentiers de randonnée ont été aménagés, offrant ainsi de nombreuses possibilités de balades à pied et à vélo.


HistoireModifier

Sautron n'est cité, par les historiens, qu'en 1025, au sujet de sa forêt[1].

Au XIe siècle, le comte Budic et son épouse Adois donnèrent le domaine de Bois-Garand à un monastère de femmes, afin d'y construire un prieuré pour disposer d'un service religieux convenable lors de ses parties de chasse à courre.

François II aurait fait édifier en 1464 à Bongarant une chapelle en granit, entourée d'un cimetière, qu'il dédia à la Vierge en raison d'une guérison miraculeuse, à la suite d'un grave accident de chasse[1].

Vincent Charron, un membre du clergé de la cathédrale de Nantes, écrit dans son livre (publié vers 1637), que : « François, second du nom, Duc de Bretagne, fit bâtir, auprès de la forêt de Sautron, qui est à deux lieues de Nantes, une très belle chapelle en l'honneur de la Sainte Vierge, Mère de Dieu, à laquelle il était fort dévôt afin d'y entendre toujours la Sainte Messe lorsqu'il allait à la chasse de ce côté-là »[2].

Le de l'an 1464 (ou 1474, d'après le recteur Domallain), le Coadjuteur de Rennes, portant le titre d'évêque de Sinople, inaugura la chapelle: car le Duc François II était en désaccord avec l'évêque de Nantes.

Au début, le prieuré se nommait « Boyas-Garand ». Puis, au fil des siècles, son nom s'est transformé en « Boisgondran », « Bois-Garand » puis enfin « Bongarant ».

Parmi les pèlerins venus à Bongarant, on peut citer Charles, duc de Berry, frère de Louis XI, qui y passa en et Anne de Bretagne, fille de François II.[1]

Autour de la chapelle naîtra un village, et, tout près, le Bois-Thoreau (ou « Boistaureau »), qui restera propriété du duc de Bretagne jusqu'en 1492.

La forêt de Sautron a commencé alors à reculer, mais Jean V le Sage, François Ier, Pierre II, Arthur III et François II y auront sans doute chassé.

À la mort de la duchesse Anne de Bretagne au château de Blois, le , la Bretagne indépendante disparut et Sautron devient alors un diocèse, car la paroisse appartenait à l'évêque de Nantes. En réalité, c'est depuis 1275 déjà et jusqu'en 1790, que Sautron appartient à l'évêque[1].

ToponymieModifier

La localité est attestée sous la forme Sul Traon au Xe siècle[Information douteuse] et sous sa forme latinisée Salteronam[3] et Salterona dès 1123, puis sous celle de Sautron en 1277, et Saultron en 1486[4].

Son nom en breton est Saotron[4].

Politique et administrationModifier

Situation administrativeModifier

Sautron appartient au canton de Saint-Herblain-1 formé des communes de Couëron (issue de l'ancien canton de Saint-Étienne-de-Montluc) et de Sautron (issue de l'ancien canton d'Orvault), ainsi que de l'ancien canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre (formée des communes d'Indre et de l'ouest de celle de Saint-Herblain). Il est entièrement inclus dans l'arrondissement de Nantes. Le bureau centralisateur est situé à Saint-Herblain. Depuis , Hervé Corouge et Carole Grelaud sont les conseillers départementaux.

La commune est rattachée à l'arrondissement de Nantes et à la 1re circonscription de la Loire-Atlantique, dont le député est François de Rugy depuis 2007.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Thomas Bernard    
1792 1793 Joseph Mayet   instituteur
1793 1796 Hilaire Caille   instituteur
1796 1797 Jacques Mégraud   chirurgien
1797 1798 Jean-Baptiste Bernard    
1798 1804 M. de Lisle du Fief   propriétaire
1804 1807 Jacques Mégraud    
1807 1809 Joseph Mabit   notaire
1809 1830 Charles Gesbert   médecin
1830 1833 Louis Phelippe-Beaulieu   avocat
1833 1835 Joseph Cormerais   négociant
1835 1841 Jean Moreau   cultivateur
1841 1847 Guillaume Mabilais    
1847 1865 Robert Poullain des Dodières    
1865 1870 Jean Chatelier    
1870 1881 Paul Thibaud    
1881 1908 Adolphe Naux père    
1908 1910 Adolphe Naux fils    
1910 1929 René Naux    
1929 1935 Henri Brochard    
1935 1944 René Naux    
1944 1945 Charles Borien    
1945 1945 Henri Brochard    
1945 1964 Léonce de Gibon père    
1964 1965 Léonce de Gibon fils    
1965 1995 François Baudry DVD  
1995 2008 Claude Brétécher[Note 1] UDF puis DVD Inspecteur d'assurance
2008 En cours Marie-Cécile Gessant[Note 2] DVD Cadre infirmier
Conseillère régionale des Pays-de-la-Loire (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

[5]

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la métropole Nantes Métropole. Elle dépend du pôle Erdre-et-Cens qui administre un territoire bordé par le Cens au sud et l'Erdre au nord-ouest, et qui couvre les communes de La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Sautron, et le quartier Nantes Nord.

JumelageModifier

La commune est jumelé avec Machen, Pays de Galles, Royaume-Uni.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2017, la commune comptait 8 192 habitants[Note 3], en augmentation de 17,21 % par rapport à 2012 (Loire-Atlantique : +6,21 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9198359778679309539251 0031 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0251 0181 0629929999901 1271 0671 061
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0081 0169969119168858789441 022
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2161 3332 8494 6926 0266 8186 8096 8066 989
2017 - - - - - - - -
8 192--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[10],[11],[12]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[10],[11],[12].

Pyramide des âges à Sautron en 2013 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,6 
7,9 
75 à 89 ans
9,4 
20,8 
60 à 74 ans
21,6 
24,0 
45 à 59 ans
24,5 
13,6 
30 à 44 ans
14,9 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
16,8 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Jacques et Saint-Philippe (XVe siècle, 1840) ;
  • Le château des croix (XIXe siècle) ;
  • La chapelle de Bongarant (XVe siècle) ;
  • La gendarmerie de Sautron ;
  • La maison des pèlerins (XVe siècle) ;
  • Le logis de la Linière (XVIIe siècle-XVIIIe siècle) ;
  • L'ancien manoir de Boistaureau ;
  • L'ancien manoir de la Thomasière...

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélue en 2014.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c et d « Sautron », infoBRETAGNE.com (consulté le 29 août 2016).
  2. Vincent Charron, « Kalendrier Historial » de la Glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu, , p. 374.
  3. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 35.
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  5. Notes rétrospectives et supplémentaires concernant l'essai historique et statistique en 1832 sur la commune de Sautron, , 42 p. (lire en ligne), pages 6
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. a b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Sautron - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. « L'AS Sautron football souhaite renforcer ses effectifs », Ouest-France, .
  14. « Sautron On est allé faire un tour chez Maxime Bossis, ex-pilier du FC Nantes », Presseocéan.fr, .

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier