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Élisabeth Borne

femme politique française et présidente de la RATP
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Élisabeth Borne
Illustration.
Élisabeth Borne en 2017.
Fonctions
Ministre chargée des Transports
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 9 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Alain Vidalies (secrétaire d'État)
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité française
Parti politique LREM
Diplômée de École polytechnique
École nationale des ponts et chaussées
Collège des ingénieurs

Élisabeth Borne, née le à Paris, est une haute fonctionnaire et femme politique française.

Préfète de la région Poitou-Charentes de 2013 à 2014, et présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017, elle est ministre chargée des Transports à partir du dans le gouvernement Édouard Philippe[1]. Longtemps proche du Parti socialiste, elle est aujourd'hui membre de La République en marche[2].

Sommaire

BiographieModifier

FormationModifier

Née le à Paris[3] d'un père « juif d'origine russe »[3], directeur d'un laboratoire pharmaceutique avec sa mère[3], Élisabeth Borne est ancienne élève de l'École polytechnique[4],[5] et ingénieur des ponts, des eaux et des forêts (IPEF)[6], ainsi que du Collège des ingénieurs (maîtrise en administration des affaires).

CarrièreModifier

Elle commence sa carrière en 1987 où elle intègre le ministère de l'Équipement, avant de rejoindre la direction régionale de l'Équipement d'Île-de-France en 1989[7]. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang.

Après un passage chez Adoma (ex-Sonacotra) en tant que directrice technique, ce qui constituera sa première expérience en entreprise, elle rejoint en 1997, le cabinet de Lionel Jospin comme conseillère technique chargée des transports[8],[9]. En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris[6].

En , elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne, première femme à occuper ce poste[10],[11].

Après un an passé au ministère de l'Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal[12],[13], elle succède en à Pierre Mongin à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP)[3].

En , elle annonce sur RTL le recrutement de « 3 000 nouveaux collaborateurs » au cours de l'année 2016 au sein de la RATP[14].

Ministre chargée des TransportsModifier

En , elle est nommée ministre chargée des Transports, auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, dans le premier gouvernement Édouard Philippe et reconduite dans ses fonctions, le , dans le deuxième gouvernement Édouard Philippe.

Son premier directeur de cabinet est Marc Papinutti, précédemment président du directoire de l’établissement public chargé de la réalisation du canal Seine-Nord Europe après avoir été directeur général de Voies navigables de France et membre du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Écologie en 2007[15].

En , elle annonce vouloir donner la « priorité aux déplacements de la vie quotidienne »[16], estimant que « l'argent doit prioritairement aller à l'entretien et à la modernisation » des réseaux existants[16]. Dans cette logique, elle s'engage le pour un « plan national vélo » interministériel[17].

Début 2018, elle conduit une réforme de la SNCF consistant en l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l'entreprise et l'arrêt du recrutement au statut de ses agents à partir du , ainsi que la reprise progressive par l'État de 35 milliards d'euros de la dette de l'entreprise publique[18],[19].

Affrontant la plus longue grève de la SNCF[20] depuis plusieurs décennies, elle fait voter cette réforme à une large majorité[21]. En février 2019, elle se dit « fière d'avoir eu le courage de mener cette réforme à bien, alors que tout le monde la disait impossible » et considère avoir « remis le système ferroviaire sur de bons rails »[22].

Elle présente le 26 novembre 2018 en Conseil des ministres le projet de loi d'orientation des mobilités[23], qui traduit la volonté du Gouvernement de donner la priorité aux transports du quotidien et qu'elle présente comme « un antidote aux fractures sociales et territoriales »[24].

En juin-juillet 2019, alors que s'achève l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités à l’Assemblée, trois de ses huit conseillers quittent son cabinet, dont son directeur de cabinet, Julien Dehornoy[25].

Vie privéeModifier

Divorcée d'Olivier Allix[26], Élisabeth Borne est mère d'un fils[3].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « La liste complète du gouvernement d’Edouard Philippe », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 17 mai 2017)
  2. « 10 choses à savoir sur Élisabeth Borne, la ministre qui porte la réforme de la SNCF », L'Obs, (consulté le 28 mai 2018).
  3. a b c d et e Sibylle Vincendon, « Elle a pris le métro » sur Libération, .
  4. De la promotion X1981, cf. « Fiche de Élisabeth Borne », sur le site de l'Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l'AX), Paris (consulté le 31 octobre 2015) ; y est notamment indiqué le grade de Élisabeth Borne dans la fonction publique : « ingénieur en chef des ponts et chaussées ».
  5. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 31 octobre 2015), sélectionner l'onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Élisabeth Borne », résultat obtenu : « Borne, Élisabeth (X 1981) ».
  6. a et b Isabelle Chaperon, Philippe Jacqué et Cédric Pietralunga, « RATP : Élisabeth Borne devrait remplacer Pierre Mongin » sur Le Monde, .
  7. Élisabeth Borne, directrice de cabinet de Royal, prendra les commandes de la RATP sur La Tribune, .
  8. L'Usine Nouvelle, « Elisabeth Borne, de la RATP à ministre de la Transition écologique chargée des transports - Transport », https://usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne, consulté le 28 septembre 2017)
  9. « Biographie d'Elisabeth Borne », sur ecologique-solidaire.gouv.fr, (consulté le 16 avril 2018)
  10. Philippe Bruyère, « Élisabeth Borne, première préfète de Poitou-Charentes » sur Centre Presse, .
  11. Décret du 31 janvier 2013 portant nomination de la préfète de la région Poitou-Charentes, préfète de la Vienne (hors classe) - Mme BORNE (Elisabeth), publié au Journal Officiel du , sur legifrance.gouv.fr, consulté le .
  12. La préfète de Poitou-Charentes nommée directrice de cabinet de Royal sur Charente libre, .
  13. « La préfète de Poitou-Charentes nommée directrice de cabinet de Ségolène Royal », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. « VIDÉO - Élisabeth Borne, PDG de la RATP, était l'invitée de RTL », sur RTL.fr (consulté le 8 juin 2016)
  15. « Gouvernement : Marc Papinutti débarque au ministère des Transports », sur Le Moniteur.fr, (consulté le 18 juillet 2017).
  16. a et b « Elisabeth Borne : «  Nous ne pouvons pas poursuivre les promesses non financées », sur lesechos.fr, (consulté le 9 août 2017).
  17. « Élisabeth Borne annonce un Plan National Vélo à l’issue des Assises », sur bemobi.fr, (consulté le 21 décembre 2017).
  18. « Réforme de la SNCF : Ce que contient le projet de loi », sur quotidiendutourisme.com, article du (consulté le 4 avril 2018) : « Élisabeth Borne, ministre chargée des transports, a présenté le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ».
  19. « Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat – Audition de Mme Elisabeth Borne, Ministre chargée des Transports : Examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » [PDF], sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire, (consulté le 10 décembre 2018).
  20. Le Point magazine, « SNCF: la grève la plus longue depuis 30 ans », sur Le Point, (consulté le 25 mai 2019)
  21. « Réforme ferroviaire : large majorité pour l'ultime vote de l'Assemblée, avant le Sénat jeudi », sur Europe 1 (consulté le 25 mai 2019)
  22. « Élisabeth Borne: «La concurrence sera un stimulant pour la SNCF» », sur FIGARO, (consulté le 25 mai 2019)
  23. « Le projet de loi qui veut désenclaver la France périphérique », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mai 2019)
  24. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.ouest-france.fr/politique/elisabeth-borne/entretien-elisabeth-borne-la-loi-mobilites-est-un-antidote-aux-fractures-sociales-et-territoriales-6278962
  25. Camille Selosse, « Fin de cycle au cabinet d’Élisabeth Borne », sur Contexte.com, (consulté le 20 juin 2019).
  26. Biographie d'Élisabeth Borne, sur Who's Who in France.
  27. Décret du 12 juillet 2013 portant promotion et nomination, publié au JORF du , texte no 4, sur legifrance.gouv.fr, consulté le .
  28. Décret du 14 novembre 2016 portant promotion et nomination, publié au JORF du , texte no 8, sur legifrance.gouv.fr, consulté le .

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier