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Yves Cochet

personnalité politique française
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Yves Cochet
Illustration.
Yves Cochet en 2007.
Fonctions
Député européen

(2 ans, 6 mois et 25 jours)
Législature 8e
Groupe politique Verts/ALE

(2 ans, 4 mois et 15 jours)
Élection 15 juin 1989
Législature 3e
Groupe politique Verts
Successeur Marguerite-Marie Dinguirard
Député de la 11e circonscription de Paris

(9 ans, 5 mois et 17 jours)
Prédécesseur Nicole Catala
Ministre de l'Aménagement du
territoire et de l'Environnement

(9 mois et 26 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Dominique Voynet
Successeur Jean-Paul Delevoye (Aménagement du territoire)
Roselyne Bachelot (Écologie et Développement durable)
Député de la 7e circonscription du Val-d'Oise

(4 ans, 1 mois et 30 jours)
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur Didier Arnal
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Rennes (Ille-et-Vilaine)
Nationalité Française
Parti politique Les Verts (1984-2010)
EÉLV (depuis 2010)
Profession Enseignant-chercheur

Yves Cochet, né le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un homme politique et mathématicien français.

Membre des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts, il est député du Val-d'Oise de 1997 à 2002, puis de la 11e circonscription de Paris de à . Il est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale durant ce dernier mandat. Il est député européen de 2011 à 2014.

Sommaire

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Ancien élève au lycée Saint-Vincent de Rennes, après des études de mathématiques, Yves Cochet devient enseignant-chercheur à l’Institut national des sciences appliquées de Rennes (INSA de Rennes) en 1969. En , travaillant avec Maurice Nivat, il soutient sa thèse de troisième cycle de mathématiques, intitulée Sur l’algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre.

Engagements politiquesModifier

Pendant ses études supérieures, il est président de l’UNEF-Sciences à la faculté de Rennes[1].

Dans les années 1970, les luttes des mouvements antinucléaires[2] sont pour lui l’occasion d’adhérer à deux associations environnementalistes bretonnes : Bretagne vivante et Eau et rivières de Bretagne.

En 1973, il entre aux Amis de la Terre[2], dont il fonde le groupe rennais en 1977[3]. Il participe ensuite activement à la candidature écologiste de l'élection présidentielle de 1981 (Brice Lalonde, 3,88 %).

En 1984, il fait partie des fondateurs des Verts[2], dont il est membre du Conseil national interrégional (CNIR). De 1984 à 1986, il est porte-parole, ainsi que de à .

Il est élu conseiller municipal de Rennes au premier tour lors des élections municipales de 1989, à la tête d'une liste qui remporte 13,98 % des suffrages exprimés[3]. Il tente alors de s’opposer au métro rennais en défendant le tramway.

Il s’intéresse à l’idée de décroissance[4] et est rapporteur lors du premier colloque mondial sur la décroissance, intitulé « Conference on Economics Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity », les 18 et 19 avril 2008 à Paris[5].

Parcours politiqueModifier

 
Yves Cochet, le à un meeting de Dominique Voynet.

Après plusieurs candidatures sans succès aux législatives en Bretagne et dans le Nord où il théorise le « nomadisme électoral », il est élu député du Val-d'Oise en 1997[6] ; il fait alors partie des sept premiers élus écologistes au Parlement français. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale.

En 2001, il signe la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis retire sa signature en expliquant qu'elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République.

Il devient ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire du gouvernement de Lionel Jospin en , succédant à Dominique Voynet qui venait de démissionner pour pouvoir postuler au secrétariat national des Verts. Le , il crée avec le ministre chargé de l'agriculture Jean Glavany, l'Agence bio.

Considérant que sa circonscription du Val-d'Oise rendait sa réélection aléatoire[réf. nécessaire], il se parachute dans la 11e circonscription de Paris (une partie du 14e arrondissement). Le , il y est élu député pour la XIIe législature (2002-2007).

Il travaille sur le dossier de la crise énergétique, notamment sur la « fin du pétrole bon marché », et publie en 2005 un livre sur ce sujet Pétrole apocalypse (Fayard). Son précédent livre, Sauver la Terre (Fayard), avait été écrit en collaboration avec Agnès Sinaï. Ses ouvrages tentent de faire prendre conscience de la gravité du danger d'effondrement imminent qui pèse désormais sur la civilisation[7],[8].

En 2005, il a fait campagne pour le « oui » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Candidat à l’investiture pour représenter les Verts à l’élection présidentielle française de 2007, Yves Cochet obtient le à la primaire interne de son parti 28,33 % des votes des adhérents, contre 35,45 % pour Dominique Voynet, dépassant Cécile Duflot (23 %). Le second tour n’ayant pas réussi à départager les deux candidats (égalité des voix), un second vote est organisé en . Dominique Voynet le devance le de 57 voix et devient la candidate des Verts pour l’élection présidentielle de 2007.

Candidat à sa réélection de député en , il l’emporte facilement au second tour face à l’UMP Nicole Guedj, avec plus de 57 % des suffrages exprimés.

Connu pour être un des seuls hommes politiques français spécialistes de la déplétion pétrolière, Yves Cochet est président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée. Il a interrogé le gouvernement à la suite de la diffusion, en , d'un documentaire sur l'exportation de déchets radioactifs en Sibérie[9].

Il a déclaré être pour la « grève du troisième ventre », c’est-à-dire pour la diminution des aides financières au troisième enfant[10].

Il se met en « grève de la viande » durant le Sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague (2009) pour exiger une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Il réclame un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale[11].

Le , il est élu député européen, de même que l'UMP Jean Roatta, par l'Assemblée nationale, dans le cadre d'une procédure exceptionnelle visant à faire désigner les deux eurodéputés supplémentaires prévus par le traité de Lisbonne par l'Assemblée nationale et non par le suffrage universel. À l'approche des élections législatives de , son siège reste vacant.

Il soutient Karima Delli pour la primaire française de l'écologie de 2016[12].

Engagements sociétauxModifier

Avec une dizaine de personnes rassemblées autour d’Agnès Sinaï, Yves Cochet est l'un des fondateurs de l'Institut Momentum, dont il est président depuis [13]. Momentum est un groupe de réflexion au sujet de l'imminence de l'effondrement de la civilisation industrielle et des moyens à mettre en œuvre pour tenter de réduire son ampleur[14],[15].

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[16].

Il défend l'idée d'un revenu d'existence versé à tous sans conditions.[réf. nécessaire]

Synthèse des mandats et fonctionsModifier

  • -  : membre du conseil municipal de Rennes (Ille-et-Vilaine)
  • -  : député européen
  • -  : député (groupe RCV)
  • -  : ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement du gouvernement de Lionel Jospin
  • 2002-2011 : député (non-inscrit, puis groupe GDR puis non-inscrit)
  • 2011-2014 : député européen

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Baptiste Legrave, Loïc Blondiaux et Guillaume Courty, « Deux verts en politique : Entretiens avec A. Buchmann et Y. Cochet », Politix, no 9,‎ , p. 7-14 (lire en ligne).
  2. a, b et c « Yves Cochet , l'écolo professionnel. », sur Libération.fr, (consulté le 15 décembre 2015).
  3. a et b Tudi Kernalegenn, « Bretagne, fragile bastion de l'écologie politique », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. n° HS 10,‎ , p. 69-84 (ISSN 1768-6520, lire en ligne).
  4. Fabrice Flipo, « Voyage dans la galaxie décroissante », Mouvements, vol. n° 50,‎ , p. 143-151 (ISSN 1291-6412, lire en ligne).
  5. « Colloque Degrowth » l'entrée d'un mouvement dans le champ du savoir », sur actu-environnement.com, .
  6. Philippe Subra, « Roissy et le troisième aéroport : réalités économiques et manipulation géopolitique », Hérodote, vol. N°114,‎ , p. 122-180 (ISSN 0338-487X, lire en ligne).
  7. Yves Cochet, Sauver la Terre, Fayard, (ISBN 2213617015 et 9782213617015, OCLC 319772655, lire en ligne).
  8. « De la fin d’un monde à la renaissance en 2050 », Libération,‎ (lire en ligne).
  9. « Assemblée nationale ~ Première séance du mardi ~ Question de Yves Cochet, sur les déchets nucléaires. », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 15 décembre 2015).
  10. « Yves Cochet pour la « grève du troisième ventre », sur Libération.fr, (consulté le 15 décembre 2015).
  11. « Viande : impact sur l'environnement, la santé et les animaux », sur viande.info (consulté le 15 décembre 2015).
  12. Anne-Charlotte Dusseaulx, « Primaire écologiste : l'acteur Philippe Torreton votera Jadot », sur lejdd.fr, .
  13. Voir l'onglet « Qui sommes-nous ? » sur institutmomentum.org.
  14. « Institut Momentum », sur institutmomentum.org.
  15. « Institut Momentum – L'Anthropocène », sur controverses.mines-paristech.fr.
  16. « Comité d’honneur », sur admd.net (consulté le 10 février 2016).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier