Convention citoyenne pour le climat

assemblée française constituée en octobre 2019 regroupant 150 citoyens tirés au sort pour formuler des propositions pour lutter contre le changement climatique
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Convention citoyenne pour le climat
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La Convention citoyenne pour le climat, également appelée Convention citoyenne pour la transition écologique, est une convention française, constituée en octobre 2019, qui regroupe 150 citoyens tirés au sort et constitués en assemblée de citoyens, appelés à formuler des propositions pour lutter contre le réchauffement climatique[1],[2].

OrigineModifier

Le 23 janvier 2019, à l'initiative du Collectif Démocratie ouverte, un collectif de Gilets citoyens[3], soit environ 125 « acteurs œuvrant en faveur de l’innovation démocratique, groupement de gilets jaunes, représentants de mouvements écologistes, chercheurs et experts de la démocratie participative, et acteurs de la société civile » adressent une lettre ouverte au Président de la République Emmanuel Macron posant les conditions pour la réussite du Grand débat national. Parmi les trois conditions figurent « la mise en place d’une Assemblée citoyenne tirée au sort, représentative de la société, chargée de faire des propositions donnant lieu à un référendum à choix multiples »[4]. La lettre est publiée dans plusieurs médias[5] qui couvrent l’événement[6],[7],[8],[9]. Le Collectif des « Gilets citoyens » (qui comprend notamment l’économiste Laurence Tubiana, le philosophe Dominique Bourg, le professeur de science politique Loïc Blondiaux ou encore une des figures médiatiques des « gilets jaunes », Priscillia Ludosky) appelle à la création d'une Assemblée citoyenne tirée au sort fonctionnant avec les principes de démocratie délibérative pour sortir « par le haut » de la crise des gilets jaunes.

Le 13 février 2019, Cyril Dion rencontre Emmanuel Macron avec l'actrice Marion Cotillard et propose au président de mettre en place une telle assemblée pour chercher des solutions sur le référendum d’initiative citoyenne, la transition écologique et la justice fiscale[10],[11].

Le 18 février 2019 une note[12] de Terra Nova est publiée proposant un référendum d’initiative citoyenne "délibératif" adossé à la création d'une assemblée de citoyens tirée au sort.

Le communiqué de presse n°1 en date du 14 avril des Gilets citoyens, constatant l'avancée des négociations avec le ministère, "recommande la mise en place d’une Assemblée citoyenne indépendante" en spécifiant la méthodologie et une liste de sujets, à savoir : la démocratie participative (notamment le RIC), la transition écologique, et la justice fiscale"[13].

Le 25 avril 2019, Emmanuel Macron annonce le projet de création de la convention citoyenne pour le climat, ainsi que la création du conseil de défense écologique, lors de la conférence de presse qui fait suite au grand débat national[14]. Avec la mise en place du Haut Conseil pour le climat installé le 27 novembre 2018, « la France se dote d’une gouvernance et d’institutions robustes pour prendre les décisions nécessaires en matière de transition écologique, sur la base d’expertises partagées et de concertations approfondies auprès des citoyens »[15].

Le 2 juillet 2019, le Premier ministre Edouard Philippe adresse une « lettre de mission » au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

MissionModifier

La « lettre de mission » adressée au Conseil économique, social et environnemental (Cese) précise l'organisation de la convention, l'indépendance de son comité de gouvernance et son mandat : « définir les mesures structurantes pour parvenir, dans un esprit de justice sociale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici 2030 par rapport à 1990. Aux termes de ces travaux, elle adressera publiquement au Gouvernement et au Président de la République un rapport faisant état de ses discussions ainsi que l'ensemble des mesures législatives et réglementaires qu'elle aura jugées nécessaires pour atteindre l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle pourra désigner, parmi les mesures législatives, celles dont elle jugerait qu'elles soient soumises à un référendum. »[16]. Le Président de la République s’est engagé à ce que ces propositions législatives et réglementaires soient soumises “sans filtre” soit à référendum, soit au vote du parlement, soit à application réglementaire directe[17].

La convention « pourra notamment traiter des questions relatives aux économies d'énergie, à la rénovation thermique des logements, aux mobilités durables et aux leviers de financement de la transition écologique », a précisé François de Rugy, le 1er juillet 2019, ministre de la Transition écologique. Le principe établi est que chaque proposition sera accompagnée d'une proposition de financement des éventuelles dépenses induites[18]. La Convention citoyenne pour le climat est appelée à formuler des propositions en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Dès les premières annonces, la convention pour le climat est invitée à se prononcer sur la taxe carbone.

GouvernanceModifier

MembresModifier

La Convention citoyenne pour le climat est constituée de 150 membres tirés au sort à partir des listes électorales et des listes d'abonnés téléphoniques (255 000 numéros téléphoniques appelés) à partir du 26 août 2019[19]. Pour assurer la meilleure représentativité, le tirage au sort est réalisé selon les méthodes de sélection d'échantillons représentatifs utilisées lors de la réalisation de sondages. Les membres tirés au sort ont le choix d'accepter ou de refuser la mission[18]. Les volontaires sont défrayés de leurs dépenses et perçoivent une compensation financière pour leur temps de travail.

Lors de la phase de sélection, Daniel Cohn Bendit, homme politique écologiste franco-allemand, a été sollicité, par tirage aléatoire, pour être membre et a décliné[20].

Quelques membres ont choisi de communiquer leur participation à la convention, notamment :

La Convention citoyenne dispose également de suppléants en cas de désistement, comme Jean-Luc Massalon[49].

La composition sociologique de la Convention est conçue pour refléter celle de la société Française dans son ensemble. Ainsi, elle compte 51 % de femmes et 49 % d'hommes. La composition de la convention représente également « 6 tranches d’âge, conforme à la pyramide des âges de la population française […] 6 niveaux de diplômes, reflétant la structure de la population française. […][50]. Il est précisé que « 26 % des citoyens sont sans diplôme ou détenteurs d’un niveau brevet »[50]. Enfin, la composition de la convention représente la diversité des catégories socio-professionnelles et types de territoires en France, avec notamment « cinq représentants des Outre-Mer »[50].

Comité de gouvernanceModifier

Un Comité de Gouvernance est animé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Il associe le ministère de la Transition écologique et solidaire, ainsi que des personnalités qualifiées. Ce comité est chargé d'élaborer le programme de travail et de veiller à sa mise en œuvre. Ce comité de gouvernance comprend également 2 citoyens tirés au sort parmi les 150, avec un roulement entre chaque session (soit 12 citoyens membres du comité de gouvernance et 12 suppléants)[51].

Selon Contexte, « le comité de gouvernance est traversé de lignes de fractures, qui suscitent des tensions » entre trois groupes : sept membres du Cese, dont « l’investissement n’est pas dénué d’arrière-pensée » car « un résultat positif de la Convention pourrait ouvrir la voie à une réforme du Cese, qui lui garantirait une nouvelle légitimité comme organisateur de consultations citoyennes » ; des membres « investis sur les sujets climatiques, comme Laurence Tubiana ou Jean Jouzel (par ailleurs membre du Cese) », qui « mettent la priorité sur les mesures qui seront adoptées par les citoyens, pour répondre au défi climatique » ; enfin, des « militants de la démocratie participative », dont Loïc Blondiaux[52].

Il est composé de deux co-présidents :

Julien Blanchet, vice-président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), est également le rapporteur général du Comité de gouvernance.

Le comité rassemble en outre 12 personnalités qualifiées :

  • trois experts du climat,
    • Jean Jouzel, climatologue, membre de l’Académie des sciences et conseiller au CESE ;
    • Anne - Marie Ducroux, présidente de la section de l’environnement du CESE ;
    • Michel Colombier, co-fondateur et directeur scientifique de l’Institut du développement durable et des relations internationales.
  • trois experts de la démocratie participative,
    • Mathilde Imer, co-présidente de l’association Démocratie ouverte ;
    • Loïc Blondiaux, professeur de science politique et président du conseil scientifique du groupement d’intérêt scientifique « Participation, décision, démocratie participative » dirigé par le CNRS ;
    • Jean-Michel Fourniau, directeur du groupe d’intérêt scientifique « Participation, décision, démocratie participative ».
  • quatre experts du champ économique et social,
    • Jean Grosset, questeur du CESE et directeur de l’observatoire du dialogue social de la Fondation Jean Jaurès ;
    • Dominique Gillier, vice-président du CESE et chargé de mission à la prospective à la CFDT ;
    • Marie-Claire Martel, présidente de la Coordination des fédérations et associations de cultures (COFAC) et conseillère au CESE ;
    • Catherine Tissot-Colle, directrice de la communication et du développement durable d’ERAMET et conseillère au CESE.
  • deux experts du ministère en matière de climat et de processus participatifs[53],
    • Léo Cohen, ancien collaborateur politique au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire (février 2016 – mai 2017 puis septembre 2018 – juin 2019), notamment chargé du travail préparatoire au lancement de la Convention citoyenne auprès de François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire ;
    • Ophélie Risler, cheffe du département « Lutte contre l’effet de serre » de la Direction générale de l’énergie et du climat du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Collège des garantsModifier

Un comité des garants veille au respect des règles d'indépendance et de déontologie du processus. Le comité des garants est composé de trois personnalités nommées par le président du Cese, le président du Sénat et le président de l'Assemblée nationale.

ActivitéModifier

Durée et organisation des travauxModifier

Les travaux de la convention durent six mois. Initialement prévus en juillet 2019, les travaux commencent le 4 octobre 2019 pour six week-ends. À la demande des citoyens de la convention et en raison des grèves des transports en communs, la convention est étendue à sept week-ends et la période étalée jusqu'au 4 avril 2020[55]. Ils auditionnent des experts sur le climat, des économistes, des associations, des acteurs économiques, sociaux. Les citoyens sont aidés par des vérificateurs de faits, réunis par l'Ademe ou le Haut Conseil pour le climat, qui répondent à leurs questions sur les effets de leurs propositions sur les émissions de gaz à effet de serre ou leurs coûts. Un comité de juristes permet la mise en forme. Ils formulent des propositions qui sont soumises, sans filtre, soit au vote du Parlement, soit à référendum, ou qui sont directement appliquées par mesures réglementaires[56].

Les travaux sont filmés et disponibles sur le site de la convention.

Les dates des sessions et le programme des sessions sont fixés ainsi :

  • session 1, du 4 au 6 octobre 2019 : Prise de contact, formation sur les enjeux climatiques et organisation du travail de la convention
  • session 2, du 25 au 27 octobre 2019 : Information sur les leviers de l'action publique et première mise en commun des « pistes d'action » des groupes de travail.
  • session 3, du 15 au 17 novembre 2019 : Approfondir la recherche de solution, identifier les premières pistes, évaluer ces pistes.
  • session 4, du 10 au 12 janvier 2020 (initialement prévue du 6 au 8 décembre, reportée en raison des mouvements sociaux[55]) : Approfondir les premières pistes de solution, mettre à l'épreuve ces pistes pour répondre à l'objectif visé et à la justice sociale, ébaucher la forme juridique des mesures envisagées.
  • session 5, du 7 au 9 février 2020 (décalée en raison des mouvements sociaux) : Approfondir et finaliser la formulation de la volonté de la convention[55].
  • session 6, du 7 au 8 mars 2020 (décalée en raison des mouvements sociaux) : valider les mesures préparées par les groupes thématiques en plénière, finaliser et valider les mesures préparées par l'escouade, valider les différentes parties de la rédaction du livrable final par les groupes thématiques[55].
  • session 7, le 3 et 4 avril 2020 (session supplémentaire organisée à la demande des citoyens de la convention[55]) : Relire, amender et adopter formellement le texte de présentation et l'exposé des motifs du livrable final ainsi que toutes les mesures structurantes (groupes thématiques et escouade), pour enfin présenter le livrable final au Gouvernement et à la presse[55].

Emmanuel Macron se rend le 10 janvier 2020 à une réunion où il échange avec les membres de la Convention citoyenne pour le climat[57].

Socle commun d'informationsModifier

Au cours des deux premières sessions, le comité de gouvernance a fourni à l'assemblée un socle d’informations minimales sur le réchauffement climatique ainsi que sur l’état des politiques publiques menées jusqu’à présent et sur la stratégie bas carbone du gouvernement. Les citoyens ont reçu un document synthétique d’une vingtaine de pages contenant aussi une présentation des obstacles à la lutte contre le réchauffement climatique. Le comité de gouvernance a invité des experts, sur une base de pluralisme et les citoyens ont pu également demander à voir d'autres intervenants[56].

Groupes thématiquesModifier

Le dimanche 6 octobre 2019, les membres de la Convention se répartissent en cinq groupes thématiques reflétant la diversité des changements sociaux devant être menés pour accomplir les objectifs de la Convention. Ces cinq groupes sont intitulés :

  • Se nourrir (alimentation et agriculture)
  • Se loger (habitat et logement)
  • Travailler et produire (emploi et industrie)
  • Se déplacer (aménagement et transports)
  • Consommer (modes de vies et de consommation).

Plateforme de contribution publiqueModifier

Une plateforme de contribution est accessible en ligne. Elle permet à toute personne ou organisation déclarée d'adresser des propositions aux groupes thématiques de la Convention. Cette plateforme est accessible sur le site officiel de la Convention. En tout, une personne peut rédiger une vingtaine de propositions.

Experts auditionnésModifier

La liste des experts auditionnés par la Convention Citoyenne est rendue publique[56]. Contexte indique que « leur sélection s’est faite souvent dans l’urgence, en fonction des disponibilités de chacun et au terme d’un processus peu transparent », ce qui « conduit à une surreprésentation de certains organismes, à commencer par les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese), présents dans nombre de panels (7 intervenants sur 38 lors de la séance de travail du 16 novembre). Les ONG sont également davantage sollicitées que les représentants du monde économique »[52].

Groupe Se nourrirModifier

  • Sébastien Treyer, directeur général de l’IDDRI
  • Olivier Dauger, élu de la FNSEA en charge des dossiers climat et énergie
  • Laure Ducos, chargée de campagne agriculture et alimentation de Greenpeace
  • Samuel Leré, responsable du plaidoyer de la Fondation Hulot pour la Nature et pour l’Homme
  • Dominique Schelcher, président directeur général de Système U
  • Julien Fosse, directeur adjoint au développement durable et numérique de France Stratégie
  • Sophie Devienne, ingénieur agronome et professeur d'agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech
  • Philippe Pointereau, directeur adjoint de Solagro

Groupe Se logerModifier

Groupe Travailler ProduireModifier

Groupe Se déplacerModifier

Groupe ConsommerModifier

Groupe d'appuiModifier

Un groupe d'appui[58] est constitué[Quand ?] pour conseiller les membres de la Convention dans l’exploration des pistes de travail et l’élaboration des propositions de mesures des membres de la Convention. Ce groupe est formé par le comité de gouvernance. Il est composé d'experts de diverses disciplines, mobilisés au titre de leurs expériences et compétences personnelles et non pas au titre de leurs fonctions dans des organisations.

BudgetModifier

Un budget de 4 millions d'euros est attribué au CESE pour l'animation et l'organisation de la convention. Ce budget inclut l’organisation logistique (transport, hébergement, restauration des 150 citoyens et citoyennes tirés au sort), l’indemnisation des citoyennes et citoyens (1604 euros pour l'ensemble de la convention, plus le coût éventuel de la garde d'enfants), le tirage au sort, l’animation des séances avec la venue de juristes et d’experts, etc.

CritiquesModifier

Gaspard d’Allens, dans le journal Reporterre, critique la nomination de Catherine Tissot-Colle, « lobbyiste de la pollution », au comité de gouvernance. Celle-ci est cadre dirigeante d’Eramet, une multinationale de l’extraction minière, réputée pour être particulièrement polluante et émettrice de gaz à effet de serre[59]. Cyril Dion répond à cette critique, en précisant entre autres que jusqu'ici "aucun participant n’a fait l’objet de tentative d’influence qui remette l’impartialité de leurs travaux en question"[60].

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, dénonce un acte de démagogie démocratique[61].

Salvador Juan, professeur de sociologie à l’université de Caen et chercheur au Centre d’étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités, critique une forme d'illusion technocratique et de pseudo-démocratie directe[62].

Défis envisagésModifier

Loïc Blondiaux estime que les acteurs classiques de la démocratie représentative, notamment les députés, pourraient voir dans l'organisation de la Convention Citoyenne pour le Climat une volonté pour l’exécutif de court-circuiter la voie parlementaire, avec le pari que les citoyens seraient en fait bien davantage prêts à accepter des changements importants que les représentants politiques ne le croient généralement. Les citoyens tirés au sort sont extrêmement impliqués, et sont très conscients du rôle qu'ils doivent jouer. Les citoyens ne s’arrêtent pas de travailler à la fin du week-end, mais ils le font tout le temps et échangent avec leur entourage. Néanmoins, il peut s'avérer difficile de convaincre l’ensemble des citoyens qui n’aura pas eu la possibilité de participer à l'assemblée. Il est difficile de médiatiser, de mettre en images ou en récit, un dispositif participatif de ce type. Toutefois, le basculement des consciences sur la réalité du changement climatique depuis quelques mois semble visible dans les sondages[56].

ConséquencesModifier

Au niveau nationalModifier

La Convention citoyenne pour le climat est une initiative inédite en France d'assemblée citoyenne, outil de démocratie participative et délibérative, à vocation de propositions législatives, inspirée de la Convention de citoyens irlandaise[18],[63].

La Convention citoyenne est suivie par de très nombreux chercheurs. Lors de son intervention du 15 novembre, Nicolas Hulot propose une réforme constitutionnelle et la création d'une chambre du futur dont une partie des membres seraient des citoyens tirés au sort. Des réflexions se font entendre pour envisager la suite[64], par exemple concernant le tirage au sort comme mode de désignation[65].

À l’étrangerModifier

En novembre 2019, le processus de sélection d'une assemblée citoyenne sur le sujet du réchauffement climatique commence en Grande-Bretagne[66]. Cette assemblée (Climate Assembly UK) de 110 membres se réunira pendant quatre vacancelles à partir de fin janvier 2020[67].

Notes et référencesModifier

  1. « François de Rugy et Patrick Bernasconi installent le comité de gouvernance de la Convention citoyenne pour la transition écologique et précisent ses modalités d’organisation », sur Ministère de la Transition écologique et solidaire (consulté le 11 août 2019)
  2. « Convention citoyenne sur le climat : François de Rugy détaille son fonctionnement », sur Actu-Environnement (consulté le 11 août 2019)
  3. « Collectif des Gilets Citoyens », sur Gilets citoyens, (consulté le 15 novembre 2019)
  4. Jean-Michel Fourniau, « Lettre ouverte au Président de la République – Réussir le Grand Débat National : pour un nouveau souffle démocratique », sur Observatoire des débats (consulté le 15 novembre 2019)
  5. Par Charles de Saint-Sauveur et Henri VernetLe 23 janvier 2019 à 06h37 et Modifié Le 23 Janvier 2019 À 13h30, « Les «Gilets citoyens» écrivent à Macron », sur leparisien.fr, (consulté le 21 octobre 2019)
  6. RMC, « Grand débat »: RMC a assisté à une réunion des « gilets citoyens » qui milite pour une « assemblée citoyenne », sur RMC (consulté le 15 novembre 2019)
  7. « Les «gilets citoyens» font leurs propositions à Emmanuel Macron », sur www.20minutes.fr (consulté le 15 novembre 2019)
  8. « Le Grand débat au crible des experts de la démocratie participative », sur La Gazette des Communes (consulté le 15 novembre 2019)
  9. RMC, « Romain Slitine, politologue, membre du collectif des « Gilets citoyens »: « On est vraiment des acteurs qui se disent qu'on est à un moment historique de notre vie politique. » », RMC (consulté le 15 novembre 2019)
  10. Maël Thierry et Barnabé Binctin, « Ecologie : comment Cyril Dion et Marion Cotillard ont influencé Macron », l'Obs,‎ (lire en ligne)
  11. « Cyril Dion et le climat : "Je suis là pour claquer la porte si nécessaire..." », sur www.arretsurimages.net, (consulté le 23 décembre 2019).
  12. « Le Référendum d'Initiative Citoyenne Délibératif », sur tnova.fr (consulté le 23 décembre 2019).
  13. Démocratie Ouverte, « Une Assemblée Citoyenne Indépendante pour donner un vrai débouché au Grand Débat National », sur Medium, (consulté le 15 novembre 2019)
  14. Gaspard d’Allens, « Comment Cyril Dion et Emmanuel Macron ont élaboré l’assemblée citoyenne pour le climat », sur reporterre.net, https:reporterre.net (consulté le 23 décembre 2019).
  15. « Conseil de défense Ecologique », sur gouvernement.fr, (consulté le 14 août 2019)
  16. Patrick Bernasconi, « Lettre de Mission du Cese pour la Convention citoyenne pour le Climat », sur Convention Citoyenne pour le Climat, (consulté le 25 janvier 2020)
  17. « Quel est leur rôle ? », sur Convention Citoyenne pour le Climat (consulté le 15 novembre 2019)
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  19. « La lente mise en marche de la Convention citoyenne pour le climat », sur www.lesechos.fr, (consulté le 23 décembre 2019).
  20. « Cohn-Bendit appelé pour participer à la convention citoyenne sur le climat (et il y avait 1 chance sur 250 000) », sur Le Huffington Post, (consulté le 16 octobre 2019)
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  25. « Un Tourangeau ancien climato-sceptique participe à la convention citoyenne pour le climat », sur France Bleu, (consulté le 15 novembre 2019)
  26. « Sylvain Burquier (@SylvainBurquier) | Twitter », sur twitter.com (consulté le 1er décembre 2019)
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  64. « [Tribune] La convention citoyenne pour le climat... et après ? », sur www.socialter.fr (consulté le 16 novembre 2019)
  65. « "Le tirage au sort assure une représentativité plus importante que le vote" », sur Sciences Po (consulté le 16 novembre 2019)
  66. « Royaume-Uni : vers la mise en place d'une convention citoyenne pour le climat », sur Citepa, (consulté le 3 janvier 2020)
  67. (en-GB) « Thousands invited to citizens' climate assembly », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2019)

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