Ouvrir le menu principal

Parti écologiste

parti politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti écologiste (homonymie).

Parti écologiste
Image illustrative de l’article Parti écologiste
Logotype officiel.
Présentation
Président François de Rugy
Fondation
(Écologistes !)

(Parti écologiste)
Scission de EELV
Fondateurs Jean-Vincent Placé
François de Rugy
Secrétaire général Guillaume Vuilletet
Positionnement Centre gauche
Idéologie Écologie politique
Affiliation française UDE (jusqu'en 2016)
LREM (depuis 2017)
Couleurs Bleu et vert
Présidents de groupe
Assemblée nationale Gilles Le Gendre (REM)
Représentation
Députés
3 / 577
Maires de communes de plus de 30 000 habitants
1 / 264

Le Parti écologiste (abrégé en PE ou ), dénommé Écologistes ! jusqu'en , est un parti politique français écologiste de centre gauche créé le par une scission de l'aile libérale d'Europe Écologie Les Verts, menée par François de Rugy et Jean-Vincent Placé.

En 2016, trois de ses membres (Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et Emmanuelle Cosse) participent au gouvernement Valls II. En 2017, lors de la XVe législature, ses deux députés siègent au sein du groupe parlementaire La République en marche. François de Rugy est élu président de l'Assemblée nationale avec le soutien de ce groupe, avant d'être nommé Ministre de la Transition écologique et solidaire dans le deuxième gouvernement Édouard Philippe.

Sommaire

HistoireModifier

Formation du partiModifier

Après la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, EÉLV accepte d'entrer au gouvernement. En désaccord avec la ligne politique du président de la République, les deux ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, quittent le gouvernement en et le parti entame un rapprochement avec le Front de gauche notamment par des alliances locales lors des élections départementales de 2015[1]. Cette stratégie crée des tensions au sein d'EELV puisque certains de ses dirigeants plaident pour un retour au gouvernement afin de peser à l'intérieur du dispositif[2].

Ces frictions entre l'aile gauche (plutôt antilibérale) et l'aile droite (plutôt libérale) du parti aboutissent au départ de l'aile droite, menée par François de Rugy et Jean-Vincent Placé, respectivement co-président du groupe écologiste à l'Assemblée et président du groupe écologiste au Sénat, fin . Ils accusent leur parti de « dérive gauchiste »[3] et créent alors leur parti, nommé Écologistes !.

AlliancesModifier

Ils s'allient ensuite en septembre avec le Front démocrate et Génération écologie (GÉ), pour créer un nouveau parti de centre gauche, l'Union des démocrates et des écologistes. Une convention du nouveau parti se tient en [3],[4]. GÉ prend ensuite ses distances avec l'UDE le suivant[5].

À l'occasion du remaniement gouvernemental de février 2016, deux des membres du parti, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, sont nommés dans le gouvernement Valls II, aux postes de secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification et de secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, respectivement.

En juillet 2016 le parti change de nom et devient le Parti écologiste (abrégé en PE ou PÉ). Le le président du parti annonce qu'il « ne se considère plus comme une composante de l'UDE », préférant travailler directement dans le cadre de la « Belle Alliance populaire » lancée par le Parti socialiste[6],[7],[8]. Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l'Habitat durable depuis février 2016, annonce le 10 juillet qu'elle rejoint le parti et soutient son président, François de Rugy, pour la primaire du PS et de ses alliés pour l'élection présidentielle de 2017[9].

À l'issue du premier tour de cette primaire en janvier 2017, François de Rugy arrive en 4e position avec 3,9 % des voix. Après la victoire de Benoît Hamon, il bafoue son engagement public de soutenir le vainqueur de la primaire, quel qu'il soit, et annonce soutenir Emmanuel Macron pour le premier tour de l'élection présidentielle[10],[11]. Après la victoire de ce dernier, François de Rugy et Barbara Pompili reçoivent l'investiture de La République en marche[12] pour les élections législatives de 2017, et sont réélus députés. Véronique Massonneau et Christophe Cavard qui avaient choisi l'investiture du Parti socialiste[13],[14], sont éliminés dès le premier tour.

Positionnement politiqueModifier

Le Parti écologiste se positionne comme un parti de centre gauche, réformiste et écologiste, favorable à un partenariat avec le Parti socialiste. Il ambitionne de regrouper les déçus de la ligne politique d'EÉLV ainsi que des personnalités du MoDem[3]. Ce mouvement s'appuie, par ailleurs, sur un réseau d'élus locaux : des élus régionaux, en premier lieu, mais aussi des élus municipaux (adjoints, conseillers municipaux).

ReprésentationModifier

Membres de gouvernementModifier

Gouvernement Philippe II :

Gouvernement Valls II et Cazeneuve :

DéputésModifier

XVe législature :

XIVe législature :

Anciens sénateursModifier

Ancien maireModifier

Conseillers régionauxModifier

Lors de la création du parti, 28 conseillers régionaux rejoignent Écologistes !, notamment 16 en Île-de-France, qui créent un groupe autonome. Parmi eux, on retrouve Jean-Vincent Placé, Jean-Marc Brûlé, Stéphane Gatignon ou Robert Lion[18],[19]. Quatre dissidents de Champagne-Ardenne créent également un groupe autonome.

Après les régionales de 2015, le parti n'a plus qu'un élu : Jean-Vincent Placé, en Île-de-France.

Avec l'arrivée d'Emmanuelle Cosse le , le parti a un second élu qui est aussi en Île-de-France.

OrganisationModifier

Le secrétariat national est ainsi constitué[20] :

  • Président : François de Rugy
  • Vice-présidents délégués :
    • Chargée du développement du mouvement : Marie-Pierre Bresson (adjointe à la maire de Lille)
    • Chargé de la coordination politique et des élections : Jean-Vincent Placé
  • Vice-présidents :
  • Membre associé, animateur du réseau : Christophe Cavard
  • Secrétaire général : Guillaume Vuilletet (ancien président du groupe UDE au conseil régional d'Île-de-France)
  • Secrétaire général adjoint à l'organisation : Gilles Sohm
  • Trésorière : Raphaëlle N'Daw
  • Secrétaire générale adjointe aux mobilisations citoyennes : Halima Menhoudj (adjointe au maire de Montreuil)
  • Secrétaires nationaux :
    • Structuration territoriale : Adriane Dubois-Decuzzi
    • Développement : Dominique Lévèque
    • Élections : Laure Lechatellier (ancienne conseillère régionale)
    • Élus / communication interne : Éric Loiselet (jusqu'à son décès en octobre 2016)[21] (conseiller régional)
    • Relations avec forces syndicales et politiques / relations internationales : Christophe Rossignol
    • Formation : Michel Yvernat
    • Argumentaires, opinion, études électorales : Éric Fallourd
    • Réseaux sociaux / expression extérieure : Julie Nouvion (ancienne conseillère régionale)
    • Relations avec les médias : Thibault Leclerc
    • Projet : Léo Cohen
    • Études : Serge Guérin
    • Pôle « pour une écologie concrète » : Pauline Delpech (conseillère municipale), Saadicka Harchi et Andrée Buchmann (anciennes conseillères régionales)
    • Pôle « pour la transition écologique de l'économie » : Stéphanie Nguyen, Mounir Belhamiti (conseiller municipal et communautaire) et Rosandre Valleray (conseillère municipale)
    • Pôle « pour une mondialisation régulée et une société apaisée » : Janine Maurice Bellay (ancienne conseillère régionale), Ali Méziane (ancien conseiller régional) et Patricia Andriot (ancienne vice-présidente de région)

Identité visuelleModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Jean-Luc Mélenchon se réjouit du rapprochement de Cécile Duflot dans Des paroles et des actes », Le lab politique Europe 1, .
  2. « Le rapprochement entre Duflot et Mélenchon hérisse une partie des écolos », Mathilde Siraud pour Le Figaro, .
  3. a b et c Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », sur liberation.fr, .
  4. « Comment le nouveau rassemblement de Placé, Rugy et Bennhamias s'organise », sur lejdd.fr, .
  5. « Génération Écologie n'ira pas à l'UDE », sur le site de Génération écologie, .
  6. « Même sortis d'EELV, les écologistes restent noyés dans leurs divisions », sur leparisien.fr, .
  7. Laurent de Boissieu, « Union des Démocrates et des Écologistes (UDE) », sur france-politique.fr (consulté le 21 juillet 2017).
  8. AFP, « Même sortis d'EELV, les écologistes restent noyés dans leurs divisions », sur leparisien.fr, (consulté le 21 juillet 2017).
  9. « Emmanuelle Cosse rejoint le Parti écologiste et soutiendra François de Rugy à la primaire de la BAP », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 23 juillet 2016).
  10. « Présidentielle : l'ex-candidat à la primaire de la gauche François de Rugy annonce sur franceinfo qu'il soutient Emmanuel Macron », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 22 février 2017).
  11. « Primaire PS: les sept candidats s'engagent à soutenir le vainqueur », sur Le Point, (consulté le 17 juillet 2019)
  12. « Qui sont les députés sortants investis par En marche ? », sur liberation.fr, .
  13. « Véronique Massonneau et En Marche! : c'est non ! », sur lanouvellerepublique.fr, .
  14. « Législatives : Le PS du Gard et la “responsabilité républicaine face au FN” », sur france3-regions.francetvinfo.fr, .
  15. « Nouvelle défection au sein d’Europe Ecologie-Les-Verts avec le départ de Véronique Massonneau », sur lemonde.fr, .
  16. « EELV : une nouvelle parlementaire quitte le parti », sur leparisien.fr, .
  17. « Le maire de Sevran Stéphane Gatignon quitte EELV », sur lefigaro.fr, .
  18. « Scission au sein du groupe écologiste à la région Île-de-France », sur lejdd.fr, (consulté le 29 septembre 2015).
  19. « Les élus », sur iledefrance.fr (consulté le 29 septembre 2015).
  20. « Le secrétariat national constitutif d'Écologistes ! est au travail », sur ecologistes-leparti.fr, .
  21. Sylvie Bassal, « La mort brutale d'Éric Loiselet, ancien conseiller régional EELV de Champagne-Ardenne », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2016).

Lien externeModifier