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Jacques Le Divellec, né le [1] à Paris, est un chef cuisinier français, ex-propriétaire du restaurant étoilé Le Divellec considéré en son temps comme l'une des meilleures tables de poissons de Paris.

En 2007, il est le premier cuisinier à être promu commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur[2].

Conseiller du commerce extérieur de la France, il a été consultant à travers le monde, notamment pour les chaînes hôtelières Hilton, Radisson et Hyatt.

Il est l'auteur de nombreuses publications portant essentiellement sur les produits de la mer, dont le Larousse des poissons, coquillages et crustacés, élu meilleur livre de poisson du monde par un jury international en 2004 à Barcelone.

Sommaire

BiographieModifier

Il est né à Paris, mais sa famille s'installe deux ans plus tard à Port-des-Barques[3].

Il apprend à pêcher et à aimer les poissons avec son père, un ancien marin de carrière ayant tenu un bistrot à Paris aux Halles. Ce sont celui-ci et sa grand-mère qui l'initient à la cuisine du poisson.

Jacques Le Divellec entre à quinze ans au lycée hôtelier de Clermont-Ferrand. Puis, CAP et brevet hôtelier en poche, il fait des saisons dans les restaurants des stations thermales en Auvergne et apprend le travail en brigade à Paris.

Il effectue son service militaire dans la Marine. Durant ces dix-huit mois, il est d'abord embarqué sur un escorteur comme chef du commandant. Puis, il est affecté à l'hôtel particulier du SHAPE, à Fontainebleau, où il devient le cuisinier du Maréchal Juin. Il y sert notamment les généraux Eisenhower, Matthew Ridgway et Montgomery.

En 1955, il entre au restaurant Le Grand Véfour, alors dirigé par Raymond Oliver.

En 1958, il retourne à La Rochelle et y achète un café-hôtel-restaurant sur le quai Valin face au Vieux-Port, Le Chat Noir, qu'il rebaptise le Yachtman.

En 1962, il obtient sa première étoile au guide Michelin pour ce restaurant réputé pour sa cuisine de mer et de terre et ses spécialités de gibier.

En 1972, il agrandit le Yachtman et crée un restaurant gastronomique Le Pacha. C'est à partir de la même année qu'il commence à animer des semaines gastronomiques de cuisine française à travers le monde, essentiellement pour la chaîne Hilton International dont il est le conseiller culinaire.

En 1976, il obtient sa deuxième étoile au guide Michelin pour le Yachtman.

En 1983, il s'installe à Paris sur l'Esplanade des Invalides, dans l'ancien établissement l'Ambassade, et y ouvre le restaurant Le Divellec. La carte offrant une grande variété de plats de poisson et le décor marin ont contribué à la réputation de cet établissements fréquenté par politiques, diplomates, hommes d'affaires et journalistes. Le homard à la presse est l'une de ses spécialités.

En 1986 il participe à la création du lycée hôtelier de La Rochelle.

Cuisine et politiqueModifier

Le restaurant Le Divellec est situé au 107 rue de l'Université, dans le 7e arrondissement de Paris, non loin de l'Assemblée nationale, dans le quartier des ministères et des ambassades et à proximité du Medef. Le Divellec est considéré comme la table des hommes politiques, des hommes d'affaires, de la presse et des diplomates[2].

En 1983, deux mois après l'ouverture, François Mitterrand qu'il a rencontré à Tel Aviv, devient un habitué de cette table. Suivront nombre d'élus : Jacques Chirac, Raymond Barre, Michel Rocard, Jacques Chaban-Delmas, Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Robert Hue ou Michèle Alliot-Marie, Bill et Hilary Clinton, John Kerry, Jose Maria Asnar, Gerard Schroeder, Laurent Fabius, François Fillon…. Jacques Le Divellec a servi dans son restaurant, tous les Présidents de la Ve République, du Général de Gaulle à François Hollande.

En 1989, il a la charge de 37 chefs d'État, de ministres et conseillers diplomatiques et près de 7 000 journalistes réunis pour le quinzième sommet du G7 ainsi que pour les célébrations du bicentenaire de la Révolution. À la Défense, seront servis 22 000 couverts en trois jours.

Le , Paris Match publie une photo de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand, avec son père devant la façade du restaurant faite par au téléobjectif à partir de l'autre côté de l'esplanade des Invalides par deux photographes de presse travaillant en binôme, Pierre Suu et Sébastien Valiela.

Le , devant la presse, des chefs d'entreprise, des élus, des personnalités et des associations de Bretagne lancent de chez Le Divellec l'Appel à la Bretagne Tout Entière, pour la réunification de la Bretagne (regroupement des cinq départements bretons au sein d'une même région administrative).

Fermé depuis le départ à la retraite de Jacques Le Divellec en 2013, le restaurant rouvre le 21 septembre 2016, sous la direction du chef Mathieu Pacaud, renommé pour l'occasion Divellec[4].

DistinctionsModifier

Vie privéeModifier

Il a des attaches en Charente et en Bretagne, à l'Île-aux-Moines qu'a quittée au XIXe siècle son grand-père Jean-Marie Le Divellec[7].

Il a quatre enfants, deux filles, Chantal et Catherine, deux garçons, Yann et Kevin.

BibliographieModifier

  • Larousse des Poissons, Coquillages et Crustacés, Larousse
  • La Cuisine de la Mer, Laffont, 1982
  • Le Régime de la Mer, Solar
  • Les Bons Plats de la Mer, Solar
  • Les Poissons, Taillandier
  • Le Régime de la Mer, Hachette
  • La Grande Cuisine aux Herbes, Solar
  • Les huîtres, Solar
  • Ma vie, une affaire de cuisine, Grasset, 2002
  • Bien cuisiner poissons et fruits de mer, Solar, 2005
  • Moules & Co, Solar, 2006
  • À table avec Moïse, Jésus et Mahommet, Solar, 2007
  • Verrines marines, Solar, 2008
  • Bien cuisiner les poissons - best of les meilleures recettes de poissons et fruits de mer, Solar, 2009

Notes et référencesModifier

  1. AFP, « Les 80 ans du chef Le Divellec et du journaliste Pierre Bonte fêtés à Paris », Le Parisien, 18 septembre 2012.
  2. a et b Denis Tugdual, « Jacques Le Divellec : cuisine politicienne, sauce bretonne », Bretons, no 22, juin 2007.
  3. Sylvain Cottin, « Jacques Le Divellec : “Mieux vaut ouvrir le Routard que le Michelin” », Sud Ouest, 17 juillet 2010.
  4. Divellec reprend la mer, Le Figaro, 24 septembre 2016
  5. Décret du 6 avril 2007 portant promotion, JORF no 84 du 8 avril 2007, p. 6582, texte no 2, NOR PREX0710141D, sur Légifrance.
  6. « Jacques Le Divellec : Commandeur de la Légion d'honneur », LeChef.com, 1er juin 2007.
  7. Jacques Le Divellec, Ma vie, une affaire de cuisine, avec la collab. de Jean-Claude Renard, Paris, Grasset, 2002, 273 p. (ISBN 2-246-63621-3) [lire en ligne le premier chapitre].

Voir aussiModifier