Groupe socialiste (Assemblée nationale)

groupe parlementaire français à l'Assemblée nationale

Socialistes et apparentés, membre de l'intergroupe NUPES
Image illustrative de l’article Groupe socialiste (Assemblée nationale)
Chambre Assemblée nationale
Législature(s) Depuis la VIe de la IIIe République
Ancien(s) nom(s) Socialiste
Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
Socialiste, républicain et citoyen
Socialiste, écologiste et républicain
Nouvelle Gauche
Socialistes et apparentés
Partis membres Parti socialiste
Parti progressiste martiniquais
Parti progressiste démocratique guadeloupéen
Divers gauche
Président Boris Vallaud
Député des Landes (Troisième circonscription des Landes)
Représentation
31  /  577
Positionnement Centre gauche à gauche
Idéologie Social-démocratie
Socialisme démocratique
Social-écologie

Le groupe socialiste (SOC), officiellement dénommé groupe socialistes et apparentés, membre de l'intergroupe NUPES depuis 2022, lors de la XVe législature, est le groupe parlementaire constitué autour du Parti socialiste (PS) à l'Assemblée nationale française. Ayant le plus souvent porté le nom de groupe socialiste, il a parfois pris d'autres appellations au cours de son histoire.

Le groupe est présidé depuis le par Boris Vallaud, député de la 3ecirconscription des Landes.

Effectifs et dénominations depuis 1958Modifier

Année Nom Nombre de députés Évolution Pourcentage
1958 Groupe socialiste (SOC) 47 - 8 %
1962 66   19 14 %
1967 Groupe de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) 121   55 25 %
1968 57   64 12 %
1973 Groupe du Parti socialiste et des radicaux de gauche (PSRG) 102   43 21 %
1978 Groupe socialiste (SOC) 113   11 23 %
1981 285   172 58 %
1986 212   73 37 %
1988 275   63 47,7 %
1993 57   218 10 %
1997 250   193 43 %
2002 141   109 24 %
2007 Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) 204   63 35 %
2012 Socialiste, républicain et citoyen (SRC)
puis socialiste, écologiste et républicain (SER) à partir de 2016[1]
295   91 51 %
2017 Groupe Nouvelle Gauche (NG)
puis groupe socialistes et apparentés (SOC) à partir de 2018
31   264 5 %
2022 Groupe Socialistes et apparentés, membre de l'intergroupe Nupes (SOC) 31   5 %

CompositionModifier

Groupe Socialiste et apparentés durant la XVIe législature (2022-2027)
Circonscription Nom Parti Remarques
Ardèche 1re Hervé Saulignac PS
Calvados 2e Arthur Delaporte PS
Eure 4e Philippe Brun PS
Finistère 6e Mélanie Thomin PS
Gironde 4e Alain David PS
Haute-Garonne 8e Joël Aviragnet PS
Ille-et-Vilaine 8e Mickaël Bouloux PS
3e Claudia Rouaux PS
Isère 4e Marie-Noëlle Battistel PS
Landes 3e Boris Vallaud PS Président de groupe (depuis 2022)
Manche 4e Anna Pic PS
Mayenne 1re Guillaume Garot PS
Meurthe-et-Moselle 5e Dominique Potier PS
Nord 11e Roger Vicot PS
Orne 1re Chantal Jourdan PS
Pas de Calais 8e Bertrand Petit PS Dissident NUPES élu sous l'étiquette divers gauche
Puy-de-Dôme 2e Christine Pirès-Beaune PS
Pyrénées-Atlantiques 4e Iñaki Echaniz PS
Saône-et-Loire 4e Cécile Untermaier PS
Sarthe 2e Marietta Karamanli DVG
Seine-Maritime 5e Gérard Leseul PS
Seine-et-Marne 11e Olivier Faure PS
Tarn-et-Garonne 1re Valérie Rabault PS
Haute-Vienne 2e Stéphane Delautrette PS
Essonne 6e Jérôme Guedj PS
Seine-Saint-Denis 8e Fatiha Keloua-Hachi PS
Val-de-Marne 9e Isabelle Santiago PS
Guadeloupe 2e Christian Baptiste PPDG Apparenté
Guadeloupe 4e Elie Califer FGPS Apparenté
Martinique 3e Johnny Hajjar PPM Apparenté
La Réunion 1re Philippe Naillet PS Apparenté

HistoriqueModifier

XIVe législature (2012-2017)Modifier

 
Logo de 2016 à 2017.

Il est le groupe le plus important de la XIVe législature et compte à sa création 295 députés (279 membres et 16 apparentés), soit la majorité absolue. En , il compte 291 députés (275 membres et 16 apparentés). En , le départ de Jean-Pierre Maggi fait passer son effectif total à 288, perdant ainsi la majorité absolue à l'Assemblée nationale[2].

Députés ayant quitté le groupe en cours de mandatModifier

  1. Thomas Thévenoud, exclu à la suite des révélations sur ses impôts impayés[3] ;
  2. Philippe Noguès, qui conteste la ligne « sociale-libérale » du PS et rejoint en les non-inscrits[4].
  3. Pouria Amirshahi, frondeur, qui conteste la ligne politique du gouvernement, rejoint les non-inscrits[5].
  4. La frondeuse Dominique Chauvel quitte le groupe socialiste le et rejoint les rangs des non-inscrits[6].
  5. Le frondeur Patrice Prat quitte le groupe socialiste le et rejoint les rangs des non-inscrits[7].

Composition à la fin de la législatureModifier

XVe législatureModifier

Au début de la législature, le groupe se compose de 28 membres et de 3 apparentés[9].

Malgré l’inscription du groupe dans l'opposition, plusieurs députés qui le composent ont été élus en se réclamant de la majorité présidentielle. C'est le cas d'Ericka Bareigts[10], de Delphine Batho[11], d'Olivier Dussopt[12], de Marietta Karamanli[13], d'Hervé Saulignac[14] et de Christophe Bouillon[13]. D'autres, sans employer cette expression, ont exprimé leur soutien au mouvement d'Emmanuel Macron, comme Hélène Vainqueur-Christophe[15], Joaquim Pueyo[16] ou Guillaume Garot[15].

D'autres enfin, sans apporter de soutien aussi explicite, ont été élus dans des circonscriptions où La République en marche ! (LREM) a choisi de ne pas présenter de candidats face à eux, comme François Pupponi[15], Stéphane Le Foll ou George Pau-Langevin, ou ont demandé à la commission d’investiture de LREM qu’elle renonce à investir un candidat face à eux, comme Jean-Louis Bricout[17].

Lors du vote de confiance au gouvernement Philippe II, alors que le PS appelle à voter contre, 3 députés votent pour la confiance (Guillaume Garot, David Habib et Hélène Vainqueur-Christophe), 23 s'abstiennent, et seuls 5 votent contre (Joël Aviragnet, Luc Carvounas, Alain David, Régis Juanico et Boris Vallaud)[18].

Après un an de législature, le groupe Nouvelle gauche est l'un des deux groupes les moins présents aux votes de l'Assemblée (19 %), avec le groupe Les Républicains (18 %), ce qui s'explique notamment par le fait que tous deux sont en majorité composés de députés sortants[19].

En , il a voté en moyenne 29,3 % des textes de la majorité, contre 15 % pour le groupe LFI et 9,3 % pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine ; ce taux monte à 40,8 % pour les seuls votes solennels (qui valident l'ensemble d'une loi)[20]. A cette date, il a voté favorablement lors de huit scrutins solennels, s'agissant des textes portant sur l'état d'urgence, sur la lutte contre le terrorisme, sur la moralisation de la vie politique, sur la fin de l'exploitation des hydrocarbures, sur le don de congé aux aidants familiaux, sur le droit à l'erreur, sur la protection des données personnelles et sur le transport aérien entre les États-Unis et l'Union européenne[20].

Le groupe PS vote intégralement contre la confiance au gouvernement Philippe en . Il s'agit du groupe qui connaît le plus grand changement d'orientation depuis le premier vote de confiance de 2017[21].

En , Olivier Faure, président du groupe parlementaire, annonce que le groupe devient Nouvelle Gauche[22],[23], une dénomination qui, pour la première fois depuis 1958, ne fait pas référence au socialisme[24]. Le groupe abandonne cette dénomination en pour « socialistes et apparentés » (SOC)[25].

Répartition partisaneModifier

Parti/étiquette politiques Nombre de députés
Parti socialiste 24
Mouvement des citoyens 2
Génération.s 1
Bâtir le pays Martinique 1

Députés ayant quitté le groupe en cours de mandatModifier

  1. Delphine Batho, députée PS de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, annonce son départ du PS et du groupe le . Elle rejoint le parti Génération écologie et les députés non-inscrits[26].
  2. Stéphane Le Foll, député PS de la quatrième circonscription de la Sarthe démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la mairie du Mans. Il est remplacé par Sylvie Tolmont.
  3. François Pupponi, député ex-PS de la huitième circonscription du Val-d'Oise annonce avec 15 autres députés la création du Groupe Libertés et territoires le [27].
  4. Christophe Bouillon, député PS de la cinquième circonscription de la Seine-Maritime démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la mairie de Barentin[28].
  5. Luc Carvounas, député PS de la neuvième circonscription du Val-de-Marne démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la mairie d'Alfortville.
  6. Ericka Bareigts, députée PS de la première circonscription de La Réunion démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la mairie de Saint-Denis. Elle est remplacée par Philippe Naillet.
  7. Joaquim Pueyo, député PS de la première circonscription de l'Orne démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la mairie d'Alençon. Il est remplacé par Chantal Jourdan.
  8. George Pau-Langevin, députée PS de la 15e circonscription de Paris démissionne le de son mandat de député à la suite de sa nomination comme adjointe à la défenseur des droits.
  9. Serge Letchimy, député PPM de la troisième circonscription de la Martinique démissionne le de son mandat de député à la suite de son élection à la présidence du conseil exécutif de Martinique.
  10. Lamia El Aaraje, élue dans la 15e circonscription de Paris depuis le , perd son mandat le à la suite d'une décision du Conseil constitutionnel annulant l'élection à cause d'une usurpation de logo par l'un de ses adversaires[29].

Membres du bureau de l'Assemblée nationaleModifier

XVIe législature (2022-2027)Modifier

Le Parti socialiste avait préinvesti plus de 400 candidats avant son accord avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, que certains n'ont pas accepté, maintenant leurs candidatures. A émergé ainsi le projet d'un "autre groupe de gauche à l'Assemblée nationale" face à la NUPES[30], intégrant les socialistes "dissidents", le Parti radical de gauche (PRG), et "des socialistes investis NUPES mais qui ne s'en revendiquent pas"[30], parmi lesquelles Valérie Rabault, présidente des députés socialistes entre 2017 et 2022[30], qui en mai 2022 s'est opposée à l'accord électoral entre le PS et La France insoumise[31], Emmanuel Macron lui proposant le poste de Premier ministre[32]. Ce projet de groupe parlementaire incarne la ligne Delga / Hidalgo, active pendant la présidentielle, devenue courant minoritaire anti-Nupes.

En 2022, la presse a recensé 70 candidatures "dissidentes", soit autant que de candidats PS investis par la NUPES. Sébastien Vincini, secrétaire national du PS, a précisé que certains se sont mis eux-mêmes en retrait du PS et que les autres "seront exclus"[30], ce qui a été contesté en justice[33].

Selon la direction du PS, 19 ont décidé de faire bénéficier les financements politiques générés par leur candidature au Parti radical de gauche (PRG)[34].

OrganisationModifier

Présidents depuis 1958Modifier

Secrétaires générauxModifier

Identité visuelleModifier

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Présidents socialistes de l'Assemblée nationale sous la Cinquième RépubliqueModifier

Sous la Cinquième République, cinq membres issus du groupe socialiste ont exercé la présidence de l'Assemblée nationale, durant quatre législatures :

Notes et référencesModifier

  1. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », marianne.net, 19 mai 2016.
  2. Marc Simon, « C'est fait, le PS n'a plus la majorité absolue à l'Assemblée nationale », sur lexpress.fr, (consulté le )
  3. Thomas Thévenoud quitte le Parti socialiste mais reste député, Le Monde, 8 septembre 2014.
  4. « PS. Le député frondeur Philippe Noguès quitte le parti », entretien avec Ouest-France, 24 juin 2015.
  5. « Le député frondeur Pouria Amirshahi quitte le Parti socialiste », sur Le Figaro,
  6. « Modifications », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  7. Étienne Girard, « Le député Patrice Prat, bras droit d'Arnaud Montebourg, quitte le PS », lelab.europe1.fr, 12 juillet 2016.
  8. « Bureau groupe décembre 2016 », sur deputes.lessocialistes.fr (consulté le ).
  9. « Groupe Nouvelle Gauche », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  10. « Élections législatives : Ericka Bareigts et Jean-Jacques Morel dans la 1ere circonscription - réunion 1ère », réunion 1ère,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Législatives en Deux-Sèvres : Delphine Batho restera-t-elle députée de la 2e circonscription ? », France 3 Nouvelle-Aquitaine,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Vers une recomposition en marche ? », sur Le Réveil du Vivarais,
  13. a et b « Présidentielle. Des socialistes soulagés et prêts à s'engager… », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Polémique autour du candidat d’En Marche dans la première circonscription », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. a b et c « Qui sont les candidats PS arrivés en tête et sont-ils Macron-compatibles ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Orne. Joaquim Pueyo, candidat ni-ni aux législatives », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. (en) « En Marche! et des croche-pattes », sur Le Courrier Picard (consulté le )
  18. Christophe Gueugneau et Manuel Jardinaud, « A l’Assemblée, les gauches se sentent impuissantes », sur Mediapart, (consulté le ).
  19. Wedodata, « Les députés En marche traînent les pieds », sur Les Jours, (consulté le ).
  20. a et b Wedodata, « La gauche, contre Macron ou tout contre ? », sur Les Jours, (consulté le ).
  21. Caroline Vigoureux, « Édouard Philippe: ce que traduit le vote de confiance des députés », sur lopinion.fr, (consulté le ).
  22. « À l'Assemblée, le groupe PS se nommera “Gauche Nouvelle” », sur Libération (consulté le )
  23. « Laurence Dumont sera la candidate du groupe Nouvelle gauche (PS) au «perchoir» », sur Libération (consulté le )
  24. RFI
  25. Enora Ollivier, « Les députés socialistes vont à nouveau s'appeler… socialistes », sur Le Monde, (consulté le ).
  26. « Delphine Batho : "Je quitte le PS sans regrets" », Le Monde, publié et consulté le 2 mai 2018.
  27. Mathilde Siraud, « Assemblée nationale : création d'un nouveau groupe baptisé «Libertés et territoires» », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  28. « Rives-en-Seine. Le suppléant de Christophe Bouillon démissionne de l'Assemblée nationale », sur Tendance Ouest, (consulté le ).
  29. « Décision n° 2021-5726/5728 AN du 28 janvier 2022 » du conseil constitutionnel, publié et consulté 28 janvier 2022.
  30. a b c et d "Législatives : à gauche, des dissidents PS anti Nupes peuvent-ils l’emporter ?" Sud Ouest avec AFP le 10/06/2022 [1]
  31. « Législatives 2022 : entre résignation et rejet d’une alliance avec LFI, les députés socialistes feront campagne sur leur nom », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  32. « La députée PS Valérie Rabault a refusé Matignon : Valérie Rabault a refusé le poste de Premier ministre, d'après des informations de BFMTV », sur BFMTV (consulté le )
  33. Article dans le Huffin,gton Post le 08/06/2022
  34. Article de Julien Duffé dans Le Parisien le 27 mai 2022
  35. France-politique.fr www.france-politique.fr

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier