Brigitte Bourguignon

femme politique française

Brigitte Bourguignon
Illustration.
Brigitte Bourguignon en 2017.
Fonctions
Ministre déléguée chargée de l'Autonomie
En fonction depuis le
(4 mois et 21 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Ministre Olivier Véran
Gouvernement Castex
Prédécesseur fonction créée
Députée française

(8 ans, 1 mois et 17 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 6e du Pas-de-Calais
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
LREM (depuis 2017)
Prédécesseur Jack Lang
Successeur Ludovic Loquet[1]
Présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale

(3 ans et 23 jours)
Prédécesseur Catherine Lemorton
Successeur Fadila Khattabi
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Boulogne-sur-Mer (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
LREM (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)

Brigitte Bourguignon, née le à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est une femme politique française.

Élue députée dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais sous les couleurs du Parti socialiste en 2012, elle est réélue cinq ans plus tard sous celles de La République en marche. Présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale à partir de 2017, elle est nommée ministre déléguée chargée de l'Autonomie auprès du ministère des Solidarités et de la Santé, dans le gouvernement Jean Castex.

BiographieModifier

Naissance et carrière politiqueModifier

Native de Boulogne-sur-Mer, après avoir été secrétaire médicale, Brigitte Bourguignon travaille au Conseil départemental du Pas-de-Calais[2],[3] en tant que fonctionnaire territorial chargée de l'aide alimentaire[4].

Premier mandat de députéeModifier

Ex-adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer et secrétaire nationale du Parti socialiste chargée du sport, Brigitte Bourguignon, investie par le PS, est élue le députée de la 6e circonscription du Pas-de-Calais avec 54,31 % contre son adversaire UMP Frédéric Wacheux[2].

À l'occasion des élections municipales de 2014, elle se présente à Marquise en tant que 4e sur la liste du maire sortant, Jean-René Bracq (PS). Ce dernier est battu par Bernard Évrard (DVD) ; Brigitte Bourguignon est élue conseillère municipale de la ville. En mai 2016, elle est battue à la présidence du Parc naturel régional des caps et marais d'Opale par le maire de Wirwignes Philippe Leleu.

En juillet 2016, elle est nommée présidente du Haut Conseil du travail social[5].

Deuxième mandatModifier

Durant l'entre deux tours de l'élection présidentielle de 2017, elle rejoint Emmanuel Macron et sollicite l'investiture En marche !. Elle est alors exclue du Parti socialiste[6]. Le 18 juin 2017, elle est réélue députée de la sixième circonscription du Pas-de-Calais en obtenant 60,84 % face à la candidate FN Marie-Christine Bourgeois[7],[8]. Quelques jours plus tard, elle se porte candidate à la présidence de l'Assemblée nationale[9], étant opposée, parmi les candidats LREM, à François de Rugy et Sophie Errante[10].

Elle est élue présidente de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale le 29 juin 2017[11]. À l'Assemblée nationale, elle dirige « un pôle social », au sein de la majorité, pour faire entendre une sensibilité de gauche que les députés affiliés estiment étouffée au sein du groupe majoritaire[12]. Contexte indique que cette initiative « n’a pas fait école, et l’a même desservie au sein du groupe »[13].

En septembre 2018, après l'élection de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale, elle se porte candidate pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[14]. Elle est éliminée au premier tour de scrutin, arrivant en 5e position sur 7 candidats avec 19 voix[15]. A la suite de cette « défaite cuisante » selon Contexte, elle laisse l'animation du « pôle social » à Sonia Krimi[16].

En juillet 2019, à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein du groupe LREM, elle est réélue présidente de la commission, avec 58,18 % des votes au second tour (160 voix) contre 41,81 % pour Fiona Lazaar (115 voix)[17],[18].

À la suite du dépôt d'un texte de loi prévoyant de renforcer l'accompagnement des jeunes majeurs vulnérables de l'Aide Sociale à l'Enfance, Brigitte Bourguignon fut accusée de trahisons par d'anciens enfants placés après les débats et le vote d'une loi vidée de sa substance. En effet, la députée a déposé un amendement visant à limiter la protection pour les jeunes majeurs de l'Aide Sociale à l'Enfance. Elle inscrit dans la loi un délai de placement minimal pour bénéficier d'une aide à la majorité[19],[20].

En juin 2020, elle est nommée présidente de la commission d'enquête sur la crise sanitaire à l'Assemblée nationale[21].

Ministre déléguée à l'AutonomieModifier

En juillet 2020, elle est nommée ministre déléguée chargée de l'Autonomie[22]. Son suppléant Ludovic Loquet refusant de prendre sa place, elle est contrainte à se représenter lors d'une législative partielle avec un autre suppléant[23].

Elle rejoint Territoires de progrès courant 2020[24].

MandatsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Composition de l'assemblée.
  2. a et b « Brigitte Bourguignon, nouvelle députée PS de la 6e du pas-de-Calais #circo6206 », sur maville.com,
  3. « Sixième circonscription : qui est Brigitte Bourguignon ? », sur lavoixdunord.fr,
  4. Brigitte Bourguignon sur www.plus.lefigaro.fr (consulté le 30 juin 2020)
  5. « La présidence du Haut Conseil du travail social (HCTS) », Ministère des Solidarités et de la Santé,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2017)
  6. « Code du travail : la députée LREM Brigitte Bourguignon menacée de mort par «guillotine» », sur lemonde.fr, (consulté le 15 septembre 2018)
  7. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  8. Prendre le train en marche mène Brigitte Bourguignon à Paris
  9. Info LCP - Deux femmes candidates au "perchoir" de l'Assemblée nationale
  10. Guillaume Gendron, « Course au perchoir : trois Marcheurs dans les starting-blocks », liberation.fr, 26 juin 2017.
  11. Laure Equy, [1], liberation.fr, 28 juin 2017.
  12. « A l’Assemblée, un groupe de gauche se structure au sein de la majorité », sur lemonde.fr
  13. Samuel Le Goff, « Le premier kilomètre des marcheurs à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 30 juillet 2018).
  14. « Présidence des députés LREM : 10 candidats sont en lice pour remplacer Ferrand », sur leparisien.fr, (consulté le 13 septembre 2018).
  15. Alexandre Lemarié, « Assemblée nationale : Gilles Le Gendre élu à la tête du groupe LRM », sur lemonde.fr, (consulté le 18 septembre 2018).
  16. « La députée LRM Sonia Krimi reprend le « pôle social » de Brigitte Bourguignon », sur contexte.com, (consulté le 4 octobre 2018).
  17. « Remaniement des postes LREM à l'Assemblée : large prime aux sortants », sur Nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le 7 juillet 2020).
  18. https://www.cadredesante.com/spip/infos/breve/brigitte-bourguignon-reelue-a-la-presidence-de-la-commission-des-affaires-sociales-de-l-assemblee
  19. « Réforme de l'Aide sociale à l'enfance : du consensus à la désillusion à l'Assemblée », sur Libération.fr, (consulté le 13 mai 2019)
  20. Pauline Graulle, Jérôme Hourdeaux et Manuel Jardinaud, « Enfants placés: accusée de trahison, la majorité affiche son malaise », sur Mediapart (consulté le 13 mai 2019)
  21. Emmanuel Galiero, « Assemblée: la commission d'enquête parlementaire sur la crise sanitaire débute mardi avec l'audition de Jérôme Salomon », sur Le Figaro.fr, (consulté le 7 juillet 2020)
  22. Cassandre Rogeret, « Remaniement : B. Bourguignon, nouvelle ministre du handicap? », sur Handicap.fr, (consulté le 6 juillet 2020)
  23. Bourguignon contrainte à une élection après le refus de Loquet
  24. « Clément Beaune rejoint les macronistes de gauche », sur L'Opinion, (consulté le 20 novembre 2020)

Liens externesModifier