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Danielle Brulebois

personnalité politique française

Danielle Brulebois
Illustration.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 2 mois et 3 jours)
Élection
Circonscription 1re du Jura
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Pélissard (LR)
Vice-présidente de l'Assemblée nationale

(3 mois et 25 jours)
Président François de Rugy
Législature XVe (Cinquième République)
Conseillère départementale du Jura
Élue dans le canton de Bletterans
En fonction depuis le
(4 ans, 4 mois et 22 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Création du canton
1re Vice-présidente du
Conseil général du Jura

(3 ans, 11 mois et 26 jours)
Prédécesseur André Vauchez (PS)
Successeur Hélène Pélissard (LR)
Conseillère générale du Jura
élue dans le canton de Chaumergy

(7 ans et 13 jours)
Prédécesseur Bruno Guichard (DVG)
Successeur Suppression du canton
Conseillère municipale de Chaumergy
En fonction depuis le
(11 ans, 5 mois et 3 jours)
Élection 16 mars 2008
Maire Gilles Tschanz
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Longwy-sur-le-Doubs (Jura)
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
REM (depuis 2017)
Profession Professeure des écoles honoraire

Danielle Brulebois, née Danielle-Marie-Louise Monnot le à Longwy-sur-le-Doubs (Jura), est une femme politique française, élue députée le 18 juin 2017, membre de La République en marche.

Sommaire

BiographieModifier

Après des études à l’École normale de Lons-le-Saunier, elle a effectué toute sa carrière dans l’enseignement en tant qu’institutrice puis directrice d’école dans plusieurs communes du Jura[1].

Parcours politiqueModifier

Elle débute sa carrière politique en 2008 lorsqu’elle est élue conseillère générale (PS) du Jura (canton de Chaumergy)[2] et conseillère municipale de Chaumergy[3]. Elle devient également déléguée à la Communauté de Communes du Val de Brenne .Elle est aussi élue présidente du CAUE du Jura (Conseil architecture urbanisme environnement), qu'elle a présidé jusqu'en 2015.

En 2011, après la victoire de la gauche aux élections cantonales, elle devient première vice-présidente du conseil général du Jura. En charge des collèges, elle pilote le projet numérique du conseil général du Jura qui choisit d'équiper l'ensemble des professeurs et des collégiens de 6ème du département d'une tablette numérique. Par cette action innovante, la collectivité permet aux collégiens d'être parmi les premiers de France à bénéficier de ces nouvelles technologies.

En 2012, elle est investie candidate aux élections législatives sur la première circonscription du Jura par le Parti Socialiste. Elle réunit 47,86 % des suffrages au second tour face au député sortant Jacques Pélissard (UMP)[4].

Suite au redécoupage des cantons et au nouveau mode de scrutin départemental prévu par le législateur, elle est candidate sur le canton de Bletterans en 2015, en binôme avec Philippe Antoine, maire de Larnaud. Ils sont élus le 29 mars 2015[5].

En 2016, elle est élue présidente du Collectif Textile Franc-Comtois du Jura (CTFC Jura), plate-forme régionale de collecte et de recyclage des surplus de textile, structure d'insertion en milieu très rural qu'elle a contribué à créer en 2008, avec la Communauté de Communes Val de Brenne.

Lors de la campagne présidentielle de 2017, Danielle Brulebois soutient Emmanuel Macron. Elle rejoint alors La République en Marche[6] fin 2016.

Investie candidate aux élections législatives dans la première circonscription du Jura par ce mouvement, elle est élue députée le 18 juin 2017 avec 57,88 % des suffrages[7], battant Cyrille BRERO (LR), successeur désigné par Jacques Pélissard.

Le 29 juin 2017, elle est élue vice-présidente de l'Assemblée nationale[8]. Dans ses premières présidences de séance, elle se fait remarquer par son manque d'expérience. Ainsi le 24 juillet 2017, à l'occasion du débat sur la dite Loi de confiance dans la vie politique, visiblement dépassée, elle s'est vue contrainte d'appliquer à la lettre le règlement de l'Assemblée nationale, répétant tout en le consultant sans cesse les consignes soufflées - son microphone étant resté ouvert -, par Rémi Schenberg, directeur général des services législatifs de l'Assemblée nationale[9].

Sa nomination fait suite à la polémique qui a agité l'Assemblée Nationale : Le groupe Les Républicains avait désigné deux Députés de l'opposition à la Vice-Présidence (notamment Annie Genevard) et un autre au poste de questeur. C'est finalement Thierry Solère, élu de Droite et "constructif" qui est élu à la questure à la place d'Eric Ciotti. Cette nomination provoque l'ire du groupe Les Républicains qui décide de suspendre sa participation au bureau de l'Assemblée Nationale. Annie Genevard refuse provisoirement la Vice-Présidence qui lui était destinée[10].

Dans ses premières présidences de séance, la Loi de confiance dans la vie politique supprimant les emplois des conjoints pour les Députés et la réserve parlementaire suscite la colère de l'opposition, qui profite du manque d'expérience des Vices-Présidents de la majorité. Ainsi, le 24 juillet 2017, à l'occasion du débat sur ladite Loi de confiance dans la vie politique, Danielle Brulebois s'est vue contrainte d'appliquer à la lettre le réglement de l'Assemblée Nationale, répétant les consignes de Rémi Schenberg, directeur général des services législatifs de l'Assemblée nationale[9]. Ce n'est pas inhabituel au Sein de l'Assemblée Nationale, où les débats sont parfois houleux.

Le Président de l'Assemblée Nationale a estimé qu'après un mois à l'Assemblée Nationale, il y a une forme de bizutage des anciens et des anciennes Députés qui profitent de la situation, notamment de celles et ceux qui le secondent à la présidence des séances, les Vices-Présidentes et Vices-Présidents de l'Assemblée Nationale.

Le groupe Les Républicains mettent fin à leur boycott des postes du bureau de l'Assemblée Nationale, alors que deux Vices-Présidents devaient leur revenir.

Elle perd cette vice-présidence le 24 octobre 2017 au profit de la députée LR Annie Genevard[11], comme le veut l'usage de l'Assemblée. Elle reste au bureau de l'Assemblée Nationale. Danielle Brulebois est nommée Secrétaire de l'Assemblée Nationale à compter du 31 octobre 2017[12].

Responsabilités à l'Assemblée NationaleModifier

Au sein de l'Assemblée Nationale, Danielle Brulebois occupe de nombreuses fonctions[13], détaillées comme suit :

Commissions permanentesModifier

- Membre de la commission Développement Durable et Aménagement du Territoire

Missions parlementairesModifier

- Secrétaire du bureau de l'Assemblée nationale

- Membre de la commission d'enquête sur la situation et les pratiques de la grande distribution et de ses groupements dans leurs relations commerciales avec les fournisseurs

- Membre de la délégation chargée de l'application du statut de Député

- Membre de la délégation chargée de la communication et de la presse

- Membre de la Délégation chargée des activités internationales

- Membre de la Délégation chargée du patrimoine artistique et culturel de l'Assemblée Nationale

Fonctions judiciaires, internationales ou extra-parlementairesModifier

- Membre titulaire de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale du Jura

- Membre titulaire du Comité de Massif du Jura[14]

- Membre de l'établissement public de sécurité ferroviaire

- Membre de la Commission Départementale de répartition de la dotation des territoires ruraux

Groupes d'études et d'amitiéModifier

- Vice-Présidente du groupe d'amitié France-Belgique

- Vice-Présidente du groupe d'amitié France-Uruguay

- Vice-Présidente du groupe d'études presse

- Membre du groupe d'études enjeux de la ruralité

- Membre du groupe d'études chasse et territoires

- Membre du groupe d'études vigne, vins, oenologie

- Membre du groupe d'études thermalisme

- Membre du groupe d'études forêt, bois, nouveaux usages et industrie du bois

- Secrétaire du groupe d'études Economie verte et Economie circulaire

- Secrétaire du groupe d'études Sapeurs-Pompiers Volontaires

DistinctionsModifier

  Chevalier de l'ordre national du Mérite par décret du 13 novembre 2014[15].

Vie privéeModifier

Danielle Brulebois est mariée et mère de quatre enfants[1].

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Danielle BRULEBOIS La république en marche législatives Jura », sur Danielle BRULEBOIS La république en marche législatives Jura (consulté le 20 juin 2017).
  2. « Résultats des élections cantonales 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 20 juin 2017).
  3. « L'Express - Actualités Politique, Monde, Economie et Culture », sur LExpress.fr (consulté le 20 juin 2017).
  4. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 20 juin 2017).
  5. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 20 juin 2017).
  6. Le Progrès, « Danielle Brulebois : "je voterai Macron" », Le Progrès,‎ .
  7. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 20 juin 2017).
  8. Lucie Thiery, « Danielle Brulebois élue vice-présidente à l'Assemblée nationale », France 3 Bourgogne-Franche-Comté,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2017).
  9. a et b « Quand la vice-présidente se fait souffler ses répliques », Le Point,‎ 27 juillet2017 (lire en ligne).
  10. « Imbroglio à la vice-présidence : entre Annie Genevard (LR) et Danielle Brulebois (En Marche), un refus de siéger et une élection «provisoire» », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 24 avril 2019)
  11. « Assemblée nationale : Danielle Brulebois perd sa vice-présidence au profit de Annie Genevard », francetvinfo.fr, 25 octobre 2017.
  12. Bureau de l'assemblée nationale (lire en ligne)
  13. « Mme Danielle Brulebois - Jura (1re circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 avril 2019)
  14. « Commissariats de massifs | CGET », sur www.cget.gouv.fr (consulté le 24 avril 2019)
  15. « Danielle Brulebois chevalier de l’ordre du Mérite », sur leprogres.fr, (consulté le 29 juin 2017).