Laure de La Raudière

femme politique française

Laure de La Raudière
Illustration.
Laure de La Raudière en 2011.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(13 ans, 2 mois et 30 jours)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 3e d'Eure-et-Loir
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2007-2015)
LR (2015-2017)
LC (2017)
UAI (2017-2019)
UDI (2019)
UAI (2019-2020)
AE (depuis 2020)
Prédécesseur François Huwart
Maire de Saint-Denis-des-Puits

(5 ans, 5 mois et 22 jours)
Réélection 23 mars 2014
Prédécesseur Michel Rousseau
Successeur Olivier Donck
Conseillère départementale d'Eure-et-Loir
Élue dans le canton d'Illiers-Combray
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 29 mars 2015
Conseillère régionale du Centre-Val de Loire

(4 ans, 4 mois et 9 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Mireille Éloy
Biographie
Nom de naissance Laure du Tillet
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Agir (depuis 2017)
Diplômée de École normale supérieure
Profession Cheffe d'entreprise

Laure de La Raudière, née du Tillet le à Neuilly-sur-Seine (Seine, actuellement Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est députée Agir de la troisième circonscription d'Eure-et-Loir.

BiographieModifier

Laure de La Raudière, entrée à l'École normale supérieure (Sciences 1984), obtient ensuite un diplôme d'ingénieur des télécoms.

Elle s'est mariée le [1] avec Hubert Penin de La Raudière[2].

Parcours politiqueModifier

Elle est élue députée de la troisième circonscription d'Eure-et-Loir en 2007, réélue en 2012 et en 2017.

En 2012, elle s'oppose au projet de loi concernant le mariage homosexuel en France[3].

Soutien de Bruno Le Maire depuis pour le congrès qui a lieu la même année, elle est engagée dans sa campagne pour la présidence de l’UMP, à l’automne 2014 puis dans celle de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[4]. En , elle est nommée avec cinq autres personnalités porte-parole de sa campagne de la primaire[5].

En mars 2015, elle est élue conseillère départementale[6] du canton d'Illiers-Combray en tandem avec Bernard Puyenchet[7].

Elle est aussi conseillère municipale de Saint-Denis-des-Puits depuis , après avoir été Maire de 2012 à 2017.

En , elle rejoint l'équipe projets de la campagne de François Fillon pour prendre en charge les sujets du numérique et l'enseignement supérieur.

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, elle lâche à son tour le candidat LR à la présidentielle[8]. Le , elle rejoint le groupe Les Républicains constructifs, UDI et indépendants. Après sa réélection comme députée[9], le , elle est candidate à la présidence de l'Assemblée nationale[10] ; elle recueille 34 voix et est battue dès le premier tour par François de Rugy.

En , elle participe à la création du parti dissident des Républicains Agir, la droite constructive et en 2020 au groupe parlementaire associé Agir ensemble.

Elle est une spécialiste reconnue des enjeux du numérique sur la société et s’exprime régulièrement sur ces sujets.

MandatsModifier

Fonctions politiquesModifier

  • Cofondatrice du parti politique agir_la droite constructive
  • Vice-présidente du Comité National d'Action d'agir_la droite constructive depuis
  • Membre du Conseil d'orientation de l'Institut Open Diplomacy depuis
  • Membre du bureau politique des Républicains de à
  • Secrétaire nationale de l'UMP chargée du numérique de 2011 à
  • Secrétaire nationale de l'UMP chargée des médias, nouveaux médias et numérique de 2009 à 2011

Cursus professionnel avant son électionModifier

  • Responsable du département Clientèle d’Affaires à la Direction régionale de Paris Sud de France Télécom (1989-1994).
  • Directrice Grands comptes à la division Grands Comptes de France Télécom (1994-1997).
  • Directrice départemental d’Eure-et-Loir de France Télécom (1997-2001).
  • Associée dans une start-up créatrice de logiciels de datamining (2001-2002).
  • Associée, gérante de deux sociétés de conseil en réseaux et télécommunications auprès des grandes entreprises (2003-2010).

Prises de positionModifier

Début , dans le cadre de la loi Macron, Laure de la Raudière co-signe un amendement avec 10 autres députés UMP visant à autoriser les chefs d'entreprises à licencier 10 personnes par an pour permettre aux PME d'alléger leurs charges en cas de difficultés économiques. Restent protégés les femmes enceintes ou en congé maternité ainsi que les salariés en congé parental ou bien de longue maladie[12].

En , Laure de La Raudière lutte à l'assemblée nationale pour éviter l'adoption de mesures systématisant l'utilisation de deep packet inspection (« boîtes noires » chez les fournisseurs d'accès) par les services de sécurité intérieure français[13]. En mai, elle vote contre le projet de loi relatif au renseignement au motif que le texte donne un pouvoir trop important au Premier ministre, permettant de couvrir « légalement » toute enquête administrative, avec un contrôle léger car pas véritablement indépendant de l'exécutif.

Fin , Laure de La Raudière relaie à l'Assemblée nationale, avec des députés LR, un amendement portant sur la fiscalité des entrepôts et fourni par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises[14],[15].

Historique de la famille Penin de La RaudièreModifier

La famille Penin de La Raudière (belle-famille de Laure), est une famille d'ancienne bourgeoisie originaire du Poitou. Elle possédait la terre de La Raudière depuis le XVIIe siècle, dont elle conserve le nom, conformément au décret du , obtenu par Henri Penin de La Raudière (1851-1932), maire de Plaisance[16]. Elle est issue de Pierre Penin (1598-1661), avocat et procureur du roi au siège présidial de Poitiers. *René Penin (1628-1700), était secrétaire de la Lieutenance du Poitou. *Jean Penin (1660-1738) était avocat en Parlement et au siège prsidial de Poitiers. *Jean-René Penin (1742-1809), était porte-enseigne des gardes du corps du roi Louis XVI, maire de Saint-Pierre-les-Églises.

Notes et référencesModifier

  1. http://www.tournemire.net/Les-bicous.pdf
  2. Henri Penin et ses deux fils ont été autorisés, par décret du 23 décembre 1916, à reprendre le nom de La Raudière (de Jean, sieur de La Raudière, de Migne, de La Rivière aux Chirets, de Lamondie, président du Présidial de Poitiers). Blason de enregistré en 1699 (M.L. d'Armagnac del Ser, Les vieux noms de France de l'Ouest, Bibliothèque Mazarine, p. 582.
  3. « Perche. La députée Laure de la Raudière s’oppose au mariage gay », actu.fr, 13 novembre 2012.
  4. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  5. L'Opinion, « Le Maire, l’équipe de «la campagne sans Bruno» », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 12 septembre 2020).
  6. « Laure de La Raudière », sur Eurelien.fr : Conseil départemental d'Eure-et-Loir (consulté le 12 septembre 2020).
  7. « Bernard Puyenchet », sur Eurelien.fr : Conseil départemental d'Eure-et-Loir (consulté le 12 septembre 2020).
  8. Anthony Favalli, « François Fillon lâché par une partie de son camp », cnews.fr, 1er mars 2017.
  9. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  10. « Suivez l'élection du Président de l'Assemblée nationale », sur lcp.fr, .
  11. Source : ministère de l'Intérieur
  12. Sébastien Tronche, « Loi Macron : des députés UMP veulent autoriser les entreprises "à licencier librement", sans justification » sur Le Lab (Europe 1), 3 février 2015
  13. « L’Assemblée adopte les boîtes noires qui surveilleront votre comportement », sur numerama.com, (consulté le 9 décembre 2015)
  14. « Quand le Medef livre des amendements clé en main aux députés LR et Modem », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  15. « Ces amendements "made in" Medef présentés par les députés », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  16. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simil-Nobiliaire-Français, éd. Sedopols, 2012, p.624

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier