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Challenges

magazine économique français
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Challenges
Image illustrative de l’article Challenges

Pays Drapeau de la France France
Zone de diffusion France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse économique
Prix au numéro 4,20 euros
Diffusion 204 866 ex. (2018 diffusion France payée)
Fondateur Patrick Fauconnier
Date de fondation 1982 (il y a 37 ans)
Éditeur Editions Croque Futur
Ville d’édition Paris

Propriétaire Groupe Perdriel (60 %)
Renault (40 %)
Directeur de la rédaction Vincent Beaufils
Rédacteur en chef Pierre-Henri de Menthon
ISSN 0751-4417
Site web Challenges.fr

Challenges est un magazine hebdomadaire économique français paraissant le jeudi. Fondé en 1982 par d'anciens étudiants de l'ESSEC, dont Patrick Fauconnier et Cécile Ayral[1], il a été racheté 5 ans plus tard par Claude Perdriel, ex propriétaire du Nouvel Observateur[2]. Il appartient au groupe de presse Groupe Perdriel.

Challenges.fr est édité par les Editions Croque Futur[3].

En décembre 2017, le groupe Renault entre au capital du groupe de presse Perdriel et donc entre autres du magazine à hauteur de 40 %[4]. Début 2019 il porte sa participation à 45%[5],[6].

DescriptionModifier

Le slogan du magazine est : « Que dit l'économie cette semaine ? »

Il est actuellement dirigé par Vincent Beaufils ; Pierre-Henri de Menthon en est le directeur de la rédaction délégué[7].

Depuis 2007, l'hebdomadaire a opté pour une première page de couverture originale pour la presse française, représentant chaque semaine un portrait d'une personnalité, sur fond noir.

Les années qui suivent, l'hebdomadaire développe davantage son contenu numérique, en ajoutant de nombreux contenus vidéo. Depuis 2009, une émission hebdomadaire de web-TV complète le contenu papier et mobile et est nommée Le Club Entrepreneur.

En 2018, Challenges.fr élargit ses thématiques et ouvre deux nouvelles verticales sur son site internet : « Vie de bureau » et « Femmes ».

HistoriqueModifier

Le premier numéro parait en juillet 1982. Il est consacré aux « nouveaux optimistes », son titre est alors Challenge (sans s). L'année suivante, le magazine interviewe le président de la République François Mitterrand sous le titre « Mitterrand aux jeunes qui ont envie d'entreprendre »[1],[8].

En 1987, Claude Perdriel, propriétaire du Nouvel Observateur, rachète le magazine qui prend pour nom Challenges[1].

La diffusion connaît une forte progression au cours de la première moitié des années 1990 : elle franchit la barre des 200 000 en 1995 et 250 000 en 2000. Le journal propose une nouvelle formule au mois de septembre 2001, et voit son rythme de parution passer de mensuel à bimensuel, avec pour objectif de passer à un rythme hebdomadaire à partir de 2003[9].

La diffusion du journal recule assez fortement entre 2011 et 2014 selon l'OJD[10], la diffusion payée en France reculant de près de 10 % : passant de 231 813 exemplaires en 2011 à 208 658 en 2014.

En septembre 2014, Challenges lance un quotidien numérique payant : Challenges Soir. Ce quotidien rassemblait 5 000 abonnés en avril 2015, ce qui semble trop faible pour assurer la pérennité de cette activité. Le 23 octobre 2014, L'Obs est proposé en couplage avec Challenges[réf. nécessaire].

Des mesures d'économies ont été prises en 2014, avec un plan d'économies à hauteur de 800 000 euros, afin d'enrayer les pertes du journal pour 2014 (deux millions d'euros) et celles prévues pour 2015[11].

En mars 2017 lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonce le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran, par rapport à ceux des autres éditorialistes. Elle déplore en outre « les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran auprès de la direction et de l’équipe web, à la suite de la parution d’un article critique à l’égard de Macron »[12].

En décembre 2017, le groupe de presse Groupe Perdriel accueille, à hauteur de 40 % de son capital, Renault qui y injecte 5 millions d'Euros[5],[6]. Car celui-ci souhaite diffuser le contenu de l'hebdomadaire dans ses véhicules électriques et connectés[13].

En 2018, Challenges est attaqué en justice par le groupe Conforama pour avoir divulgué que l'enseigne d'ameublement avait été placée sous mandat ad hoc, une procédure visant à sauvegarder les entreprises en difficulté[14]. En juin 2019, la cour d'appel donne finalement raison à Challenges et oblige Conforama à dédommager le magazine à hauteur de 1 500 euros et à couvrir ses frais de justice[15]. Cette décision est saluée par l'ensemble de la presse française comme une bonne réponse en faveur de la liberté de la presse[16].

Début 2019, Renault monte à 45% du capital du groupe de presse Groupe Perdriel en injectant 2,25 millions d'euros. Claude Perdriel investit environ 2,75 millions d'euros en augmentation de capital[5],[6].

Palmarès annuel des «500 plus grandes fortunes professionnelles de France»Modifier

Le magazine Challenges est connu pour son classement annuel des «500 plus grandes fortunes professionnelles de France» dont la publication a débuté en juillet 1996[17]. Il se base sur une estimation de l'ensemble des actifs professionnels sans tenir compte des biens personnels[17].

A la différence du classement réalisé par le magazine Capital il ne tient pas compte des dettes.

Top 5 des «500 plus grandes fortunes professionnelles de France» en 2019 [17]
Rang Famille de ... Société Fortune (en milliards d'€)
1 Bernard Arnault LVMH 90,27
2 Alain Wertheimer et Gérard Wertheimer Chanel 50
3 Françoise Bettencourt-Meyers L'Oréal 45,8
4 Hermès Hermès International 43
5 Gérard Mulliez Groupe Mulliez 32

Ligne éditorialeModifier

En 2017, dans le cadre de la campagne présidentielle française, plusieurs journalistes de Challenges estiment et déplorent que leur journal « roule pour Macron »[18].

DiffusionModifier

Diffusion payée en France du magazine Source OJD[19].

TITRE 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Challenges magazine 231 813 229 024 222 763 208 658 186 968 199 336 201 992 204 872
Évolution -  - 1,2 %  - 2,8 %  - 6,3 %  - 10,4 %  +1,06 %  +1,01 %  +1.4%

RéférencesModifier

  1. a b et c « Challenges : bref historique », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2019)
  2. « Claude Perdriel : « Je n'ai pas vendu Le Nouvel Obs, je l'ai donné » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2018).
  3. « Mentions légales », sur www.challenges.fr (consulté le 25 avril 2019).
  4. BFM BUSINESS, « Le propriétaire de Challenges rentre pleinement dans l'Histoire », sur BFM BUSINESS, (consulté le 26 juillet 2019)
  5. a b et c BFMTV, « Le magazine Challenges croit toujours au papier », sur BFMTV, (consulté le 26 juillet 2019)
  6. a b et c Le Monde Diplomatique et Acrimed, 14 décembre 2018 (Lire en ligne)
  7. Contacts, sur challenges.fr
  8. Couvertures des années 1982/1983, sur la page Facebook du magazine.
  9. [1] Challenges : bref historique, par l'Obs Culture
  10. [2] Page du magazine Challenges sur le site de l'OJD
  11. [3] La promesse d’une équipe allégée pour Challenges, article du journal Libération du 24 avril 2015
  12. La présidentielle à Challenges : les « observations » de la société des journalistes (SDJ), communiqué de la SDJ de Challenges daté du 16 mars 2017
  13. « Renault prend 40 % de Challenges pour mettre des contenus dans la voiture autonome », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 13 décembre 2017)
  14. « Le magazine « Challenges » obtient gain de cause face à Conforama », sur Les Échos, (consulté le 11 juin 2019).
  15. « « Challenges » obtient gain de cause dans l’affaire Conforama », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 11 juin 2019).
  16. « La justice enfin du côté de la liberté de la presse », sur Libération.fr, (consulté le 11 juin 2019).
  17. a b et c « Les 500 plus grandes fortunes de France en 2019 », sur Challenges (consulté le 15 août 2019)
  18. « La présidentielle à Challenges : les « observations » de la société des journalistes (SDJ) - Acrimed | Action Critique Médias », sur www.acrimed.org (consulté le 26 novembre 2018)
  19. « Challenges - ACPM », sur www.acpm.fr (consulté le 26 juillet 2019)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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