LOL (film)

film français sorti en 2009
LOL (Laughing Out Loud)
Description de l'image LOL (film) Logo.jpg.

Réalisation Lisa Azuelos
Scénario Lisa Azuelos
Nans Delgado
Acteurs principaux
Sociétés de production Pathé Renn Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 105 minutes
Sortie 2009


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

LOL (Laughing Out Loud) est un film français réalisé par Lisa Azuelos, sorti le .

SynopsisModifier

LOL signifie Laughing Out Loud (« mort de rire ») en langage SMS. C'est aussi comme ça que les amis de Lola, 16 ans, lycéenne à Paris, l'appellent. Dans un monde connecté en permanence sur internet, Lola (Christa Theret) et ses amis naviguent entre amitié et histoires d'amour de lycée, tout en évitant leurs parents, parfois insupportables et dépassés. Lola vit chez sa mère Anne (Sophie Marceau), qui est en plein trouble sentimental. Elle continue de fréquenter son ancien mari Alain (Alexandre Astier) et vient de rencontrer Antoine, commissaire de police.

C'est la rentrée des classes. Lola retrouve ses amies et fait avec elles le point sur les vacances écoulées. Arthur, son petit ami, lui annonce à cette occasion qu'il l'a trompée au cours de l'été. Pour ne pas perdre la face, Lola prétend avoir également perdu sa virginité. Ses amies ne font rien pour arranger les choses.

Lola traverse une crise avec sa mère, qui a le plus grand mal à comprendre sa fille. Anne trouve le journal intime de Lola, elle se rend compte qu'un fossé s'est creusé entre elles. Elle décide de lui faire quitter son lycée pour l'inscrire dans le privé, ce que Lola n'approuve pas du tout. Anne, à la suite d'une dispute, donne une gifle à sa fille qui décide de partir vivre chez son père pour une durée indéterminée.

Fiche techniqueModifier

  Italie : (Festival international du cinéma de Rome)
  France,   Belgique et   Suisse :

DistributionModifier

ProductionModifier

Lieux de tournageModifier

Les séquences scolaires ont été tournées au lycée Jean-Baptiste-Say, dans le 16e arrondissement de Paris.

MusiqueModifier

Bande originaleModifier

La bande originale du film a été composée et interprétée principalement par l'artiste français Jean-Philippe Verdin, plus connu sous le pseudonyme de Readymade FC qui prête sa voix à Jérémy Kapone pour toutes les séquences chantées. D'autres chansons y figurent également, comme le titre Exil écrit par Jérémy Kapone (à travers son groupe, Kaponz & Spinoza), l'interprète de Maël dans le film.

  1. Little sister - Jean-Philippe Verdin (3:32)
  2. Alright - Supergrass (3:00)
  3. J'suis au maximum - Jérémy Kapone & Lise Lamétrie (0:07)
  4. Dreamers - Jean-Philippe Verdin (3:41)
  5. Here to stay - Kate Stables (3:10)
  6. First day of my life - Bright Eyes (3:03)
  7. On the road to Splifftown - Jean-Philippe Verdin (0:28)
  8. L'euthanasie - Christa Theret (0:12)
  9. Lola - Jean-Philippe Verdin (3:21)
  10. Last night - Jade-Rose Parker (0:05)
  11. Are U gonna dance? - Junesex (2:52)
  12. Tamaget au baconnet - Félix Moati (0:06)
  13. Exil - Kaponz & Spinoza (4:18)
  14. Not to love you - Declan de Barra & Maïdi Roth (3:27)
  15. Everybody's got to learn sometime - Jean-Philippe Verdin (4:32)
  16. Little sister (Acoustic) - Jean-Philippe Verdin (3:20)
  17. Somewhere Only We Know - Keane (1:00)

AccueilModifier

Accueil critiqueModifier

L'accueil critique du film a été partagé mais majoritairement positif. Les points de divergences critiques concernent le traitement des personnages et l'esprit général du film, jugés soit clichés, soit au contraire représentatif d'une époque. L'hebdomadaire Télérama a salué le traitement « juste, drôle et enlevé »[3]. Le Journal du dimanche évoque une « comédie de mœurs presque parfaite » et le magazine Première, un peu moins enthousiaste, loue l'habileté d'un récit dans lequel « tout le monde [se] retrouve »[4]. Studio Ciné Live retient également sa puissance d'identification : « le miroir tendu par Lisa Azuelos est malin »[5]. Mais le journal Le Monde n'apprécie guère la naïveté qui se dégage du film, notamment dans ses descriptions sociologiques, et regrette des personnages et des dialogues « sans grand relief », accolés à des situations « sans enjeu »[6]. Le journal Libération n'y voit, lui, qu'une « comédie bourge à haute teneur sarkozyste »[7]. L'hebdomadaire Les Inrockuptibles retient l'accumulation de poncifs créée par la cinéaste, et son « incapacité à tirer la moindre grâce des corps qu'elle filme, enserrés dans leur lénifiante pose Petit Bateau »[8]. Mais sa critique porte essentiellement sur le propos conservateur, voire réactionnaire, du projet : « un film qui ne représente dans un lycée parisien qu'un seul élève d'origine arabe, mais sous-entend en même temps que sa communauté a un peu tendance à s'arroger le monopole de la discrimination, on est en droit de le trouver vraiment dégueulasse. Mais cela s'inscrit dans le propos général de Lol, sa grande affaire, à savoir la question de la discipline et tout bonnement du retour à l'ordre »[9].

Box-officeModifier

Film Box-Office France[10] Box-Office Étranger[11] Total
LOL 3 660 205 entrées 434 801 entrées 4 095 006 entrées

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

AnalyseModifier

Références à d'autres œuvresModifier

  • La musique de La Boum (Richard Sanderson : Dreams Are My Reality) est diffusée lorsque Charlotte (Marion Chabassol) fait ses courses au supermarché et rencontre son prof de maths (Axel Kiener). On peut également entendre pendant le film, la valse no 2 de Chopin. C'est sur ce morceau que Samantha passe son audition de danse classique dans La Boum 2, dans lequel jouait également Sophie Marceau.
  • La scène où les parents de Lola sont au lit et où la mère demande au père s'il voit une autre femme est peut-être une référence à la série Kaamelott. En effet, l'une des scènes récurrentes de la série consiste à voir des couples se disputer au lit. C'est effectivement le cas lors de cette scène, le plan de caméra étant quasiment le même que dans la série (la caméra avance dans le film tandis qu'elle reste statique dans Kaamelott). La présence d'Alexandre Astier, créateur et acteur de ladite série, tend à confirmer cette référence.

Erreurs et incohérencesModifier

  • Selon les scénaristes et le début du film, les amis de Lola l'appellent « Lol », mais ce surnom n'est jamais entendu dans le film.

Autour du filmModifier

  • Près de 30 ans après, le film contient plusieurs réminiscences de La Boum de Claude Pinoteau, sorti en 1980 et qui marqua son époque : d'abord par son sujet, tableau d'une adolescence, décrite avec force détails dans son époque, avec ses modes, son langage, ses rapports à soi, au corps, au groupe, à l'école, aux parents, etc. Le parcours narratif du film a recours à plusieurs éléments identiques : une héroïne parisienne dans un milieu socioprofessionnel aisé, les rapports mère-fille, un couple de parents séparés, la fête, le concert, la présence d'une grand-mère maternelle, etc. qui sont des clés autorisant des lectures comparées de la même tranche d'âge à deux époques différentes. Enfin, Sophie Marceau, qui fut Vic, l'héroïne de La Boum, est ici la mère de famille confrontée à l'adolescence de Lola.
  • Sur une thématique proche, mais se focalisant sur la situation d'enfant de divorcés, est sorti environ 6 mois plus tard Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires).

RemakeModifier

En 2012, un remake américain LOL USA est réalisé par Lisa Azuelos, avec Miley Cyrus dans le rôle de Lola, Demi Moore dans celui d'Anne et enfin Ashley Greene dans celui d'Isabelle De Peyrefitte.

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier