Nom de code : Nina

film sorti en 1993
Nom de code : Nina
Titre québécois Sans retour
Titre original Point of No Return
Réalisation John Badham
Scénario Robert Getchell
Alexandra Seros
Acteurs principaux
Sociétés de production Art Linson Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 101 minutes
Sortie 1993


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nom de code : Nina ou Sans Retour au Québec (Point of No Return) est un film d'action américain réalisé par John Badham, sorti en 1993.

C'est un remake du film français Nikita de Luc Besson (1990).

SynopsisModifier

À Washington, un groupe de jeunes délinquants pille une pharmacie pour se procurer de la drogue. Les forces de l'ordre interviennent et les tuent tous, à l'exception de Maggie (Bridget Fonda). Ayant tué un policier, elle est condamnée à mort par injection, mais se réveille après l'exécution qui n'était qu'un simulacre pour la rayer de l'état civil. Elle va être entraînée pour devenir une tueuse à la solde du gouvernement...

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

La réalisation de ce remake de Nikita de Luc Besson (1990) a été proposée à Luc Besson, qui a refusé le projet[1].

Jodie Foster et Winona Ryder ont refusé le rôle principal alors que Julia Roberts, Nicole Kidman ou encore Daryl Hannah sont envisagées. Halle Berry a quant à elle convoité le rôle mais le réalisateur John Badham trouve qu'elle ne correspond pas au personnage[1].

Antonio Banderas est envisagé pour incarner Bob[1].

Le tournage a lieu de mars à juin 1992. Il se déroule à La Nouvelle-Orléans (notamment le Vieux carré français), à Washington, D.C. (Tidal Basin, Woodrow Wilson Plaza, Robert F. Kennedy Department of Justice Building (en), North Capitol Street), dans les Warner Bros. Studios de Burbank (Californie), à Los Angeles (Venice, Inter-Continental Hotel, ...) ou encore dans un hôtel Marriott de Culver City[2].

Durant le tournage, le film s'intitule Nikita. En postproduction, le producteur Art Linson et Warner Bros. décident de le renommer The Specialist. Cependant, le studio préfère finament Point of No Return, alors que The Assassin's Heart ou Sweet Hot Steel sont envisagés. Le titre The Specialist est finalement utilisé par la Warner pour un projet de film à venir, qui sortira en France sous le titre L'Expert en 1994[1].

MusiqueModifier

La musique est initialement composée par Gary Chang, mais son travail est finalement rejeté[1]. Il est remplacé par Hans Zimmer.

Le personnage principal étant fan de Nina Simone, on peut entendre plusieurs de ses chansons dans le film : Here Comes the Sun, I Want a Little Sugar in My Bowl, Feeling Good, Wild Is the Wind et Black Is the Colour (of My True Love's Hair).

AccueilModifier

CritiqueModifier

Le film reçoit des critiques globalement négatives de la part de la presse. Le célèbre critique du Chicago Sun-Times Roger Ebert, qui avait noté Nikita 3,54[3], donne au remake la note de 34 en précisant que le film est « une adaptation efficace et fidèle et Bridget Fonda gère les changements d'identités de son rôle avec intensité et conviction, bien qu'elle n'ait pas la même tristesse presque poétique qu'Anne Parillaud apportait au film original. Si je n’ai pas ressenti le même degré d’implication avec Nom de code : Nina que je l’ai fait avec Nikita, c’est peut-être parce que les deux films sont tellement similaires dans l’intrigue, le regard et la sensation. J’ai eu une impression de déjà vu tout au long du film. Il y a quelques changements, la plupart du temps pas pour le mieux. En faisant du petit ami de l’héroïne un photographe cette fois au lieu d’un caissier, le film perd l’émouvant de leur relation ; Nikita aimait son caissier précisément parce qu’il manquait complètement d’agressivité »[4]. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il obtient 50% d'opinions favorables, pour 24 critiques et une note moyenne de 5,4610[5].

Box-officeModifier

Aux États-Unis, le film débute à la seconde place du box-office pour son premier week-end d'exploitation et ne récolte au final que 30 038 362 $[6],[7]. En France, il n'attire que 55 148 spectateurs en salles[8].

CommentairesModifier

Le film sort en salles aux États-Unis sous le titre Point of No Return, mais a connu une exploitation vidéo record sous le titre The Assassin. Après son échec au box-office américain, il sortira également sous ce titre dans certains pays[1].

Il s'agit d'un remake très fidèle au film Nikita de Luc Besson, avec quelques petites différences notables cependant :

  • dans Nikita, Joséphine doit dérober des documents dans une ambassade en se faisant passer pour l'ambassadeur ; dans le remake, Nina se déguise en petite-amie d'un riche industriel du Moyen-Orient qui possède une disquette avec des informations nucléaires, et vient le braquer chez lui.
  • dans Nikita, le nettoyeur Victor meurt en voiture après s'être enfui de l'ambassade avec Joséphine. Dans le remake, il tente d'éliminer Nina alors qu'ils sont en voiture sur une route de montagne, Victor finissant écrasé par la voiture dans un ravin.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  2. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Roger Ebert, « La Femme Nikita review », sur Chicago Sun-Times, (consulté le 19 janvier 2013)
  4. (en) Roger Ebert, « Point of No Return review », sur Chicago Sun-Times, (consulté le 19 janvier 2013)
  5. « Point of No Return (The Assassin) (1993) », sur Rotten Tomatoesconsulté le=10 mai 2020
  6. David Fox, « Weekend Box Office Ninja Turtles Capture Top Spot », sur Los Angeles Times, (consulté le 9 novembre 2010)
  7. (en) « Point of No Return », sur Box Office Mojo (consulté le 10 mai 2020)
  8. « Nom de code : Nina », sur JP's Box-office (consulté le 10 mai 2020)

Liens externesModifier