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Chronologie du Touquet-Paris-Plage

Avant le 25 avril 1837Modifier

1595 :

  • Le nom Touquet apparaît pour la première fois en 1758, avec l'appellation « pointe du Touquet », sur la carte générale de la France, établie sous la direction du cartographe César-François Cassini, cette carte signale : « Pointe de Lornet, Embouchure de la Canche, Pointe du Touquet, Gué d'Étaples, Trépied, Corps de Garde de l'Anse à l'avoine »[1] puis, il apparaît une seconde fois quelques années plus tard, en 1764, avec l'appellation « banc du Touquet » sur les cartes du cartographe et hydrographe français Jacques-Nicolas Bellin, cette « carte des entrées de la rivière Canche et de ses environs jusqu'à Montreuil » signale : « Cucq, Trépied, grosses dunes ou Pourier, pointe du Nez, banc du Touquet »[2],[Note 1]. Le domaine n'est alors constitué que de lais de mer et représente la partie extrême des garennes de Trépied, partie formant le tournant du littoral et l'estuaire de la Canche[f 1].
  • À partir du Moyen Âge, le mot Touquet veut dire le tournant, l'angle, on disait telle auberge est située al touquet del rue c'est-à-dire au tournant de la rue. Le Touquet était donc la partie extrême des garennes de Trépied, partie formant le tournant du littoral et de l'estuaire de la Canche[g 1].
  • Tout le domaine du Touquet, autrefois constitué uniquement par des dunes sauvages et arides, dépendait avant la Révolution française, de l'Abbaye de Saint-Josse[d 1].
  • Afin de fixer les dunes, compte tenu de l'ensablement grandissant, les lettres patentes royales proposent la plantation intensive d'oyats[f 1].

1801 :

  • l'approche de la côte est signalée à la pointe du Touquet, à l'embouchure de la Canche, par deux feux fixes (des fanaux) à environ 450 m au nord-est de l'emplacement des deux futurs phares, ils sont en maçonnerie d'une dizaine de mètres de haut et entretenue par un seul gardien. Les feux sont deux sources lumineuses dues à une lampe alimentée à l'huile de colza, à mèche circulaire. À noter, qu'à la même époque, un sémaphore et un petit phare à la pointe du Lornel complètent le dispositif, le sémaphore est détruit en 1815. Dans les cinquante années qui ont précédé la construction des deux phares, on comptera près de 37 naufrages[3].

1819 :

  • l'État décide de dresser un plan précis de l'ancien domaine des moines de l'Abbaye de Saint-Josse confisqué lors de la révolution. Les 1 600 hectares des garennes de Trépied, hameau de Cucq, sont estimés en 1827 et vendus le à M. Doms, un belge qui ne pourra payer la somme due. La vente est donc annulée[d 2].

Du 25 avril 1837 au 31 décembre 1881Modifier

 
Plaque en haut de l'escalier de l'hôtel de ville

[d 2] : Alphonse Daloz achète[b 1] ces terrains pour 150 000 francs de l'époque et plante, de 1855 à 1882, sur plus de 800 hectares de garennes dunaires dans les bas-champs picards, des pins maritimes, des peupliers et des aulnes[4]. La forêt du Touquet va stabiliser les dunes et donner à la commune une magnifique parure. Ces 800 hectares sont toujours couverts en 2010 par cette véritable forêt.

1839 :

  • Installation du premier sémaphore au sommet d'une dune (en un lieu qui serait placé aujourd'hui dans le parc de la Canche au niveau du boulevard d'Artois)[c 1]. En raison du recul du rivage à 500 mètres, ce sémaphore se retrouvera [b 2] plus tard à l'intérieur du pays d'où l'on ne percevra plus ses signaux depuis la haute mer[a 1]. Il sera détruit en 1893 et remplacé par un sémaphore identique. En 1839, le rivage suivait l'actuel tracé de la rue de Paris[e 1].

1845 :

  • À la suite de nombreux naufrages, il est décidé, par les travaux publics et de la Marine, la construction des deux phares du Touquet, en remplacement des deux simples fanaux situés à la pointe du Touquet et du phare établi, de l'autre côté de l'estuaire de la Canche, sur la pointe du Lornel à la fin du XIXe siècle[g 2].

1847 :

  • début des travaux du pont de chemin de fer d'Étaples sur la Canche, ils sont terminés en octobre 1847.
  •  : Étaples est desservie par la ligne ferroviaire Paris - Amiens - Boulogne[d 3].

1852 :

  •  : inauguration des deux phares dont la construction avait démarré en 1845. Ces deux phares sont à feux fixes et fonctionnent à l'huile de colza jusqu'en 1883 où ils seront électrifiés[b 3]. En 1900, le phare nord est désaffecté, sa tour est peinte en noir afin d'éviter les reflets de l'autre phare[b 4]. Ces deux phares ont été détruits en 1944. La construction de ces deux phares entraîna l'installation des familles des 6 gardiens au lieu-dit « le Touquet » et donnèrent sa devise à la future commune « Fiat Lux, Fiat Urbs ».
  • On compte, avec le château et ses dépendances, les maisons des gardes, celles des phares et du sémaphore, une vingtaine d'habitants[g 3].
  • La mer, d'après les vieux de cette époque, n'est qu'à 200 m des phares[g 4].

1860 :

1864 :

1872 :

  • Établissement de la digue protection de la dune aux loups jusqu’à la baie de Canche afin de stopper l’érosion côté Touquet-Paris-Plage avec pour conséquence heureuse d’apporter une extension du domaine de Daloz par l’apport de sable en face de Quentovic, au plus grand bonheur d'Alphonse Daloz qui voit ainsi la superficie de son domaine s’agrandir[5].

1874 :

Du 29 avril 1882 à décembre 1892 - naissance de Paris-PlageModifier

1882 :

1883 :

  • Il y a 30 habitants, avec le château, les phares et le sémaphore, et 2 familles avec la maison du garde et le cabaret Duboc[g 10].
  • Le premier lot en front de mer est vendu à un notaire d'Aix-en-Issart, Henri Saumon qui fait construire les deux premiers chalets qui ne seront détruits qu'en 1920 : l'Avant-Garde et la Vigie[d 4],[b 5]. On ne parle pas encore de villas, les premières constructions, appelées « chalets » étaient construites entièrement en bois[d 5].

1884 :

1885 :

  • Le mort à Nice d'Alphonse Daloz.
  • On recense les constructions suivantes :
    • Les deux phares et les sept logements de leurs gardiens,
    • Le « château » de Alphonse Jean-Baptiste Daloz construit en 1864,
    • Six chalets : L'avant-garde, La Vigie, Les Bergeronnettes, la Villa Saint-Jean (1885), la Villa Saint-Georges (1885), la buvette Dessouliers.
  • Jacques Roberval est le garde de la plage lorsqu'en 1886 les propriétaires de chalets lui demandent de les surveiller en leur absence. Ainsi naît la première agence de location du Touquet[6].
  • On ne dénombre qu'une seule construction de chalet la Villa Saint-Jean[g 16].

1886 :

  •  : La construction, sur les plans de l'architecte Charles Billoré, d'une chapelle consacrée à Saint André à l'emplacement de l'actuelle poste, sur un terrain donné par Alphonse Jean-Baptiste Daloz est autorisée par la mairie de Cucq, avec pour maire François Florent Guilbert et comme adjoint Pierre Tétu[b 6]. Achevée en 1887, bénie le . Elle fut agrandie sur les plans de l'architecte Louis Cordonnier : transept en 1894, chœur et sacristie en 1898). Le premier curé fut l'abbé Guérin. Le chanoine Deligny lui succéda et fut curé de 1903 à 1947. Il laissa un souvenir important au Touquet. Malgré les agrandissements, la chapelle Saint-André se révéla trop petite : les fidèles se pressaient jusqu'au milieu de la place bien qu'il y eut six messes qui se succédaient de 6h30 à midi[c 2]. Devant cette situation il fut décidé en 1909 de bâtir une nouvelle église. Pour le franc symbolique, la société « Touquet Syndicat Limited » vendait à la « Société immobilière pour les besoins du culte catholique » un terrain de 2 405 m2 à l'entrée du parc public. Les travaux débutent le 25 avril 1910, l'ouverture au culte de la nouvelle église Jeanne d'Arc se fera le 14 juillet 1911. La première messe est célébrée par l'abbé Deligny, curé de la paroisse et Mgr Émile-Louis-Cornil Lobbedey, évêque d'Arras. L'inauguration officielle a lieu le 13 août 1911[7]. Pendant la Première Guerre mondiale, la municipalité d'Ypres, réfugiée ici, l'utilise comme école[b 7]. Le bâtiment sera ensuite utilisé comme marché couvert, avant d'être détruit en 1927 pour construire la Poste.
  • La délibération du conseil municipal de Cucq, par l'autorisation de la construction d'une chapelle de secours à Paris-Plage, marque le commencement de prise de possession, par la municipalité de Cucq, de la station[g 17].
  • M. Cléret, nouveau régisseur du domaine, inaugure une nouvelle méthode de gestion de la forêt, en abattant deux pins sur trois, et en plantant des boutures de bois tendres tels que peupliers blancs de Hollande et aulnes. Les arbres abattus fournissent le bois nécessaire pour l'étayage des galeries des mines du Nord[g 18].
  • Un service d'omnibus, entre Étaples et la station, est mis en place, deux fois par semaine, un pour le marché et l'autre pour la messe[g 19].
  • Construction de la villa Suzanne de M. Léon Garet au 57, boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui), par l’entreprise Roy d’Étaples[g 20].
  • Construction du petit Hôtel café du Nord propriété de Marie Codron et du café restaurant du Centre par M. Wadoux. Les frères Ramet ouvrent leur épicerie rue de Paris. et Raymond Lens établit un dépôt d'articles de bains[g 20].
  •  : premier numéro du journal “Paris-plage”, créé par Ernest Legendre, il parait le jour de la fête du Touquet[g 21].

1887 :

  • Ouverture de la première librairie centrale sur l'initiative d' Ernest Legendre[g 22].
  • Mme Daloz instaure le premier ramassage quotidien des ordures, dans des boites spéciales, tel que cela se pratique à Paris[g 23].
  • Il y a 18 constructions nouvelles[g 24].
  • Ouverture au public du télégraphe à la station du sémaphore sur l’ancienne butte, dans le parc de la Canche, proche du boulevard d'Artois[g 25].
  • Construction du Grand-Hôtel, par Alphonse Legendre, angle sud-est du boulevard de la Mer et de la rue Saint-Louis, réalisé M.Legrand entrepreneur de menuiserie à Amiens, à noter que pendant l’hiver 86/87, la construction bien avancée a été détruite par une tempête. L’hôtel a été inauguré le 14 juillet 1887[g 24].
  • En septembre, la route des phares qui traverse la propriété de M. Alphonse Daloz, est classée, par l’administration, comme embranchement du chemin de grande communication no 119 (de Doullens à Gravelines) pour une traversée de 4 963 m jusqu'à la chapelle en empruntant la rue de Londres, et sera entretenue par l'État[g 26].
  • On compte 3 boutiques, La ménagère, articles de Bains, dirigée par Mme Duhamel fille de Duhamel-Cousin qui possédait un grand magasin à Étaples, angle nord-est de la rue de Paris et de la rue de Bruxelles, le bon Marché et L’épicerie Vins et Liqueurs de M. Ramet d’Étaples[g 27].

1888 :

  • Le la nouvelle route allant de la plage à la gare d'Étaples est ouverte et ce, à la suite de l'intervention d'Ernest Legendre et de Mme Daloz auprès du député de la circonscription et du ministère des travaux publics. La route est établie selon les principes édictés par Raymond Lens[g 28].
  • Maurice Paré, entrepreneur en menuiserie d'Amiens, s'installe au Touquet pour y construire, à la demande de plusieurs de ses clients, les premiers chalets en bois. Cinq ans plus tard, en 1893, son épouse crée l'agence Paré pour louer ces chalets et vendre des terrains. Ainsi naquit l'agence Paré[e 2].
  • Ernest Legendre obtient qu’une deuxième boîte aux lettres soit installée dans la cour du Grand-Hôtel afin d’éviter d’aller à l’unique boîte aux lettres qui se trouvait sur la façade Duboc «  à la naissance de la plage », c’est aussi là que se trouvait le débit de tabac ainsi que le dépôt de timbres-poste nécessaires à l’affranchissement du courrier[g 29].
  • On compte 15 constructions nouvelles, dont l'hôtel de Paris à Marie Codron et l'hôtel du Touquet à Charles Dequéker[g 30].
  • M. Guillemin est nommé architecte officiel du château et construit, pour la première fois, en dur, silex et brique, Villa Henri et St Hubert furent ces 2 premières constructions de 1888[g 31].
  • Il y a une école primaire à Paris-Plage, elle est dirigée par M. Delacroix et compte une dizaine d'élèves. Les parents versent une petite contribution[k 1].

1889 :

1890 :

  • Construction de la villa Les Pêcheries propriété de M. Rouleau[g 36].
  • Arrivée du docteur Iscovesco, ex-interne des hôpitaux de Paris[g 37].
  • Deux express supplémentaires s'arrêtent en gare d'Étaples, et il est organisé en début de saison, au départ de Paris, un train de plaisir spécial, la réussite de ce train pousse la compagnie des chemins de fer du Nord a en organiser un deuxième pour le [g 38].
  • Installation de la société humaine de sauvetage à Paris-Plage. Le a lieu la bénédiction du canot de sauvetage par l'abbé Déplanque[g 39].
  • Le arrêté de la commune concernant la confection et la vidange des fosses, certains propriétaires ayant auparavant crevé leurs fosses afin de s’éviter des vidanges coûteuses[g 40].
  • les Ponts et Chaussées reconnaissent officiellement la dénomination Paris-Plage et font installer des bornes kilométriques en fonte et des plaques indicatrices au tournant des routes indiquant le nom de la station balnéaire[g 26].
  • Le la municipalité de Cucq vote la création d'un emploi de garde-champêtre pour Paris-Plage[g 41].
  • Premier tennis près de la Canche côté Quentovic.
  • Il y a 86 chalets[5].

1891 :

  • Construction d'une digue, à la demande de l'État, entre la route départementale et la Canche, à l'endroit de la grande échancrure, c'est l'entreprise Charles Prévost d'Étaples qui obtient le marché le [g 42].
  • Il est question pour la première fois d'un tramway entre Étaples et Paris-Plage[g 43].
  • le pré-réunion au Grand-Hôtel pour échanger sur un futur syndicat des propriétaires[g 44].
  • Arrivée, au début de la saison, du garde-champêtre spécialement pour Paris-Plage, voté le à Cucq[g 41].
  • On compte 26 nouvelles constructions dont la villa Stella Maris propriété d'Henry de Belloy, la villa Les Galets de Georges Lalouette et la villa les Genêts, en pierre de roche, 2 rue de Paris et qui existe toujours en 2019[g 45].
  • Il y a 91 habitants de recensés[5].

Du premier janvier 1892 au 27 mars 1912 - Paris-Plage nom officielModifier

En 1892, Paris-Plage est reconnue comme nom officiel, par les différents ministères dont le ministère de l’intérieur et par le président du conseil des ministres Émile Loubet, grâce a la volonté de M. Ernest Legendre qui dira que le parrain de la station est M. Loubet[g 46].

1892 :

  • Premier tir aux pigeons près de l’ancien sémaphore à Quentovic[g 47].
  • Premier louage de chevaux et de promenade en voitures à baudet, ballade avec des ânes et première apparition de guignol dans un terrain vague rue de Paris[g 48].
  • Arrivée du docteur Timmermans à la Villa Caroline[g 49].
  • en avril, le conseil générale du Pas-de-Calais accorde la concession du Tramway d'Étaples à Paris-Plage à établir à Charles Prévost d'Étaples[g 50].
  • Le le maire prend un arrêté interdisant la mendicité[g 51].
  • Un Paris-Plageois Gustave Manier figure au conseil municipal de Cucq. Le maire est Louis François Godin, son adjoint est Pierre Têtu, et il a 10 conseillers [g 52].
  • On dénombre 95 habitants[g 8].
  • Construction de l'hôtel des Dunes, par M.Louis Hubert, ancien chef de gare d’Étaples, construction de l’hôtel des Bains rue de Paris par M. Lesueur pour M. Asselin[g 53].
  • Construction des villas La Cigale et La Fourmi par Jules Guillemin dans un style flamand, réminiscence d'espagnol, propriétés respectivement de la famille Bernard de Calonne et Henry Fouquier, beau-père de Georges Feydeau[g 54].
  • Ouverture du café Berger, entrepreneur à Paris-Plage[g 55].
  • Construction de la cabine du canot de sauvetage et du bureau des omnibus[g 55].
  • On compte 36 nouvelles constructions dont l'établissement de MM. Ramet Aux Trois Frères[g 55].
  • Il y a 32 électeurs et 157 chalets.
  • établissement de la rue Centrale (aujourd'hui rue Jean Monnet)[5].
  • En application de la loi Jules Ferry sur l'école obligatoire, le Conseil municipal décide la création d'une école mixte au hameau de Paris-Plage. Les héritiers Daloz font alors donation à la commune de Cucq, d'un terrain de 840 m2, rue de Londres et le projet est confié l'architecte M. Gobert. En attendant, la commune loue le chalet Mathilde, à l'angle des rues de Londres et de la Paix[k 1].

1893 :

  • On compte 40 nouvelles constructions dont l'Ermitage de l'architecte M. louis Cordonnier et 4 magasins dont une boulangerie-dépôt, une boucherie et deux magasins de fruits et primeurs[g 56].
  • On note aussi la dizaine de chalets construits par M. Claverie et qu'il vend au fur et à mesure de leurs constructions et dont les capitaux sont réinvestis dans de nouvelles constructions[g 57].
  • Construction du petit casino à l’angle de la rue de Londres et de la rue Raymond Lens (salle de spectacle et Théâtre) à la place de l’ancienne salle du marché qui n’a jamais servi[g 58].
  • En octobre, la municipalité de Cucq donne son autorisation au projet d'agrandissement de la chapelle[g 59].
  • Le le maire de Cucq accepte la donation, par la famille Daloz, d’un terrain rue de Londres, pour la construction d’une école, l’acte est rédigé le 14 décembre devant M. Oger, notaire à Étaples[g 60].
  • Construction du nouveau sémaphore, copie du précédent, sur le boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui) au sud de la plage, directeur M. Osmont, par l'Entreprise Roy d'Étaples[g 61]. Le service télégraphique, pendant les travaux, est transféré dans un chalet rue de Londres, en face de l'hôtel de Paris, il est assuré pour un coût de 50 centimes. Une fois la construction terminée, au cours de la saison 1895, M. Osmont quitte Paris-Plage pour un poste à Étretat[g 62].
  • Première pharmacie à Paris-Plage installée par M. Paul Maillet pharmacien à Étaples et tenue par M. Teudron, pharmacien de première classe, ex-interne des hôpitaux de Paris. M. Leroux pharmacien à Étaples ouvre également une succursale rue Saint-Louis tenue par un de ses élèves diplômé[g 63].
  • Paris-Plage dépend de Saint-Josse (Pas-de-Calais) pour les impôts, le percepteur, M. Cavrois, établit un bureau provisoire à l’hôtel des Bains[g 64].

1894 :

 
Blason du Touquet-Paris-Plage.
  • Établissement des armoiries du Touquet, avec la devise Fiat Lux, fiat Urbs, par le Comte Robert de Guyencourt, héraldiste distingué, ancien président de la société des antiquaires de Picardie, membre de la société des antiquaires de France[g 65].
  • Le , à Amiens, est créé le syndicat des propriétaires, avec comme président Georges Lalouette[g 66].
  • Le la municipalité de Cucq autorise M. le maire à louer le chalet Mathilde, angle de la rue de Londres et de la rue de la Paix, pour installer la première école mixte dans en attendant la construction d’une vraie école. Le le projet de construction est approuvé par la municipalité de Cucq et les dépenses votées pour une somme de 15 200 F[g 67].
  • [d 6] : John Whitley annonce, avec grand fracas, son intention de créer une « plaisance » franco-britannique qu'il nomme « Mayville » en remplacement de Paris-Plage[h 1]. Le plan qu'il propose a été dessiné par l'architecte Charles Garnier[a 2].
  • Le est constituée la commission des chemins dont le procès-verbal est déposé chez Me Oger, notaire à Étaples, 3 membres la composent, MM. Georges Lalouette, président, Duforets, secrétaire, et Léon Garet, trésorier[g 68].
  • Création d'une nouvelle zone de lotissement, de la rue de Metz jusqu'au boulevard Daloz. Le marché amiable est passé le entre Mme Daloz et Charles Prévost[g 69].
  • Parution du Guide-Agenda d'Henry du Parc[g 70].
  • On compte 173 constructions[g 71].
  • Construction de la villa La Rafale réalisée par l’architecte louis Marie Cordonnier[g 72].
  • Construction de la villa Saint-Raphaël par l’architecte Jules Guillemin qui constitue le triomphe et l'apogée de son architecture[g 73].
  • Installation de bains de mer chauds par Mme Duhamel-Cousin dans une annexe de son magasin[g 74].
  • Un transept est construit à la chapelle Saint-André sous l’égide de l’abbé Déplanque, curé de Cucq et Paris-Plage, sous la responsabilité de l’architecte Louis Marie Cordonnier[g 75].

1895 :

1896 :

  • Première apparition du cirque Robba à l'emplacement où se trouvait l'hôtel du Touquet[g 84].
  • Le Grand-Hôtel inaugure sa grande salle des fêtes, Léon Street obtient de la municipalité de Cucq le droit de l'appeler “casino municipal”[g 85].
  • Premier salon de peinture paris-plageois dans la grande salle du Grand-Hôtel, l'école d'Étaples y est largement représentée[g 86].
  • Le , création officielle du marché le jeudi matin, de h à 11 h, autour de la chapelle Saint-André rue de Londres derrière la poste actuelle, sans perception de droit de place afin de faire venir le plus de commerçants possible, l'inauguration a lieu le [g 87].
  • Le , le syndicat des propriétaires obtient de la municipalité de Cucq :
    • par arrêté préfectoral, la location des dunes entre le boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui) et la laisse de pleine mer, pour une redevance annuelle de 26 F, à la condition expresse que la dune soit dérasée chaque année.
    • Achat d'une pompe à incendie et constitution d'un corps de sapeurs-pompiers volontaires.
    • La Pose de chemin en planches, descendant du boulevard de la mer, dans le prolongement des 3 rues vers la plage.
    • Pour le , l'ouverture du marché[g 88].
  • Le , le conseil municipal de Cucq donne un avis favorable à la désignation pour exercer la garde spéciale et de police de Paris-Plage, demeurant sur place et à la charge de Paris-Plage, c'est M. Chabot qui fut nommé[g 89].
  • La famille Daloz fait caillouter les routes pour la première fois, conformément à leur engagement, c’était jusqu’alors uniquement de la craie et le a été déposé au greffe du tribunal de Montreuil le jugement rendu comme quoi les travaux ont bien été effectués[g 90].
  • Louis Hubert remplace Gustave Manier au conseil municipal de Cucq[g 91].
  • Un incendie ravage la magasin “À la ville de Paris” de M. Leriche[g 92].
  • On compte 179 habitants et 45 électeurs.
  • Création du bureau télégraphique[5].

1897 :

 
plaque commémorative sur l'école
  • Ouverture de la première école, sur un terrain donné par la famille Daloz, rue de Londres. Dans les années 1970 elle est baptisée « Jean de la Fontaine ». Les bâtiments avaient été construits en 1896. L’institutrice est Mlle Decleer, la première année, 2 élèves ont obtenu le certificat d’études, Jeanne Rivet, fille du gardien de phare Paul Rivet et Émélie Duboc, fille de Joseph Duboc[e 3].
  • Inauguration du Casino de la Plage[d 7].
  • John Whitley, encouragé par Sarah Bernhardt et le Duc de Morny, demande à l'architecte Charles Garnier de créer « Mayville »[h 1], un projet géant qui ne verra jamais le jour.
  • Il est décidé d'un nouvel agrandissement de la chapelle[g 93].
  • pour la première fois, les dunes sont dérasées sur toute l'entendue du boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui) permettant aux promeneurs de jouir du spectacle de la plage sans avoir à descendre sur la grève[g 94].
  • On dénombre 29 nouvelles habitations[g 95].
  • Construction de 10 chalets, alternance de toits pointus et de auvents, rue de Paris entre les rues Saint-Jean et Saint-Louis, côté ouest, par l’entreprise Berger, appartements à l’étage et commerces au rez-de-chaussée[g 95].
  • Ouverture rue de Londres, dans la terrasse Belle-Vue, de la première pâtisserie boulangerie équipée d'un four à cuire avec un boulanger venant de Paris, M. Clerc, il n’y a auparavant que le dépôt de pain du boulanger d’Étaples[g 96].

1898 :

  • Lors de la cavalcade du , on voit, entre autres, défiler la tour Eiffel de Paris-Plage, toute lumineuse, réalisée par Joseph Duboc[g 97].
  • arrivée du docteur Dacquet, de la faculté de Paris, nouvellement installé à Étaples[g 98].
  • Une société anonyme est formée pour l'exploitation du Tramway d'Étaples à Paris-Plage, elle est lancée par la banque Adam[g 99].
  • L'usine de production d'électricité est en construction à l'entrée de la route près du chemin de Berck[g 100].
  • On construit un hangar en briques pour remiser les canots de sauvetage de la société humaine de sauvetage en dehors de la saison balnéaire[g 101].
  • Le décès de Marie Codron[g 92].
  • Le importante réunion au Grand-Hôtel où M. Finet, de la société alsacienne de constructions métalliques de Lille, fait un exposé sur la traction électrique appliquée aux tramways[g 102].
  • Le 5 personnes meurent en mer lors d'une promenade en petit bateau, le “Jean Bart”, une cuisinière Julie Vayrac, une femme de chambre Louise Lemoux, Victor Ramet, Ernest Caudron et Georges Noiret, petit-fils de Marie Codron[g 103].
  • On ne compte que 5 nouvelles constructions[g 104].
  • nouvelle méthode de construction, avec la villa Marguerite Marie de M. Vinchon, magistrat à Montreuil, afin de prévenir l'humidité on élève des murs doubles, séparés de l'épaisseur d'une brique, l'intérieur des murs est goudronné[g 104].
  • On dénombre 58 électeurs.
  • Agrandissement de Chapelle Saint-André de Paris-Plage, chœur et sacristie, sur les plans de l'architecte Louis Marie Cordonnier[5].

1899 :

  • Le , début des travaux de substitution du système suranné des phares par un éclairage à éclipses d'une portée de vingt-cinq lieues terrestres, un seul phare est conservé en fonctionnement, le phare sud[g 105].
  • Charles Delambre devient propriétaire du journal Paris-Plage[g 106].
  • L'abbé Guérin succède à l'abbé Déplanque[g 107].
  • La municipalité de Cucq donne un avis favorable le au projet d'établissement du tramway d'Étaples à Paris-Plage et en approuve le tracé le [g 108].
  • Le syndicat des propriétaires, avant l'ouverture de la saison, fait créer par M. Fernand Garet architecte, une superbe affiche en modern-style représentant une jeune femme contemplant, à travers les pins et la forêt, le panorama de Paris-Plage et de la mer. Cette affiche est distribuée dans toutes les gares de la Compagnie des chemins de fer du Nord et dans toutes les villes de la région[g 102].
  • première perception des droits de place du marché, proportionnels aux mètres de façade occupés, par M. Chabot représentant de l’ordre[g 109].
  • Incendie de l’hôtel de Paris, ancien hôtel de Marie Codron, il est complètement détruit[g 110].
  • On compte huit nouvelles constructions[g 111].
  • Le syndicat des propriétaires procède à un recensement saisonnier, 2 667 habitants dont 752 enfants de moins de 15 ans.
  • Le conseil municipal de Cucq adopte le principe d’une création de recette auxiliaire des postes, au frais de la commune de Paris-Plage, à l’initiative de M. Rohrbacher qui en prend la direction. Elle est installée chalet Yvonne rue de Paris[5].

1900 :

  • Le inauguration du remplacement des feux fixes par des feux éclair au phare sud, le phare nord est peint en noir pour supprimer la réflexion de la lumière risquant d’induire en erreur les bateaux[g 112].
  • M. Paul Maillet pharmacien ouvre une nouvelle pharmacie moderne dans la villa Le Malgache rue de Paris au coin de la rue Saint-Louis[g 63].
  • 15 juillet 1900 : inauguration du tramway électrique « EP » reliant Étaples à Paris-Plage[e 4]. Ce tramway partait de la rue de Paris (entre la rue Saint-Amand et la rue de la Paix), prenait la rue de Paris, la rue Louis Hubert, puis l'avenue de Picardie. Il assurait la correspondance avec tous les trains à la gare d'Étaples[8], correspondance qui était assurée depuis 1884 par des omnibus à chevaux[b 8]. La voie est unique, sauf aux abords des jardins ouvriers. Il transportera jusque 15 000 voyageurs les 15 et 16 août 1908[b 9]. Il sera arrêté le .
  • Le la famille Daloz fait une première tentative de vente de ses terrains mais sans succès[g 113].
  • On compte 5 boîtes aux lettres à Paris-Plage, au bureau de poste, à l'angle de la rue des Oyats et de la rue de Paris, à la chapelle Saint-André, à l’hôtel Duboc et au Grand-Hôtel du Touquet-Paris-Plage [g 114].
  • Construction de 26 villas nouvelles[g 115].
  • Il y a 51 enfants, dans la classe d'école, pour une seule maîtresse, des projets d’agrandissement sont à l’étude[g 116].
  • Compte tenu du développement du marché, désormais celui-ci a lieu les mardi et jeudi[g 109].
  • Félix Verdier entrepreneur rejoint Louis Hubert au conseil municipal de Cucq[g 117].
  • Arrivée de l’architecte d’Amiens, Anatole Bienaimé qui entreprend de nouvelles constructions très remarquées dont la première villa est Le Goeland rue de Paris[g 118].
  • Installation dans le villa Roger-Bontemps des bureaux du Modern-Office avec M. G. Rohrbacher comme directeur[g 118].
  • Renforcement du pont routier d’Étaples pour faire passer le tramway[5].

1901 :

  • Le , le Conseil municipal de Cucq (dont dépend Paris-Plage) se transporte dans la station et se réunit dans l'école communale de la rue de Londres, l'adjoint nouvellement élu Louis Hubert y est installé à Paris-Plage[k 2].
  • Le une pétition des habitants de Paris-Plage est déposée à la mairie de Cucq pour la création d’un cimetière à Paris-Plage afin d’éviter d’être obligé de se rendre à Cucq, le conseil municipal de Cucq a émis un avis favorable[g 119].
  • Le , la municipalité de Cucq vote une subvention de 6 000 F pour la construction de la ligne de chemin de fer Berck à Paris-Plage[g 120].
  • En juillet, la famille Daloz fait une nouvelle tentative de vente de ses terrains mais toujours sans succès[g 121].
  • Le M. Street propriétaire et directeur du Grand-Hôtel, obtient, de la mairie de Cucq, le droit exclusif d’exploiter un casino portant le titre de casino municipal, et ce, pour une période de trois ans, moyennant une redevance annuelle de 600 F[g 122].
  • Le la préfecture donne son autorisation pour la nomination d'un représentant du conseil municipal de Cucq en permanence à Paris-Plage, c'est Louis Hubert qui est élu et nommé adjoint spécial pour Paris-Plage, il est installé le [g 123].
  • Tous les actes d’état civil sont désormais enregistrés à Paris-Plage et les mariages sont célébrés dans l’école communale qui fait office de mairie[g 124].
  • Le Paul Ridoux fait l'acquisition de 22 hectares de lais de mer, de la rue de la Lune jusqu'à l'extrémité de la pointe du Touquet, pour 140 000 F[d 7].
  • Parution du Moniteur de Paris-Plage rédigé par M. Rohrbacher, la publication est intermittente[g 125].
  • Le enterrement de Paul Rivet[g 126].
  • arrivée du docteur Boïeldieu dans le chalet Tartarin rue rue Raymond Lens, gendre de Me Cochet, notaire à Étaples[g 127].
  • Le le syndicat des propriétaires se réunit à Berck pour examiner le tracé du chemin de fer de Berck à Paris-Plage[g 128].
  • La municipalité de Cucq vote l'installation d'un bureau de poste en saison, il est installé dans le chalet Yvonne ancien bureau du Modern-Office[g 129].
  • Henry du Parc, créateur du guide-agenda de Paris-Plage de 1894, rejoint le conseil municipal de Cucq, c’est le troisième paris-plageois[g 117].
  • Installation de la pompe à incendie achetée par souscription publique[g 130].
  • On compte 40 constructions nouvelles comme Villa Alexandre de M. Holt[g 131].
  • On recense 318 habitants et 77 électeurs[5].

1902 :

 
L'Hermitage
  • John Whitley et Allen Stoneham, propriétaires de la société britannique « Le Touquet Syndicate Ltd » rachètent pour la somme de 8 705 000 F, aux descendants de Alphonse Daloz, les terrains encore invendus, soit près de 1 100 hectares, c'est la fin de la famille Daloz avec Paris-Plage[e 4]. Puis, John Whitley crée le second lotissement (partie du Touquet aujourd'hui à l'est du boulevard Daloz) dessiné par Joseph-Louis Sanguet[d 8]. La prospérité du Touquet devient indissociable de la présence britannique et l'évolution de la station se retrouve dans la diversité de son architecture.
  • Pour satisfaire les désirs des Britanniques, plusieurs hôtels très luxueux vont être construits en très peu de temps : Hôtel Atlantic (1904), l'hôtel des Anglais (1904), Hermitage-Hôtel (1904), Golf-Hôtel (1908), Hôtel Régina (1906). De même, Le Touquet va s'équiper de deux casinos et d'un grand nombre d'installations sportives, John Whitley désirant faire du Touquet un « paradis des sports ».
  • En août, la famille Daloz fait une troisième tentative de vente de ses terrains en baissant le prix mais toujours sans succès, une dernière tentative est faite le et c'est John Whitley qui emporte la vente pour une somme de 870 500 F[g 132].
  • Le la municipalité réglemente la profession de maitre-baigneur, en déterminant les conditions à remplir pour l'exercer[g 133].
  • La municipalité de Cucq arrête que la fête aura désormais lieu le dimanche et le lundi qui précède le [g 134].
  • Une bande d'individus se livrent à des actes regrettables de devalisation et de pillage, la villa Suzanne de Léon Garet est mise à sac, La Rafale et L'Oasis subissent le même traitement; l'enclos des enfants est ravagé et les jeux sont brisés[g 135].
  • Les recettes de la société du Tramway d'Étaples à Paris-Plage s'élèvent à 36 109 F pour l'année[g 136].
  • Un troisième journal fait son apparition Le Phare de Paris-Plage rédigé par M. Cocquerel d'Étaples[g 137].
  • Le syndicat décide de faire paraitre un nouveau guide, il est édité par la librairie centrale de Lille, rédigé par M. Étienne Durand et distribué à profusion dans les gares de chemin de fer[g 137].
  • Dans le tramway, on remplace l'éclairage au pétrole par l'éclairage électrique[g 138].
  • Le , le conseil municipal de Cucq vote la subvention pour l’établissement d’un bureau de poste et approuve le bail passé par Henry du Parc dans un de ses chalet rue de Londres, avec la présence d’un fonctionnaire des postes. Enfin les facteur des postes n’auront plus à faire la route d’Étaples à Paris-Plage à pied avec leur fardeau de courrier[g 139].
  • Le la municipalité de Cucq fait créer une classe enfantine annexée à l'école principale[g 140].
  • On dénombre 318 habitants[g 8].
  • M. Rohrbacher, président du comité libre de Paris-Plage, rédige une pétition destinée au gouvernement demandant que Paris-Plage soit érigée en commune distincte de Cucq[g 141].
  • On dénombre 26 nouvelles villas[g 142].
  • On compte 355 constructions[5].

1903 :

  • Fondation du club de tennis par Maurice Louis Bandeville[k 3].
  • Construction de 63 nouveaux chalets en un an[g 143].
  • Arrêté du maire de Cucq limitant la vitesse des autos à 12 km/h et vitesse réduite de l’homme au pas dans certaines rues, comme l'rue Saint-Jean[g 144].
  • Le journal “Paris-Plage” parait désormais l'hiver, mensuellement[g 145].
  • Recherche de charbon, à l'aide d'une machine perforatrice à vapeur qui parvient à creuser jusqu'à 230 m de profondeur, à l'extrémité sud de la digue, à l'endroit du poste des douanes de Trépied. Ces travaux durent de long mois et et finalement sont arrêtés définitivement[g 146].
  • Création d’une musique municipale sous la direction de J. Becquelin, la bannière est bénie le [g 147].
  • La première retraite aux flambeaux a lieu le [g 148].
  • Compte tenu de l'affluence des visiteurs, la société du Tramway d'Étaples à Paris-Plage augmente ses rotations avec 17 départs dans chaque sens, avec 92 815 voyageurs transportés dans l'année[g 136].
  • Mort de M. Herbecq, président du syndicat des propriétaires[g 149].
  • En juillet, M. Bergounioux est grièvement blessé par 3 individus auxquels il a refusé un pourboire[g 150].
  • L'abbé Deligny fonde le bulletin paroissial “La Voix de Saint-André”[g 151].
  • Inauguration du nouveau tir aux pigeons, au paradis Thérèse sous la direction d'Oscar Soubitez, commissaire général de ce tir[g 152].
  • Construction d’un théâtre bijou, dans l’ancienne distillerie, où a lieu des séances de cinématographe[g 153].
  • Pierre Carrier-Belleuse peintre et chevalier de la Légion d'honneur, s'installe à Paris-Plage, il y reste deux ans, il occupe l'atelier se trouvant dans les anciennes dépendances du château[g 154].
  • Dans la nuit du , une tempête sévit et détruit des toits, des cheminées, une cinquante de cabines de plage et plus de 300 arbres, Quarante bateaux sont restés au large avec plus de 500 hommes, on déplore 13 disparus qui laissèrent 7 veuves et 36 orphelins[g 155].
  • On construit un terrain de golf avec comme président d'honneur, le duc d'Argyll, gendre du roi d'Angleterre[g 152].
  • Création de la « Société des Sports du Touquet »[k 4].
  • Mort d'Edmond Pointin[g 156].
  • les 13 et , inauguration du champ des sports par le baron Pierre de Coubertin.
  • Le , installation de l’abbé Deligny.
  • Le château Daloz, sur les plans de l'architecte Étienne Bergounioux est transformé en hôtel de la Forêt, avec parc et pièce d’eau et à côté, sous une tente en toile rouge et grise, un “gentil casino provisoire”.
  • Création d'un parc pour enfants, emplacement de l’actuel hôtel Westminster.
  • On construit l’avenue du Verger, du boulevard Daloz au château Daloz.
  • On nivelle le terrain du nœud Vincent
  • Grands travaux d’extension du lotissement de la rue Jean Monnet jusqu’à la rue du Sémaphore.
  • Premiers travaux dans le lotissement Ridoux.
  • Empierrement de la route départementale depuis Trépied.
  • On élargit l’avenue du Château[5].

1904 :

  • Maurice Louis Bandeville est nommé directeur des sports de la station, poste qu'il occupe jusqu'en 1914[9].
  • Création du « Cercle International du Touquet » (par le Grand Duc Michaël de Russie, le baron Pierre de Coubertin, le Prince de Lucinge-Faucigny, le Duc de Morny, Allen Stoneham) dont le but est de favoriser les courses de chevaux, les tirs aux pigeons, le golf et tous les sports[e 4].
  • Le , Lord Balfour, Premier ministre britannique, inaugure le golf[d 9], le troisième construit en France. Le parcours de « La Forêt », dessiné au cœur de la pinède par Horace Hutchinson (5 773 m, PAR70) sera complété en 1931 par le parcours de « La Mer » dessiné au cœur des dunes sauvages par Harry Colt (6 330 m, PAR72). Pour les compétitions de classement, un troisième parcours « Le Manoir » a été récemment dessiné (2 816 m, PAR35).
  • Le 13 et , inauguration par Pierre de Coubertin du « champ des sports » (course à pied, cross country, escrime, lawn-tennis, bicyclette…). Pierre de Coubertin qui en fut à l'origine avec l'aide du Grand Duc Michaël de Russie[e 4]. La piscine [Laquelle ?]a été construite en 1965[e 5] et complètement rénovée en 1996[e 6].
  • 80 familles anglaises assistent à l'inauguration du golf[g 157].
  • Organisation d'une exposition d'art, sous le patronage de M. Duréault, préfet du Pas-de-Calais, dans le local de Pierre Carrier-Belleuse, on y voit des œuvres de Francis Tattegrain, Eugène Chigot, Max Bohm, Henri Duhem, Jules Adler, Henry Ossawa Tanner, Rupert Bunny, Jules Wengel, Eduardo Leon Garrido[g 158]...
  • Construction de la villa de Joseph-Louis Sanguet sur la dune qui porte son nom[g 159].
  • Construction des 5 bungalows, de type coloniale des Indes, sur le chemin du château par une société anglaise de Norwich[g 159].
  • MM. Soubitez et Compagnie créent une société pour amener l'eau potable à Paris-Plage, devant le refus de la société berckoise des Eaux, ils decident d'aller chercher l'eau dans une nappe souterraine à Rombly, et de la refouler dans un réservoir à 41 m au-dessus du niveau de la mer[g 160].
  • Le , pose de la première pierre de l’Atlantic Hôtel sur les plans de Henry Martinet, construit en pierre de Marquise recouvertes d'un enduit qui imite la pierre de taille[g 161].
  • Le , inauguration du terrain de golf. Il se trouve dans la grande plaine où se trouve la maison du garde[g 159].
  • Le , course automobile Arras - Boulogne-sur-Mer - Étaples - Paris-Plage avec arrivée au château, en présence de M. Franchomme, président de l'automobile club du Nord[g 157].
  • Le château, qui avait été transformé en hôtel de le Forêt, est transformé en « sporting-club » avec un tarif modéré pour faire partie du cercle[g 162].
  • En juillet, concours international du tir à l'arc organisé par le baron Pierre de Coubertin[g 163].
  • Le , inauguration de l'Atlantic Hôtel avec pour directeurs Fernand Recoussine et M. Diette, son beau-père, au banquet on aperçoit, John Whitley, Allen Stoneham, Édouard Lévêque, Georges Vibert, Henry Martinet, Léon Soucaret, le docteur Timmermans[g 164]...
  • M. Déplanque est nommé directeur de la société des eaux et du gaz de Paris-Plage[g 161].
  • La société du gaz offre à Paris-Plage l'installation, à ses frais, de colonnes de gaz avec bec Auer pour l'éclairage de la rue Saint-Jean[g 165].
  • Le , inauguration de l‘Hermitage-Hôtel[5].
  • Le journal « Paris-Plage » annonce la création de la « Société des Courses du Touquet »[k 5].
  • 2, 3 et , premier concours hippique sous la direction de M. le comte de Comminges, de M. Le Camus de Wailly[g 163].
  • Le , mort de M. Asselin dans sa 91e année, le fondateur et propriétaire du Grand Hôtel des Bains et propriétaire de l'hôtel de France à Berck (Pas-de-Calais) [g 166].
  • À la fin de la saison, le casino devient propriétaire de l'enclos des enfants, il est agrandi et de nouveaux jeux sont installés[g 162].
  • On compte 109 électeurs.
  • On dénombre 50 nouveaux chalets.
  • Constitution d’une société des courses.
  • Inauguration du casino avenue du Verger, construit en 25 jours, à l’emplacement de l’actuel hôtel Westminster.
  • Construction de la villa du Docteur Timmermans, la Tourelle, Grande-Rue.
  • Construction du premier hôtel des Anglais, par M. Tanqueray, 52 chambres.
  • Agrandissement du Grand-Hôtel, boulevard de la Mer.
  • On construit l’usine à gaz, avenue des Phares, il y a sept kilomètres de canalisation. Elle sera en activité de 1907 à 1940 et démantelée entre 1950 et 1980.
  • On installe une laiterie dans un pavillon de chaume au parc des pins.
  • On élargit le chemin de la longue voie qui devient l’avenue du Golf.
  • Pose de plaques indicatrices de rues.
  • Construction des tennis à l’emplacement actuel, 4 courts[5].

1905 :

  • Élaboration des statuts de la « Société des Sports du Touquet », créée en 1903, par Maurice Louis Bandeville, l'architecte du paradis des sports[k 4]. Toujours en 1905, il est domicilié au chalet Anna à Paris-Plage[10].
  • Le , grâce aux forages effectués avec la machine de Joseph Duboc, Paris-Plage est alimentée en eau de source. L'eau distribuée provient d'un forage à Rombly au nord d'Étaples. Elle est d'une telle abondance et d'une telle clarté que l'on songe, sous l'appellation source Valroy à créer une exploitation médicale comme à Evian ou Vittel[c 3]. Le Touquet-Paris-Plage a alors l'ambition de devenir une station thermale : en 1908, un établissement hydrominéral sera créé.
  • Construction[e 4] de la digue Ridoux (20 m x 500 mètres, hauteur 3,75 m[b 10]) pour protéger le lais de mer acheté en 1901. Cette digue est aujourd'hui intégrée à la digue promenade.
  • Un garde, M. Childéric, ancien adjudant de l'école d'infanterie de Montreuil, est agréé par la municipalité de Cucq et logé dans un appartement de l'Atlantic Hôtel, il est secondé par M. Lebran, ancien agent des douanes[g 167].
  • Construction, par l’entreprise Charbonnier, du bâtiment des 1 000 agréments, comprenant 8 pavillons, avenue des 1000 Agréments (Brise des bois, la Ramure, le Silence, le Mystère…).
  • Paris-Plage compte 553 constructions.
  • On construit l'avenue Saint-Jean.
  • Création du jardin entre les tennis et l’hôtel l’Hermitage-Hôtel.
  • 50 réverbères à gaz sont installés.
  • Nouveau tir aux pigeons (proche de l'actuel cimetière)
  • Sir Ralph Payne bat le record du monde de tir à l’arc à longue distance sur les golfs links du Touquet avec une longueur de 336,80 m[5].
  • Il y a 95 élèves, une pétition réclame l'éclatement de l'école mixte en école de filles et de garçons. La commune de Cucq décide d'acheter un terrain, à l'angle des rues de Bruxelles et de Moscou, pour la construction de l'école des garçons. Le projet est confié à l'architecte Fernand Buisset[k 1].

1906 :

  • Le « Casino de la Plage » est démoli. On construit à sa place le « Casino Municipal »[d 10].
  • [d 11] : pour préparer l'anniversaire des 25 ans du lotissement de Paris-Plage, Maurice Garet, l'un des premiers habitants du Touquet crée la « Société académique du Touquet » dont la devise était « colligite ne peerant » (Recueillez les souvenirs de peur qu'ils ne périssent)[e 7]. Président : Maurice Garet, Vice-Président : Édouard Lévêque.
  • Louis Blériot s'installe au Touquet-Paris-Plage et réalise ses premiers essais de vol au-dessus des dunes[e 1].
  • On compte 775 habitants.
  • Il y a 92 constructions nouvelles.
  • On construit le village suisse.
  • Il y a 2 villas dans le quartier Ridoux.
  • Empierrement du boulevard Daloz et de l’avenue de l’Atlantique.
  • Pour la première fois, on goudronne quelques routes.
  • , rattachement téléphonique à Montreuil, il y a 14 abonnés.
  • Inauguration de l’hôtel Régina, avenue du Château, avec 45 chambres.
  • Création d'une société sportive sous le titre de “cercle Athlétic du Touquet-Paris-Plage”[5].

1907 :

  • Le Maurice Colliex reste plus d'une minute suspendu dans les airs avec son planeur de type Chanute[i 1].
  • En juin, essais de vol plané par Léon Delagrange, Charles Voisin, Henri Farman, les frères Caudron et Maurice Colliex[i 2].
  • Lucien Ramet devient recordman du Monde en vol plané en réalisant un vol de 243 m, battant ainsi le record d'Alberto Santos-Dumont réalisé à Bagatelle le [i 3].
  • Le produits des jeux du casino s’élève à 78 380 F.
  • On compte 853 constructions.
  • il y a 550 villas.
  • la banque Adam s’installe rue de Paris, à proximité de la gare de tramway.
  • Réinstallation du casino au château.
  • Agrandissement de l' hôtel des Anglais, la capacité est portée à 200 chambres.
  • On va doubler l’hôtel Régina.
  • Transformation du jardin public (actuel jardin d’Ypres) et suppression de la pièce d’eau.
  • On plante des arbres boulevard Daloz.
  • On fait des contre-allées avenue du Château.
  • On construit l’avenue de l’Atlantique, du boulevard Daloz au casino, place de l’Hermitage.
  • Souscription publique pour le goudronnage de la rue de Paris.
  • Le , inauguration de la nouvelle salle de spectacle du casino de la forêt, directeur artistique Victor Boucher.
  • Le , ouverture du bureau de poste, à l’angle nord-est des rues de Londres et Charles North.
  • Le , concours de chevaux de race boulonnaise sur le terrain du centre sportif.
  • Le , grande cavalcade organisée par l’union des commerçants.
  • En août, on se plaint dans le journal “Paris Plage Gazette” qu’il y a eu 12 bals organisés en 20 jours.
  • En août, grande revue locale “Ah mon beau château” !. 
  • La première grande cavalcade appelée ensuite « fête des fleurs » se déroule à Paris-Plage le [k 6].
  • Le , installation d’un poste de gendarmerie, 45 rue de Metz, villa Lilas Rose, il y a 3 gendarmes.
  • Création par Marc Mario (de son vrai nom Maurice Jogand) de l’association “les parisiens de Paris-Plage[5].

1908 :

  • inauguration du temple protestant[d 5], construit près de l'hôtel des Anglais, sur un terrain donné par “The Touquet Syndicate Limited”.
  •  : première « fête des fleurs »[e 4].
  • On compte 342 électeurs.
  • Le produit des jeux du casino s’élève à 102 304 F.
  • Construction de l’école des garçons, rue de Moscou, avec deux classes.
  • Création du syndicat d’initiative.
  • Ouverture du premier cinéma Pathé, rue de Paris, dénommé Théâtre Omnia (cinéma en plein air, dans le terrain où a été construit l’hôtel Balmoral).
  • Constitution de la société hippique.
  • Construction d’une tribune au concours hippique.
  • Le conseil municipal vote la création d’une subdivision Sapeurs-Pompiers (1 sous-lieutenant, 1 sergent, 2 caporaux et 14 hommes).
  • On compte 8 courts de tennis.
  • Le tramway fonctionne maintenant toute l’année.
  • Le , inauguration de la salle paroissiale rue de Londres, en face de l’école des filles.
  • En mai, élections municipales à Cucq, pour la première fois les Paris-Plageois sont majoritaires.
  • En mai, Fernand Recoussine est élu maire de Cucq.
  • En août, arrivée du premier commissaire de police M. Mouliet.
  • La première « fête des fleurs » se déroule le [k 6].
  • Le , inauguration de le Golf-Hôtel avec 54 chambres.
  • Le 24 décembre, inauguration de l’école des garçons, rue de Moscou[5].

1909 :

  • Le produit des jeux du casino s’élève à 231 915 F.
  • On compte 58 constructions nouvelles.
  • On démolit l'ancien Hermitage-Hôtel pour en reconstruire un nouveau.
  • Établissement d’un terrain hippique dans la plaine du nœud Vincent.
  • Dérasement des dunes devant le boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui).
  • On établit la plate-forme du chemin de fer de la ligne de Berck-Plage à Paris-Plage.
  • Exposition internationale d’horticulture et concours de jardins.
  • Première exposition de peinture à la salle paroissiale.
  • Concours pour un chant communal, par la société académique.
  • Le , adjudication des travaux d’agrandissement du bureau de poste, construit en 1907, il est déjà trop petit.
  • Le , première sortie des sapeurs-pompiers[5].
  • Le , inauguration du tramway urbain à petites voitures[e 4]. Il y a deux lignes,
    • Place de l'Hermitage ↔ Plage (cette ligne sera arrêtée en août 1914)
    • Royal Picardy ↔ Golf. Cette ligne était dite « tramway du Golf ». Elle sera à essence jusque 1914.
  • Le , inauguration d’un nouveau tir aux pigeons.
  • En juillet, le courant électrique arrive dans les villas.
  • En novembre, démission de six conseillers municipaux à la suite de la nomination d’un commissaire de police payé par la commune[5].
  • Deux paris-plageois, M. Bozino et M. Lucien Ramet, construisent leur propre aéroplane[i 4].

1910 :

  •  : débuts de l'aviation, après les essais en vol plané de Louis Blériot, Gabriel Voisin (le ) et Henri Farman (juin 1907), René Caudron fut le premier pilote à survoler la ville ce 10 juillet, les frères Caudron reçoivent la médaille d'or des mains de Léon Soucaret[e 8],[e 4].
  • Été 1910, on dénombre 512 cabines le long de la plage, réalisant un alignement ininterrompu de 1,500 km[b 11].
  • Samedi première au Kursaal, rue de Bruxelles on joue une grande revue, au titre sans équivoque, Plus de Cucq, l'histoire d'une petite parisette mariée à un paysan cucquois qui l'exploite et dont elle obtient le divorce[11].
  • Naissance du « Club Sportif du Touquet-Paris-Plage ». Les premiers athlètes portent les couleurs de la station en participant à la coupe de cross-country[k 4].
  • Le produit des jeux du casino s’élève à 472 289 F.
  • Construction de la caserne de gendarmerie, chemin départementale 119.
  • Construction du petit château, avenue de la reine May, pour le banquier le baron Hirsch.
  • Construction du deuxième parcours de golf.
  • Ouverture du nouvel Hermitage-Hôtel.
  • En février, édification d’une poissonnerie rue de la Poste (Charles North aujourd’hui), dans le prolongement de la poste.
  • En février, construction d'un hangar d’aviation dans les dunes, à 500 m environ au sud de l’Atlantic Hôtel[i 5].
  • En février, accord de l’administration sur cession des lais de mer à la commune, pour y construire la première digue-promenade, coût 150 000 F.
  • En février, cent-dix enfants ont de deux à cinq ans. La commune de Cucq décide la création d'une école maternelle à Paris-Plage. Le terrain à côté de l'école des garçons est acheté au Touquet Syndicate Ltd. Le projet prévoit deux classes, une salle de repos, deux logements et un grand préau couvert. Elle est inaugurée le en même temps que la cantine contiguë qui peut recevoir les enfants des trois écoles (prix du repas : 0,19 f)[k 1].
  • Le , création de l’association des sapeurs-pompiers de Paris-Plage.
  • En mars, création au Touquet de la société anonyme française d’aviation ( SAFA ), elle possède un avion monoplan qui effectue ses premiers essais en vol le . Le il vole sur 50 m[i 5].
  • Le , inauguration du chemin de fer de la ligne de Berck-Plage à Paris-Plage.
  • En juillet est ouvert, par M. Planson, le Modern Skating Rink qui accueille les adeptes des patins à roulettes. Il est situé à l'angle sud-ouest de la rue de Moscou et de l'actuelle avenue Louis Hubert. Il offrait une piste de 1 000 m2 en carreaux d'asphalte comprimés[k 7].
  • Le , course cycliste de Paris à Paris-Plage gagné par Henri Pélissier.
  • Le , bénédiction de la première pierre de l’église Jeanne d’arc, par Mgr Alfred Williez, financement par souscription publique d’actions[5].
  • Le , match de football organisé par Maurice Louis Bandeville, le pionnier du paradis des sports, entre l'Olympique Lillois et le Picked London team[k 8].
  • Édification de l'église anglaise « temple protestant » en pleine forêt (proche de l'actuel lycée hôtelier), un de ses promoteurs est M. Legay d'Arras, propriétaire de la villa Saint-Augustin, Thalassa, Phébus et Borée, avec Édouard Lévêque, de l'édification de cette église[a 3].

1911 :

, naissance de la commune du Touquet-Paris-PlageModifier

1912 :

  • Jeudi  : La station balnéaire « Paris-Plage » prenant une extension considérable, elle peut en 1912 être érigée en commune : « Le territoire de la commune de Cucq est divisé en deux communes qui porteront les noms de Cucq et du Touquet-Paris-Plage » (article 1er de la loi du , le décret est publié le [e 9]). Ses armoiries seront définitivement adoptées le à partir des armoiries proposées par Édouard Lévêque et Robert de Guyencourt dès 1894.
  • Nuit du 3 mars au  : De l'autre côté de la Canche au nord d'Étaples sur le territoire de la commune de Camiers, le « Grand Hôtel de Saint-Gabriel », érigé sur les plans de l'architecte Paul Ridoux, inauguré le en bord de plage, est détruit par une forte tempête en une seule nuit : cet événement compromet pour des années le développement d'une autre station balnéaire à proximité et favorise donc par la suite le développement de celle du Touquet.
  • On lance « les Drags » et Allen Stoneham fait installer un terrain de Polo au nœud Vincent[k 5].
  • Une équipe de football est créé au sein de l'Union Sportive du Touquet-Paris-Plage (U.S.T.P.P.)[k 8].
  • On recense 1 431 habitants.
  • On dénombre 493 électeurs.
  • Il y a 100 abonnés au téléphone.
  • Le produit des jeux du casino s’élève à 1 044 891 F.
  • Démolition et reconstruction du Grand-Hôtel à l’angle sud-est du boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui) et de la rue Saint-Louis.
  • On agrandit, par une troisième annexe, l'hôtel des Anglais, il y aura 200 chambres.
  • En février, on annonce la création du chemin depuis le Golf-Hôtel jusqu’à la limite de Cucq, la future avenue François Godin.
  • En février, création de courts de tennis, avenue Jean Bart, par Paul Ridoux.
  • Le , adjudication de la construction de l’estacade par Jules Dachicourt, en baie de la Canche.
  • Le , élections municipales[5].

Mandat de Fernand Recoussine (1912-1917)Modifier

-

En attendant la construction d'une mairie (il faudra attendre 1931), le nouveau maire, Fernand Recoussine s'installe « provisoirement » dans la villa « les Moucherons » à l'angle sud-ouest de la rue de Bruxelles et de la rue de Londres[e 10],[b 12].

 
Le Palais de l'Europe

1912 :

  • On compte 11 courts de tennis avec une fréquentation journalière en saison d'environ 170 joueurs[k 3]..
  • le château de Jean-Baptiste Daloz qui avait été transformé en hôtel en 1903, en « Château des Sports » par Pierre de Coubertin en 1904, puis en casino en 1907[b 13], est détruit en 1912 et à son emplacement, est construit le Casino de la Forêt[b 14] (aujourd'hui Palais de l'Europe) dont la décoration du hall est confiée aux peintres Francis Tattegrain et à son élève Jan Lavezzari. Il ouvre sa première saison en août 1912 en présentant deux spectacles du théâtre français dont Le Dindon de Georges Feydeau. Durant les « années folles », il sera l'un des casinos les plus importants d'Europe, et en 1927 le premier casino de France par le produit de ses jeux (45 millions de francs). Ces revenus considérables vont permettre à la ville qui en récupère 12 % de se lancer dans des travaux très coûteux. Ian Fleming s'en inspire pour son roman Casino Royale qui sera adapté une fois pour la télévision (1954) et deux fois au cinéma (1967 et 2006).
  • La subdivision de sapeurs-pompiers est réaménagée avec 40 sapeurs[k 10].
  • Les sœurs Rémy ouvre un magasin de friandises rue de Paris, les chats des demoiselles, deux persans, donnent le nom à la boutique Le Chat Bleu . Le magasin déménage, avant la Première Guerre mondiale, au 41 rue Saint-Jean. En 1929, le magasin s'installe à l'emplacement actuel[k 11],[k 12].
  • En juin, raccordement de la ligne de chemin de fer de Berck avec celle du tramway, rue de Paris.
  • Toujours en juin, la société des casinos de la forêt rachète le casino et le Grand-Hôtel.
  • , constitution d’un syndicat de défense des interêts généraux de la plage (Ridoux-Dieuset-Water-Clarisse-Pentier-Maillot).
  • Du 2 au , meeting de canots-automobiles.
  • 11 et , bénédiction de la cloche de l’église Jeanne d’Arc et consécration de l’autel par Mgr Lobbedey
  • Le , le conseil municipal vote l’acquisition des lais de mer pour 70 000 F[5].
  • Le , afin d'y construire un cimetière, la toute nouvelle municipalité achète un terrain de 10 000 m2, sis chemin des Hénons, aujourd'hui avenue du Dix-huit juin, pour un prix de 5 000 F[k 13].
  • Le , ouverture de l’école maternelle (2 classes) rue rue Léon Garet (anciennement rue Saint-Alphonse)[5].
  • Le . M. Longeaud, président de la société lyrique et récréative de Paris-Plage « Le Myosotis » aussi appelée « Amicale Paris-Plageoise » demande à Fernand Recoussine, le maire, d'accepter les instruments de musique qui lui appartenaient[k 14].
  • Le , ouverture de la cantine scolaire à l’école maternelle, le repas est à 0,19 F
  • Le , adoption par le conseil municipal du projet de construction digue-promenade (750 000 F)[5].

1913 :

  • Produits des jeux 1 134 158 F[d 12].
  • Suzanne Lenglen, âgée de 13 ans, remporte le tournoi international du Touquet[k 3].
  • construction de la digue-promenade[e 4]
  • Le , création de « l'union sportive du Touquet-Paris-Plage », sa naissance est proclamé chez M. Octor, garagiste[k 4].
  • Le Touquet-Paris-Plage est officiellement classé « station climatique »[e 11].
  • Le sémaphore se modernise avec l'arrivée de la TSF[k 15].
  • Le conseil municipal, en séance du délibère et décide qu'une musique municipale sera créée au Touquet-Paris-Plage à compter du [k 14].
  • Le , inauguration du nouveau casino de la forêt, architecte Auguste Bluysen.
  • La municipalité demande à la société d'électricité de fournir du courant toute la nuit. Elle le coupait à une heure du matin.
  • Construction de l'hôtel Windsor, rue Saint-Georges.
  • Réalisation, du terrain de polo dans la plaine du Nœud-Vincent.
  • Réalisation de trois nouveaux courts de tennis, la station en compte désormais 14[d 12].
  • Du 3 au , ducasse avec grande cavalcade et bœuf gras.
  • Le adjudication des travaux de la construction de la digue-promenade.
  • En août, 1er meeting international du Nord de canots automobiles et 1re présentation de chiens.[5].

1914 :

Le , date de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale, le mandat de Fernand Recoussine est interrompu par sa mobilisation, il est remplacé par l’adjoint Jules Bailleux jusqu’en (7 mois), lui-même mobilisé, Jules Dachicourt lui succède de mars à (10 mois)[5].

  • Produits des jeux des casinos 401 910 F.
  • Agrandissement de l'Hermitage-Hôtel, (aile vers les tennis et aile côté mer, 80 chambres supplémentaires) et 40 chambres nouvelles au Golf-Hôtel.
  • Deux courts de tennis sont créés au golf.
  • Première saison de polo.
  • Arrivée des premiers réfugiés.
  • Installation des troupes britanniques au golf.
  • Très important trafic en gare d'Étaples pour « la course à la mer ».
  • Installation d'hôpitaux britanniques.
  • Réquisition des grands hôtels qui sont transformés en hôpitaux[d 12].
  • Construction d'une nouvelle usine d’incinération.
  • Exposition de peintures (société artistique de Picardie - école d’Étaples).
  • En février, ouverture du dispensaire au 53, rue d’Étaples.
  • En mars, ouverture du cimetière avenue du Dix-huit juin (anciennement chemin des Hénons).
  • En juillet, championnat de France de golf.
  • Du 20 au , 1re saison de polo.
  • La fête des fleurs qui devait se dérouler le n'a pas lieu[5].

1915 :

  • Création du “Football club Paris-Plageois”.
  • Constitution d'un comité de secours aux prisonniers de guerre et aux blessés du pays.
  • Le naufrage du navire SS. Socotra Newcastle.[5].
  • Une école libre de filles est ouverte en 1915, par les demoiselles Chidéric, à la villa Ave Maria, toujours existante, située face à l'hôtel des Postes[k 1].
  • Installation du camp militaire britannique d'Étaples[d 13].

Mandat de Louis Bonpain (1917-1919)Modifier

- mais fait fonction de maire à partir du .

Louis Bonpain fera fonction de maire du au , date du retour de Fernand Recoussine qui retrouve son poste de Maire (3 ans et 2 mois). À noter qu’un vote s’est déroulé au sein du Conseil Municipal le pour confirmer la fonction de maire de M. Bonpain et élire un conseiller faisant fonction d’adjoint (M. Dramard)[5].

1914 – 1918 : La Première Guerre mondiale surprit Le Touquet-Paris-Plage en pleine prospérité. 6 000 réfugiés belges venus d'Ypres et de nombreux blessés de guerre britanniques et français trouvèrent un refuge accueillant dans les nombreux hôtels réquisitionnés (liste des hôtels)[e 12]. La municipalité d'Ypres y élit domicile pendant les hostilités. Le casino de la forêt fut transformé en hôpital militaire avec comme nom « Duchess of Westminster hospital ». Le vapeur SS. Socotra Newcastle, bâtiment de 4 000 tonnes et de 150 mètres de long, revenant de Sydney avec une très lourde cargaison, vient de se perdre et s'échoue dans la nuit du 25 au 26 novembre 1915. Les causes du naufrage ne sont pas connues et les bruits les plus fous courent à ce sujet[b 15]. Une violente tempête le 1er décembre 1915 déchire sa coque en deux. But de promenade de nombreux Touquettois à marée basse, son épave restera longtemps ancrée dans le sable[c 4]. Le Touquet-Paris-Plage est bombardé en mai 1918[e 12]. C'est à la faveur de cette communion franco-britannique que la station poursuivit son développement.

1916 :

  • Le naufrage du navire Adelshot[5].
  • Fusion du comité local de secours aux prisonniers de guerre avec le groupement d’arrondissement « la solidarité ».
  • Création du football-club paris-plageois[5].
  • Création de l’abri du blessé à la salle paroissiale.
  • Grande fête de l’armée britannique sur le terrain de la plaine du nœud Vincent.
  • L'hiver 1916-1917 est très dur[d 13].

1917 :

1918 :

  • Le bombardement du camp britannique d'Étaples, plusieurs bombes tombent au Touquet.
  • La ration de pain est réduite à 300 g, puis à 200 g, puis à 100 g.
  • Le naufrage du navire Mérida devant la baie de Canche[5].

2e Mandat de Fernand Recoussine (1919-1925)Modifier

-

Fernand Recoussine, après avoir retrouvé son poste le , ne sera réélu maire que le .

1919 :

Le produit des jeux s'élève à 764 206 F

  • 60 touquettois sont morts pour la France.
  • À pâques, réouverture de l’Hôtel des Anglais, c’est le premier qui fonctionne à nouveau.
  • En juillet, réouverture du casino de la forêt.
  • Le naufrage du bateau portugais « doisnunes » face à la rue Raymond Lens[d 13].

1920 :

On compte 493 électeurs et le produit des jeux s'élève à 4 181 391 F.

  • Création du bureau du syndicat d'initiative à l'hôtel de ville.
  • Suzanne Lenglen, championne du monde de tennis, gagne le 13e tournoi de tennis au Touquet-Paris-Plage.
  • Construction de la première villa d'après-guerre Le Champignon allée des Fauvettes.
  • Elargissement de l'avenue du Château.
  • Les deux premiers chalets construits en 1883, L'Avant-Garde et La Vigie, sont détruits et deux villas reprenant les mêmes noms sont construites aux mêmes emplacements[d 13].
  • En novembre, un avion Goliath-Farman, de la ligne Paris-Londres, à la suite d'une panne moteur se pose sur la plage[i 9].

1921 :

La population s'élève à 2 566 habitants, le produit des jeux à 5 683 183 F et on enregistre 24 constructions nouvelles.

  • Souscription publique pour les orgues de l'église Jeanne d'Arc.
  • On compte 17 courts de tennis.
  • Acquisition par la municipalité de terrain pour un square à l'angle de la rue de Metz et de la rue de Bruxelles.
  • Démontage de l'ancien casino avenue du Verger et remontage à la blanchisserie des grands établissements, rue Saint-André[d 14].
  • L'usine d'incinération des ordures ménagères produit l'électricité qui approvisionne les villas et l'éclairage public (dont la digue)[d 14].
  • En 1921, on peut faire des baptêmes de l'air pour un prix de 50 F[i 10].
  • Une circulaire précise l'abandon des mâts, le sémaphore est désarmé[k 15].

1922 :

Le produit des jeux s'élève à 5 028 937 F, on dispose de 1 600 chambres d'hôtelset on enregistre 60 constructions nouvelles[d 14].

  • Indoor polo sur le terrain de concours hippique, le premier en France, parmi les joueurs le lieutenant Henri de Bournazel[5].
  • Le est inauguré, au cimetière du Touquet-Paris-Plage, le monument aux morts, sur les plans des architectes Fernand Buisset et Arsène Bical, réalisé par Émile Peynot, sculpteur, officier de la Légion d'Honneur, demeurant à Paris. L'exécution en bronze de la statue a été réalisée par Monsieur Duranton, fondeur à Paris. C'est à cet endroit que les enfants des écoles se retrouvent pour énumérer les noms des 79 « morts pour la France » gravés sur le monument[k 13]. La réalisation de ce monument à couté 60 375 F dont 12 500 F pour la sculpture, subvention communale 5 000 F, produits d'une souscription et d'une fête 15 375 F, subvention de la société des casinos 20 000 F, don d'un anonyme 20 000 F[12].
  • Le , en présence de Roger Farjon, sénateur du Pas-de-Calais et de Maurice Colrat, sous-secrétaire d'État, futur garde des sceaux, habitué de la station, Madame Duboc[a 4] inaugure la nouvelle digue, extension de l'ancienne, prolongée de la rue Joseph Duboc (anciennement rue de la Lune) à l'avenue de l’Atlantique[e 12]. Cette même journée, sous la présidence de Maurice Colrat, on célèbre les fêtes du quarantenaire de Paris-Plage[13].
  • Sous l'impulsion de Gaston Sainsard, dont le frère Henry est le fondateur de du terrain et de l'aéro-club de Calais, on décide de la création d'un service commerciale d'aéroplanes qui se poseront dans les champs environnants[i 10].
  • Les avions anglais se posent dans les champs à Merlimont, les passagers sont acheminés à Paris-Plage par des bus affrétés par la société des casinos[i 9].
  • L'abbé Deligny, au nom de la paroisse, achète le terrain au 36 rue de la Paix et y fait construire une école comportant deux grandes classes. L'école Jeanne d'Arc est née, inaugurée et bénie le . Elle est confiée à mademoiselle Verdier[k 1].
  • Aménagement du square à l'angle de la rue de Metz et de la rue de Bruxelles.
  • La ducasse a lieu désormais en septembre au lieu de mai.
  • Don d'un terrain et de 5 000 F par Allen Stoneham pour création d'un stade avenue François Godin (anciennement chemin des Hautures)[d 14].

1923 :

On dénombre 104 constructions nouvelles et le produit des jeux s'élève à 7 665 856 F. On plante des tilleuls rue de Metz, on plante des arbres également avenue John Whitley, on aménage la place plantée à l'angle nord-est de la rue de Metz et de la rue de Bruxelles et on aménage également le rond-point du Golf. On établit des trottoirs rue de Londres. On construit les serres municipales avenue du Dix-huit juin (anciennement chemin des Hénons). Le conseil municipal décide de financer un nouveau pont routier en béton entre Étaples et Le Touquet-Paris-Plage.

1924 :

 
Le Westminster

On dénombre 89 constructions nouvelles, le produit des jeux s'élève à 11 334 255 F et il y a 644 électeurs.

Mandats de Léon Soucaret (1925-1933)Modifier

-

Dans les années 1930 Ian Fleming créateur de James Bond 007 vient régulièrement au Touquet-Paris-Plage faire la fête avec des amis, cela lui donne l'idée de son roman « casino royal ».

Dans les années 1920 et les années 1930, Raymond Maillot, dirigeant sportif du Touquet-Paris-Plage, contribue beaucoup au développement de l'athlétisme au Touquet-Paris-Plage[k 16].

1925 :

 
Le caddy de dos, emblème du Touquet-Paris-Plage.

On dénombre 180 constructions nouvelles et le produit des jeux s'élève à 21 825 371 F[d 16].

  • Rue Saint-Jean, on procède au premier essai de stationnement pair et impair et de sens unique.
  • Création du syndicat des hôteliers[d 16].
  • Agrandissement de 80 chambres de l'hôtel du Golf et de 30 chambres à l'hôtel Régina.
  • Agrandissement et transformation du casino de la plage et transformation de l'hôtel Normandy.
  • Tout l'éclairage public est désormais électrique, il y a 125 lampes d’éclairage public.
  • Création des allées du quartier dit « des oiseaux » et création du quartier dit des « maréchaux »[d 17].
  • Pétition et vote du conseil municipal pour demander le rattachement de la commune au canton d’Étaples.
  • Réouverture du tir aux pigeons face à la gendarmerie[5].
  • Le Touquet-Paris-Plage en quête de notoriété lance un concours d'affiches. Celle du vainqueur sera placardée dans Paris à 45 000 exemplaires. Parmi les 7 projets, c'est le caddie d'Édouard-Abel Courchinoux (1891-1968) qui remporte le prix de 2 500 F[k 17]. Désormais décliné, le caddie est souvent présent à l'arrière des voitures[14].
  • Le pré Catelan, ferme anglaise créée par Allen Stoneham est située au bout de l'avenue du Château côté aéroport, on y prend le thé dans une prairie ombragée, on y distribue du lait, du beurre..., en 1925, il le fait agrandir par l'architecte Jean Boissel, construction d'un double pavillon rustique et d'une vacherie moderne pour boire le lait chaud sous les yeux des amateurs[15].
  • Le Léon Soucaret gagne les élections municipales après une campagne où il s'est opposé très durement à Fernand Recoussine. Il trouve une situation financière florissante, plus de 75 % du budget municipal provient de l'activité des deux casinos.
  • Le inauguration de l'hippodrome (voir dans le dictionnaire des rues : avenue de la Dune aux Loups) par Paul Bénazet, Haut-Commissaire à la guerre, en présence de 5 000 personnes[e 13],[e 12].
  • La « fête des fleurs » fait son retour[k 6].
  • Une section de l'U.S.T.P.P. (Union sportive du Touquet-Paris-Plage) est dédiée au cyclisme[k 18].
  • Le projet de musique municipale est repris par M. Caron, ancien directeur de l'école des garçons et adjoint au maire, sous le nom de « Harmonie Municipale » (délibération du avec effet au )[k 14].
  • Lors de la réunion de la Société académique du Touquet-Paris-Plage du , Édouard Lévêque propose que toute la partie de la ville du Touquet-Paris-Plage située entre le chemin 119 et la Canche reçoive la dénomination générale de « quartier de Quentovic » en souvenir du grand port historique qui a existé jusqu'au IXe siècle à l'embouchure de la Canche[16].
  • M. Decroix préside la première commission de football de l'USTPP[k 8].

1926 :

On dénombre 3 244 habitants et 100 constructions nouvelles. Le produit des jeux s'élève à 37 713 051 F, le Touquet-Paris-Plage se classe troisième derrière Deauville, premier avec 44 853 000 F, et Biarritz deuxième avec 37 713 051 F.

On construit, le nouveau Grand-Hôtel sur les plans de l'architecte Raoul Jourde, la deuxième partie de l'Hôtel Westminster (110 à 250 chambres), on agrandit, l'hôtel du Golf de 80 chambres, et la clinique municipale. On démarre la construction des magasins, avenue du Verger.

1927 :

Il y a 902 électeurs, 456 abonnés au téléphone et 137 constructions nouvelles. Le produit des jeux s'élève à 45 001 041 F, le Touquet-Paris-Plage est devenu le premier casino de France. Allen Stoneham meurt à Londres le . On agrandit la mairie et l'école des filles. On procède à l'établissement de la place Quentovic et on transforme et on améliore la place de l’Hermitage et l’avenue du Verger.

  • Construction de 8 logements, par le bureau de bienfaisance, dans le quartier Quentovic.
  • Construction du 1er lavatory sur la plage, à l'emplacement de la banane.
  • Le , inauguration du nouveau restaurant du casino de la forêt réalisé sur les plans de Raoul Jourde.
  • Le , un arrêté municipal interdit le stationnement dans les rues Saint-Jean, de Paris et de Londres, entre les rues de Bruxelles et Saint-Louis, de 11 h à 21 h, du au [d 17],[5].
  • La subdivision de sapeurs pompiers de Cucq devient un corps à part entière[k 10].
  • Le , ouverture de l'hôtel des Postes, rue de Metz[d 18],[5].
  • Pendant la saison, c'est la compagnie Imperial Airways qui assure le service depuis Londres, elle effectue 309 vols at 4 070 passagers sont transportés[i 12].
  • Le premier combat de coqs au café Grujon, rue de Moscou, organisé par les « fines plumes de Touquet »[k 7].
  • Le est inauguré le tir aux pigeons[k 7].
  • Projet, qui ne voit pas le jour, d'un port en eau profonde, proche du cercle nautique du touquet, avec système d'écluses, par l'ingénieur Nijhoff, prévu dans le verdin[k 12].
  • Les conseillers municipaux se divisent sur le sujet de l'orientation de l'entrée du futur hôtel des Postes, rue de Metz ou rue de Londres, Les conseillers Béchu et Maillot quittent la salle des séances et donnent leur démission à l'annonce du résultat, l'entrée sera rue de Metz.En février, la revue humoristique des anciens combattants qui est jouée s'appelle « Par devant, par derrière », elle propose un hôtel des Postes sur pivot avec changement d'entrée bimensuelle[k 12].

1928 :

Il y a 926 abonnés au téléphone, 109 constructions nouvelles et le produit des jeux s'élève à 58 573 652 F. La canalisation d’eau entre Rombly (ancien village) et la Digue du Touquet-Paris-Plage est doublée. On Démolit et on reconstruit le Grand-Hôtel du Touquet-Paris-Plage et on construit l'Hôtel White-starHôtel White-Star, à l'angle nord-ouest de la rue Saint-Jean et de la rue de Metz. On agrandit l'école des filles rue de Londres et on construit les bains douches rue Joseph Duboc. on élargit l'avenue du Château, on trace le boulevard de la Canche et on plante le square Charles-Bernier. Le tortillard entre Berck et Paris-Plage est supprimé. L'auto-moto club est fondé et le club hippique (regroupement de la sociétété des courses, du Touquet drags Hounds et de la sociétété hippique) est créé.

  • Le , le journal officiel annonce que la chambre a voté le rattachement du Touquet-Paris-Plage au canton d’Étaples[d 18].
  • Le , ouverture de la première bibliothèque communale dans les locaux de la mairie[k 21].
  • Le , le conseil municipal vote la construction de l’hôtel de ville[d 18].
  • En mai, Le Touquet-Paris-Plage fait la une de tous les journaux français et britanniques, à la suite du meurtre mystérieux en forêt, dans la nuit du 19 au , d'une britannique, Miss Wilson[e 14],[a 5],[e 12].
  • Le , le conseil municipal vote le principe d’un emprunt de 35 millions pour la réalisation des projets concernant un port, une piscine, l'hôtel de ville, le marché, l'aérodrome, des maisons ouvrières, et des rues[d 18].
  • Le , course automobile sur le boulevard de la Digue et pose du premier tuyau du réseau d’égouts.
  • Le , fête du rattachement au canton d’Étaples.
  • Le , 1 er coup de pioche du Royal Picardy.
  • Le , avis défavorable du conseil municipal sur la demande de M. Clavier pour ouverture d’un 3e casino[5].
  • Le , incendie du Normandy rue st Jean[d 18].

1929 :

  • Le lors d'une délibération du conseil municipal, il est demandé officiellement la création d'un aéroport[i 13].
  • Le nouvel « Olympic Touquettois », soutenu par le maire Léon Soucaret, aux couleurs bleu et rouge, co-existe avec « la vieille U.S.T.P.P. » aux couleurs vert et blanc. Ils s'affrontent lors de derbys surréalistes en football[k 4]. De ce nouvel O.T., la section cycliste devient une formation redoutée dans le département[k 18].
  • [e 12] : inauguration du Royal Picardy. Cet hôtel est le symbole des « années folles », surnommé par les Britanniques « the most beautiful hôtel in the world » : 9 étages, 40 m de haut, 500 chambres (toutes différentes, toutes avec salle de bains), 50 appartements de 5 à 10 pièces dont certains avec piscine, 120 salons, piscine de 25 mètres à eau traitée et chauffée, salle de culture physique, hammam, golf miniature, terrain de squash, téléphone dans toutes les chambres et salons, garage pour 100 voitures, parc de 6 hectares, 300 employés. Chaque grand appartement comporte une chambre de maître, un somptueux salon, une salle de bain - piscine, un office pour le service du repas dans la chambre même, une chambre de dame de compagnie ou de valet de chambre[a 6]. Toutes les pièces sont tendues de cretonne glacée. Le nom a été choisi en souvenir d'un fameux régiment de Louis XIV. La décoration des fresques par Jeanne Thil représentait les hauts faits de ce régiment[a 7]. La construction de cet énorme bâtiment a débuté le 20 novembre 1928, s'est interrompu deux fois (pour cause d'intempéries et de grève des ouvriers), et les cent premières chambres sont occupées dès l'été 1929 et l'ouverture complète sera réalisée dès avril 1930 ! Les deux architectes, Louis Debrouwer et Pierre Drobecq, à l'origine de ce gigantesque hôtel seront un an plus tard les architectes de l'hôtel de ville. L'établissement tombe en faillite dès 1931 à la suite de la crise de 1929. Très endommagé par des bombardements en 1943, le Royal Picardy est fermé définitivement en 1951, puis démoli en 1968 et à son emplacement est construit le lycée hôtelier dont les premiers élèves sont accueillis le .
  • Le , quelques amoureux de la mer se réunissent au syndicat d'initiative afin de créer une société de pêche en mer. La Gaule Touquettoise est née avec comme président M. Bienfait assisté de MM. Dachicourt, Buisset, Falempin et Fournier. Le Premier concours a lieu au mois d'août 1929. Le l'assemblée générale renouvelle son comité, M. Dutour accède à la direction et M. Bienfait devient président d'honneur, le nombre de licenciés est de 78 ramené à 57 en 1934. Eugène Debune, assisté de MM. Levisse et Lagache, prend la présidence. Le la société compte 170 licenciés et pour la première fois, la ville octroie une subvention. Après la Seconde Guerre mondiale Eugène Debune redonne vie à la société, se succèdent ensuite à la présidence, Albert Sergent (1966), François Duhautois (1972), Jean Gillet (1985), Bernard Thérier assure, jusqu'en 2004, le secrétariat[k 22].
  • Le Prince de Galles préside la semaine hippique des jeunes cavaliers anglais[k 5].
  • La structure omnisports se scinde en deux : l'U.S.T.P.P. et les dissidents de l'Olympic touquettois (O.T.). Les deux équipes de football se rencontrent dans des derbys aussi acharnés qu'anachroniques[k 8].
  • Le « Chat Bleu » s'installe à l'emplacement actuel[k 12].

1931 :

  • Il existe déjà, au sein de l'harmonie municipale, une formation animée par J.Hagneré et A. Foucard, organiste de l'église, qui s'appelle la « Caddy Harmonie Jazz ».
  • Le , l'harmonie municipale se voit remettre un uniforme[k 14].
  • [e 15] : inauguration de la piscine d'eau de mer filtrée, stérilisée et réchauffée (André Bérard, architecte)[e 16]. C'est « la plus belle piscine d'Europe » (bassin de 200 yards (66,66 m) x 25 m, 500 cabines (dont certaines avec baignoire), gradins de 1 800 places, promenoir de 1 300 places, solarium, salle de repos, service médical de thalassothérapie avec massages, pédicures, deux restaurants, un bar, un tea-room…). Le plongeoir de Bérard est constitué de 4 tremplins de 1, 3, 5 et 10 mètres. La profondeur atteint 5 mètres en dessous des plongeoirs. Le bassin contient 2 744 m3 d'eau de mer prise au large, filtrée, stérilisée et réchauffée[a 8]. Détruit par les bombardements, il sera remplacé en 1948 par un nouveau plongeoir (Louis Quételart, architecte). L'inauguration est faite par le sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics, entouré de plusieurs centaines de médecins du monde entier, qui s'étaient réunis à Berck pour un congrès international de thalassothérapie.
 
L'hôtel de ville

1932 :

  • Célébrations du 50e anniversaire de la commune, appelée « Arcachon du Nord[17] », « Paradis des Sports », « Jardin de la Manche », « Perle de la Côte d'Opale »[e 18].
  • Inauguration du marché couvert (voir rue Jean Monnet[e 15].
  • On compte 1 366 atterrissages à Merlimont, la volonté de construire un aéroport au Touquet-Paris-Plage est de plus en plus forte[i 14].
  • Un centre équestre est créé à l'angle des actuelles avenues du Général de Gaulle et Louis Quételart[k 5].
  • Du 15 au se déroule le congrès des écrivains de France[k 24].
  • Édouard Champion offre sa collection d'œuvres d'artistes de l'école d'Étaples, pour fonder le musée des Beaux-Arts du touquet-Paris-Plage installé dans les salles du troisième étage de l'Hôtel de ville et inauguré en juillet[k 25].

1933 :

  • Inauguration des tribunes en ciment du club de tennis[k 3].
  • En octobre, l'aéro-club du Touquet-Paris-Plage est constitué avec comme président Louis Charles Breguet et Gaston Sainsard comme secrétaire général[i 14].
  • Deux associations sportives, l'union sportive du Touquet-Paris-Plage (U.S.T.P.P.) et de l'Olympic Touquettois (O.T.), fusionnent pour former le « Touquet Athletic Club » (T.A.C.). Le premier président est M. Raphaël. Les maillots sont blancs avec des parements verts, bleus et rouges[k 4].
  • Le club de football accueille un jeune joueur, Lucien Leduc, qui deviendra professionnel et international, puis entraîneur[k 8].
  • Naissance le du célèbre violoniste Christian Ferras[k 26].
  • Après délibération du conseil municipal du , à la suite d'un vœu d'Édouard Lévêque auprès de la municipalité, il a été décidée de donner le nom de Picardie a une avenue[18].

Mandat de Jules Pouget (1934-1942)Modifier

-

1934 :

  • Sorte d’Eldorado balnéaire jusqu’à la crise de 1929, la station connut encore quelques heures de gloire, avec notamment les séjours de Ravel, à la villa La Floride[k 26]., et l’établissement en 1934 du riche auteur britannique P. G. Wodehouse qui y vécut jusqu’à son arrestation par les Allemands en 1940. Il était propriétaire d'une des plus belles villas Low Wood (voir dans l'Dictionnaire des rues du Touquet-Paris-Plage pour plus d'informations).
  • Le projet de l'aéroport avance, le le conseil municipal vote l'étude du projet prévoyant l'acquisition des terrains de la ferme du pré Catelan ainsi qu'une partie du champ de courses. Il en coûte 850 000 F. Il en coûtera le même prix pour le nivellement et la construction de l'aérogare sur les plans de M. Quételart. Le projet devra être terminé en 1936[i 15].
  • L'abbé Deligny, curé de la paroisse, ouvre, rue de Moscou, le , l'école Saint-Michel, mieux équipée et plus spacieuse, mais toujours à classe unique. Faute d'enseignant après guerre, elle ne rouvre qu'en 1955[k 1].

1935

  • Une caserne des pompiers est construite à l'endroit de l'actuel trésor public, rue de Moscou[k 10].
  • Le sur un vœu émis par la Société académique, le Conseil municipal décide de rendre hommage à l'accueil de réfugiés belges en donnant le nom de jardin d'Ypres à un des square les plus prestigieux de la station, le jardin public, le , aura lieu l'inauguration du jardin d'Ypres[k 27].

1936

  • 3 jours de festivité sont prévus, les 3, 4 et .
  • Le  : inauguration de l'aéroport. 231 avions amènent les 650 personnes invitées[e 15]. Un mémorable meeting aérien durera 3 jours, un banquet de 700 est organisé au Royal Picardy. L'aérogare sera reconstruite en 1959, et en 1965 se posera la première Caravelle.
  • Le  : grand meeting d'acrobatie aérienne avec les champions de l'époque, Michel Détroyat, Jérôme Cavalli et la célèbre patrouille d'Étampes sur Morane-Saulnier MS.225[i 16]. on voit voler l'autogire de la Cierva piloté par M. Lépreux[i 17].
  • On compte pour l'année 1 700 avions et 4 600 passagers[i 16].
  • Une seconde fête d'aviation est organisée le , animée par des descentes en parachute et l'arrivée de la coupe Charles Delesalle[i 16].
  • On compte pour l'année 1 700 avions et 4 600 passagers[i 16].
  • À l'aéroport :
    • en prévision de la croissance, un deuxième hangar est construit pendant l'hiver 1936.
    • de 1936 à 1939, de nouvelles lignes régulières sont ouvertes avec Air France (Paris-Le Touquet-Londres), K.L.M. (Le Touquet-Amsterdam), et Imperial Airways (Le touquet-Londres)[i 18].

1937 :

  • À l'aéroport on a enregistré 3 478 appareils et 10 600 passagers la grande satisfaction du commandant de l'aéroport M. Maurice Séneschal, chevalier de Légion d'honneur[19]. Il reçoit la « coupe du bon accueil » de l'aéro-Club de France[i 18].

1938 :

  • 4 000 habitants l'hiver, 30 000 en saison. 2 000 villas possédant toutes eau, gaz, électricité, tout à l'égout, palaces, hôtels de toutes classes, pensions de famille, forment la plus coquette des villes s'étendant de la mer à la forêt.
  • La municipalité procède à l'acquisition d'un nouveau terrain afin d'augmenter la sécurité de l'aéroport[i 18].
  • Le , à l'aéroport, championnat du monde d'acrobaties aériennes avec l'extraordinaire capitaine Novak
  • Maurice Vernes, membre de la société académique du Touquet-Paris-Plage, baptise la station du nom « Jardin de la Manche »[i 18].
  • Le , Miss Jean Batten, invitée par Mme Louis Blériot, se pose sur l'aéroport du Touquet-Paris-Plage[i 19].

1939 :

  • En août, la compagnie 42/104 de l'armée de l'air française prend position sur l'aéroport du Touquet-Paris-Plage, un soldat nommé Charles Trenet fait partie des effectifs[i 20].
  • Le sémaphore est surélevé et doté d'un téléphone public[k 15].
  • L'école des filles comporte huit classes, celle des garçons neuf classes[k 1].

1940 : Le , le Squadron 615 du County of Surret de la Royal Air Force (R.A.F.) remplace la compagnie de l'armée de l'air française.

  • Le , la Luftwaffe bombarde l'aéroport et détruit les chasseurs Hurricane qui y sont stationnés. Ils reviennent bombarder la ville le .
  • Le , l'armée allemande arrive au Touquet-Paris-Plage en fin de matinée, le les officiers allemands prennent contact avec les services de l'hôtel de ville et début juin, c'est l'Ortskommandantur qui administre le Touquet-Paris-Plage.
  • La R.A.F. effectue plusieurs bombardements :
    • Le nouveau bombardement.
    • Le puis le 9, sur le Golf.
    • Le puis le 23, sur l'aéroport.
    • Le sur la ville.
    • Le sur la pointe de la Canche, plusieurs maisons sont détruites.
    • Le sur la ville, par un bombardement de nuit.
    • Le de nouveau sur l'aéroport.
    • Le , 50 bombes tombent sur le quartier Quentovic
  • Fin 1940 débute les premières constructions de défense, casemates, bunkers, abris, cuves, tobrouks par l'organisation Todt.
  • Le , le docteur Jules Pouget, maire du Touquet-Paris-Plage est arrêté avec 5 de ses collaborateurs et emprisonné par les allemands[j 1].
  • Début juin, l'escadrille « As de Pique » sous les ordres du commandant Moelders avec les pilotes Galland et Marseille s'installe à l'aéroport, elle est composée de Messerschmitt 109-E, ils s'installent à la villa Panjo[i 20].

1941 :

  • La R.A.F. effectue plusieurs bombardements :
    • Le , sur la pointe de la Canche, plusieurs maisons sont détruites.
    • Le , sur la ville, par un bombardement de nuit.
    • Le , de nouveau sur l'aéroport.
    • Le , 50 bombes tombent sur le quartier Quentovic[i 20].
  • Albert Mayaud, par délibération du Conseil municipal du , est nommé professeur d'éducation physique pour les enfants des écoles résidents. Il peut ainsi exercer, en dehors de ses cours, ses périlleuses missions de renseignement pour le réseau Castille, ainsi que pour la mission belge de liaison Delbo-Phénix. Nombre d'anciens élèves se souviennent en core des exercices au pas sur la plage en chantant « Flotte, petit drapeau », sous l'œil de l'occupant[k 28].

Mandat de Armand Durand (1942)Modifier

-

  • C'est pendant son mandat, en juillet, que les allemands demandent de supprimer le nom de rue de Moscou, Armand Durand la fait nommer rue de Cucq.

Mandat de Jules Pentier (1942-1944)Modifier

-

De 1940 à 1944, les Allemands occupent la ville, hôtels et villas sont pillés. En 1943, ils démolissent le prestigieux hôtel Atlantic au profit de l'organisation Todt afin d'en récupérer les matériaux qui sont envoyés en Allemagne par train[a 9]. Sur chaque wagon, était inscrit « dons des français à leurs amis allemands »[e 10].

Les Allemands prennent comme cible d'artillerie le SOCOTRA et en réduisent considérablement le volume[k 29].

1942

 
Plaque avenue des trois martyrs.
  • En décembre 1942, 8 touquettois sont arrêtés, 2 sont acquittés, 3 sont condamnés aux travaux forcés et 3 sont condamnés à mort et passés par les armes le , il s'agit de Gaston Brogniard, Roger Snoeck et André Baleuw.
  • Le jeune Secrétaire Général de Mairie de 37 ans, Fernand Holuigue, réussit, à partir de 1942, à éviter aux jeunes du Touquet-Paris-Plage, de 18 ans et plus, de partir au S.T.O.. La procédure, à mettre en place et qui est demandée par la Préfecture, consiste à convoquer les jeunes, de leur faire remplir des fiches et des questionnaires, après passage d'une visite médicale. Les dossiers complets doivent être transmis à la préfecture d'Arras, où le Préfet délivre un récépissé sous forme de carte remise à chacun des jeunes, et sur présentation de laquelle leur seront remis les tickets de ravitaillement. Toute cette procédure devant déboucher sur une convocation afin de partir en Allemagne travailler dans le cadre du S.T.O.. Sauf que les documents n'arriveront jamais à la préfecture. Après plusieurs rappels, Fernand Holuigue reçoit la liste d'un inspecteur de la préfecture et, pour une deuxième fois, la procédure est relancée... mais, de nouveau, les dossiers n'arrivent pas à la préfecture... Cette fois, en 1943, c'est Paris qui dépêche un inspecteur au Touquet-Paris-Plage, les échanges sont vifs et menaçants des deux côtés, mais nous sommes en 1943, l'espoir a changé de camp, la guerre sera bientôt finie, et « L'on se retrouvera » dit-il à son interlocuteur lors du départ de celui-ci. Enfin, un commissaire de police est dépêché en mairie du Touquet-Paris-Plage, afin d'assister à la distribution des tickets de ravitaillement, et de nouveau, des échanges vifs et menaçants des deux côtés. Finalement, aucun jeune ne partit travailler en Allemagne. Fernand Holuigue, évitera de justesse, après dénonciation, l'arrestation et la déportation[20].

1943 :

  • Construction du mur de l'Atlantique[e 15].
  • Le , tombe la première bombe alliée. En juin 1944, les bombardements alliés sont très importants : les deux phares et le plongeoir de la piscine sont détruits[e 15], 40 des 70 hôtels et pensions sont touchés. Dimanche , une centaine de bombes tombent sur le Touquet, touchant de nombreux édifices notamment l'église (détruisant le chœur, le transept, les vitraux, les autels en marbre, la chaire, le banc de communion en fer forgé) et des villas en haut de la rue Raymond Lens, les trois villas Parisfal, Coppelia, Hérodiade boulevard Daloz entre la rue de la Paix et la rue Saint-Amand, l'arrière de la villa Carte-Blanche et la villa voisine Mamette en face de l'église[21]. C'est lors de ces bombardements que meurt le maire Jules Pentier[a 10].
  • En octobre 1943 les allemands détruisent les 2 plongeoirs de la piscine marine.
  • Le , Erwin Rommel arrive pour la première fois au Touquet pour inspecter le système de défense[j 2].
  • Le , devant les risques encourus par les élèves regroupés en un seul endroit lors des bombardements, le maire, Jules Pentier, décide la répartition suivante :

Pour les garçons :

Pour les filles :

  • 3 classes dans le groupe de la rue de Londres.
  • 1 classe à l'hôtel de ville (salle des mariages).
  • 1 classe dans le magasin Verdier, 93-95 rue de Londres.
  • 1 classe à l'externat Saint-Michel, 140 rue de Cucq.

1944

  • La ration alimentaire est composée de 300 g de pain par jour, 120 g de viande par semaine, 10 kg de pommes de terre par mois, 3 à 5 l de vin par mois, 100 g de fromage par mois, 100 g de beurre par mois...
  • Le , l'accès des terrains entre le mur anti-tanks du boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui) et la mer est interdit.
  • Le , deuxième inspection du Maréchal Rommel, il en effectuera quatre en tout, il passe la nuit au soldatenheim de la villa « Rosetiles » avenue des Troènes.
  • Le , début de l'évacuation des femmes, des personnes âgées et des enfants dans la Nièvre et dans d'autres départements.
  • Le débute la pose de mines, d'abord boulevard de la Mer et rue de Paris, et ensuite rue de Londres et dans toutes les rues perpendiculaires à la mer, puis dans les dunes, au sud de l'avenue de l'Atlantique.
  • Le , face à la villa « La Forestière » avenue de l'Atlantique, Ernest Caloin et Robert Juilien sont blessés par un obus de DCA qui éclate sur la route.
  • Le , bombardement sur tout le secteur Royal Picardy et Hermitage-Hôtel, l'hôtel des Anglais est détruit par un incendie, de nombreux soldats allemands sont tués, en particulier à la villa « Rosetiles ».
  • Le , nouveau bombardement sur le secteur Royal Picardy et Hermitage-Hôtel, 4 civils tués et 32 soldats allemands.
  • Le , bombardement meurtrier, des centaines de bombes tombent en chapelet, en pleine ville, dans les rues Saint-Jean, rue Saint-Louis et de la Paix, l'église est durement touchée, plus tard dans la journée nouveau bombardement sur le Golf. Bilan de la journée 38 civils tués dont la moitié de touquettois, parmi ceux-ci, Léonce Becquelin, le cordonnier et conseiller municipal et Michel Crépin et sa femme Rachel Foubert, qui sont morts en fuyant le bombardement, en sautant sur une mine, dans les dunes proche du camping Stoneham de l'avenue François Godin.
  • Le , bombardement du quartier nord.
  • Le , nouveau bombardement dans le quadrilatère situé entre les rues Metz, de Moscou, de Montreuil et Dorothée. On compte morts dont le maire Jules Pentier tué dans les bureaux de son entreprise, rue de Montreuil, il est enterré rapidement au cimetière par des touquettois dont M. Muselet, gardien du cimetière et Robert Guiot, futur employé de mairie du Touquet-Paris-Plage. Jules Pentier est remplacé par Armand Durand, le doyen d'âge[22].

2e Mandat de Armand Durand (1944)Modifier

-

  • Le le nombre de villas réquisitionnés par l'armée allemande ou situées en zone interdite s'élève à 546.
  • Le les allemands font sauter les deux phares, le beffroi de l'hôtel de ville échappe à la destruction grâce à une astuce du gardien de phare, il fait croire aux allemands que des blessés se trouvent dans les sous-sols de la mairie[22].
  • La commune est libérée le par l'armée canadienne[e 15]. On recense 106 745 mines[f 2] (38 620 en ville, 54 125 dans les dunes, le champ de course et l'aérodrome, 13 800 sous les maisons et 200 dans la piscine), ce qui fit du Touquet, la commune la plus minée de France[d 19]. Les reconstructions furent très importantes.

Mandats de Jules Pouget (1944-1963)Modifier

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1944

  • Le , retour du maire, le docteur Pouget, qui avait été expulsé avec une partie du conseil municipal pour avoir refuser de se soumettre aux ordres des autorités occupantes.
  • À partir d'octobre, on utilise la grande salle de l'hôtel de ville comme église.
  • En décembre est créé un service local de déminage et de désobusage sous la responsabilité du lieutenant René Béchu, 7 volontaires démineurs sont morts pour la France[22].

1945

  • Le , 150 prisonniers de guerre allemands arrivent pour participer au déminage et à la re-construction de la ville, ils s'installent dans les blockhaus de l'avenue François Godin, ils sont suivis d'un autre groupe de 150 le puis d'un troisième groupe de 100 en septembre. Ils quittent le Touquet-Paris-Plage en juin 1947. Sur les 400, 38 seront tués et 85 blessés lors du déminage, ils sont enterrés au cimetière militaire allemand, avenue de la Canche, en août 1948, les 238 corps qui s'y trouvent sont exhumés afin de les rassembler dans un autre cimetière[j 3].

1946

  •  : ré-inaugurations simultanées de l'aérodrome, de la piscine, du golf et du tennis[e 15]. On dénombre, pour cette année 1946, 565 passagers et 161 atterrissages[i 21].
  • L'organisation de secours des sapeurs pompiers devient centre principal de secours, l'effectif est porté à 60 hommes disposant de 11 véhicules[k 10].
  • Roger Sueur est nommé président de T.A.C. football, il aura deux périodes à ce poste, 1946 à 1966 et de 1972 à 1982[k 8].

1947 :

  • L'abbé Jean Bille est le vicaire de la paroisse de 1947 à 1961. Il organise des colonies pour les enfants touquettois de 1955 à 1960, en France et aussi en Suisse[k 30].

1948 :

  • Premiers atterrissages, en provenance de Lympne de Bristol 170 de la compagnie Silver City Airways[i 22].
  • Un nouveau terrain de football est inauguré au centre sportif[k 8].

1949 :

  • Le , ouverture du pont rose d'Étaples après la destruction du précédent par les allemands.
  • Flavio Cucco, venant de Monaco, transforme en restaurant une petite boîte de nuit, il propose des spaghettis et du foie gras. Rapidement, l'établissement s'agrandit et sa carte devient gastronomique. En 1968, le homard est proposé pour 32 F. C'est dans ce restaurant que Serge Gainsbourg fait ses débuts au piano[k 11].
  • Naissance du Touquet-Athletic-Club (T.A.C.) Volley-ball sous l'impulsion de Paul Olombel[23].
  • Maxence Van der Meersch achète, en 1949, une villa au Touquet-Paris-Plage, il l'appelle La Maison dans la dune, (rebaptisée Sandhill aujourd'hui), du nom de son premier ouvrage, elle est située à l'angle de l'avenue Maxence Van der Meersch et de l'allée des Chèvrefeuilles[k 31].

1950 :

  • Remise en état de la digue, dallage et nouveau garde-corps[e 5].
  • Fantasia des spahis[k 5].
  • La villa Les Drags anciennement Bel Mesnil est achetée par le docteur Pierre Fouchet, chirurgien et son épouse Christiane Motte, afin de réaliser une clinique[k 32].

1951 :

  • En septembre : mise en service du nouveau phare[e 5]
  • Réouverture du casino de la Forêt et rétablissement de la Fête des fleurs[d 20].
  • Construction de 18 logements avenue de Picardie destinés aux cadres de la ville[k 33].
  • Maxence Van der Meersch, soigné par le docteur Pierre Ferrier, finit par mourir de la tuberculose dans sa villa La Maison dans la dune le au Touquet-Paris-Plage. Le Touquet-Paris-Plage lui rend hommage en donnant son nom au collège de la ville[k 31].

1952 :

  • On reprend les concours d'élégance automobile[k 18].
  • Vente par la ville de 10 terrains situés avenue de Suffren. Sur ces terrains seront construits des maisons pour la population permanente dans le cadre du « Groupe des Castors »[k 33].
  • Une nouvelle tribune pour le terrain de football est inaugurée en 1952[k 8].
  • Après la guerre, c'est la première distribution des prix qui marque le retour à la normale[k 1].
  • Une entreprise obtient l'autorisation d'araser le SOCOTRA[k 29].

1953 :

  • La ville cède le reste de terrains rue Ribot à la société d'H.L.M., elle réalise un programme de construction de maison pour la population permanente[k 33].
  • L'orgue de l'église Sainte Jeanne d'Arc est restauré par Jean Decroix, facteur d'orgue à Marles-les-Mines[k 20].

1954 :

  • Fin de la reconstruction de l'église (garnitures du maître-autel en fer forgé dues au maître Lambert-Rucki) et consécration de l'église par Monseigneur Perrin[e 5], l'annexe sera construite entre le et le .
  • À la suite de la construction de la nouvelle piste nord-sud de l'aéroport, il faut modifier l'accès à la ville, on construit l'avenue du Touquet, aujourd'hui avenue du Général de Gaulle, elle est ouverte à la circulation le [k 34].
  • Ouverture de la clinique Les Drags, avec un bloc opératoire et la possibilité d'accueillir vingt-six patients en hôtellerie, la maison du gardien a été agrandie et aménagée pour la résidence de la famille Fouchet et ses quatre enfants[k 32].
  • Le tournoi de Pentecôte de Hockey sur Gazon élit domicile au Touquet-Paris-Plage[k 35].

1955 :

  • l'aérogare est agrandie et la tour de contrôle surélevée[i 23].
  • Construction, dans le secteur de l'aéroport, de H.L.M. et d'I.L.N. (immeuble à loyer normal, loyer non soumis à des plafonds de ressources) avenue de Picardie et allée des Mouettes, afin d'y loger le personnel de l'aéroport[k 33].
  • Hippisme, grand prix de gentlemen avec le prince Ali Khan et le colonel Peter Townsend[k 5].
  • Les 25 et 26 juin, le 11e congrès des déportés du travail se réunit au Djinn, rue de Metz[k 24].

1956 :

  • Le , Bernard Chochoy, secrétaire d'État à la reconstruction et au logement, inaugure les motels de la « résidence du Golf » réalisés sur les plans de l'architecte Maurice Gridaine[k 36].
  • « Blériot Club » premier club d'aéroplage créé en France et qui est à l'origine de la fédération française de char à voile[k 37].
  • Vincent Stoneham, fils d'Allen Stoneham, cède le domaine du Golf à des promoteurs britanniques, les Bell[k 23].
  • La ville construit, pour la population permanente, rue de Boulogne, les résidences d'Artois et de Quentovic[k 33].
  • L'école voit s'ouvrir un cours complémentaire mixte[k 1].
  • L'école Jeanne d'Arc, avec ses quatre classes, est confiée aux religieuses de la Sainte-Union[k 1].
  • Le service « Flèche d'Argent », ancien service de la S.N.C.F., qui reliait Paris à Londres en combinant le train et l'avion, créé en 1956 est inauguré le [24].

1957 :

1958 :

  • Depuis 1958, selon le projet de l'architecte anglais Trofimov, le « Touquet Syndicate Ltd » développe un nouveau plan général de lotissements, constitués de hameaux, desservis par des voies en impasse, en formes de raquettes[k 38].
  • La ville construit, pour la population permanente âgée, avenue Jeanne d'Arc, la résidence Jeanne d'Arc[k 33].
  • Le service télégraphique du sémaphore est fermé[k 15].
  • le Touquet-Paris-Plage, sous l'égide de Fernand Holuigue, secrétaire général de mairie et de Robert Obert, président du syndicat d'initiative, accueille les 33e championnats de France d'Échecs[k 39].

1959 :

  • On construit la première partie de la nouvelle aérogare.
  • Le l'aéroport accueille le général de Gaulle en visite dans la région[i 24].
  • Naissance de la S.A.T.R.T. (société anonyme des transports routiers du Touquet) qui devient rapidement « Express Auto », cette société créée par J.H. Sainsard, RGJ Burrows et Cécil Judd dit Charly, a pour mission de transporter des véhicules neufs provenant d'Angleterre vers Paris, via l'aéroport du Touquet-Paris-Plage[i 25].
  • On ajoute quatre nouvelles classes à l'école Jeanne d'Arc[k 1].

1960 :

  • , inauguration de la nouvelle digue (1 200 places de stationnement, 761 cabines)[e 5]. Elle est large de 70 m et comporte 17 escaliers vers la plage, l'ouvrage est construit à 1,50 m en contrebas afin de préserver la visibilité des promeneurs et de rendre invisible les voitures[k 40].
  • L'aile sud du marché couvert a été transformée en 1960 pour accueillir une poissonnerie.
  • Le , la S.N.C.F., pour la « Flèche d'Argent », décide de relier l'aéroport du Touquet-Paris-Plage à la ligne Paris – Boulogne-sur-Mer – Calais[24].

1961 :

  • Construction de la première résidence (premier immeuble) sur le boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui), entre la rue Saint-Amand et la rue de la Paix, nommée « Dolce Vita » et comprenant 9 niveaux et 20 appartements, architecte Jacques Bouchardy et promoteur Philippe Faure[k 41].

1962 :

  • Émission d'un timbre représentant une vue aérienne, en plongée depuis le nord, et qui accorde une place de choix à la nouvelle digue. Cette image philatélique, gravée par Jean Pheulpin, est émise à l'occasion du cinquantenaire de la naissance administrative du Touquet-Paris-Plage[k 40].
  • Deux agriculteurs sortent de l'oubli une ancienne variété de pommes de terre qui deviendra en 1986 la Ratte du Touquet[k 11].
  • les opérations de nivellement définitif du SOCOTRA ont lieu à marée basse[k 29].
  • Pendant l'été, Jean Dubuffet séjourne au Touquet-Paris-Plage, dans sa nouvelle villa-atelier Le Mirivis, allée des Chevreuils, dont la construction, commencée en 1961, s'est achevée en 1962[25], il y réalise, entre le 15 et le , une série de dessins au stylo bille rouge et bleu, qui accompagnés des noms et de textes dans un jargon imaginaire, deviendront un petit livre qui donnera son titre au cycle de L'Hourloupe (1962-1974). Durant l'été 1963, toujours au Touquet-Paris-Plage, il peint les grands Paysages du Pas-de-Calais, dont La route d'Étaples[26].
  • Création de la route en corniche. Elle accueille une épreuve du rallye automobile du Touquet-Paris-Plage pendant plusieurs années[k 42].

1963 :

  • Création, à l'initiative de Mme Houtmann, du « Comité des fêtes du Touquet » dont les statuts sont déposés à la sous-préfecture de Montreuil, Le président est Pierre Quételart et le secrétaire Philippe Bataille[k 43].
  • Grâce à la patiente opiniâtreté de Fernand Holuigue, le refondateur de la société académique, le public peut de nouveau visiter le musée municipal situé dans les salles du troisième étage de l'Hôtel de ville[k 25].
  • Suspendu en septembre 1961, le service flèche d'Argent renaît le à raison de deux relations quotidiennes, au lieu d'une jusqu'à présent, complétée en saison par une troisième facultative en milieu de journée[24].

Mandat de Pierre Ferrier (1963-1969)Modifier

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1964 :

  • L'aéroport enregistre 25 122 mouvements d'avions, 183 251 passagers et 48 055 voitures[i 26].
  • Jean Sainsard fait l'acquisition des tennis et réalise la modernisation des infrastructures du club, on lui doit l'agrandissement du club-house et la création de la piscine[k 3].
  • Patrice Quételard intègre de grands clubs de volley-ball et devient international[23].
  • Le , le « Touquet Échecs Club » (T.E.C.) a pour président André Holuigue, Jean-Pierre Fontaine secrétaire, et Pierre Mille trésorier[k 39].

1965 :

  • Le centre équestre régional est installé avenue de la Dune aux Loups, en bordure de Canche[k 5].

1966 :

  • Le , Pierre Cochereau, célèbre organiste de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, donne un étonnant récital, à l'église Sainte Jeanne d'Arc, improvisant même une symphonie en trois mouvements, ce qui est un tour de force sur un si modeste instrument[k 20].
  • Le , officialisation du premier jumelage du Touquet-Paris-Plage, et c'est avec une ville allemande, station de sports d'hiver, Winterberg, qui est située dans l'arrondissement du Haut-Sauerland[k 44].
  • À l'aéroport, la nouvelle aérogare est entièrement construite. Les visiteurs payent pour accéder à l'immense terrasse qui surplombe[i 1].

1967 :

1968 :

  • La BBC tourne un film relatif au Royal Picardy avant qu'il ne soit détruit[e 20]. Ses ruines sont ensuite utilisées pour remblayer le futur lotissement de « Mayvillage »[e 5].
  • La société d'H.L.M. construit la résidence Winterberg avenue du 18 juin[k 33].
  • Sous l'impulsion de Léonce Deprez premier adjoint, et de Richard Burrows, L'A.C.T. (avenir cycliste touquettois) s'implante durablement présidé par Yves Cousin pendant vingt ans[k 18].

1969 :

  • En mars, la ville loue pour vingt ans, la partie du casino de la forêt, hors salles de jeux, afin de réaliser la création d'un palais des congrès et permettre l'adhésion à « France Congrès »[k 24].

Mandats de Léonce Deprez (1969-1995)Modifier

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Au début des années 1970, une horloge, visible de la plage, est installée au sommet du sémaphore, et rendra bien des services aux estivants[k 15].

1969 :

  • Le , inauguration du « Nouvel Hôtel », le Touquet-Paris-Plage dispose de 1 203 chambres dont 1 182 en hôtels classés[k 24].

1970 :

  • Le le Touquet-Paris-Plage est admis comme treizième ville congrès de France avec effet au [k 24].
  • Du 11 au l'assemblée nationale de la Table Ronde célèbre, avec 700 participants, au Touquet-Paris-Plage son XXe anniversaire[k 24].
  • Le officialisation du jumelage avec Rixensart située dans la province de Brabant[k 44].
  • Le est organisée le cérémonie de retour à Winterberg du jumelage entre les deux villes[k 44].
  • Le « Touquet Syndicate Limited » lotit, allée des Champs-Élysées, huit nouvelles parcelles[k 38].
  • Projet d'un barrage, qui ne voit pas le jour, à côté du Cercle Nautique du Touquet, avec route passant sur la barrage. Ce barrage a pour but d'alimenter en eau la région lilloise[k 45].
  • Brigitte Boulay devient internationale de volley-ball et ensuite capitaine de l'équipe de France pendant plusieurs matchs[23].
  • création du tournoi de Pentecôte de Volley-ball avec l'équipe de Rixensart[23].
  • Construction d'une « maison des associations » à la suite du lancement par le ministère de la Jeunesse et des Sports de l'opération « Mille clubs de jeunes », située à l'angle sud-est de la rue de Metz et la place Quentovic[k 46].

1971 :

  • La société d'H.L.M. construit la résidence « Rixensart » allée des Tourterelles[k 33].
  • C'est sous l'impulsion du secrétaire général du T.A.C. Ferdi Petit, ancien sprinteur national et chef de la police de l'air à l'aéroport, que l'athlétisme se restructure. Le Touquet-Paris-Plage reçoit, pour des séances d'entrainement, des athlètes internationaux, Michel Bernard, Guy Drut et Jean-Pierre Dufresne[k 16].
  • le Touquet-Paris-Plage accueille son premier match international de volley-ball entre la France et l'Allemagne fédérale[23].
  • Le , l'embranchement ferroviaire du Touquet-Paris-Plage pour la « Flèche d'Argent », après un prolongement de 1 300 m de rails, à travers les pistes de l'aéroport, et l’installation d’un passage à niveau en plein dans la D 940, arrive au pied même des avions, entre la tour de contrôle et l'aérogare principale.[24].

1972 :

  • La société d'H.L.M. construit les résidences « Margate » et « Maurice Chevalier », allée des Lauriers Blancs[k 33].
  • Le Touquet-Paris-Plage se dote d'un nouveau stade d'athlétisme, l'actuel Centre Sportif Ferdi Petit[k 16].
  • Un lycée hôtelier est construit en 1972, par l'architecte Pierre-André Dufetel, à l'emplacement de l'ancien grand hôtel de luxe Royal Picardy[27]

1973 :

  • La ville rachète les tennis[k 3].
  • Les activités hippiques sont regroupées au « Centre Equestre Régional » sous la direction de Daniel Lamour[k 5].
  • La première pierre de l'institut de thalassothérapie du Touquet est posée le , par Aimé Paquet, secrétaire d'État auprès du ministre de l'aménagement du territoire, en présence des concepteurs, notamment Louison Bobet, Léonce Deprez et l'architecte Louis Quételart[k 47].

1974 :

  • Création par Louison Bobet de la Thalassothérapie qui sera inaugurée en 1976 par Simone Veil, Ministre de la Santé.
  • L'institut de thalassothérapie du Touquet accueille les premiers curistes mi-juin[k 47].
  • La ville acquiert, pour un franc symbolique, de la « Société des Grands Établissements », l'hippodrome, ses tribunes, ses installations et un terrain de 40 ha[k 5].
  • La municipalité décide d'affecter, à l'harmonie municipale, une salle exclusive pour les répétitions et les réunions[k 14].

1975 :

  • Le première édition de l'Enduro du Touquet créé par Thierry Sabine.
  • La société d'H.L.M. construit la résidence de la Canche, boulevard de la Canche[k 33].
  • le congrès annuel du Volley-ball se déroule au palais des sports[23].

1976 :

  • Transformation du Normandy en Casino des 4 saisons[e 21]
  • La société d'H.L.M. construit la résidence Epsom, avenue du 18 juin[k 33].
  • Fin juin, les sœurs quittent le Touquet-Paris-Plage. L'école devient mixte sous la direction de M. Sueur, directeur de l'école Saint-Michel, qui amène ses élèves. L'école Saint-Michel a laissé place à un immeuble[k 1].

1977 :

  • L'institut de thalassothérapie du Touquet est complété par un Novotel de 104 chambres, agrandi de 45 chambres en 1991[k 47].

1978 :

  • À la suite de la décision du ministère de la Marine de mettre en vente le sémaphore et son terrain, le Conseil municipal du mois de mai annonce la décision d'en faire l'acquisition[k 15].
  • Avril, Isabelle Beaugez et Sylvie Lagneaux sont championnes de France cadettes avec l'équipe des Flandres, Sylvie Lagneaux devient internationale. Au club d'Asnières, elle rencontre Francis Druenne, futur président du T.A.C. volley-ball, qu'elle épousera[23].
  • le T.A.C. football évolue en troisième division nationale (National aujourd'hui) entre 1978 et 1993 et même en championnat de France de football D2 (Ligue 2 aujourd'hui) en 1988-1989[k 8].
  • L'école maternelle est agrandie en 1978 pour accueillir six classes et, est divisée en deux écoles Blanche-Neige et Le Petit Poucet[k 1].

1979 :

  • La municipalité achète le sémaphore et son terrain, suivi d'une revente en 1981, il sera démoli et remplacé par la construction de la résidence Le Sémaphore avec une horloge à son sommet [k 15].
  • En 1979, a lieu le premier Salon du livre au Palais de l'Europe, à l'initiative des libraires régionaux[k 21].
  • Début du beach-volley, une forme de retour aux sources[23] !

1980 :

  • Le officialisation du jumelage avec Witney, ville anglaise située dans le comté d'Oxfordshire[k 44].
  • Projet d'un port de plaisance, qui ne voit pas le jour, proche du cercle nautique du Touquet, dans l'ancien terrain de camping de la Canche[k 45].
  • Le service « Flèche d'Argent » est définitivement supprimé le [24].

1981 :

1983 :

  • La clinique Les Drags passe à quarante lits[k 32].

1985 :

  • Inauguration de l'Aqualud, construit à l'emplacement de la piscine[e 21]
  • La société d'H.L.M. construit la résidence Marcel Pagnol, allée des Lauriers Blancs[k 33].
  • Fondation du T.A.C. Hockey sur gazon par le docteur Éric Château, ancien joueur du Lille Hockey Club[k 35].

1986 :

  • Jumelage avec la ville tunisienne Sidi Bou Saïd
  •  : le Conseil municipal vote la création d'un port de plaisance sur les terrains du camping de la Canche, ce port devant être opérationnel en 1990[e 22]..
  • La clinique Les Drags passe à soixante lits[k 32].
  • Le « Touquet échecs club » organise, dans la salle d'honneur de l'hôtel de ville, pendant les vacances scolaires de la Toussaint, l'Open international[k 39].

1987 :

  • 1987 – 1992 : Rénovation complète du Palais des Congrès (Le Touquet-Paris-Plage est ville de congrès depuis 1970)[28].

1988 :

1989 :

  • La clinique Les Drags est vendue à un groupe d'investisseurs[k 32].
  • Ouverture des deux premières salles d'exposition du musée municipal, dans les garages de la villa Way-Side avenue du Golf[k 25].

1990 :

  • L'arrivée au Touquet-Paris-Plage de Jacques Garet est un atout pour le « Touquet Échecs Club », avec lui, le club comptera jusqu'à sept équipes dans les différents championnats régionaux et nationaux, pour atteindre le plus haut niveau français en 2010[k 39].
  • Le T.A.C. est dirigé par Christophe Deprez entre 1990 et 2011[k 8].
  • Le , inauguration de la « Maison des associations » par Lucile Bigot, conseillère générale et par Léonce Deprez, député maire de la commune[k 46].

1991 :

  • Le musée municipal, installé dans la villa Way-Side avenue du Golf, après travaux, est complètement opérationnel[k 25].
  • Dernière année où se déroule la « fête des fleurs »[k 6].

1992 :

  • Jumelage avec la ville des États-Unis Cary (Caroline du Nord).
  • Le domaine du Golf est repris par le groupe familial « Open Golf Club », premier propriétaire français depuis 1903[k 23].
  • Francis Druenne, ancien international de Volley-ball, devient entraineur de l'équipe du T.A.C. Volley-ball puis son président[23].
  • L'Open international d'Échecs s'installe au lycée hôtelier[k 39].

1993 :

  • La ville, qui représente la France au concours européen des villes et villages fleuris, se voit attribuer le premier prix avec médaille d'or, en présence de nos représentants touquettois, Mme Favre-Gilly, M. Guy Blais et M. Guy Grujon[k 48].

1994 :

  • Le , au parlement européen, la ville reçoit le diplôme européen accompagné du drapeau européen pour les 27 années d'échanges avec les villes jumelées[k 44].
  • La société d'H.L.M. construit la résidence « Ayrton Senna », 53 rue d'Étaples[k 33].
  • Les animations tout au long de l'année font du Touquet la « Station des 4 saisons ».
  • Mariage de l'A.C.T. et du T.A.C. cyclotourisme pour constituer le T.A.C. cyclisme qui existe toujours en 2011[k 18].

Mandat de Philippe Cotrel (1995-2001)Modifier

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1995 :

1996 :

  • La municipalité offre une prime à tous les propriétaires désireux d'embellir les façades de leurs villas[e 23],[e 24]. La politique mise en œuvre par la municipalité et intitulée « Osons la couleur » a pour but de redonner de l'éclat aux gris des façades et de faire ressortir l'architecture typique des maisons touquettoises[e 8].
  • Juin 1996 : inauguration du « Casino des 4 saisons » et du « Casino du palais », tous les deux complètement remodelés.
  •  : première « promenade architecturale à vélo » organisée par la ville[e 6].
  • La société d'H.L.M. construit les résidences « Roi Baudoin », rue Saint-Amand, et « J.F. Kennedy », rue de Moscou[k 33].
  • Ghislain Ficheux, alors président du T.A.C Triathlon, crée sur la plage un des premiers « Bike and Run » en France, une épreuve de V.T.T. et de course à pied par binômes[k 49].

1997 :

1998 :

  •  : ré-inauguration du palais de l'Europe, refait à neuf[e 27],[29].
  • Novembre 1998 : inauguration de la nouvelle salle des sports

1999 :

  • novembre 1999 : Pour sa politique « Osons la couleur », Le Touquet-Paris-Plage reçoit à Paris le trophée « Choisissez vos couleurs », décerné par l'Académie Nationale des Arts de la rue"[e 28].

2000 :

  • premier semestre 2000 : rénovation de « l’Aqualud », piscine à vague avec quelques toboggans dans une atmosphère tropicale et une eau à 30 °C.
  • « 5 arbres pour l'an 3000 », plantations du . Ce projet de l'an 2000 conçu par Aline Lecœur, paysagiste, propose de rendre hommage aux arbres, patrimoine fédérateur de la ville. De façon symbolique, cinq arbres qui pourront vivre 1 000 ans ont été plantés. Ces arbres originaires des cinq continents incarnent l'entente entre les peuples, pour l'Afrique, le cèdre de l'Atlas (cèdres atlantica), pour l'Amérique, le pin des montagnes rocheuses (minus aristata), pour l'Asie, le Ginkgo biloba, pour l'Europe, l'if (Taxus Baccata) et enfin pour l'Océanie, le hêtre austral (nothofagus antartica). La plantation a été réalisée par les enfants et adolescents des cinq écoles du Touquet-Paris-Plage[k 50].

Mandat de Léonce Deprez (2001-2008)Modifier

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2001 :

  • Fermeture définitive de la caserne des pompiers, rue Joseph Duboc (anciennement rue de la Lune), elle est remplacée par le centre de secours de la baie de Canche, installé dans la zone industrielle d'Étaples et inauguré le [k 10].
  • Karine Baillet lance le « Touquet Raid Pas-de-Calais », un des premiers raids nature du pays[k 49].

2002 :

  • La clinique Les drags passent à soixante-cinq places[k 32].

2003 :

  • [30] : Le Touquet-Paris-Plage fait la une des médias à l'occasion du sommet franco-britannique qui réunit Jacques Chirac et Tony Blair.
  • En juillet, Lancement du projet du nouvel espace « Nouveau siècle ». Le déclassement de la petite piste de l'aéroport, devenue non conforme aux règles de sécurité, en considération des villas du Touquet et du Centre ville d'Étaples et dont la modernisation ne pouvait être envisagée, permet la reconquête d'une superficie de 17 hectares de terrain au profit de la station. C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre dans l'histoire du Touquet. Le terme « Nouveau siècle » a été choisi par la municipalité pour ce projet pour lequel près de 46 millions d'euros vont être investis (fonds publics non municipaux et fonds privés)[31].
  • septembre 2003 - mai 2007 : rénovation du « cœur de ville »
  • En décembre[32], la municipalité a voté une délibération en vue du déclassement de la petite piste de l'aéroport. La suppression de cette piste a pour but de libérer une très grande surface afin de créer un complexe hôtelier, un collège, des commerces…
  • Labellisé « Musée de France » en 2003, le musée municipal, villa Way-Side, obtient la seizième place au classement national des musées de France organisé par Le Journal des Arts[33].

2005 :

  • Inauguration au tennis d'une salle avec cinq courts couverts[k 3].
  • Le musée célèbre Jean Dubuffet (1901-1985), en effet, le vingtième anniversaire de sa disparition a permis de rappeler qu'il est inhumé à Tubersent, près d'Étaples, ville natale de son épouse, appelée « Lili », Émilie Carlu, née le à Tubersent[34] et morte en 1988 à Cucq et, qu'a proximité immédiate du musée, il s'était fait construire une villa-atelier Le Mirivis[k 51].

2006 :

  • En février, l'Enduro du Touquet est rebaptisé Enduropale et ne présente plus qu'un parcours d'une quinzaine de kilomètres uniquement sur la plage afin de préserver les dunes.
  • Le T.A.C. Athlétisme, dirigé par Roger Grégoire « implose », naît alors le Touquet Opale Athlétisme (brièvement appelé A.C.T.A.), il est le seul club reconnu par la municipalité, Thierry Douriez et Valentin André défendent ses couleurs[k 16].
  • Le T.A.C. Hockey sur gazon est champion de France en Nationale 1[k 35].
  • l'équipe féminine de volley-ball est montée en Nationale I pour la saison 2006-2007 et y est restée jusqu'au championnat de France de Nationale 1 de volley-ball féminin 2009-2010[23].

Mandats de Daniel Fasquelle (2008-2017)Modifier

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Création des Pianos folies, un grand festival de musique centré sur le piano, par Yvan Offroy[k 26].

La politique événementielle de la ville est recentrée autour du sport, de la culture, de la famille et de la gastronomie ; de nouvelles manifestations sont organisées[35].

Poursuite de la politique de végétalisation du front de mer, lancée durant le mandat de Philippe Cotrel ; et développement de dix kilomètres pistes cyclables.

Interventions pour le maintien des liaisons directes par trains Intercités avec Paris, pérennisées depuis novembre 2010, et le développement de TGV vers Lille.

2008

  • Le collège Maxence-Van-Der-Meersch est installé dans l'espace Nouveau siècle près de l'aéroport, inauguré le , et a fait l'objet d'innovations technologiques depuis mi-2011 : notamment, toutes les salles d'enseignement sont équipées de vidéoprojecteurs et d'ordinateurs[k 1].
  • Installation du nouvel orgue à l'église Sainte-Jeanne d'Arc, celui-ci est doté de 37 jeux répartis sur trois claviers et un pédalier, il est dû au facteur d'orgues, à Saint-Didier (Vaucluse), Pascal Quoirin. Il a été inauguré le 28 septembre 2008 par Olivier Latry, titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Paris, depuis 1985 où il succéda à Pierre Cochereau. L'orgue a été béni, le même jour, par l'évêque d'Arras, Mgr Jean-Paul Jaeger[k 20].

2009 :

  • Juin : La ville remplace l'ensemble des horodateurs par un nouveau modèle, et décide d'en confier la gestion à une société privée, des employés municipaux étant soupçonnés de détournements de fonds lors de la collecte de l'argent des horodateurs[36].
  • En 2009[37], elle est devenue exclusivement réservée aux piétons et aux cyclistes[k 52].

2010 :

  • L'harmonie municipale est devenue une association et s'appelle désormais l'« Harmonie Jazz Band » dont est issu le « Jazz Band » [k 14].
  • Quatre courts de tennis en terre sont entièrement refaits en qualité Roland-Garros[k 3].
  • Juin : inauguration de la façade restaurée du Palais de l'Europe et démarrage d'un ambitieux programme de rénovation des trottoirs.
  • En décembre, la gare d'Étaples - Le Touquet est desservie, après l'électrification de la section Boulogne-sur-Mer-Rang-du-Fliers, par le réseau TERGV via l'axe Paris-Lille-Calais-Boulogne-sur-Mer-Étaples-Rang-du-Fliers[k 53].
  • Pour son cinquantenaire, le rallye du Touquet est la première manche du championnat de France, à la place du rallye Lyon-Charbonnières, avec un parcours de 569,5 km, dont 231,16 km d'épreuves chronométrées en trois étapes et dix-huit épreuves spéciales. Pour arriver à son cinquantenaire, il a fallu compter sur plusieurs générations d'acharnés. Parmi les plus persévérants, on peut citer Pierre Quételart puis Maurice Bonas, ensuite Francis Converset, qui l'a maintenu à bout de bras et enfin Philippe Flament, qui a amené le rallye de façon durable au plus haut niveau[k 54].

2011 :

  • En juillet, construction de 80 nouveaux boxes au centre équestre régional[k 5].
  • En juillet, la bibliothèque communale quitte les locaux de la mairie pour venir s'installer au rez-de-chaussée de l'ancienne école Jean de la Fontaine, rue de Londres[k 21].

2012 :

  • Le Touquet-Paris-Plage est la base arrière équestre de l'équipe de France pour les jeux olympiques de Londres de 2012[k 5].
  • La clinique Les Drags passe à quatre-vingt-cinq places. Elle est dirigée par Dominique Fouchet, fils de l'ancien chirurgien[k 32].
  • Retour de la « fête des fleurs »[k 6].

Mandat de Lilyane Lussignol (2017... en cours)Modifier

-en cours

2018 :

  • Le , la ville a vécu un moment historique, en signant l’acte de vente du terrain sur lequel sera réalisée la maison médicale « Jean-Louis Capron » à l’angle des rues de Samer et Edmond Bardol. C’est « Habitat Hauts-de- France » qui va mener ce projet. Ce sera, à terme, une vingtaine de médecins, de professionnels de santé, de spécialistes que l’on pourra consulter en un même lieu. Cette maison médicale sera au cœur d’un béguinage de 51 logements en résidence, avec un parking en sous-sol de 89 places. L’ensemble répondra à l’esthétisme élégant et traditionnel de notre station[e 29].

2019 :

  • Les élus ont découvert l’antre de la future ZAC Quentovic, située sur la place Quentovic. Avec ses sept bâtiments, ses commerces, ses 222 logements dont 89 en résidence seniors et son parking souterrain de 179 places (déjà terminé !), il s’agit du plus gros chantier logements au nord de Paris. Benjamin Collin, conducteur de travaux principal l’assure : « le planning prévisionnel est respecté et nous sommes confiants quant à la suite des tâches à réaliser ». Les premières cellules commerciales seront livrées en fin d’année, suivront les premiers logements privatifs et les autres cellules commerciales à la fin du premier trimestre 2020[e 30].
  • Réfection d'une deuxième partie des trottoirs du boulevard de la Mer (Docteur Jules Pouget aujourd'hui).
  • Début du réaménagement de la place de l'Hermitage, la volonté de la Municipalité est de renforcer l’identité du Touquet-Paris-Plage “Jardin de la Manche” avec un réaménagement de cette place, du rond-point des Sports vers l’avenue du Verger. Ces travaux se feront en deux tranches :
    • Place de l’Hermitage/Rond-point/Avenue de l’Hippodrome/Allée des Tilleuls : du 4 mars au 5 juillet
    • Abords du Palais/Avenue Louis Aboudaram/Avenue Fernand Recoussine : du 2 septembre au 20 décembre
  • Le rond-point au niveau des Drags viendra renforcer l’accessibilité à la station : il n’y aura ainsi plus de feux tricolores avenue du Général de Gaulle.
  • 800 000  sont inscrits au budget pour poursuivre la rénovation de la voirie et des trottoirs. Ils vont concerner : la poursuite du boulevard Pouget vers l’Atlantique et vers le secteur Canche ; les trottoirs de la rue de la Paix et de la rue Saint Louis (entre l’avenue Pouget et la rue de Metz) les parkings de la digue basse du front de mer seront quant à eux refaits et végétalisés.
  • Le boulevard de la Canche va être aménagé pour la sécurité des cyclistes et des piétons[e 31].
  • Le premier festival du roman policier « Polartifice » est né au Touquet-Paris-Plage, organisé par Isabelle Gosselin, responsable de la bibliothèque. Il a lieu les 13 et sur la plage, au niveau de la base Sud[e 32].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. il est écrit, dans Touquet magazine de février 1999 page 11, que le nom Touquet apparait en 1595 sur une carte du géographe Gérard Mercator mais source contestable donc [réf. nécessaire].

LivresModifier

  • Edith et Yves de Geeter, Images du Touquet-Paris-Plage,
  1. p. 16.
  2. p. 9.
  3. p. 64.
  4. p. 120.
  5. p. 90.
  6. p. 128.
  7. p. 129.
  8. p. 105.
  9. p. 136.
  10. p. 10.
  • Martine et Daniel Boivin et Édith et Yves de Geeter, Paris-Plage en cartes postales anciennes,
  1. p. 108.
  2. p. 12.
  3. p. 102.
  4. p. 103.
  5. p. 15.
  6. p. 45.
  7. p. 47.
  8. p. 18.
  9. p. 19.
  10. p. 85.
  11. p. 70.
  12. p. 37.
  13. p. 115.
  14. p. 116.
  15. p. 67.
  • Philippe Holl, Mémoires en images : Le Touquet-Paris-Plage, Éditions Alan Sutton, (ISBN 2849100218)
  1. p. 33.
  2. p. 58.
  3. p. 84.
  4. p. 36.
  • J. Chauvet, C. Béal et F. Holuigue, Le Touquet-Paris-Plage à l'aube de son nouveau siècle 1882 - 1982, Éditions Flandres-Artois-Côte d'Opale,
  1. p. 4.
  2. a et b p. 9.
  3. p. 13.
  4. a et b p. 14.
  5. a et b p. 15.
  6. p. 16.
  7. a et b p. 64.
  8. p. 17.
  9. p. 19.
  10. p. 67.
  11. p. 23.
  12. a b et c p. 72.
  13. a b c d et e p. 73.
  14. a b c et d p. 74.
  15. p. 74 et 75.
  16. a b et c p. 75.
  17. a b c et d p. 76.
  18. a b c d et e p. 79.
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  50. p. 192, écrits de Jacques Noyer.
  51. p. 202, écrits de Patrice Deparpe.
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Journaux municipauxModifier

  • Journal municipal Le Touquet Magazine devenu Le Touquet-Paris-Plage info
  1. a et b décembre 1999, p. 14.
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  15. a b c d e f et g décembre 1999, p. 8.
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Autres référencesModifier

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Voir aussiModifier