Marguerite Viel

Marguerite Viel, née le à Crosne (Seine-et-Oise) et morte le à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine)[1], est une femme de cinéma française, réalisatrice, productrice, scénariste, dialoguiste, monteuse son.

Marguerite Viel
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marguerite Marie Angèle Viel
Nationalité
Activités

BiographieModifier

Marguerite Viel débute comme antiquaire[réf. nécessaire].

En 1926, Marguerite Viel est directrice des ventes adjointe de la société de production du réalisateur Jean Epstein, Les Films Jean Epstein. Elle avance les fonds pour La glace à trois faces en 1927, ainsi que pour La chute de la maison Usher (1928)[2]. Au lieu de la rembourser en valeur monétaire, Epstein lui transfère la propriété de trois de ses films en 1928 : Mauprat (1926), La glace à trois faces et Six et demi onze (1927), ainsi qu'en témoignent des documents conservés à la Cinémathèque française[3].

En 1929, Marguerite Viel travaille avec le réalisateur tchèque Leo Marten sur son film Dzungle velkomesta (La jungle d'une grande ville)[4], et est citée comme assistante réalisatrice ou consultante artistique[3]. Selon un synopsis publié en ligne par les Archives nationales du film de Prague, le film, qui était prévu pour être muet mais qui a été sonorisé au moment de sa sortie en 1930, décrit la vie d'une jeune femme amoureuse d'un escroc.

En 1930, Marguerite Viel réalise Terre farouche, film dont on a perdu la trace. En 1932, elle tourne deux comédies avec Richard Weisbach, Occupe-toi d'Amélie  et Une petite bonne sérieuse (également considéré comme perdu). En 1934 enfin, elle sort son film le plus connu, La Banque Némo, qui s'inspire ouvertement de l'affaire Stavisky et qui subit les foudres de la censure.

Entre 1930 et 1932, elle est également très active en tant que monteuse son et dialoguiste. À ce titre, elle adapte plusieurs films parlants pour le public francophone : elle fait le doublage de Gabbo le ventriloque d'Erich von Stroheim (1929), de Passions d'Erich Waschneck (1931) et Feind im Blut de Walter Ruttmann (1931). Elle fait également le montage sonore du documentaire Les chemins de la renommée (1931) de Claude Lambert et de Mon ami Tim (1932) de Jack Forrester. Elle écrit enfin le dialogue de L'amoureuse aventure de Wilhelm Thiele (1932).

À partir de 1934, Marguerite Viel disparait de la vie publique. Elle meurt quarante-deux ans plus tard, en 1976.

AnalyseModifier

Avec Solange Bussi et Marie Epstein, Marguerite Viel est l'une des rares femmes réalisatrices de son époque. Dans ses films, elle se révèle volontiers critique de la société moderne, des codes moraux et de la propriété sexuelle.

FilmographieModifier

RéalisationModifier

Réalisations non abouties[9]Modifier

Les raisons de l'abandon de ces projets de films annoncés par la presse de l'époque ne sont pas connues. Peut-être est-ce lié aux problèmes de santé rencontrés par la réalisatrice au début de l'année 1932[10].

Assistanat de réalisation[21]Modifier

DialogueModifier

ScénarioModifier

MontageModifier

Montage sonModifier

BibliographieModifier

  • René Pithon, Le scandale Stavisky et la censure au cinéma : l'affaire de la 'Banque Némo', in Études de Lettres, série III, tome 8, no 2, p. 29-52, Lausanne, 1975.
  • Paul Lejeune, Le cinéma des femmes : 105 femmes cinéastes d’expression française, éd. Atlas, 1987.

Notes et référencesModifier

  1. État civil trouvé dans la base MatchId des fichiers de décès en ligne du Ministère de l'Intérieur avec les données INSEE (consultation 22 février 2020)
  2. Daire, Joël, Jean Epstein. Une vie pour le cinéma, Grandvilliers, La tour verte, , p. 79-80
  3. a et b (en) « Marguerite Viel », sur Women Film Pioneers Project,
  4. Fronval, Georges, « La jungle d’une grande ville », Bordeaux-Ciné, no 53,‎ , p. 10
  5. Courrier du cinéma. Au travail. Le Petit Journal, 10 août 1930, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  6. Marguerite Viel en Transylvanie. Paris-Soir, 5 août 1930, lire en ligne sur Gallica.
  7. En dehors de sa participation aux films co-réalisés avec Marguerite Viel, Richard Weisbach est inconnu par ailleurs.
  8. Le miroir des films. Petites nouvelles. Le Petit Parisien, 6 mai 1932, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  9. Les raisons de l'abandon de ces projets de films annoncés par la presse de l'époque ne sont pas connues. Peut-être est-ce lié aux problèmes de santé rencontrés par la réalisatrice au début de l'année 1932.[1]
  10. « Actu », sur Comoedia,
  11. ou Chambres et vues.
  12. Courrier. Comoedia, 9 mai 1932, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  13. Figaro film. Nouvelles. Le Figaro, 14 août 1932, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  14. Nouvelles. Le Figaro, 14 août 1932, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  15. Courrier. Comoedia, 14 janvier 1932, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  16. Courrier. Comoedia, 8 janvier 1932, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  17. Le cinéma. Bruits de studios. Paris-Soir, 24 janvier 1932, p. 7, lire en ligne sur Gallica.
  18. Cinéma. Courrier. L'Intransigeant, 19 février 1932, p. 8, lire en ligne sur Gallica.
  19. Cinéma. Courrier. L'Intransigeant, 29 décembre 1931, p; 5, lire en ligne sur Gallica.
  20. Le courrier du cinéma. L'Action française, 1er janvier 1932, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  21. Courrier cinéma. Un peu partout. Paris-Soir, 9 août 1929, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  22. Petites et grandes nouvelles. "Erotikon" sonorisé. Comoedia, 22 août 1930, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  23. Quelques instants avec François Maly, producteur tchèque. Comoedia, 12 octobre 1929, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  24. Aux Films Oméga. Hebdo-Film, 26 avril 1930, p. 29, lire en ligne sur Gallica.
  25. En France. Comoedia, 23 novembre 1929, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  26. Petit courrier. Comoedia, 5 septembre 1929, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  27. Ladislav Vymlatil dit Leo Marten (Sarajevo 1897- Rio de Janeiro 1961) acteur, scénariste et réalisateur tchèque.
  28. Gabbo, le ventriloque. Comoedia, 4 mars 1931, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  29. Chez nous. Le Figaro, 24 mai 1931, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  30. Bruits de Studios. Paris-Soir, 13 décembre 1931, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  31. Courrier. Comoedia, 17 octobre 1931, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  32. A Épinay. Comoedia, 27 octobre 1931, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  33. Les présentations. Lundi 6 juin 1932. Forrester-Parant productions : Mon Ami Tim. Hebdo-Film, 11 juin 1932, p. 14, lire en ligne sur Gallica.

Liens externesModifier