Philip Mountbatten

prince consort du Royaume-Uni de 1952 à 2021

Philippe de Grèce

Philip Mountbatten
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Portrait de Philip Mountbatten, duc d'Édimbourg, réalisé au château de Windsor par Allan Warren (1992).

Titre

Prince consort du Royaume-Uni


(69 ans, 2 mois et 3 jours)

Prédécesseur Elizabeth Bowes-Lyon
Successeur Vacant
Biographie
Titulature Prince de Grèce et de Danemark
Prince du Royaume-Uni
Duc d'Édimbourg
Comte de Merioneth
Baron Greenwich
Dynastie Maison de Glücksbourg
Nom de naissance Phílippos tis Elládas
Naissance
Mon Repos (Corfou, Grèce)
Décès (à 99 ans)
Château de Windsor (Windsor, Royaume-Uni)
Sépulture Chapelle Saint-Georges
(Château de Windsor)
Père André de Grèce
Mère Alice de Battenberg
Fratrie Marguerite de Grèce
Théodora de Grèce
Cécile de Grèce
Sophie de Grèce
Conjoint Élisabeth II
Enfants Charles, prince de Galles
Anne, princesse royale
Andrew, duc d’York
Edward, comte de Wessex
Résidence Palais de Buckingham
Château de Windsor
Sandringham House
Château de Balmoral
Religion Orthodoxie grecque puis anglicanisme

Description de cette image, également commentée ci-après

Philip Mountbatten, duc d'Édimbourg, né Philippe de Grèce (en anglais : Philip of Greece et en grec moderne : Φίλιππος της Ελλάδας / Phílippos tis Elládas) le à Corfou en Grèce et mort le à Windsor au Royaume-Uni, est le mari d’Élisabeth II, reine du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth.

Prince de Grèce et de Danemark jusqu'à son mariage, il est le cinquième enfant et seul fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, le petit-fils du roi des Hellènes Georges Ier et un cousin germain des rois Georges II et Paul Ier. Il est également un petit-neveu de la dernière tsarine Alexandra Fiodorovna Romanova et de la princesse Irène de Prusse, belle-sœur de l'empereur allemand Guillaume II. Par sa mère Alice de Battenberg, Philip Mountbatten est aussi arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria du Royaume-Uni.

Membre de la maison dano-allemande de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksburg, le prince Philip naît dans la famille royale de Grèce, mais sa famille s'exile alors qu'il a un an et demi. Après des études en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Écosse, il rejoint la Royal Navy à l’âge de 18 ans en 1939. En , il commence à correspondre avec la princesse Élisabeth, la fille aînée et héritière présomptive du roi George VI. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans les flottes de Méditerranée et du Pacifique. Après la guerre, Philip obtient la permission de George VI d’épouser Élisabeth. Avant l'annonce officielle des fiançailles, il renonce à ses titres et prédicats royaux grecs et danois, se convertit de la religion orthodoxe grecque à l'anglicanisme et devient sujet naturalisé britannique, adoptant le nom de famille Mountbatten de ses grands-parents maternels britanniques.

Après cinq mois de fiançailles, devenu le lieutenant Philip Mountbatten, il épouse la princesse Élisabeth le . Le jour de son mariage, il reçoit de son beau-père le prédicat d'altesse royale et le titre de duc d'Édimbourg. Philip quitte le service actif, ayant atteint le grade de commander, quand Élisabeth devient reine en 1952. Sa femme le fait prince du Royaume-Uni en 1957 et Lord Grand Amiral en 2011. Philip a quatre enfants avec Élisabeth : Charles, Anne, Andrew et Edward. Depuis un décret en conseil datant de 1960, les descendants de Philip et Élisabeth ne portant pas de titres royaux peuvent utiliser le nom de famille Mountbatten-Windsor. Sportif passionné, Philip aide au développement de l'attelage équestre. Il est le président de plus de 800 organisations et le président du Duke of Edinburg’s Award pour les personnes âgées de 14 à 24 ans.

Retiré de la vie publique à partir de 2017, il meurt deux mois avant son centième anniversaire. Il est la personnalité ayant occupé le plus longtemps le rôle de consort du Royaume-Uni ainsi que le conjoint étant resté le plus longtemps marié à un monarque britannique régnant (plus de 69 ans).

JeunesseModifier

Naissance et familleModifier

 
Alice de Battenberg entourée de ses quatre filles (1914).

Le prince Philippe de Grèce et de Danemark naît le au palais de Mon Repos, sur l'île de Corfou en Grèce. Il est le seul fils et le cinquième enfant du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg[1], après ses quatre sœurs aînées les princesses Marguerite, Théodora, Cécile et Sophie. En tant que membre de la maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, elle-même branche de la maison d'Oldenbourg, et en sa qualité de descendant en ligne masculine du roi des Hellènes Georges Ier et du roi de Danemark Christian IX, il est à la fois prince de Grèce et prince de Danemark. À sa naissance, il fait partie de l'ordre de succession au trône de ces deux royaumes. Cependant, en 1953, la Loi de succession supprimera les droits de succession au trône de Danemark de sa branche familiale.

Enfance turbulenteModifier

Trois mois après la naissance de Philippe, son grand-père maternel, Louis Mountbatten (né Louis de Battenberg), marquis de Milford Haven, meurt. Louis était un citoyen britannique par naturalisation qui, après une carrière dans la Royal Navy, avait renoncé à ses titres allemands et adopté le nom de famille Mountbatten — une version anglicisée de Battenberg — pendant la Première Guerre mondiale, en raison du sentiment anti-allemand au Royaume-Uni. Après s'être rendus à Londres pour le mémorial de ce dernier, Philippe et sa mère retournent en Grèce, où le prince André était resté pour commander une division de l'armée impliquée dans la guerre gréco-turque (1919-1922)[2].

Cependant, la guerre tourne en défaveur de la Grèce et les Turcs obtiennent des gains territoriaux importants. Le , l'oncle de Philippe, le roi Constantin Ier, est contraint d'abdiquer et le nouveau gouvernement militaire arrête le prince André, ainsi que d'autres personnes. Le , le commandant en chef de l'armée hellénique, le général Geórgios Hatzanéstis, et cinq hommes politiques de haut rang sont exécutés. La vie du prince André est alors considérée comme étant en danger, et Alice est placée sous surveillance. En décembre, un tribunal révolutionnaire bannit à vie le prince André de Grèce et le navire de la marine britannique HMS Calypso évacue sa famille. Le prince Philippe est mis en sécurité dans un lit de camp constitué d'une caisse d'oranges. La famille de Philippe se rend en France et s'installe, en 1927, rue du Mont-Valérien à Saint-Cloud[3], en banlieue parisienne, dans une maison que leur avait prêtée sa riche tante, la princesse Marie Bonaparte[4].

Éducation en FranceModifier

Jusqu'en 1930, Philip passe son enfance en France, où ses parents sont installés aux côtés de la princesse Marie Bonaparte et de son époux, Georges de Grèce. En 1927[5], Philip commence sa scolarité à Paris dans une école privée américaine, connue sous le nom de The Elms (Les Ormes, avenue Eugénie à Saint-Cloud, dans l'ancienne maison de Jules Verne[3]), où il est élève demi-pensionnaire en raison du train de vie modeste de ses parents. L'établissement, où l'on pratique des sports tels que le base-ball ou le football, est dirigé par Donald MacJannet, qui décrit Philip comme « un garçon robuste, bruyant… mais toujours remarquablement poli[6] ». Parmi ses camarades d'école, figurent ses cousins Jacques et Anne de Bourbon-Parme, qui a épousé par la suite Michel Ier[5]. Grâce à ce passage dans l'Hexagone, il parle le reste de sa vie couramment le français[7].

En 1930[8], Philip est envoyé au Royaume-Uni à la Cheam School, une école préparatoire alors située dans le comté de Surrey. Il vit dès lors, tantôt au palais de Kensington auprès de sa grand-mère maternelle, Victoria de Hesse-Darmstadt, tantôt auprès de son oncle et tuteur, George Mountbatten, au Lynden Manor de Bray, dans le Berkshire[9]. En 1930 et 1931, ses quatre sœurs épousent des aristocrates allemands et s'installent en Allemagne, alors que sa mère est internée durant trois ans (de 1930 à 1933) dans deux cliniques successives après avoir été diagnostiquée schizophrène[10],[11] et que son père s'installe dans un petit appartement à Monte-Carlo. Philip a peu de contacts avec sa mère pendant le reste de son enfance[12].

AdolescenceModifier

 
La Gordonstoun School, où Philip est éduqué de 1934 à 1939.

En , Philip est envoyé à la Schule Schloss Salem en Allemagne, ce qui présente « l'avantage d'économiser les frais de scolarité » car l'école est la propriété de la famille de son beau-frère, Berthold de Bade[13]. En raison de la montée du nazisme en Allemagne, le fondateur juif de Salem Kurt Hahn fuit la persécution et fonde la Gordonstoun School en Écosse. Après deux trimestres à Salem, Philip s'installe à l'automne 1934 à Gordonstoun, dont le programme éducatif promeut la maîtrise de soi et l'exercice physique[13],[14].

Le , sa sœur Cécile, le mari de celle-ci (Georges-Donatus, grand-duc héritier de Hesse), leurs deux jeunes fils et la mère du grand-duc périssent dans un accident aérien à Ostende ; Philip, qui n'a alors que seize ans, assiste aux funérailles à Darmstadt. L'année suivante, le , son oncle et tuteur George Mountbatten, 2e marquis de Milford Haven, meurt d'un cancer des os[15]. C'est désormais à son autre oncle maternel, Louis Mountbatten, que la responsabilité de Philip est confiée[16].

Carrière militaireModifier

Débuts dans la Royal NavyModifier

Après avoir quitté Gordonstoun en , le prince Philip rejoint la Royal Navy, où il se distingue l'année suivante au Britannia Royal Naval College de Dartmouth comme le meilleur cadet de sa promotion[17]. Il est nommé aspirant en et passe quatre mois sur le cuirassé HMS Ramillies qui assure la protection des convois de la Force expéditionnaire australienne dans l'océan Indien, suivi par de plus courts passages sur les navires Kent, Shropshire et à Ceylan (aujourd'hui Sri Lanka)[18].

Premiers déplacementsModifier

 
La Standard Nine modèle 1935 du prince, durant son séjour à Ceylan.

Après l'invasion de la Grèce par l'Italie en octobre 1940, il est transféré de l'océan Indien sur le cuirassé HMS Valiant de la flotte de Méditerranée[19]. Parmi d'autres missions, il participe à la bataille de Crète, et est cité pour son comportement pendant la bataille du cap Matapan[20] où il est chargé du contrôle des projecteurs du cuirassé.

Philip reçoit une citation à l'ordre de la Royal Navy le ainsi que la croix de guerre française 1939-45 avec palme. Il reçoit également la croix de guerre grecque de la Vaillance[17]. Il occupe des fonctions moins prestigieuses comme celle de chef de la chaufferie sur le navire de transport RMS Empress of Russia (en)[21].

Seconde Guerre mondialeModifier

 
Le prince Philip en 1951.

Philip est promu Sub-Lieutenant (enseigne de vaisseau de 2e classe) après une série de cours à Portsmouth où il termine premier dans quatre des cinq catégories[22],[23]. En , il est affecté sur le destroyer des anciennes classes V et W reclassé escorteur antiaérien, le HMS Wallace, et qui est chargé d'escorter des convois sur la côte est de l'Angleterre, ainsi que pour l'invasion alliée de la Sicile[24]. Il est promu au grade de lieutenant de vaisseau le . En octobre de la même année, à tout juste 21 ans, il est nommé « First lieutenant » (officier en second) du destroyer HMS Wallace devenant ainsi l'un des plus jeunes officiers en second de la Royal Navy. Lors de l'invasion de la Sicile, en , alors qu'il est toujours officier en second du HMS Wallace, il réussit à faire lancer un radeau avec des fumigènes qui distrait suffisamment les bombardiers pour permettre au navire de s'échapper en passant inaperçu[24]. En 1944, il est à nouveau affecté sur un destroyer, mais plus récent, le HMS Whelp de la classe W, qui fait partie de la flotte britannique du Pacifique au sein de la 27e flottille de destroyers. Il est présent dans la baie de Tokyo pour la signature des actes de capitulation du Japon. En , Philip retourne au Royaume-Uni sur le HMS Whelp et est affecté comme instructeur à l'école des officiers mariniers, l'établissement à terre (Stone frigate) HMS Royal Arthur, installé à Corsham, dans le Wiltshire[25].

Fin de carrièreModifier

Il est promu lieutenant commander (capitaine de corvette) en 1950, puis commander (capitaine de frégate) en 1952 et enfin amiral en 1953.

Il est colonel en chef honoraire de six unités canadiennes : les Cameron Highlanders of Ottawa, les Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada, The Royal Canadian Army Cadets, le Royal Canadian Regiment, le Royal Hamilton Light Infantry (Wentworth Regiment) et les Seaforth Highlanders of Canada[26]. Il est président d’honneur de l’Association des Officiers de la Marine du Canada et de la Royal Canadian Regiment Association, et commodore d’honneur de la Royal Canadian Naval Sailing Association[27].

À l’occasion de son 90e anniversaire, en 2011, il est nommé « Lord-grand-amiral » de la Marine royale, amiral d’honneur du Commandement maritime (aujourd’hui la Marine royale canadienne), général du Commandement de la Force terrestre (aujourd’hui l’Armée canadienne) et du Commandement aérien (aujourd’hui l’Aviation royale canadienne)[28].

Mariage avec Élisabeth d'YorkModifier

 
La reine Victoria est l'arrière-arrière-grand-mère de la reine Élisabeth II (en rouge : ligne de descendance des monarques britanniques) et du prince Philip (en vert : ligne de descendance de Philip).

Le , le roi George VI et la reine Elizabeth visitent le Britannia Royal Naval College à Dartmouth. Pendant cette visite, la reine et Lord Mountbatten demandent à Philip d'accompagner les deux filles du couple royal, Élisabeth et Margaret, ses cousines au 8e degré par la reine Victoria, et au 7e par le roi Christian IX[29]. Finalement, au cours de l'été 1946, Philip demande au roi la main de sa fille. Le roi accepte sa demande, mais ne veut fournir aucun engagement formel jusqu'au vingt-et-unième anniversaire d'Élisabeth, au mois d'avril suivant[30]. Dans l'intervalle, Philip renonce à ses titres royaux grec et danois ainsi qu'à son allégeance à la couronne grecque, se convertit de l'orthodoxie grecque à l'anglicanisme et devient sujet britannique par naturalisation[a], tout ceci étant achevé le . Philip Mountbatten prend le nom de famille de sa mère. Les fiançailles sont annoncées au public le [31]. La veille de son mariage, le roi George VI décerne à Philip le prédicat d'altesse royale et le matin du mariage, le , il est fait duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich[32].

Philip et Élisabeth se marient à l'abbaye de Westminster. La cérémonie est enregistrée et diffusée par la BBC à 200 millions de personnes du monde entier[33]. Cependant, dans l'Angleterre d'après-guerre, il n'est pas acceptable que des relations allemandes du duc d'Édimbourg soient invitées au mariage, y compris ses trois sœurs survivantes, qui ont toutes épousé des princes allemands, certains d'entre eux avec des connexions nazies. Après leur mariage, le duc et la duchesse d’Édimbourg élisent domicile à Clarence House. Leurs deux premiers enfants y naissant : le prince Charles en 1948 et la princesse Anne en 1950.

Philip tient à poursuivre sa carrière dans la marine, bien conscient que le futur rôle de son épouse en tant que reine finirait par éclipser ses ambitions. Néanmoins, Philip retourne dans la marine après son voyage de noces, d'abord dans un emploi de bureau à l'amirauté et, plus tard, dans la direction du Old Royal Naval College à Greenwich[17]. En 1949, il est en poste à Malte, après avoir été nommé premier lieutenant du destroyer HMS Chequers, le navire amiral de la 1re flottille de destroyers de la flotte méditerranéenne[34]. En , il est promu au grade de capitaine de corvette et commande la frégate HMS Magpie[35]. Il est nommé commandant en 1952 du HMS Chequers, mais sa carrière active navale s'était terminée en [36],[37].

Prince consort du Royaume-UniModifier

Accession de son épouse au trôneModifier

Lors de l'accession de son épouse au trône, le , il devient prince du Royaume-Uni et n'a plus de nom de famille. À partir de ce moment, il est considéré comme prince consort et cela bien qu'il n'ait jamais reçu le titre. Il renonce à sa carrière militaire pour devenir conseiller personnel de la reine. Il est nommé en 1953, à titre honorifique, amiral de la Royal Navy, Marshal of the Royal Air Force et maréchal britannique[38]. Il est fait prince du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord par sa femme le [38]. Le couple a quatre enfants :

Question du nom de la maison royaleModifier

 
Monogramme royal du prince Philip.

L’accession au trône de la princesse Élisabeth pose la question du nom de la maison royale. L’oncle du prince Philip, Louis Mountbatten, plaide pour le nom de « Maison de Mountbatten », puisqu'Élisabeth a effectivement adopté le dernier nom de Philip lors de leur mariage. Cependant, la reine Mary est hostile à cette proposition en raison du caractère morganatique de la Maison de Battenberg dont sont issus les Mountbatten. C’est sur son conseil que le Premier ministre Winston Churchill intercède auprès de la reine pour que la maison royale demeure désignée sous le nom de « Maison de Windsor ». Le duc d'Édimbourg déplore alors être le seul homme du pays à ne pas pouvoir transmettre son nom à ses enfants[39].

C’est seulement en 1960, après le décès de la reine Mary et la démission de Churchill, qu'un décret du conseil précise que tous les descendants en ligne masculine de Philip et donc Élisabeth II ne portant pas le prédicat d’altesse royale prendront le nom de Mountbatten-Windsor (deux de ses petits-enfants, Peter et Zara Phillips, portent le nom de famille de leur père, car la famille royale britannique est leur famille maternelle)[39]. Après son accession au trône, la reine précise qu’en toute occasion, hormis au parlement, le duc d'Édimbourg jouira de la préséance sur les autres membres de la famille royale y compris sur son fils le prince de Galles.

Activités et parrainage d'associationsModifier

 
Le prince Philip en 2008.

Grand amateur de polo, Philip crée le le Household Brigade Polo Club devenu en 1969 le Guards Polo Club[40]. De 1964 à 1986, il est président de la Fédération équestre internationale[41]. Entre 1960 et 1977, le prince Philip préside la Société zoologique de Londres qui le distingue comme membre honoraire en 1977[42].

De 1955 à 1957, Philip est président de la Fédération anglaise de football et sert également durant deux mandats au Marylebone Cricket Club[43],[44]. Entre 1959 et 1965, il est président de la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA)[45].

Il est le fondateur et premier président du WWF-Royaume-Uni de 1961 à 1982, puis président du Fonds mondial pour la nature (WWF) international de 1981 à 1996[46]. À ce poste, il fonde en 1995 l'Alliance des religions et de la conservation[47].

En , le prince Philip est le premier membre de la famille royale à se rendre en Israël. Il prend part à une cérémonie organisée à Yad Vashem en l’honneur de sa mère, la princesse Alice de Battenberg, reconnue comme « Juste parmi les Nations » pour avoir hébergé une famille juive dans sa résidence d'Athènes durant l'occupation nazie de la Grèce[48].

Devoirs et engagements officielsModifier

 
Philip Mountbatten et la reine lors de l'ouverture du Parlement gallois à Cardiff, au Pays de Galles, en 2016.
 
Le prince Philip avec la reine lors de son jubilé au balcon du palais de Buckingham, en juin 2012.

En tant que prince consort, Philip assiste son épouse dans ses devoirs de souveraine en l’accompagnant à de nombreux dîners et cérémonies comme celle de l’ouverture du Parlement. Au total, il a participé à plus de 22 000 engagements au service de la Couronne et prononcé plus de 5 500 discours[49].

En 1981, le prince Philip intercède auprès de son fils Charles pour qu’il se fiance ou rompe avec Lady Diana Spencer. Face aux injonctions de son père, Charles fait publier les bans puis se marie six mois plus tard avec Diana. En 1992, les déboires conjugaux de Charles et Diana contraignent la reine et le duc d’Édimbourg à tenter de les réconcilier, sans succès. Philip écrit son étonnement à Diana concernant l’aventure extra-conjugale de Charles avec Camilla Parker Bowles. Le couple divorce malgré les efforts du couple royal.

Atteint d’une infection de la vessie, il est hospitalisé, le , pendant les festivités du jubilé de diamant d'Élisabeth II[50], puis le , à la suite d’une rechute[51].

Départ en retraiteModifier

 
Le prince Philip en 2015.

Le , Buckingham Palace annonce par communiqué que « Son Altesse Royale le duc d’Édimbourg a décidé de ne plus honorer d’engagements publics à partir de l’automne » et de se retirer de la vie publique[52]. Il assure son dernier engagement public le [53]. Il n'a après cette date fait que trois exceptions en assistant aux noces de trois de ses petits-enfants (le mariage du prince Harry et de Meghan Markle le , le mariage de la princesse Eugenie et de Jack Brooksbank le , et le mariage de la princesse Beatrice et d'Edoardo Mapelli Mozzi le ).

Dernières annéesModifier

Accident de voiture à SandringhamModifier

Il est impliqué dans un accident de voiture le , alors qu'il se garait sur une route près du domaine de Sandringham, où il vit reclus. Un communiqué officiel déclare qu'il n'est pas blessé. Le conducteur et un passager de l'autre voiture sont emmenés à l'hôpital. Philip se rend néanmoins à l'hôpital le lendemain matin par mesure de précaution[54]. Après avoir présenté ses excuses, il rend volontairement son permis de conduire trois semaines plus tard[55]. Le , le Crown Prosecution Service annonce que poursuivre Philip ne serait pas « dans l'intérêt du public »[56]. Le duc est néanmoins toujours autorisé à conduire dans des domaines privés.

Dégradation de son état de santéModifier

Le , le prince Philip est admis à l'hôpital King Edward VII pour une opération de la hanche, qui a lieu le lendemain. Il quitte l'hôpital le suivant.

Du 20 au , Philip séjourne de nouveau à l'hôpital King Edward VII, où il est soigné pour une « condition préexistante », lors d'une visite décrite par le palais de Buckingham comme étant une « mesure de précaution ». Le duc n'avait pas été vu en public depuis qu'il avait assisté au mariage de Lady Gabriella Kingston en . Une photo de Philip avec la reine, alors qu'ils sont isolés au château de Windsor en raison de la pandémie de Covid-19, est publiée lors de son 99e anniversaire, en  ; il devient alors le troisième membre de la famille royale britannique à la plus grande longévité, après la princesse Alice, duchesse de Gloucester (morte en 2004 à l'âge de 102 ans) et Elizabeth Bowes-Lyon, la reine mère (morte en 2002 à l'âge de 101 ans)[57].

Le , il est de nouveau hospitalisé « par précaution » à l'hôpital King Edward VII de Londres[58]. La famille royale précise par communiqué que le prince « a été admis à l'hôpital après s'être senti indisposé et doit rester quelques jours en observation », avant d'annoncer que le duc d'Édimbourg est traité pour une infection[59]. Le , il est transféré au St Bartholomew's Hospital, un autre hôpital londonien, afin d'y subir des examens cardiaques[60]. Le 3 mars, le prince Philip est opéré du cœur[61]. Il est de nouveau transféré à l'hôpital King Edward VII deux jours plus tard[62]. Le duc d'Édimbourg quitte finalement l'hôpital le [63].

Mort, réactions et hommagesModifier

 
Des Britanniques se rassemblant devant Buckingham à l'annonce de la mort du prince Philip, le 9 avril 2021.

Philip Mountbatten meurt le 9 avril 2021 au château de Windsor, à l'âge de 99 ans[64],[65]. La nouvelle est annoncée aux médias à midi, par un communiqué publié par palais qui déclare : « C'est avec une profonde tristesse que Sa Majesté la reine annonce la mort de son époux bien-aimé, Son Altesse Royale le prince Philip, duc d'Édimbourg. Son Altesse Royale est décédée paisiblement ce matin, au château de Windsor »[66]. Sur la BBC, les programmes sont interrompus, une image du prince en noir et blanc est affichée, et l'hymne national est joué. L'annonce de sa mort provoque une vive émotion au Royaume-Uni et dans le monde entier ; de nombreuses personnalités politiques lui rendent hommage et les drapeaux sont mis en berne[67]. Le Premier ministre britannique Boris Johnson déclare que « la nation et le royaume offrent leurs remerciements pour la vie et le travail extraordinaires du prince Philip, duc d’Édimbourg »[68]. En Écosse, Nicola Sturgeon se dit « attristée » et souligne « les liens profonds et durables » qu'elle a entretenus avec le prince Philip[69]. Arlene Foster, Premier ministre d'Irlande du Nord, rappelle que « le prince était largement respecté pour service actif et dévoué à son pays ainsi que pour son soutien inébranlable à Sa Majesté la reine pendant son règne »[69]. David Cameron déclare que le prince Philip est un « homme qui a dédié sa vie à son pays », et que « ce fut un honneur et un privilège de servir aux côtés du duc d'Édimbourg », qui « a laissé un incroyable héritage, et soutenu de nombreuses associations et institutions aux nobles causes »[70].

La famille royale de Belgique twitte : « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Son Altesse Royale le Prince Philip, Duc d'Édimbourg. Nous présentons nos plus sincères condoléances à Sa Majesté la Reine et à la Famille royale britannique ainsi qu’au peuple du Royaume-Uni »[70]. Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, salue « un homme de conviction et de principes, animé par son sens du devoir envers les autres »[71]. Le Premier ministre indien Narendra Modi rend hommage à la carrière militaire du Prince : « Mes pensées vont au peuple britannique et à la famille royale. Il a eu une carrière remarquable dans l’armée et était au premier plan dans beaucoup d’initiatives sociales. Qu’il repose en paix »[72].

Le lendemain de sa mort, 41 coups de canon sont tirés à Londres depuis Hyde Park, ainsi que dans toutes les capitales britanniques et dans les 54 autres États membres du Commonwealth, saluant ainsi la disparition du duc d'Édimbourg.

Funérailles et inhumationModifier

La mort de Philip Mountbatten entraîne le début de l’opération Forth Bridge, une période de deuil national de huit jours avant l'organisation de ses obsèques, qui ne sont pas nationales conformément à la volonté du duc d'Édimbourg mais militaires, et qui se tiennent le en la chapelle Saint-Georges du château de Windsor[73]. Sur une Land Rover Defender réaménagée pour l'occasion, le cercueil du duc d'Édimbourg, surmonté de sa casquette militaire, de son épée et d'un bouquet de fleurs blanches, quitte les appartements d'État du château de Windsor en début d'après-midi, pour être conduit vers la chapelle du château lors d'une procession de huit minutes, suivi à pied par le prince de Galles, la princesse royale, le duc d'York, le comte de Wessex, le duc de Cambridge, le duc de Sussex et d'autres membres de la famille royale, la reine Élisabeth suivant le cortège en voiture. L'image de la reine, seule, assise face au cercueil de celui qui fut son époux pendant plus de sept décennies, est largement reprise par les médias du monde entier[74]. Au terme de la cérémonie religieuse, marquée par une forte connotation militaire, Philip Mountbatten est inhumé provisoirement dans le Royal Vault, un caveau situé sous la chapelle Saint-Georges, et où reposèrent jadis les rois George IV et Guillaume IV. Après la disparition de la reine, le cercueil du prince Philip sera déplacé et les époux de nouveau réunis seront définitivement inhumés, ensemble, dans la chapelle du mémorial du roi George VI [75],[76].

Dans la culture populaireModifier

CulteModifier

Pour quelques centaines de villageois du sud-ouest de l'île de Tanna, au Vanuatu, qui pratiquent une dérivation locale du culte de John Frum, le prince Philip est une divinité apparentée aux esprits du volcan Yasur[77],[78].

CinémaModifier

Dans le film The Queen de Stephen Frears, sorti en 2006, le prince est interprété par l'acteur américain James Cromwell[79].

Il est l'un des personnages du film d'animation Royal Corgi (2019).

TélévisionModifier

Dans la série télévisée The Crown, diffusée sur Netflix depuis 2016, son rôle est interprété par Matt Smith pendant les deux premières saisons[80], ainsi que par Finn Elliot pour les scènes marquant l'enfance du prince. Le rôle est ensuite repris par Tobias Menzies durant la troisième et quatrième saison. C'est l'acteur Jonathan Pryce qui reprendra le rôle du mari de la reine Élizabeth, campée par Imelda Staunton, pour les cinquième et sixième saisons de la série[81].

L'émission Secrets d'Histoire sur France 3 du , intitulée Le Prince Philip au service de Sa Majesté, lui est consacrée[82].

PostéritéModifier

Le , jour où le prince Philip aurait dû célébrer son 100e anniversaire, son épouse, la reine Élisabeth II, plante dans les jardins du château de Windsor une rose qui lui a été offerte, nommée « Rose du duc d'Édimbourg ». La fleur, conçue par la Royal Horticultural Society, est plantée dans un endroit du jardin que le prince Philip avait lui-même aidé à restructurer[83].

Titres et honneursModifier

Titulature complèteModifier

Philip a porté des titres de plusieurs natures. Né prince de Grèce et de Danemark, il renonce à ses titres et prédicats royaux juste avant son mariage avec la princesse Élisabeth puis est créé duc d'Édimbourg. Il obtient le titre de prince du Royaume-Uni en 1957 par lettres patentes de son épouse. Quand on s'adresse à lui, on l'appelle « monseigneur »[b] (en anglais, on emploie le mot Sir).

Ses titres furent successivement :

  • Son Altesse Royale le prince Philippe de Grèce et de Danemark (1921-1947) ;
  • Sir[32] Philip Mountbatten (1947) ;
  • Son Altesse Royale le duc d'Édimbourg (1947-1957) ;
  • Son Altesse Royale le prince Philip, duc d'Édimbourg (1957-2021).

Sa titulature complète est : Son Altesse Royale le prince Philip, duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich, KG (chevalier de la Jarretière), KT (chevalier du Chardon), OM (ordre du Mérite), GBE (chevalier grand-croix de l'ordre de l'Empire britannique), AK (chevalier de l'ordre d'Australie), QSO (compagnon de l'ordre du Service de la Reine), PC (Conseil privé de la Reine)[84].

DistinctionsModifier

ArmoiriesModifier

La première version des armes du prince Philip utilisée entre 1947 et 1949 est composée des armes de Grèce et de celles de la princesse Alice du Royaume-Uni, arrière-grand-mère du prince. Toutefois, elle est trouvée « insatisfaisante » et est modifiée en 1949, date de la version définitive.

Armoiries Écu Blasonnement
1947-1949
    D'azur, à la croix alésée d'argent (de Grèce) ; sur-le-tout, écartelé : à la croix pattée d'argent bordée de gueules, de Dannebrog, cantonnée en I, d'or, à neuf cœurs de gueules, posés en trois pals, à trois lions léopardés d'azur, armés et lampassés de gueules, couronnés du champ, brochant sur-le-tout (de Danemark) ; en II, d'or, à deux lions léopardés d'azur, armés et lampassés de gueules (de Schleswig-Holstein) ; en III, coupé : 'A' d'azur, à trois couronnes d'or (de Suède) et 'B' coupé de gueules à une peau de morue d'argent tenue en pal par une traverse de sable, le tout couronné d'or et coupé d'azur à un bélier d'argent passant lampassé de gueules et armé d'or et d'azur à un ours polaire d'argent armé du premier ; en IV, coupé d'or au lion léopardé d'azur soutenu de neuf cœurs de gueules ordonnés 5 et 4 (des Goths) et de gueules au dragon d'or (des Vandales) ; sur-le-tout, écartelé, au 1 de gueules, à la feuille d'ortie d'argent (d'Holstein) au 2 de gueules, au cygne d'argent, becqué, membré et colleté d'une couronne d'or (de Stormarnn) ; au 3 de gueules, au cavalier armé d'argent (de Dithmarschen) ; au 4 de gueules à la tête de cheval coupée d'or (de Lauenbourg) ; sur-le-tout-du-tout parti d'or à deux fasces de gueules (d'Oldenbourg) et d'azur, à la croix pattée, au pied fiché d'or (de Delmenhorst) ; au franc-quartier, un écu écartelé, aux I et IV de gueules aux trois léopards d'or, armés et lampassés d'azur, en II d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, dans un double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du second et en III d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent, au lambel d'argent à trois pendants, chargé en cœur d'une rose de gueules et d'argent, les deux autres chargés d'une moucheture d'hermine de sable.
À partir de 1949
    Écartelé, au I d'or, à neuf cœurs de gueules, posés en trois pals, à trois lions léopardés d'azur, armés et lampassés de gueules, couronnés du champ (de Danemark) ; au II d'azur à la croix d'argent (de Grèce) ; au III d'argent à deux pals de sable (de Battenberg puis Mountbatten) ; au IV d'argent au château donjonné de trois pièces, maçonné d'argent et ouvert de gueules, posé sur un mont de un copeaux (d'Édimbourg).

GénéalogieModifier

AscendanceModifier

Philip et la reine Élisabeth II sont tous deux des arrière-arrière-petits-enfants de la reine Victoria, Élisabeth par descendance du fils aîné de Victoria, le roi Édouard VII, et Philip par descendance de la deuxième fille de Victoria, la princesse Alice. Tous deux descendent également du roi Christian IX de Danemark[86]. En qualité de descendant de la reine Victoria, par ascendance cognatique, via sa mère la princesse Alice, Philip figure donc dans l’ordre de succession au trône britannique.

Philip est également lié à la maison Romanov par l'intermédiaire de ses deux parents. Il est un descendant direct de l'empereur Nicolas Ier de Russie via sa grand-mère paternelle, la grande-duchesse Olga Constantinovna de Russie[87]. Sa grand-mère maternelle, la princesse Victoria de Hesse-Darmstadt, est une sœur d'Alexandra Feodorovna (Alix de Hesse), épouse de l'empereur Nicolas II de Russie, et de la grande-duchesse Élisabeth de Hesse qui furent exécutées sommairement avec leur famille par les bolcheviks en 1918. Dès 1992, les scientifiques confirment l'identité des restes de plusieurs membres de la famille Romanov, plus de soixante-dix ans après leur mort en 1918, en comparant leur ADN mitochondrial à des parents matrilinéaires vivants, dont Philip[88],[89]. Philip, Alexandra et ses enfants descendent tous de la princesse Alice du Royaume-Uni, grande-duchesse de Hesse, la seconde fille de la reine Victoria, par une lignée purement féminine[89].

Source : Les Dynasties d'Europe[90]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Frédéric-Guillaume de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg
 
 
 
 
 
 
 
8. Christian IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Louise-Caroline de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
4. Georges Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Guillaume de Hesse-Cassel-Rumpenheim
 
 
 
 
 
 
 
9. Louise de Hesse-Cassel
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Louise-Charlotte de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
2. André de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Nicolas Ier de Russie
 
 
 
 
 
 
 
10. Constantin Nikolaïevitch de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Frédérique de Hohenzollern
 
 
 
 
 
 
 
5. Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Joseph de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
11. Alexandra de Saxe-Altenbourg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Amélie de Wurtemberg
 
 
 
 
 
 
 
1. Philip Mountbatten
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Louis II de Hesse
 
 
 
 
 
 
 
12. Alexandre de Hesse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Wilhelmine de Bade
 
 
 
 
 
 
 
6. Louis Alexandre de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Maurycy Hauke
 
 
 
 
 
 
 
13. Julia Hauke
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Sophie Lafontaine
 
 
 
 
 
 
 
3. Alice de Battenberg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Charles de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
14. Louis IV de Hesse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Élisabeth de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
7. Victoria de Hesse-Darmstadt
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
 
 
 
 
 
 
 
15. Alice du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 

DescendanceModifier

Au moment de sa mort, Philip est père de quatre enfants (Charles, Anne, Andrew et Edward), grand-père de huit petits-enfants (William, Harry, Peter, Zara, Beatrice, Eugenie, Louise et James), et arrière-grand-père de dix arrière-petits-enfants (George, Charlotte, Louis, Archie, Savannah, Isla, Mia, Lena, Lucas et August). Après sa mort naissent deux autres arrière-petits-enfants, Lilibet et Sienna.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Prince Philip, Duke of Edinburgh » (voir la liste des auteurs).
  1. En 1957, il est établi par une décision deProcureur général vs SAR le Prince Ernest-Auguste de Hanovre [1957] 1 All ER 49, que tous les descendants de Sophie de Hanovre, dont Philippe, étaient des sujets britanniques naturalisés en vertu de l'acte de naturalisation de la princesse Sophie et de sa descendance.
  2. « Monseigneur » est l’appel en usage lorsque l’on s’adresse à un prince souverain (« Sire » pour un roi) ou à un prince de maison royale ou princière (« Madame » pour une princesse ou une reine).

RéférencesModifier

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AnnexesModifier

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BibliographieModifier

FilmographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier