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Saint-Cyr-sur-Loire

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Cyr.

Saint-Cyr-sur-Loire
Saint-Cyr-sur-Loire
Vue panoramique du centre-bourg.
Blason de Saint-Cyr-sur-Loire
Blason
Saint-Cyr-sur-Loire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Cyr-sur-Loire (chef-lieu)
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Philippe Briand (UMP puis LR)
2014-2020
Code postal 37540
Code commune 37214
Démographie
Gentilé Saint-Cyriens
Population
municipale
15 763 hab. (2016 en diminution de 2,63 % par rapport à 2011)
Densité 1 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 56″ nord, 0° 40′ 02″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 101 m
Superficie 13,50 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-cyr-sur-loire.com

Saint-Cyr-sur-Loire est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Elle borde la ville de Tours et se place sur la rive droite de la Loire.

Saint-Cyr-sur-Loire fait partie de la communauté Tours Métropole Val de Loire qui regroupe 22 communes et près de 300 000 habitants.

Ses habitants sont appelés les Saint-Cyriens et Saint-Cyriennes.

Sommaire

GéographieModifier

Située en plein cœur de la France, dans la région centre, Saint-Cyr-sur-Loire se trouve sur les hauteurs de Tours et s'étend au nord de la Loire.

Localisation, communes limitrophes et territoireModifier

Le territoire communal s'étend sur une superficie d'environ 13,5 km2[1],[2],[Note 1]. Au sud, la commune est bordée par la rive droite de la Loire[3],[2],[4]. Saint-Cyr-sur-Loire, qui trouve son emplacement dans la partie centre-nord du département d'Indre-et-Loire, est située au cœur de l'agglomération de Tours[5]. La ville fait partie des 64 communes rattachées au bassins de vie de Tours[Insee 1]. Elle fait également partie des 208 communes rattachées au bassin d'emploi de la préfecture tourangelle[Insee 2].

Par rapport aux principales villes d'Indre-et-Loire, la commune est distante, « à vol d'oiseau », de 1,8 km en axe nord-ouest de Tours[6], de 5,7 kilomètres de Joué-lès-Tours[7], de 8,1 km de Chambray-lès-Tours[8], de 24,2 km en axe ouest d'Amboise[9] et enfin de 40,8 km en direction nord-est de Chinon[10]. Par ailleurs, à l'échelle régionale, la cité tourangelle s’établit à 108,5 km au sud-ouest d'Orléans, capitale du Centre-Val de Loire[11].

Saint-Cyr est limitrophe de cinq autres communes, la Loire constituant une frontière naturelle avec deux d'entre elles, La Riche et Tours[comm 1],[3],[12].

Communes limitrophes de Saint-Cyr-sur-Loire
La Membrolle-sur-Choisille Mettray Mettray
Fondettes   Tours
Fondettes, La Riche Tours, Loire Tours

Géologie et reliefModifier

La partie centre-ouest du territoire est dominée par la présence de sables et de graviers continentaux (m3p)[13],[14],[15]. Il s'agit de dépôts post-helvétiens, formés au Mio-Pliocène, présentant une dominante argileuse et qui résultent d'un remaniement de silex daté du Sénonien[14],[16]. Cette couche de sables associée à du gravier évolue à une profondeur d'un mètre[14]. Les marges méridionales, septentrionales et nord-occidentales de la commune sont marquées par la présence de calcaire lacustre de Touraine (e7b-g1)[13],[14]. Cette couche géologique, à faciès Sannoisien, s'est formée entre Ludien supérieur et le Stampien inférieur[14]. Elle présente une dominante de roches calcaires de couleur blanche ou brun très clair associées à de l'argile, de la marne et des strates de meulière[14]. Le calcaire lacustre de Touraine de Saint-Cyr est observé à des profondeurs de 13 et 23,8 m[14].

Les parties centrales et orientales du territoire communal sont occupées par des couches sédimentaires constituées de limons des plateaux (LP) se trouvant à 2 m de profondeur[13],[14],[15]. La majeure partie des particules composant les limons des plateaux de Saint-Cyr, comme tous ceux des environs de Tours, ont une taille inférieure à 50 µm[17],[14]. La base de la couche de lœss résulte essentiellement des « épandages » détritiques des sables et graviers continentaux (m3p), mélangés à du calcaire lacustre (e7b-g1) altéré[16],[18]. Une coupe stratigraphique opérée à la clinique de l'Alliance, située dans le nord-est du territoire communal[comm 1], montre que l'assise de la couche LP, d'une épaisseur de 123 cm, présente la séquence suivante : entre 0 et 66 cm, de l'argile limoneuse de couleur orange contenant des sables à grains épais, associés à des glosses de couleur grise et des blocs de silex mesurant de 1 à 8 cm ; entre 66 et 85 cm, des argiles limoneuses plus fortement oxydées que celles de l'étage précédent ; entre 85 et 97 cm, des dépôts argileux très clairs associés à des nodules d'oxydes ferro-manganésique ; entre 97 et 113 cm, des sédiments quasiment décolorés à texture limoneuse, voire grumeleuse associés des nodules[19],[20]. Les dépôts sablo-argileux LP, formés au cours de la glaciation de Würm, au Quaternaire, reposent sur un plateau daté du Tertiaire et composé de calcaire lacustre[14],[17]. Des affleurements de silex concrétionnés recouvre le plateau au lieu-dit du Clos-Bénard[21].

Aux extrémités ouest, sud-ouest et sud-est le sous-sol de Saint-Cyr est dominé par de la « craie de Villedieu » (c4-6V) alternée de dépôts siliceux (c4-6S), deux formations datées de l'époque du Crétacé supérieur, étage du Sénonien[13],[14]. La craie de Villedieu, affleurante au niveau de la vallée de la Loire et celle de la Choisille est constituée de calcaire quartzifère[14]. Ce type de roche calcaire, qui présente quelques fois une granulométrie noduleuse ou sableuse, est fréquemment associée à des gisements de chaille[14]. Sur le territoire communal, la craie de Villedieu s'échelonne à des profondeurs comprises entre 14 et 22 m[14]. Les dépôts siliceux, à dominante d'argiles de couleur blanche ou verdâtre, sont riches de silex jaunes ou gris[14]. L'argile contenu dans cette formation géologique est composée de kaolinite et de la montmorillonite[14]. La formation siliceuse de Saint-Cyr est observée à une profondeur de 5 m[14]. Par endroits, la « craie de Blois » (c4-6B), également formée au Sénonien et mise en évidence à 5 m de profondeur, succède de manière progressive aux dépôts siliceux[14]. Les trois formations géologiques du Sénonien sont ceinturées à l'ouest et au sud-ouest, dans les vallées de la Choisille et de la Loire, par des « alluvions modernes » (Fz)[13],[14]. Ces dépôts sédimentaires du Quaternaire sont observés à des profondeurs de 9,74 et 3,2 m[14],[Note 2].

Le relief de Saint-Cyr, marqué par le lit de la Loire, au sud et celui de la Choisille, à l'ouest, s'élève à une altitude entre un minimum de 47 m, à l'ouest, et un maximum de 101 m, point culminant établit à La Ménardière, dans le centre de la commune[23]. Au niveau de La Grenardière, dans la partie sud du territoire communal[13], le coteau se présente sous la forme d'un escarpement constitué de craie blanche siliceuse et s'étagant sur une hauteur de 12 m[21].

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Saint-Cyr-sur-Loire.
 
La Loire à Saint-Cyr.

La commune est bordée sur son flanc sud par la Loire (1,086 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 12,26 km, comprend un autre cours d'eau notable, la Choisille (4,788 km), et trois petits cours d'eau pour certains temporaires[12],[24].

 
Le cours de la Loire traversé par le pont Napoléon et bordé par Saint-Cyr, à gauche et Tours, à droite.

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire tourangelle, qui court entre la sortie de Nazelles-Négron et la confluence de la Vienne[25], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [aval pont Mirabeau]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 62 ans pour cette station) varie de 112 m3/s au mois d'août à 622 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 050 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 5,78 m ce même jour[26],[27]. La hauteur maximale historique a été atteinte le 3 juin 1856 avec une hauteur inconnue mais supérieure à 6,20 m[28]. Sur le plan piscicole, la Loire est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[29].

 
Crue de la Choisille à Saint-Cyr, au début du XXe siècle.

La Choisille, d'une longueur totale de 26,1 km, prend sa source à 149 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Nouzilly et se jette dans la Loire à l'extrémité sud-ouest du territoire communal, à 42 m d'altitude, après avoir traversé 8 communes[30]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 3] et 2[Note 4] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [31],[32]. Sur le plan piscicole, la Choisille est également classée en deuxième catégorie piscicole[29].

Deux zones humides[Note 5] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Choisille de Graffin au Moulin de Garot » et « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin »[33],[34].

UrbanismeModifier

LogementModifier

Le tableau qui suit donne quelques indices chiffrés établis en 2016 permettant de comparer l'état du domaine du logement de Saint-Cyr-sur-Loire à celui de l'ensemble de l'Indre-et-Loire[Insee 3],[Insee 4] :

Le logement à Saint-Cyr-sur-Loire en 2016.
Saint-Cyr-sur-Loire Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 90,0 86,9
Part des logements vacants (en %) 8,6 8,5
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 62,7 59,2

Par rapport au contexte général de l'immobilier en Indre-et-Loire, la part, plus importante, des résidences principales et des logements vacants laisse moins de place aux résidences secondaires dont le taux s'élève à 1,5 % du parc d'habitations à Saint-Cyr-sur-Loire contre 4,5 % au niveau départemental. Par ailleurs, 62,7 % des occupants de résidences principales de la commune en sont propriétaires, contre 59,2 % au niveau départemental[Insee 3],[Insee 4]

5 902 résidences principales ont été construites à Saint-Cyr-sur-Loire depuis 1946 — dont 642 entre 2006 et 2013 —, ce qui représente une proportion d'environ 76,2 % du parc immobilier de ce type de logement[Insee 3]. Enfin, en 2016, sur l'ensemble des habitations recensées sur le territoire communal, 50 % d'entre elles sont des maisons individuelles[Insee 3].

Morphologie urbaineModifier

 
Vue panoramique du centre- bourg.

La commune de Saint-Cyr-sur-Loire a connu un développement important après la Seconde Guerre mondiale, profitant de l'impulsion de la ville voisine de Tours et plus spécifiquement du développement de Tours-Nord. Alors que les communes de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde-en-Touraine voisines à l'est fusionnent avec Tours, Saint-Cyr refuse de suivre ce mouvement malgré les tentatives d'influence de Tours, qui présente en 1964 une liste pro-fusion lors des élections municipales anticipées[35]. Dans les années 1990, la ville développe quelques logements sociaux avec le quartier de la Ménardière de 153 logements en 1990 puis 50 logements aux « Maisons blanches » en 1996[36].

Le développement démographique de la ville est ininterrompu jusqu'en 2006, la population étant multipliée par presque quatre en l'espace de soixante ans. Depuis, la ville est cependant légèrement en déclin démographique alors que les constructions de nouveaux logements ralentissent. La situation pourrait cependant de nouveau s'inverser avec le lancement du projet « Central Parc » en 2016 qui prévoit au nord de la commune l'installation de 660 logements collectifs et d'une centaine de maisons pour 1 800 habitants espérés. L'ensemble devrait intégrer 25 % de logements sociaux, alors que la commune n'en comptait que 15 % en 2012[37].

ToponymieModifier

Article connexe : Cyr de Tarse.

Évolution chronologique des mentions de la paroisse, puis de la commune[38],[Note 6] :


 
Extrait d'une carte de Cassini.

Le toponyme de la commune est associé au nom de saint Cyr[41], jeune martyr chrétien du IVe siècle. L'église paroissiale est par ailleurs consacrée à sa mère, sainte Julitte.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Belle-Côte[40],[42].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Les traces d'une présence humaine sont attestées sur le territoire communal dès le Paléolithique moyen[43]. Des travaux de fouilles opérés dans les années 2010 à la clinique de l'Alliance ont permis de mettre en évidence une imposante industrie lithique de culture moustérienne[17],[43],[44]. Le mobilier lithique collecté, réparti sur une aire s'étendant entre 4 000 et 5 000 m2 est composé d'un total de 489 pièces (197 classées et 288 esquilles) dont 6 lames, 10 nuclei — quatre à débitage Levallois, un à débitage laminaire et cinq indiférenciés — et 444 éclats[45],[46].

Protohistoire et antiquitéModifier

Moyen ÂgeModifier

En 887, selon une mention issue du Chronicon Turonense magnum, les chanoines de Saint-Martin de Tours concèdent au seigneur d'Amboise les levées de dîmes perçues à Saint-Cyr[39].

En 1119, le chapitre de Saint-Martin de Tours reçoit de Louis VI le Gros la possession du port de la paroisse tourangelle, infrastructure fluviale qui avait antérieurement appartenu à Bertrade de Montfort[47].

En 1143, Louis VII, par une charte faite à Eudes, alors doyen de Saint-Martin, entérine la donation au chapitre tourengeau d'une partie des droits perçus sur le port de Saint-Cyr[48].

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1801 Claude Moreau    
1801 1810 François Chinon    
1810 1830 Douineau de Charentais    
1830 1843 François Jean-Baptiste Dupont    
1843 1853 Alexis Jeuffrain    
1853 1862 Charles Boutard    
1880 1882 Louis Porcherot    
1882 1884 François Brocherioux    
1945 1953 Louise Gaillard    
1953 1956 Georges Roy    
1956 1959 Lucien Richardeau    
1959 1965 Louis Blot Sans étiquette  
1965 1984 Claude Griveau DVD Conseiller général (1973-1984)
1984 1989 Guy Raynaud DVD puis UDF Conseiller général (1984-2001)
1989 En cours Philippe Briand UMP puis LR Député d'Indre-et-Loire (1993-2017)
Président de Tours Métropole Val de Loire
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Partenariat

Population et sociétéModifier

Le nom qui désigne les habitants de la commune est Saint-Cyriens[49].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 7].

En 2016, la commune comptait 15 763 habitants[Note 8], en diminution de 2,63 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 2951 1181 3291 4341 4841 6201 8621 848
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1131 8831 9841 9332 2202 3842 4362 4192 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6482 6992 7402 9393 1143 5934 4185 6526 974
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 54711 21112 47814 41315 16116 10016 36616 18915 763
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Soldes de variation annuelle de la population de Saint-Cyr-sur-Loire
exprimés en pourcentages[Insee 5].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006 2006 - 2011 2011 - 2016
Taux de variation annuel de la population   + 1,5 %   + 2,1 %   + 0,6 %   + 0,7 %   + 0,2 %   - 0,2 %   - 0,5 %
Solde naturel + 1,0 % + 0,7 % + 0,5 % + 0,2 % + 0,1 % - 0,1 % - 0,3 %
Solde migratoire + 0,5 % + 1,3 % + 0,1 % + 0,4 % + 0,1 % - 0,1 % - 0,3 %

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Saint-Cyr-sur-Loire en 2016 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90 ans ou +
2,5 
9,0 
75 à 89 ans
13,2 
21,5 
60 à 74 ans
22,5 
21,9 
45 à 59 ans
20,2 
15,8 
30 à 44 ans
14,1 
15,7 
15 à 29 ans
14,9 
14,7 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2016 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
2,0 
7,6 
75 à 89 ans
10,2 
16,2 
60 à 74 ans
17,0 
20,0 
45 à 59 ans
19,2 
18,5 
30 à 44 ans
17,6 
18,3 
15 à 29 ans
17,6 
18,5 
0 à 14 ans
16,4 

Compte tenu de ses statistiques démographiques, la population de Saint-Cyr-sur-Loire apparaît plus âgée que la moyenne départementale. En effet, plus de 56,3 % de ses habitants ont un âge supérieur ou égal à 45 ans, alors que ces mêmes tranches d'âge représentent 46,6 % sur l'ensemble de la population d'Indre-et-Loire[Insee 8],[Insee 9].

EnseignementModifier

Saint-Cyr-sur-Loire héberge aussi les quatre écoles primaires publiques Honoré de Balzac, Périgourd, République, Roland Engerand et l'école élémentaire privée Saint-Joseph. La ville dispose d'autant d'écoles maternelles : il s'agit des écoles maternelles Charles Pérault, Honoré de Balzac, Jean Moulin, Périgourd et Saint Joseph[53]. La ville compte par ailleurs deux collèges : le collège de La Béchellerie et le collège Henry Bergson[54], une école de musique installée dans le château de la Clarté[55] ainsi que le centre de loisirs le Moulin Neuf situé dans la commune voisine de Mettray.

La ville a aussi eu un lycée japonais, le lycée Konan, de 1991 à 2013[56].

Équipement culturel et sportifModifier

Depuis 2007, Saint-Cyr-sur-Loire bénéficie d'une salle de spectacle : L'Escale.

La ville possède aussi une petite bibliothèque, la bibliothèque George-Sand qui est séparée en deux salles, une salle adulte et une salle jeunesse. Elle compte, au total, environ 35 000 livres et 4 000 périodiques.

  • Stade de football rénové Guy-Drut (300 places).
  • Piscine municipale Ernest-Watel.
  • Centre équestre de la Grenadière créé en 1956 dans les communs du château de la Grenadière (1855 / style Napoléon III) construit par la famille Blot.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Saint Cyr-Sainte Julitte.
 
« La Perraudière » abrite la mairie de Saint-Cyr (face à la Loire).
  • L'église Saint Cyr-Sainte Julitte, face à la Loire, qui honore sainte Julitte, mère de saint Cyr. L'église du XIIe siècle ou XIIIe siècle, qui menaçait de tomber en ruine a été reconstruite sur ordre de Louis XI. Elle a été restaurée de 1868 à 1877.
  • La Perraudière, le parc municipal qui abrite aujourd'hui la mairie de la commune.
  • Château de Palluau.
  • La propriété des Trois-Tonneaux, dite parfois « Château des Tonneaux », qui appartint à Étienne de Mornay, chancelier de France sous Louis X, et qui fut une maison de plaisance pour le roi Louis XI. Cette propriété viticole, possède une cave et un souterrain éboulé menant probablement au bord de la Loire afin d'acheminer le vin dans la cave[57].
  • « La Moisanderie ».
  • Château de Charentais, construit en 1858 par l'architecte Jean-Charles Jacquemin.
  • Manoir de la Tour (anciennement closerie du Haut-Lieu), ancienne propriété de Michel Banchereau, Mériadec Moisant, Boisseau de Beaulieu, Pierre Camille Fouché, Thomas Reddall Kay, Mme Francesca Monti Lunt, Auguste Hoppenot. Aujourd'hui propriété de la ville de Saint-Cyr-sur-Loire.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Tombe de Roland Engerand.

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Cyr-sur-Loire se blasonnent ainsi :

D'azur, à une ancre de marinier d'argent avec deux anneaux du même, l'un en chef et l'autre en pointe, chargée d'une gerbe de blé d'or liée d'argent à sa stangue et accostée de deux sarments de vigne tigés et feuillés d'or, fruités chacun de trois pièces d'argent à dextre et de gueules à senestre.

L'ancre rappelle les anciens mariniers naviguant jadis sur la Loire, la gerbe de blé les agriculteurs et les branches de vigne les viticulteurs.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La superficie du territoire communal est de 13,5 km2 selon les données de l'Insee et de 13,39 km2 selon les données de l'Ign[2].
  2. Des sondages, réalisés sur le territoire communal — dans la propriété des Bretonneau — dans la seconde moitié du XIXe siècle, en 1867, 1868[14] et 1869, ont permis d'établir la stratigraphie suivante : des terres rapportées associées à des dépôts d'alluvions sur 9,74 m d'épaisseur ; du tuffeau jaune sur 8,45 m d'épaisseur ; le niveau d'étiage de la Loire, à 18,19 m de profondeur ; de la craie micacée, sur 75,68 m d'épaisseur ; du grès vert, sur 31,04 et 0,62 m d'épaisseur ; du sable vert, sur 1,83 m d'épaisseur ; suivi d'une succession de couches d'argiles, de grès et de sables évoluant sur une épaisseur d'environ 154 m[22].
  3. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  4. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  5. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  6. Ce récapitulatif, non exhaustif, a pour objet de montrer les différentes étapes chronologiques du toponyme de Saint-Cyr-sur-Loire et de sa paroisse.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

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Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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