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Gaby Montbreuse

chanson française de la Belle époque
Gaby Montbreuse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 48 ans)
ToursVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Julia Léontine Hérissé dite Gaby Montbreuse[1], née le à Langeais (Indre-et-Loire)[2] et morte le (à 48 ans) à Tours, est une chanteuse et artiste de music-hall française.

BiographieModifier

Fille d'un père charretier[3] et d'une mère tuilière, Gaby Montbreuse monte à Paris et débute, à 17 ans, comme comédienne au théâtre Antoine[4] avant d'apparaître dès 1913 sur les scènes de cafés-concerts[5]. Vedette du music-hall, Gaby Montbreuse est à l'affiche des Folies-Belleville en même temps que Damia en 1915[6]. Elle est la créatrice des chansons Titine de Léo Daniderff (dont elle fut la compagne) en 1917, Le Roudoudou de Vincent Scotto en 1923 ou Tu m'as possédée par surprise de Jean Lenoir en 1926[7].

Cette même année, on la voit aux côtés du débutant Jean Gabin dans La Revue du vaudeville de Rip. En 1924, son pianiste au cabaret Chez Fyscher n'est autre que le futur compositeur de musiques de films Georges Van Parys[8].

Elle fait parallèlement une courte carrière au cinéma. Elle figure notamment au générique d'Autour d'un million[9] de Pierre Ruban en 1931, et de Tout ça va changer[10] de Max de Rieux en 1932, avec Simone Bourday et Pierre Ruban.

En mars 1927, elle ouvre au 54, rue Pigalle son propre établissement, le Château-Montbreuse[11], qui ne connaît qu'une activité assez brève. Après avoir fait faillite au début des années 1930[12], Gaby Montbreuse disparait de la scène parisienne pour se retirer chez sa sœur Yvonne, veuve du coureur automobile André Boillot, à Saint-Cyr-sur-Loire[13],[14].

Elle repose dans le caveau de la famille Hérissé au cimetière La Salle de Tours, avec sa sœur Yvonne (1890-1960) et son beau-frère André Boillot (1891-1932)[15].

En 2008, le chanteur et comédien Denis D'Arcangelo lui rend hommage dans le spectacle Madame Raymonde revient ![16].

Notes et référencesModifier

  1. On ignore l'origine exacte de ce pseudonyme, mais il est possible qu'il ait été inspiré par Léonie de Montbreuse titre d'un roman populaire écrit par Sophie Gay en 1813 et régulièrement réédité tout au long du XIXe siècle.
  2. Archives départementales en ligne d'Indre-et-Loire, état-civil de Langeais, registre des naissances de 1895, acte no 4 (vue 55 / 316) [1] avec mention marginale de mariage.
  3. Julien Hérissé était sans doute analphabète, ayant déclaré ne savoir signer sur l'acte de naissance de sa fille.
  4. Revue Comœdia du 17 janvier 1914, p. 2, rubrique Théâtre Antoine, Comœdia, 17/1/14 disponible sur Gallica
  5. Revue Comœdia du 8 octobre 1919, rubrique Les Music-Halls, Chez Fyscher, p. 5. [2] disponible sur Gallica.
  6. Le Café-concert, François Caradec et Alain Weill, Fayard, 2008
  7. enregistré sur disque Pathé no 5050
  8. Van Parys
  9. Autour d'un million sur Encyclociné.com
  10. (en) Tout ça va changer sur l’Internet Movie Database
  11. Revue Comœdia du 19 mars 1927, rubrique Courrier théâtral et musical, « Les boites de nuit » [3] disponible sur Gallica.
  12. Le cabaret Chez Moune lui succède, et demeure encore aujourd'hui au même emplacement.
  13. Revue Comœdia du 9 janvier 1935, p. 5, rubrique La vie du spectacle [4] disponible sur Gallica.
  14. Journal Le Matin du 8 janvier 1935, p. 1 et 2[5] disponible sur Gallica.
  15. On peut voir des photographies de ce tombeau sur le site Cimetières de France et d'ailleurs (www.landrucimetieres.fr).
  16. Le Figaro, 2008/02/25/

Liens externesModifier