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Fondettes

commune française du département d'Indre-et-Loire
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Fondettes (prononcé /fɔ̃dɛt/) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Fondettes
L'église Saint-Symphorien.
L'église Saint-Symphorien.
Blason de Fondettes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Cyr-sur-Loire
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Cédric de Oliveira
2014 - 2020
Code postal 37230
Code commune 37109
Démographie
Gentilé Fondettois
Population
municipale
10 427 hab. (2014 en diminution de -0.37 % par rapport à 2009)
Densité 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 18″ nord, 0° 35′ 59″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 100 m
Superficie 32,08 km2
Localisation

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Liens
Site web fondettes.fr

Située à la périphérie de la ville de Tours, elle est l'une des 22 communes membres de la métropole « Tours Métropole Val de Loire ». Sa population municipale totalise 10 427 habitants en 2014 et son territoire couvre une superficie de 32,08 km2. Fondettes est jumelée avec Naurod-Wiesbaden en Allemagne et Constância, au Portugal.

Dès le Néolithique, la présence humaine est attestée sur le territoire. À la fin de l'âge du fer, le site de Fondettes révèle une occupation permanente sous la forme d'une agglomération fortifiée, l'oppidum de Montboyau. Plusieurs structures, dont un pont construit à l'époque gallo-romaine et quatre villæ érigées au cours de l'époque tardo-antique, montrent une continuité d'utilisation de ce territoire tourangeau. Au Moyen Âge, la paroisse de Fondettes, fondée autour de l'an mil, devient alors un fief de faible importance. Celui-ci relève de plusieurs seigneuries successives, notamment celle du comte d'Anjou Foulques Nerra, puis celle des Maillé et enfin celle de Martigny. La paroisse fondettoise est ensuite prise dans quelques évènements qui se déroulent pendant la Renaissance, avec la confrontation entre les ligueurs et les troupes d'Henri IV, puis à la fin de la période moderne, au XVIIIe siècle, en 1774, où Fondettes est l'objet d'une révolte populaire de subsistance. Quinze ans plus tard, la petite paroisse tourangelle, dont la population atteint à cette époque près de 2 000 habitants, subit un changement de statut, et s'établit dès lors en tant que commune. L'année 1805 marque également un tournant puisque le territoire de Vallières, jusqu'alors commune à part entière, est désormais intégré à celui de Fondettes.

Située en rive droite de la Loire, Fondettes, de par son relief, sa géologie et son environnement, est profondément marquée par la présence de ce fleuve. Son histoire est également associée à cet axe fluvial, puisqu'une batellerie, initiée au XVIe siècle par la construction d'un premier port à l'embouchure de la Choisille, affluent ligérien, se développe au cours des trois siècles suivants, avec l'installation de trois autres ports sur les bords de Loire. Toutefois le transport fluvial à Fondettes cesse vers la fin du XIXe siècle, et une voie de communication ferroviaire est ouverte à partir de 1907. La commune bénéficie également, en termes économiques, démographiques et administratifs, de sa proximité avec Tours, distante d'environ 6 km.

Fondettes est dotée d'un patrimoine bâti qui, sans être imposant, présente une relative diversité. Ainsi, au sein du territoire communal, cinq édifices — l'église Saint-Symphorien, le château de Châtigny, le manoir du Thouadé, le manoir des Hamardières et la grange du prieuré de Lavaré — sont inscrits au titre de monuments historiques.

Le patrimoine naturel de la commune, lié à sa situation géographique — Fondettes s'insère au cœur du val de Loire, territoire classé au titre de patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO —, dispose d'une faune et une flore partiellement protégées grâce à la mise en place d'une zone de protection spéciale (ZPS) et de trois zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF). Fondettes, dont le territoire s'inscrit également en gâtine de Touraine, est en partie recouverte par un site du réseau Natura 2000.

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

Fondettes, qui se développe sur une superficie totale d'environ 32 km2[1], est longée par la rive droite de la Loire à son extrémité méridionale et bordée par la Choisille à l'est[2]. La cité tourangelle, qui se trouve dans la partie centro-septentrionale du département d'Indre-et-Loire, s'inscrit au cœur de l'agglomération de Tours[2],[3],[4]. De par sa proximité avec la préfecture, la commune est en outre rattachée aux bassins de vie et d'emploi de Tours, espaces géographiques qui regroupent respectivement 64 et 208 communes[Insee 1],[Insee 2].

Par rapport aux principales villes d'Indre-et-Loire, la commune est distante de 6,2 kilomètres en direction ouest-nord-ouest de Tours[5], de 7,3 kilomètres de Joué-lès-Tours[6], de 11,1 km de Chambray-lès-Tours[7], de 28,9 km en axe sud-est d'Amboise[8] et enfin de 37,2 km en direction nord-ouest de Chinon[9]. Par ailleurs, à l'échelle régionale, la cité tourangelle s’établit à 112,4 km au sud-ouest d'Orléans, capitale du Centre-Val de Loire[10]. Les distances entre Fondettes et les autres communes sont exprimées « à vol d'oiseau »[1].

Fondettes est limitrophe de six autres communes, la Loire constituant une frontière naturelle avec deux d'entre elles, Saint-Genouph et La Riche[2].

Géologie et reliefModifier

Le site de Fondettes prend appui sur un plateau de taille importante, borné par les dépressions formées par la Loire, dans sa partie sud ; par celle de la Bresme, à l'ouest ; et par la Choisille au niveau de ses marges orientales et septentrionales[11].

 
Carte géologique simplifiée de Fondettes[12].
  •      Bourg et limites communales
  •      Tuffeau jaune turonien (C3c)
  •      Craie de Villedieu sénonienne (C4-6V)
  •      Argiles à silex cénozoïques (C4-6S)
  •      Conglomérats et grès éocènes (eP)
  •      Calcaire lacustre ludien (e7b-g1)
  •      Sables et graviers continentaux miocènes (M3-p)
  •      Limons des plateaux quaternaires (LP)
  •      Alluvions fluviatiles (Fz)

Dans la zone méridionale fondettoise, ce plateau[Note 1],[14] présente des couches sédimentaires supérieures composées de limons et formées au Quaternaire (dits « LP »)[15]. Ils succèdent à des strates constituées d'un agglomérat de sables et de graviers continentaux datant du Tertiaire (dits « M3-p »)[15]. À cet endroit, des dépôts sédimentaires plus anciens, arrivant parfois en affleurement, se caractérisent par une composition calcaire d'origine lacustre propre à la Touraine (e7b-g1)[15]. Ces derniers, dont la formation est attribuée aux périodes du Ludien final et du Stampien dit « inférieur » (époque de l'Oligocène), ont été déposés par les cours d'eau sur les couches initiales formées au Sénonien (C4-6S et C4-6V) et au Turonien (C3c)[15],[16].

Des analyses paléostratigraphiques ont permis de recueillir des données substantielles sur la composition des profondeurs du sol fondettois aux lieu-dits de « la Pinsonnerie » et de « la Haute-Justerie »[13]. Ces deux sites, qui reposent également sur le plateau de Mettray[14], possèdent un sous-sol composé de calcaires coquilliers accumulés au Stampien[13]. Ces dépôts sont associés à des gisements d'espèces fossilisées, découverts sous forme de bancs, tels que des Potamidae « lamarcki » ou encore des Hydrobiae elongata[13].

Au niveau du quartier de Vallières, le sous-sol géologique observe la présence d'une tourbe formée au Quaternaire (fin de l'ère Cénozoïque)[17]. Ce sol tourbeux se caractérise par une microfaune de type « hygrophile »[17].

Le relief de Fondettes, notamment marqué par la présence du lit de la Loire et celui de la Choisille, s'élève à une altitude variant entre 42 m, en son point le plus bas, et 100 m, en son point culminant[18]. Par ailleurs, la cote observée au niveau de l'hôtel de ville est établie à environ 94 m[19].

Au sud, le long des coteaux de Vallières et de Martigny, le cours ligérien imprime au panorama fondettois une dépression dite « latérale »[17].

Paysages naturelsModifier

 
Vue des bords de Loire entre La Riche et Fondettes.

Fondettes appartient à l'ensemble naturel appelé « gâtine de Touraine » et correspondant à la partie sud de la gâtine tourangelle, à l'instar d'autres communes comprises entre le cours du Loir et celui de la Loire, telles Montreuil-en-Touraine ou Semblançay[20],[14]. Cet espace géologique et environnemental regroupe les gâtines qui coïncident avec le nord et le nord-ouest de l'ancienne province de Touraine[20],[14]. Cette région, qui possède un sol de type rocheux à dominante argilo-sablonneuse, est affectée par de forts taux d'infiltration et d'acidité[20],[14]. Par ailleurs, bien qu'elle ait été l'objet d'importants travaux de défrichement au cours des XIe et XIIe siècles et, dans une moindre mesure, au XIVe siècle, la gâtine tourangelle se caractérise par une densité significative de massifs forestiers, lesquels sont marqués par la présence de landes et de résineux[20],[14].

Néanmoins, au plan local, Fondettes ne bénéficie que d'un faible taux de boisement[20]. Ainsi, une étude statistique[Note 2] réalisée en 1963, a montré que le domaine forestier de la commune tourangelle ne représentait que 8.4 % de sa superficie totale[20]. De même, au début des années 1960, les landes ne recouvraient plus que 0.95 % de son territoire[20].

La gâtine de Touraine recoupe, pour partie, une seconde région naturelle, dont l'axe médian traverse la commune[3]. Ce deuxième ensemble naturel, le Val de Loire, suit le sillon du fleuve ligérien et se déployant, d'amont en aval, au sein des départements du Loiret, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire[3]. Au niveau de Fondettes, ainsi que l'ensemble de ses communes adjacentes et incluses entre Mosnes et Saint-Patrice, cet espace naturel se caractérise notamment par la présence de deux coteaux assez marqués et encadrant un lit fluvial relativement large, que la présence de l'interfluve Loire-Cher élargit encore au niveau de l'agglomération tourangelle[3]. Ces paysages de coteaux se manifestent essentiellement sous la forme de falaises à dominante calcaire[3].

ClimatModifier

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Le climat à Fondettes est celui de la majeure partie ouest de la France : un climat tempéré et doux de type océanique[3]. Fondettes étant distante d'environ 192 km du littoral Atlantique — distance calculée « à vol d'oiseau » jusqu'à La Rochelle, en Charente-Maritime —[21], et donc située à l'intérieur des terres, ses conditions climatiques sont dites « dégradées »[22]. En outre, ce type de climat, dominé par les vents d'ouest, se caractérise par des températures douces, y compris pendant la saison hivernale, les moyennes mensuelles minimales demeurant régulièrement au-dessus de °C. En revanche, des épisodes caniculaires estivaux se déroulant durant quelques jours sont fréquemment enregistrés, tel que celui de 2003, événement météorologique record au cours duquel la température instantanée s'est établie à hauteur de 39,8 °C le [23].

D'un point de vue climatologique, le Val de Loire dessine une limite météorologique entre la partie nord et sud de la France[3]. Placée en bordure du fleuve ligérien, la petite cité tourangelle possède une atmosphère chargée en humidité résiduelle ayant ainsi pour conséquence de régulières apparitions de bancs de brouillard matinaux[3]. Le temps est localement variable, oscillant entre un ciel dégagé et nuageux. Il est par ailleurs marqué par de fréquentes, mais peu abondantes précipitations[3]. Le territoire communal, qui s'inscrit dans la zone climatique de la « Gâtine Nord-Tourangelle », connaît, par rapport à l'ensemble départemental, un régime pluviométrique relativement faible variant entre 600 et 700 mm/an[24]. Fondettes, comme l'ensemble de la Gâtine Nord-Tourangelle, observe une température moyenne annuelle de 11,0 °C[24]. La micro-région climatique de Fondettes est soumise à une moyenne de 55 jours de gelée par an, survenant entre les mois d'octobre et d'avril, et peut être exposée à des épisodes de sécheresses estivales, ainsi qu'à des vents violents lors de tempêtes hivernales[24].

HydrographieModifier

De nombreux ruisseaux marquent l’hydrographie communale, et notamment la « Grande Boire », un bras-mort de la Loire[2]. Ce ru, affluent de la Bresme, débute à Fondettes, au lieu-dit de La Chevaulière, puis sillonne la zone sud-ouest du territoire communal, parallèlement à la D 76 et la D 952, pour ensuite traverser la ville de Luynes[2]. Le nord du territoire communal est irrigué par le ruisseau de Saint-Roch, un affluent de la Choisille arrivant en rive droite[CF 1],[25]. À l'est, la Choisille creuse une profonde vallée[12]. La rivière se jette dans la Loire qui borde toute la limite sud de la ville[2]. Le réseau hydrographique de Fondettes est complété par de nombreuses mares, qui, bien qu'essentiellement concentrées dans sa moitié nord, jalonnent l'ensemble de son territoire[CF 1].

D'autre part, la nappe alluviale ligérienne présente dans le sous-sol de Fondettes est exploitée pour alimenter en eau potable la localité, ainsi que les communes adjacentes[26]. De nombreuses excavations (ou puits), d'origine anthropique ou naturelle, ont été creusées dans cette nappe libre[26]. Plusieurs de ces cavités, mises en évidence au sein d'habitations particulières, ont été récemment répertoriées à Fondettes[26].

 
La Loire vu depuis la rive sud au niveau de Fondettes.

Au niveau de l'agglomération de Tours, dont fait partie la commune fondettoise, la plaine alluviale ligérienne, dans sa forme actuelle, possède une largeur d'environ 3,5 km[27]. La station hydrométrique évaluant le régime de la Loire la plus proche de Fondettes est située à Tours, en aval du pont Mirabeau, sur la rive gauche[28],[29]. À la mi-mars, la Loire présente un débit variant entre 400 et 455 m3/s pour une hauteur allant de 1,7 à 2 mètres[30]. La dernière crue du cours ligérien enregistrée date du , le fleuve s'élevait alors à 4,49 mètres de haut[29], les deux précédentes datant du , avec un niveau estimé à 5,78 mètres et du , épisode de fort accroissement des eaux au cours duquel le seuil des 6 mètres est dépassé (précisément 6,2 m)[29]. Globalement, sur une période d'étude de 100 à 150 ans, la moyenne mensuelle de l'écoulement ligérien, au point d'observation de Tours, fluctue entre 121 m3/s au mois d'août — avec un minimum de 40 m3/s enregistré en 1949 —, à 673 m3/s au mois de mars — avec un maximum de 6 800 m3/s enregistré en 1856 —[31].

 
Les rives de la Choisille à Fondettes.

Le régime de la Choisille, cours d'eau dont le bassin hydographique recouvre environ 315 km2, est, quant à lui, relevé au niveau de la station de Mettray[32]. Tout le long de son parcours, le petit affluent ligérien, dont le nombre de Strahler est de 1, est marqué par un réseau de type « digité »[32]. Selon les rapports réalisés entre 1977 et 1980, en saison estivale, l'écoulement de la Choisille, régulièrement bas, observe un débit spécifique ou QSP de 2,74 l/s/km2, tandis qu'en saison hivernale, période de plus fortes précipitations et pendant laquelle la rivière, débordant de son lit mineur, est soumise à de fréquentes crues, celui-ci accuse une forte hausse pour atteindre 12,28 l/s/km2[32]. Son débit, observé à l'étiage — débit minimal —, est de 1,6 l/s/km2, d'après les mesures effectuées en 1976[32]. Par ailleurs, les estimations réalisées entre 1970 et 1985 à la station de Mettray, montrent que son module — ou débit interannuel moyen — est d'environ 0,85 m3/s[33]. Pour la même période considérée, l'écoulement moyen mensuel de la Choisille s'échelonne entre un minimum de 0,37 m3/s en août et un maximum de 1,59 m3/s en février[33].

Voies de communication et de transportModifier

Du temps de la batellerieModifier

Article connexe : Histoire de Fondettes.

Fondettes connaît, du XVIe jusqu'au XIXe siècle, un commerce de batellerie[34].

 
Le quai de la Guignière au début du XXe siècle.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, quatre aménagements portuaires, dont la toponymie communale rappelle la présence passée[31] sont attestés sur les rives de la petite cité tourangelle[34]. La première de ces infrastructures, le port de la Guignière, trouve son emplacement en aval de l'embouchure de la Choisille[34].

 
Carte des aménagements portuaires de Fondettes établie en 1848-1858.

Implanté légèrement plus en amont, au niveau du lieu-dit « le Grand Martigny », le port Corbeau, doté d'une simple cale, a été utilisé de la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu'aux environs de 1850[34]. À l'instar de la Guinière, la structure portuaire dite du Corbeau faisait également l'objet d'accostage de bac, permettant ainsi une liaison avec le port de Grévioux localisé à La Riche[34].

Les deux autres aménagements portuaires, ceux de Vallières et de Foucault, ont été respectivement construits, pour l'un au lieu-dit de « Vallières » et pour l'autre face à l'île de Quinquengrogne[34]. La structure portuaire de Vallières était pourvue d'une seule cale de mouillage[34].

L'activité de ces quatre anciennes infrastructures prend fin au cours du XIXe siècle, l'amoncellement de sédiments de type sablonneux ayant rendu impraticable l'accostage des embarcations[34].

Réseau routier et ferroviaireModifier

 
Pont de la D 37 sur la Loire entre Fondettes et Saint-Cyr-sur-Loire.

Le réseau routier est marqué par la présence de la D 952, itinéraire qui borde la levée de la Loire, et de la D 37 (périphérique de l'agglomération), laquelle dessert la commune via la sortie Fondettes-nord, puis la voie D 932, bretelle ouverte depuis le , et rejoignant la D 367 (sortie Fondettes-centre / Saint-Cyr-sur Loire)[35],[36]. Par ailleurs, comme le mettent en évidence les derniers relevés cartographiques réalisés par l'IGN, à l'intérieur de son territoire, la cité tourangelle est dotée de quelques axes routiers, dont notamment la RD 76, voie qui traverse son centre-bourg et joignant la RD 3, itinéraire automobile repartant du cœur de ville en direction des marges nord-ouest de la commune[36].

 
L'ancienne gare SNCF.

Une voie ferrée parcourt la vallée de la Choisille. En revanche, le tracé des deux lignes ferroviaires Tours-Le Mans et Tours-Vendôme passe par la commune via le pont de La Motte, ouvrage d'art se dressant au-dessus de la Loire et qui relie la ville de La Riche à celle de Fondettes[37]. Par ailleurs, bien que sa gare ferroviaire ne soit actuellement plus desservie, la localité tourangelle bénéficie néanmoins de l'appui du maillage de transport en commun Fil bleu, un réseau de communication interurbain formé de lignes de bus géré par la communauté urbaine « Tour(S) plus » (actuelle « Tours Métropole Val de Loire ») et qui permet à ses résidents d'accéder aux principaux centres de voyage départementaux[38].

Chemins de pèlerinageModifier

Un itinéraire de randonnée, la Via Sancti Martini, parcours à vocation de pèlerinage, fait étape par la ville fondettoise. Se révélant comme l'une des portions de ce parcours, l'« étape no 11 », qui se développe sur une longueur totale de 11 kilomètres (soit environ 2,40 heures de marche à pied), relie Tours à Luynes en passant notamment par Saint-Cyr-sur-Loire[39]. Au niveau de Fondettes, le sentier, faisant actuellement objet de voyage commémoratif de l'évêque Martin de Tours, observe un tracé qui suit le coteau de la petite cité tourangelle, le long des rives de Loire[39]. Le nom du site de Martigny (anciennement Martiniacum ou « domaine de Martin »)[Note 3] rappelle en effet que ce lieu fut autrefois dédié au culte de saint Martin[39]. Toutefois, d'autres auteurs sont moins catégoriques et envisagent que Grégoire de Tours, qui cite la Villa Martinacensis ait fait référence au propriétaire du domaine du nom de Martinis, autre que l'évêque de Tours[40].

Par ailleurs, Fondettes a pu être une étape de l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle[41]. À cet effet, selon Jean Moreau, membre de la société archéologique de Touraine, deux lieux-dits recensés sur le territoire communal — la Bourdonnière et Barcelone —, pourraient être associés à cet autre itinéraire de pèlerinage[41].

Autres chemins et pistes aménagésModifier

Un circuit de randonnée, dont le départ est situé au nord de Fondettes, à 0,3 km de son centre-bourg, au lieu-dit de « l'Aubrière », se développe sur une distance de 13 km pour atteindre la commune de Saint-Roch[42].

La commune bénéficie également d'une piste cyclable, aménagement de circulation qui suit l'itinéraire routier RD 36[43].

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

 
Évolution des zones densément urbanisées de Fondettes[44]
  •      en 1950
  •      en 2016
  •      Limites communales
 
Espace bâti sur le coteau ligérien de Fondettes au début du XXe siècle.

Fondettes, au niveau du coteau bordant le cours ligérien, est dotée de plusieurs constructions de tuffeau, une pierre tendre dont la composition granulométrique, relativement fine, lui confère une certaine fragilité[45]. Ces habitations, pour la plupart érigées vers le milieu du XIXe siècle, sont régulièrement pourvues de cavités, leur donnant une morphologie architecturale de type troglodytique[45]. Ce genre d'habitat, caractéristique de la Touraine d'époque contemporaine, résulte, à Fondettes comme dans les communes de Savonnières, Rochecorbon, Berthenay, Saint-Paterne-Racan ou encore Saint-Christophe-sur-le-Nais, d'une longue tradition d'exploitation de petites carrières utilisées dans un second temps comme habitations[45].

 
Rue principale de Fondettes au début du XXe siècle.

En terme d'occupation des sols, la commune dispose de trois zones bien délimitées qui se répartissent à 23 % en espaces bâtis (infrastructures et zones urbaines) ; 36 % en espaces destinés à l'exploitation agricole ; et 41 % en espaces naturels et boisés[46]. Un récent plan local d'urbanisme (PLU) a en outre permis de définir plusieurs zones d'aménagement, telles que l'OAP « Vallon des Guillets »[46],[CF 2]. Ce document de planification met en évidence le maintien et l'équilibre des différents espaces communaux — urbains, naturels et agricoles —[46],[CF 2]. En 2015, il a permis de définir trois niveaux communaux : un niveau dit « intense », comportant quelques habitations collectives ou individuelles et qui regroupe principalement les commerces, les équipements collectifs ainsi que les différentes infrastructures de services à la personne ; un niveau dit « intermédiaire », espace qui inclut les quartiers « péricentraux », proches du centre-ville, à caractère résidentiel et constitués d'une forte proportion d'habitats semi-individuels ou de maisons de ville ; et un niveau dit « ville jardin », zone d'espaces excentrés et essentiellement composée de quartiers pavillonnaires alternés de surfaces agricoles, de sites boisés et de hameaux[CF 2].

Globalement, selon le schéma de cohérence territoriale (SCOT) établi en 2008 pour l'ensemble de l'agglomération de Tours, la typologie urbaine de Fondettes se définie comme étant celle d'un « village de plateau » à caractère « groupé »[4].

LogementModifier

Le tableau qui suit donne quelques indices chiffrés et établis en 2014 afin de comparer l'état du domaine du logement à Fondettes et celui de l'ensemble de l'Indre-et-Loire[Insee 3],[Insee 4] :

Le logement à Fondettes en 2014.
Fondettes Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 94,6 87,7
Part des logements vacants (en %) 3,6 7,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 74,4 59,1

Par rapport au contexte global de l'Indre-et-Loire, la part, plus importante, des résidences principales et des logements vacants laisse moins de place aux résidences secondaires dont le taux s'élève à 2,8 % du parc d'habitations à Fondettes contre 4,4 % au niveau départemental. 74,2 % des occupants de ces résidences principales en sont propriétaires[Insee 3],[Insee 4].

3 441 résidences principales ont été construites à Fondettes depuis 1946 — dont 436 entre 2006 et 2011 —, ce qui représente un total d'environ 85,8 % du parc immobilier des résidences principales. En 2014, 90,1 % de ce type de logement sont des maisons individuelles[Insee 3].

Durant la période allant de 1999 à 2010, le taux de construction au sein de la commune est estimé entre 15 et 20 %. Néanmoins, au terme de cette période, la demande en logements sociaux, significativement plus élevée que la valeur moyenne du bassin de vie de Tours, n'a pu être satisfaite qu'à hauteur de 33 %[47].

Projets d'aménagementModifier

Depuis 2015, suivant le dispositif mis en place lors de l'élaboration du PLU, la municipalité prévoit d'accroître la zone résidentielle située dans le centre-bourg. Cette extension du bâti communal s'accompagne d'une diversification des lieux d'habitations. Ainsi, grâce à la construction de lotissements individuels, tels que des appartements, mais également de pavillons, ce projet aura pour conséquence de répondre à l'évolution démographique et sociologique de la population fondettoise. En outre, ce chantier d'aménagement privatif se révèle être simultanément associé à une politique environnementale de réduction énergétique et à une économie de surface constructible[CF 3]. La rénovation du « cœur historique », ayant pour principal objectif de lui conférer un espace dédié aux habitants, s'accompagne de l'érection d'un nouveau centre technique municipal, les locaux de cet établissement étant ainsi transférés au sein de la zone d'activité communale[CF 3],[CF 4] ; mais également de l'installation d'un espace vert, se présentant sous la forme d'un jardin botanique ; de l'implantation d'une halle à destination commerçante et culturelle ; et enfin du remaniement du réseau de voirie, avec l'aménagement de voies réservées à la fois aux piétons et aux véhicules motorisés[CF 5]. Tous ces chantiers, selon le document d'urbanisme de 2015, doivent se conclure en 2017 et 2018[CF 4],[CF 5],[CF 3].

D'autre part, en raison de l'accroissement du nombre de foyers, concernant essentiellement dans ce cas des familles jeunes, les instances municipales de Fondettes ont pour projet de créer un nouveau pôle scolaire associant les écoles Gérard-Philipe et Camille-Claudel[CF 3].

Risques naturelsModifier

Hydrologie de surface et risques liés aux inondationsModifier

 
Bas-relief sur le portail de l'église, symbole des crues ligériennes[48].

À l'instar d'autres communes des vals de Tours et de Luynes, le site fondettois est soumis à de fréquents risques d'inondation[49].

Afin de prévenir ce potentiel de risques naturels dû aux crues de la Loire, les services départementaux et préfectoraux d'Indre-et-Loire ont récemment mis en place un plan permettant de limiter l'impact d'inondations fluviales et de mettre en évidence de possibles ruptures de digues[49]. Cette mesure, à destination préventive, a fait l'objet d'une prorogation par le biais d'un arrêté préfectoral daté du [49].

Risques liés aux glissements de terrainModifier

Par ailleurs, en 1991, en raison d'une importante période de sécheresse survenue entre et , Fondettes et de nombreuses communes d'Indre-et-Loire ont été soumises à des phénomènes géologiques apparaissant sous la forme de glissements de terrain[50]. L'ampleur des dégâts matériels a nécessité un arrêté interministériel déclarant l'état de catastrophe naturelle par date du [50].

Enfin, bien que la majorité de ses terrains ne soient pas soumis à des risques liés à des aléas de retrait/gonflements argileux de niveau « élevé », une zone en forme de couronne, comprenant une partie du centre-bourg, peut être, de façon « moyenne », sujette à ce type de phénomène[51]. Ce genre d'effet géologique est généralement la conséquence d'une importante période de très faible pluviosité[52].

Risque sismiqueModifier

Fondettes se trouve en zone de sismicité faible de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5, selon la cartographie établie par le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[53]. Au moins un séisme suffisamment puissant pour que sa survenue ait laissé une trace écrite y a été ressenti le  ; son épicentre semblait se situer dans le Poitou. Il en est fait mention sur une inscription gravée sur le pilier d'un portail à Vallières[54].

Lieux-dits, écarts et hameauxModifier

La liste ci-dessous, non-exhaustive, a pour objectif de récapituler les principaux lieux-dits, écarts et hameaux attestés sur le territoire de Fondettes[55],[56] :

  • Assis (les)
  • Aubrière (l')
  • Aubuis (les)
  • Aunayes (les)
  • Basse Justerie (la)
  • Basse Moussardière (La)
  • Barbaria
  • Baste (la)
  • Beaujardin
  • Beaulieu
  • Beaumanoir
  • Bel Air
  • Bellevue
  • Berthellerie (la)
  • Billetrie[Note 4] (la)
  • Bodinière (la)
  • Bois Farrault
  • Bois Jésus
  • Bois La Ronde
  • Bois Soulage
  • Bois Thoreau
  • Bonde (la)
  • Bonnelière (la)
  • Borde (la)
  • Bordeau (le)
  • Bordes (les)
  • Boucardière (la)
  • Boulay (le)
  • Bourdonnière (la)
  • Bourg (le)
  • Bourg Joli (le)
  • Brosse (la)
  • Brosses (les)
  • Bruère (la)
  • Bruzette (la)
  • Burette (la)
  • Butte (la)
  • Butte des Malabris (la)
  • Carreau (le)
  • Carroi de la Cure
  • Carroi Meunier
  • Cartes (les)
  • Cave (la)
  • Chaillemont
  • Chairières ou Cherières (les)
  • Chaise (la)
  • Chaise du Diable (la)
  • Champs du Four (les)
  • Chantelouze
  • Charcenay
  • Charmoise (la)
  • Charpenteries (les)
  • Château-Gaillard
  • Chatière (la)
  • Chatigny
  • Chaussé (le)
  • Chauvellière (la)
  • Cheminée Ronde (la)
  • Chêne Vert (le)
  • Cheneau (le)
  • Chevalette (la)
  • Chevalleries (les)
  • Clérisseaux (les)
  • Cochardières (les)
  • Coquerie (La)
  • Cormier Véron
  • Cossons (les)
  • Criabé
  • Croix Chauffour (la)
  • Croix Galifer (la)
  • Crucifix Rigalou (le)
  • Crucifix Vert (le)
  • Deux Croix (les)
  • Enfer (l')
  • Erables (les)
  • Essey (l')
  • Fontaines (les)
  • Fortellerie (la)
  • Fourneaux (les)
  • Fours Blancs ou Fourblanc (les)
  • Grand Barré (le)
  • Grande Fosse (la)
  • Grande-Cour (la)
  • Guinière (la)
  • Guillets (les)
  • Houdris (les)
  • Hamardières (les)
  • Haute-Justerie (la)
  • Laise (la)
  • Lavaré
  • Limougère (la)
  • Loge-Loup
  • Malitourne
  • Marsan
  • Martigny (ou Martigny-sur-Loire)
  • Martinère (la)
  • Morier (le)
  • Morandière (la)
  • Mussetries (les)
  • Petit Barré (le)
  • Petite Bodinière (la)
  • Pinsonnerie (la)
  • Plaine (la)[Note 5]
  • Plessis d'Enfer (le)
  • Pont-Loché (le)
  • Port-Corbeau
  • Port-de-Vallières
  • Quinquampoix
  • Rochebise
  • Roches (les)
  • Roucières (les)
  • Roulière (la)
  • Ruettes (les)
  • Ruisseau (le)
  • Taillé
  • Tartifume
  • Tombes (les)
  • Tourettes (les)
  • Tréchet
  • Tremblerie
  • Treuil (le)
  • Vermicellerie (la)
  • Villeblanche

Toponymie et odonomieModifier

Évolution chronologique des mentions du vicus, de la paroisse, puis de la commune[55],[Note 6] :


 
Extrait d'une carte de Cassini.

À l'époque gallo-romaine, ou alto-médiévale, le nom de Fondettes apparaît sous le terme latin de Fundetæ[64]. De même, Martigny-sur-Loire, village ou hameau appartenant au territoire communal fondettois et dont l'emplacement se trouve en bordure de Vallières, est mentionné dans de nombreux diplômes (ou actes royaux) datés des IXe et Xe siècles sous la forme Martiniacum[64],[Note 8]. Le toponyme de Martigny, rattaché au territoire de Fondettes, était à cette époque simultanément associé à une villa et une chapelle dédiée au culte de saint Martin de Tours. Deux actes manuscrits, probablement émis par le chapitre de Saint-Martin de Tours, ont permis de géolocaliser le site de Martigny-sur-Loire/Martinicum[64].

Sur le document cartographique établi par César-François Cassini, vers la fin du XVIIIe siècle, le terme employé pour désigner la cité tourangelle se révèle sous la forme de « Fondette »[60].

Le toponymiste Ernest Nègre suggère que le toponyme de la commune tourangelle pourrait trouver son origine dans le terme oïl fonde, signifiant « marché » ou « entrepôt », lequel aurait été complété par le suffixe « -ette »[65].

Néanmoins, d'autres spécialistes, tels que le géographe Roger Brunet, estiment que le nom de Fondettes, à l'instar de celui des communes comportant le terme Fontenay — par exemple : Fontenay dans l'Indre, Fontenay-en-Vexin, dans l'Eure et Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne —, en Fontenois — Fontenois-lès-Montbozon, et Fontenois-la-Ville dans la Haute-Saône —, mais également dans de nombreux autres cas recensés sur le territoire français, serait issu du mot latin fons — « source », « eau » — associé au suffixe dhen (« qui coule ») et qui renverrait à la notion de « fontaine »[66].

D'autre part, quelques toponymes de Fondettes pourraient être associés au domaine de la métallurgie[67]. À cet égard, des fragments de fours, ainsi que des débris de produits métallifères et semi-finis, ou encore des scories datant des époques gallo-romaine et mérovingienne ont été découverts sur le site tourangeau[67]. Toutefois, bien que l'hypothèse d'un toponyme lié à des fours blancs[Note 9] ait été évoquée par certains auteurs, cette hypothèse, pour le préhistorien Gérard Cordier, apparaît a priori à exclure, la couleur blanche n'étant pas forcément caractéristique de l'industrie métallifère ancienne[67].

Enfin, certains micro-toponymes, tels que « Le Plessis d'enfer »[Note 10], lieu-dit situé à proximité du prieuré de Lavaré et « L'Enfer »[Note 11] pourraient indiquer des lieux dont la topographie s'apparente à celle d'une grotte, d'une excavation, d'un puits, ou encore le fond d'une vallée[68]. A contrario, l'existence de lieux-dits tels que « Chantelouze », terme dont la seconde partie trouve son origine dans la racine "-lup" et pouvant se traduire par « hauteur rocheuse » ; « La Coquerie » et « Cochardières », ces deux toponymes ayant pour déterminant la racine gauloise "kuk-" et qui expriment littéralement la notion de « hauteur arrondie » ; révèle la présence d'éminences topographiques[69].

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de Fondettes.

Préhistoire et protohistoireModifier

 
Vase en céramique rubané comparable à ceux mis au jour à Fondettes (Musée universel de Marbourg).

La présence humaine sur le territoire de Fondettes, à l'instar de nombreux sites implantés à proximité de la Loire moyenne — aire correspondant à la région naturelle du Val de Loire —, est attestée pour la période du Néolithique grâce à des fragments de céramique retrouvés[70],[71]. Des investigations archéologiques ont aussi permis de révéler une cavité souterraine, également attribuable au Néolithique, recélant des fragments osseux[72].

 
Potin « à tête diabolique », comparable à ceux retrouvés au pied de l'oppidum de Montboyau.

L'occupation se poursuit vers la fin de l'âge du bronze ou début de l'âge du fer, attestée par un tumulus, « motte » circulaire, d'un diamètre de 10 m, et qui s'élève sur une hauteur de 3,50 m[73]. L'oppidum de Fondettes, également connu sous le nom d'oppidum de Montboyau[15],[74],[75], est localisé à l'extrémité sud-est de la commune de Fondettes[76],[73]. Le site protohistorique de Montboyau, daté de la période laténienne et dont l'habitat est protégé par des fortifications de type éperon barré[74], fait l'objet de fouilles dès le XIXe siècle[15],[75]. Au cours du second âge du Fer, le site de Montboyau se révèle être l'une des trois agglomérations secondaires appartenant à la civitas (ou territoire, cité) du peuple gaulois des Turones[75]. Des monnaies gauloises ont été mises en évidence dans les années 1950 : il s'agit principalement de 494 potins dits « à tête diabolique »[77],[15],[76],[74].

D'autres établissements, de taille plus modeste, (dits « ruraux ») et attribués à la fin période laténienne, tel celui de la « Limougère », situé au nord de la ville de Fondettes, ont été révélés lors de récents chantiers archéologiques[15],[78].

Époque gallo-romaineModifier

 
Vestiges des pieux du pont antique en bois ; vue prise dans l'axe du pont.

Une route d'époque antique, une via romana, reliant Vindunum (actuelle ville du Mans) à Limonum (Poitiers) passait peut-être par Fondettes[79], où elle franchissait la Loire, au niveau d'un pont, construit au cours de l'Antiquité, au pied de l'oppidum de Montboyau[80],[74]. Cet ouvrage d'art gallo-romain, qui aurait possiblement succédé à un autre pont d'époque protohistorique, aboutissait au point de croisement avec une autre voie romaine menant à Angers et qui suit le tracé de la Loire[74], mais d'autres points de franchissement sont suggérés par des études plus anciennes[79]. Un cartulaire de 1272, afférant au prieuré fondettois de Lavaré, et émis par l'abbaye de Marmoutier, fait état d'un carrefour, entre deux voies d'époque gallo-romaine[64]. L'un de ces itinéraires antique reliait Cæsarodunum (actuelle ville de Tours) à Vindunum, et le second Tours à Juliomagus (l'ancien site d'Angers)[64].

Plusieurs sites d'occupation antique sont attestés sur le territoire, comme à « la Vermicellerie »[81] ou à « Châtigny », où les vestiges toujours visibles d'une villa sont identifiés dès la fin du XIXe siècle sous les fondations du château[82],[83], ainsi que les ruines d'un complexe thermal composé d'une piscine, d'un bassin externe de forme octogonale, d'un hypocauste, et de sols agrémentés de mosaïque, à l'ouest de la cour du château[84],[83]. Hormis celle de Châtigny, trois autres villæ, ont été inventoriées sur le territoire communal : les domaines de Charcenay (ou Carnaccum villa), de Tréché (mentionné sous les termes de Triccius et de Triccacius)[85],[86],[87],[88] et de Martigny (ou villa Martinacensi)[89]. À la différence des autres villæ, de période tardo-antique, la fondation du domaine de Martigny, dont aucun vestiges du bâtiment résidentiel n'ont été exhumés, date plus probablement du Haut Moyen Âge (VIe siècle)[89].

Moyen ÂgeModifier

La création de la paroisse tourangelle pourrait remonter au tournant du Xe et du XIe siècle[90],[91]. Ainsi, l'historien Jean-Mary Couderc estime que cette dernière pourrait avoir été séparée de celle de Saint-Venant de Luynes à l'approche de l'an mil[Note 12],[90],[91].

Au début du XIe siècle, sur commande du comte d'Anjou Foulques Nerra (dit « Foulques le Noir »), le site de Montboyau fait l'objet d'une fortification[76]. À cette époque, une motte castrale est alors construite à l'extrémité sud-ouest de l'oppidum, en lieu et place de son rempart[76],[73]. Cet ouvrage défensif médiéval, dressé à une hauteur avoisinant les 10 mètres, se déployait sur une aire de 200 mètres de circonférence[73]. À partir de 1017, le castrum est surmonté d'un donjon probablement conçu en bois[93]. En 1026, le comte d'Anjou, confronté aux troupes d'Eudes II de Blois, livre une bataille au pied du site de Montboyau alors assiégé[73],[93].

Au Bas Moyen Âge, à partir du milieu du XIIIe jusqu'à celui du XVIe siècle, la localité tourangelle appartient, par droit de prééminence, aux successifs seigneurs de Martigny[94]. La tradition se perpétue ensuite puisque de 1672 à 1795, la famille des Le Boucher, alors propriétaire de Fondettes, possède à leur tour la seigneurie de Martigny[40].

Époque moderneModifier

La fin de l'an 1570 est marquée par une importante crue ligérienne qui fait céder la digue au niveau de la « Berthellerie »[95].

 
Le pont de La Motte entre La Riche et Fondettes.

Vers la fin des années 1580, la Touraine, à l'instar d'autres provinces du royaume, alors en proie à une guerre civile opposant les villes favorables à la Ligue avec celles qui soutiennent le régime, est soumise à de nombreux affrontements[96]. En 1589, en raison de l'avancée des troupes d'Henri IV, Gilles Duverger, le maire de Tours, commune particulièrement touchée par ces incidents et siège des ligueurs tourangeaux, se voit alors contraint de quitter son poste pour se réfugier à Vendôme, et d'abandonner le domaine de Châtigny qu'il possédait à Fondettes[97],[98],[96].

Vers la fin du XVIIe siècle, en raison d'une imposition trop lourde, et d'une progressive délocalisation de ses manufactures, la paroisse de Fondettes, à l'instar de celle de Luynes, est laissée à l'abandon[99]. Une lettre rédigée par le contrôleur général des finances Colbert en date du , enjoint Louis Béchameil de Nointel, alors responsable de l'intendance de Tours, à mettre tout en œuvre pour réhabiliter la paroisse tourangelle, mettre fin au délabrement significatif des structures publiques fondettoises et endiguer la désaffection massive de ses habitants venus s'installer à Tours[99].

Au début du XVIIIe siècle, le , un important séisme, dont la localisation de l'épicentre a été estimée en région poitevine, est ressenti en territoire tourangeau, comme en témoigne l'inscription épigraphique gravée sur le portail de l'église de Vallières, à Fondettes[100].

 
Le village ou hameau du « Grand Martigny » et son château.

Entre 1772 et 1775, en raison de l'accroissement du prix de certaines denrées alimentaires, notamment celui du pain, plusieurs émeutes de pillages se sont produites à Tours et dans ses environs immédiats[101]. L'une de ces manifestations de subsistances, menées par des villageois en armes et venant des paroisses de Fondettes, de Vallières[Note 13] et de Luynes, s'est déroulée les 19 et [101]. Au cours des séances parlementaires de 1789, les représentants du peuple de Fondettes, alors rassemblés sur la place de l'église Saint-Symphorien, expriment à travers leurs cahiers de doléances, leur volonté de donner à la paroisse un statut communal[102]. Une autre requête concerne la diminution des charges d'imposition, notamment celles des tailles, lesquels s'élevaient alors à 16 598 livres[103],[104]. La transformation de la paroisse en commune est réalisée en [105], en même temps que la paroisse de Vallières est elle aussi érigée en commune[106]. En 1792, le territoire communal s'accroît grâce à l'incorporation du village de Martigny[107].

Époque contemporaineModifier

XIXe siècleModifier

 
Panorama de l'ancienne commune de Vallières.

Le (19 nivôse an XIII du calendrier révolutionnaire français), la commune de Vallières est rattachée à celle de Fondettes[108], pour des raisons de « simplification administrative » mais aussi en raison d'un manque de ressources économiques et d'un déficit démographique propres à Vallières[105].

Les électeurs de Fondettes se prononcent massivement en faveur de Napoléon III lors des deux plébiscites organisés par l'empereur en 1851 et 1852 pour asseoir sa légitimité. Toutefois, le conseil communal se voit dissout et une commission municipale est dès lors mise en place[109].

XXe siècleModifier

 
Anciennes gare et ligne CFD Indre-et-Loire de Fondettes.

Le , la mise en place de la ligne ferroviaire secondaire reliant la station de Rillé / Hommes à celle de Fondettes, un itinéraire estimé comme étant une voie ferrée d'intérêt local par les services départementaux de l'époque, arrive à son terme[110],[111]. Cette voie de chemin de fer donne alors aux habitants de l'agglomération nord-ouest de Tours un accès direct au réseau de tramway de la capitale tourangelle[112].

La Première Guerre mondiale cause la mort de 74 soldats originaires de Fondettes[113]. Une stèle commémorative, portant le titre « À la mémoire des Enfants de Fondettes 1914-1918 », a été dressée dans l'enceinte de l'église Saint-Symphorien[114].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en application d'une décision ministérielle prise deux ans plus tôt — le  —, le siège du Sénat est déplacé de Paris, estimée trop périlleuse, pour venir s'établir à Tours. Le château de la Plaine, devient ainsi, le temps de quelques jours, la résidence officielle du Président du Sénat, Jules Jeanneney, et de sa famille[115],[116]. Toutefois, face à l'inexorable progression des troupes allemandes sur le territoire français, les sénateurs et leur président ne demeurent qu'un court laps de temps en Touraine et prennent ainsi le départ au matin du afin de se replier à Bordeaux[117].

Sous l'occupation nazie, en 1940, le château de Bel Air, ancienne résidence et closerie située au quai de la Guignière[118], devient la « base de repli » de l'entrepreneur d'aciéries François de Wendel alors hostile au régime de Vichy[119],[120],[121]. Le château fait ensuite l'objet de deux réquisitions, d'abord par les troupes allemandes, puis par une unité du Groupe mobile de réserve[120]. Après la fin de la guerre, à l'été 1945, le conseil général d'Indre-et-Loire cherchant de nouveaux locaux afin d'abriter l'école normale des institutrices, le choix se porte sur la résidence de Bel Air et une enquête publique est alors initiée par le préfet de Tours[120]. François de Wendel et ses descendants en sont expropriés par ordonnance du [Note 14],[119],[121].

 
Le Pont de la Motte en 1944 après sa destruction.

Au printemps 1944, les troupes allemandes, en raison de la progression des forces alliées, se retirent sur la rive opposée à celle de Fondettes et opèrent quelques offensives d'escarmouche[116]. Le , le bombardement du pont ferroviaire de La Motte, occasionne la perte de 70 civils dans les communes de La Riche et de Fondettes[122]. L'ouvrage d'art est alors presque entièrement détruit[122],[123]. Il est ensuite restauré, la paix revenue[124],[125]. Au mois de juillet 1944, les unités aériennes de libération effectuent un seconde série de bombardement sur les DCA allemandes encore au sol, infligeant en même temps d'important dégâts matériels à la capitale tourangelle et à ses abords immédiats, dont La Membrolle-sur-Choisille et Fondettes[123]. Le mois suivant, la commune fondettoise est libérée[126]. Le bilan de la guerre de 39-45, pour les Fondettois, s'élève à un total de 23 victimes civiles, déportées ou engagées[113]. Un monument aux morts, dédié à la mémoire de ces victimes, a été érigé dans l'ancien cimetière de la commune[113].

Repères chronologiques de l'histoire de Fondettes.

 

Quelques dates de l'histoire de France et de la Touraine
Histoire politique et religieuse de Fondettes Histoire architecturale de Fondettes


Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de l'arrondissement de Tours[127] dont elle est l'une des 54 communes[Insee 5], dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire[Insee 6].

Fondettes, au XIXe siècle, a été rattachée au canton de Tours-nord[109],[55], puis à celui de Saint-Cyr-sur-Loire, en 1973, après la création de nouveaux cantons dans le département d'Indre-et-Loire[128], et enfin à celui de Luynes[50] jusqu'au redécoupage cantonal de 2014.

Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, Fondettes est dans la cinquième circonscription d'Indre-et-Loire[129] et depuis le redécoupage cantonal effectué en application du décret du , elle est l'une des cinq communes constituant le canton de Saint-Cyr-sur-Loire (subdivision territoriale no 12)[130].

IntercommunalitéModifier

Située juste à la périphérie de Tours, la ville est intégrée à l'intercommunalité de la capitale tourangelle Tours Métropole Val de Loire, unité administrative devenue métropole depuis le [131],[132].

Fondettes fait partie des 107 communes d'Indre-et-Loire adhérentes au syndicat intercommunal « Cavités 37 ». Cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI), créé en 1985, a pour principales missions de réaliser des relevés topographiques et des diagnostics géologiques des cavités et peut intervenir en contexte de sinistre ou de catastrophe naturelle. En outre, lors de l'établissement d'un plan local d'urbanisme, cette structure syndicale a également pour vocation de conseiller les communes sur les risques d'effondrement de terrains[133],[134]. La ville est également l'une des 24 communes adhérentes au syndicat intercommunal de la Choisille et de ses affluents (SICA). Cet établissement intercommunal est notamment compétent dans les domaines de la gestion, de la restauration ou encore de l'entretien de la rivière tourangelle et de ses affluents[CF 6].

Rattachements juridictionnelsModifier

Hormis la cour administrative d'appel de Nantes, la cour d'appel d'Orléans et le tribunal administratif d'Orléans, les autres compétences juridictionnelles de la commune — à savoir la cour d'assises, le conseil de prud'hommes, le tribunal d'instance, le tribunal de grande instance, le tribunal de commerce, etc — relèvent de la ville de Tours[135],[136].

Tendances politiques et résultatsModifier

Le corps électoral de Fondettes a toujours accordé la majorité de ses suffrages à un candidat de droite lors des scrutins des deux dernières décennies à l'exception des élections régionales de 2004 ainsi que celles de 2010 où les listes de l'union de la gauche (LGA) ont devancé celles de l'union de la droite (LUD). Par ailleurs, aux dernières élections présidentielles, législatives et municipales, le taux d'abstention à Fondettes se révèle toujours inférieur à la moyenne nationale. Enfin, lors de ces mêmes élections, le score obtenu par les candidats issus de l'extrême droite a également toujours été en-dessous de celui de la moyenne nationale[Note 15].

Élection présidentielle de 2017Modifier

En 2017, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (En marche !), élu, a obtenu 78,76 % des voix et Marine Le Pen (FN), 21,24 %. Le taux de participation, pour cette élection, s'est élevé à 77,80 % pour l'ensemble des 8 927 électeurs inscrits à Fondettes[137].

Élection municipale la plus récenteModifier

La population de la commune, au recensement de 2011, étant comprise entre 10 000 et 19 999, le nombre de conseillers municipaux pour l'élection de 2014 est de 33, dont 3 siègent au conseil communautaire de l'agglomération de Tours[138].

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux, dont 26 issus de la liste majoritaire LUD, ont été élus au second tour avec un taux de participation de 67,22 %[139].

Liste des mairesModifier

Article détaillé : Liste des maires de Fondettes.
Liste des maires successifs depuis 1944[140]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 René Vernier    
1945 1959 Ernest Dupuy    
1959 1971 Marcel Chauvin    
1971 1993 Jean Roux DVD  
1993 1995 Jean-Paul Leduc RPR  
juin 1995 mars 2001 Joseph Masbernat PS Médecin généraliste
mars 2001 mars 2008 Michel Pasquier UMP Consultant
mars 2008 4 avril 2014 Gérard Garrido[141] DVG Cadre dans l'industrie pharmaceutique
4 avril 2014 en cours
(au [CF 7])
Cédric de Oliveira[CF 7] UMP puis Les Républicains Consultant en relations sociales

Politique environnementaleModifier

Espaces vertsModifier

Lors du concours organisé en 2016 par le conseil national de villes et villages fleuris (association loi 1901), et supervisé par la société d'horticulture de Touraine au niveau départemental, la commune a obtenu le niveau « deux fleurs »[142], faisant de Fondettes l'une des 57 villes du département d'Indre-et-Loire ayant reçu ce type de distinction — 1 à 4 « fleurs » confondus —[143].

Eau potable et assainissementModifier

Depuis 1990, Fondettes et Luynes disposent d'un périmètre d'assainissement des eaux usées[27]. Ce périmètre permet de protéger le forage d'exploitation de la nappe cénomanienne[27]. Cet aménagement, localisé à « la Bourdonnière », assure l'alimentation en eau potable des deux villes tourangelles[27].

En outre, deux syndicats intercommunaux, le SIAEP de Semblançay-Charentilly-Saint-Antoine-du-Rocher-Saint-Roch et le SIVOM de Fondettes-Luynes-Saint-Étienne-de-Chigny, ont pour fonction de maintenir et de gérer l'approvisionnement en eau potable pour les usagers de le commune[144]. Les opérations afférentes à l'assainissement et non collectif sont, quant à elles, assurées par les régies syndicales de la communauté d'agglomération Tours Métropole Val de Loire[144].

Finances localesModifier

Le tableau qui suit met en perspective l'évolution de la capacité d'autofinancement (CAF), un des indicateurs des finances locales de Fondettes, sur une période de onze ans[145] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Fondettes de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (FPU).
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Fondettes 84 91 104 106 117 144 184 237 186 160 153
Moyenne de la strate 157 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183
 

CAF de Fondettes CAF moyenne de la strate
Ordonnées du graphique : valeurs de la CAF exprimées en €/habitant.

Pour la période considérée (de 2005 à 2015), la capacité d'autofinancement de la commune[Note 16] est toujours inférieure à la valeur moyenne de la strate, à l'exception des exercices fiscaux des années 2012 et 2013 où celle-ci se révèle supérieure[145]. Le « résultat comptable »[Note 17], très variable selon les années, est généralement inférieur à celui de la strate, excepté en 2010 et 2015[145]. D'autre part, le fonds de roulement[Note 18], régulièrement positif hormis pour l'année 2007 — celui-ci était alors de - 30 € / habitant —, fluctue de manière significative autour de la moyenne de la strate[Note 19],[145].

JumelagesModifier

Au 21 août 2017, Fondettes est jumelée avec[149] :

Population et sociétéModifier

Le nom désignant les habitants de la commune est Fondettois[106].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

Le plus ancien registre paroissial[Note 20] disponible pour Fondettes date de 1539[153],[56]. Comme l'indique Louis de Grandmaison, en l'an 1661, en raison d'une chute de la natalité et d'un important taux de mortalité consécutif à la propagation de maladies létales, telles que la peste, la démographie fondettoise enregistre un solde naturel fortement négatif[Note 21],[154]. À la fin du XVIIe siècle, en 1691, la population de Fondettes était composée de 600 ménages[155]. À cette époque, Fondettes, alors caractérisée par une population à dominante rurale et une économie tournée vers les activités viticoles, était, avec celle de Vouvray, l'une des deux paroisses les plus peuplées de Touraine[Note 22],[155]. Toutefois, postérieurement, la courbe démographique fondettoise accuse un net fléchissement, comme l'indique le recensement effectué en 1764, qui fait état de l'existence de 486 feux fiscaux (ou ménages, foyer)[56].

Depuis le début des années 1910 et jusqu'au milieu des années 1950, l'accroissement démographique de la ville, relativement récent, présente une courbe intégralement positive[156]. Ce rebond, qui marque un brusque arrêt avec la longue période d'exode rural de la seconde moitié du XIXe siècle, s'explique notamment par la mise en place et le développement d'un réseau routier important et centré à Tours[156]. Au cours de cette même période, la population de la commune bénéficie également de la proximité géographique et du rayonnement de Tours[156]. En revanche, de 1954 jusqu'à 1962, l'apport massif d'une population retraitée occasionne une hausse significative du taux de mortalité de Fondettes[156].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[157],[Note 23].

En 2014, la commune comptait 10 427 habitants, en diminution de -0,37 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 981 1 940 2 501 2 363 2 471 2 312 2 423 2 303 2 283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 401 2 247 2 251 2 258 2 276 2 300 2 245 2 138 2 111
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 071 2 087 2 038 2 074 2 198 2 195 2 351 2 469 3 058
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 182 3 441 4 635 5 844 7 325 8 921 9 876 10 306 10 427
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[158] puis Insee à partir de 2006[159].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Soldes de variation annuelle de la population de Fondettes
exprimés en pourcentages[Insee 7].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009 2009 - 2014
Taux de variation annuel de la population   + 4,4 %   + 3,3 %   + 2,9 %   + 2,2 %   + 1,6 %   - 0,1 %
Solde naturel + 0,4 % + 0,4 % + 0,5 % + 0,3 % + 0,4 % + 0,1 %
Solde migratoire + 4,0 % + 3,0 % + 2,4 % + 1,9 % + 1,2 % - 0,1 %

Au dernier recensement statistique en vigueur au , la population municipale[Note 24] de Fondettes était de 10 427 habitants, la classant ainsi au 10e rang des communes les plus peuplées et de plus de 10 000 habitants du département d'Indre-et-Loire[Insee 8]. Le solde naturel de la commune est toujours positif depuis 1968, bien que son taux de variation annuel diminue entre 2009 et 2014. Le solde migratoire de la commune accuse pour sa part une diminution sur la période la plus récente[Insee 7]. De même, la démographie de la commune a connu, depuis 1954, une hausse de 254 %, le nombre d'habitants de Fondettes augmentant ainsi de 7 795[Insee 7].

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Fondettes en 2014 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
1,3 
7,0 
75 à 89 ans
8,9 
18,1 
60 à 74 ans
17,8 
21,7 
45 à 59 ans
22,3 
16,8 
30 à 44 ans
17,2 
16,1 
15 à 29 ans
15,2 
19,3 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,9 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
15,3 
60 à 74 ans
16,1 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
19,0 
30 à 44 ans
17,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,9 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 


Compte tenu de ses statistiques démographiques, la population de Fondettes apparaît sensiblement plus âgée que la moyenne départementale. En effet, plus de 46,2 % de ses habitants ont un âge supérieur ou égal à 45 ans, alors que ces mêmes tranches d'âge représentent 43,9 % sur l'ensemble de la population d'Indre-et-Loire[Insee 9],[Insee 10].

EnseignementModifier

Écoles primaires publiques

  • École de la Guignière
  • École maternelle Camille-Claudel
  • École élémentaire Gérard-Philipe
  • École primaire Françoise-Dolto

École primaire privée

  • École Notre-Dame

Collège

  • Collège Jean-Roux

Lycées publics

  • EPLEFPA (Établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole) de Tours-Fondettes AGROCAMPUS

Centres de formations

  • CFAAD (centre de formation d'apprentis agricoles départemental) Indre-et-Loire[160]
  • CFPPA (centre de formations professionnelles et de promotion agricoles) Indre-et-Loire[161]

Autres centres de Formation

  • ESPÉ d'Orléans-Tours, site de Tours-Fondettes
  • Centre de formation de musicien intervenant[162]
 
Le collège Jean-Roux.

Selon les dernières données du ministère de l'Éducation nationale, le territoire communal fait état de sept structures scolaires[163]. L'enseignement primaire y est représenté par 5 écoles, dont quatre écoles publiques, une école maternelle et trois écoles élémentaires, et une école élémentaire privée[163]. Concernant l'enseignement secondaire, la ville dispose d'un collège, le collège Jean-Roux, et d'un lycée à fillières générale et technologique agricole[163].

Depuis le milieu des années 1990, dans le cadre d'un partenariat avec l'établissement scolaire agricole et d'horticulture de Cambérène, ville sénégalaise proche de Dakar, l'EPLFPA, anciennement dénommé le LEGTA Tours-Fondettes, propose des formations professionnelles horticoles à des lycéens et étudiants sénégalais[164],[165]. Cette coopération, établie sur une relation de réciprocité, a également pour objectif de contribuer au développement des « échanges d'expériences » du personnel enseignant appartenant à chacune deux structures scolaires, ainsi que la mise en commun de leurs connaissances et de certaines essences horticoles[165],[164]. En outre, l'établissement de formation agricole Tours-Fondettes Agrocampus est implanté dans l'enceinte et le parc du château de La Plaine, disposant ainsi d'une superficie d'études et d'exploitations agricoles — élevage, viticulture et horticulture — de 23 ha[166],[167],[168]. Cette ancienne résidence de la famille Goüin a fait l'objet d'un rachat par le conseil départemental d'Indre-et-Loire[166],[167].

Enfin, une école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPÉ) est implantée au quai de la Guinière. Le château de Bel Air, ancienne demeure de Fondettes, abrite les locaux de cet institut rattaché à l'université de Tours[169]. Antérieurement, la résidence de Bel Air a été le lieu d'installation de l'école normale du secteur de Tours, ancien établissement de formation des instituteurs où l'écrivain Jean-Michel Auxière a effectué une partie de ses études supérieures[119],[118].

Vie culturelle et sportiveModifier

Infrastructures et équipements collectifsModifier

La ville dispose de 3 centres dédiés aux activités sportives[CF 9]. Le « complexe sportif du Moulin à vent », recouvrant une superficie totale de 49 068 m2 et comporte 13 équipements différents, dont notamment un stade destiné à l'athlétisme, des terrains de tennis, un gymnase ou encore un terrain de football[170],[CF 9]. Ce centre d'activités physiques est en outre aménagé pour faciliter l'accès aux handicapés[170]. L'espace sportif de la Choisille, pourvu d'une surface de 12 000 m2, est dédié aux pratiques du tennis, du squash et du badmington[CF 9]. Le « dojo communautaire Guy Lebaupin », est un centre muni d'un bâtiment consacré au judo, et au karaté et d'une aire externe, un skatepark, reservée à la pratique du roller, du skate-board, du BMX ou encore de la trotinette[CF 9].

Un centre aéré, « La Mômerie », destiné à l'accueil et aux activités d'animation pour les enfants en bas âge lors des périodes de vacances, est également implanté sur le territoire communal[171].

Enfin, la commune est munie d'un centre culturel polyvalent dirigé par une association loi 1901 et dont les locaux abritent une salle de concert, une bibliothèque, un atelier destiné à l'expression artistique ainsi qu'une salle de danse[172]. Ce centre propose régulièrement des manifestations telles que des expositions de peintre locaux[173], ou encore des sessions et festivals artistiques au cours desquels sont accueillis des groupes musicaux[174].

Manifestations culturelles et sportivesModifier

La commune accueille annuellement une foire aux vins pendant les week-ends des mois de février ou mars. Une seconde foire, spécialisée dans les produits issus de l'agriculture biologique, est organisée chaque premier week-end de septembre[175].

Antérieurement, au cours du XIXe siècle, la foire de Fondettes était traditionnellement fixée au [176],[56].

Par ailleurs, d'autres manifestations culturelles, telles que la « Marche des Rois », qui se déroule au mois de janvier et dont le départ est établi au niveau de l'église Saint-Symphorien ; la fête patronale de la commune, qui a lieu le et célèbre Symphorien d'Autun ; une opération vide-greniers ; ou encore les « Foulées de Fondettes », rendez-vous sportif organisé au mois de mars ou avril[177].

Tissu associatifModifier

En 2017, 205 associations loi 1901 sur les 243 recensées depuis le milieu des années 1990, ont leur siège à Fondettes[178].

Parmi ces organismes à but non-lucratif dont la destination recouvre des domaines divers — culturel, sportif, éducatif, sanitaires, etc... —[178], l'association Fundeta, créée en 2014, a pour objectif d'approfondir l'histoire et le patrimoine de la commune[179]. Des publications mensuelles établies sur des travaux de recherche, ainsi que des manifestations telles que des expositions, des visites organisées ou encore des conférences, permettent à l'association de sensibiliser le public à ces deux domaines culturels[179].

CultesModifier

Culte catholiqueModifier

 
L'église de Fondettes.

La paroisse catholique relève du doyenné de Château-la-Vallière qui regroupe quatre communautés paroissiales au sein de l'archidiocèse de Tours[180]. Les messes dominicales sont régulièrement célébrées ainsi que différents offices (fêtes religieuses, mariages, enterrements, baptêmes), à l'église Saint-Symphorien[181].

Autres cultesModifier

Les personnes pratiquant d'autres cultes (juif, musulman, protestant) doivent se rendrent à Tours, ville la plus proche disposant d'une synagogue, d'une mosquée et d'un temple de l'Église protestante unie de France[182],[183],[184].

MédiasModifier

La commune publie un magazine à périodicité quadrimestrielle destiné à informer les habitants des divers événements locaux à caractère administratif, culturel, sportif, social, ou encore urbanistique[CF 10].

L'actualité de Fondettes est également couverte par le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest qui consacre régulièrement l'une de ses pages à la commune et/ou à son canton[185].

Enfin, la chaîne France 3 Centre-Val de Loire diffuse des journaux télévisés et propose des émissions intéressant les populations à l'échelle locale et régionale[186].

Santé et services d'urgencesModifier

La ville est dotée de plusieurs cabinets médicaux[CF 11], mais ne dispose d'aucun centre hospitalier sur son territoire communal. Le centre hospitalier régional universitaire de Tours accueille les malades à Chambray-lès-Tours ou dans l'un de ses sites spécialisés de Tours[187]. En outre, la clinique de l'Alliance, à Saint-Cyr-sur-Loire, distante d'environ 5 km du centre-bourg de la commune, est l'établissement privé le plus proche pouvant également assurer les prises en charge d'hospitalisation des Fondettois[187],[188].

Une antenne de l'établissement public de services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) est implantée sur le territoire communal[189].

SécuritéModifier

La commune dispose d'une police municipale qui, hormis le maintien de l'ordre exerce ses compétences dans divers domaines, tels que la salubrité, la surveillance et prévention[CF 12]. Les brigades de gendarmerie et de police les plus proches sont implantées à Luynes et à La Membrolle-en-Choisille, ces établissements publics pouvant également assurer des services de sécurité au sein de la commune[190],[191]. En outre, Fondettes fait partie de la sphère d'intervention des commissariats de Tours et de Joué-les-Tours[190].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 41 786 €, donnée fiscale qui classait Fondettes au 2 201e rang des 31 886 communes de plus de 49 ménages en France métropolitaine[Insee 11]. Concernant l'exercice 2013, le revenu disponible par ménage était de 25 099 €[Insee 12], tandis que la moyenne au niveau départemental s'élevait à 20 403 €[Insee 13].

TravailModifier

Les deux tableaux suivants révèlent les chiffres-clés de l'emploi à Fondettes et leur évolution de 2009 à 2014[Insee 14],[Insee 15] :

Structure de la population active de Fondettes (37)
entre 2009 et 2014.
Fondettes 2009 Fondettes 2014 Évolution
Population de 15 à 64 ans 6 755 6 463   - 4,32 %
Actifs (en %) 69,9 72,4   + 3,57 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 65,4 66,2   + 1,22 %
Chômeurs (en %) 4,5 6,2   + 37,8 %
Évolution de l'emploi à Fondettes (37) en 2009 et 2014.
Fondettes 2009 Fondettes 2014 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 3 306 3 315   + 2,72 %
Indicateur de concentration d'emploi 74,3 76,6   + 3,09 %

Au tournant des années 2015-2016, la cessation de production d'outillage au sein de l'entreprise Safety, filiale du groupe Sandvik (division Machining Solutions) implantée à Fondettes, a engendré la perte de 45 postes[192].

Tissu économiqueModifier

Le tableau qui suit récapitule le nombre d'entreprises implantées en 2015 à Fondettes selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 16] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 860 100 626 175 22 23 14
Agriculture, sylviculture et pêche 22 2,6 18 4 0 0 0
Industrie 38 4,4 18 11 1 5 3
Construction 85 9,9 51 22 6 6 0
Commerce, transports, services divers 586 68,1 446 121 10 4 5
dont commerce et réparation automobile 138 16,0 95 36 2 3 2
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 129 15,0 93 17 5 8 6
Champ : ensemble des activités.

En 2015, 91 nouvelles entreprises ont été créées — hors activité agricole —, dont 89 % dans le seul domaine des services[Insee 17]. En outre, concernant l'exercice 2015, 101 établissements à destination marchande ont été fondés, intervenant pour la plupart dans le domaine des services aux entreprises ou aux particuliers [Insee 18].

Commerces et servicesModifier

 
Le bureau de poste de Fondettes, ancienne gare CFD.

Avec 585 établissements inventoriés au , le secteur tertiaire constitue le premier pôle économique et salariale de la cité tourangelle[Insee 16],[Insee 19]. Ce domaine des biens et des services, essentiellement composé de petites structures tels que des commerces de proximité — dans une moindre mesure, de surfaces distribution —, et qui recouvre également les activités de comptabilité, d'immobilier, d'assurances et de conseils techniques (par exemple en informatique ou en recherche et développement (R&D))[CF 13], pourvoie à l'emploi de 1 181 personnes[Insee 19]. Toutefois, et bien qu'un nombre important de ces structures entrepreunariales évoluent au sein d'une économie dite « productive » avec un taux de 42,4%, la majorité de ces structures sont tournées vers une sphère dite « présentielle » avec une proportion de de 57,6%[Insee 20]. Un bureau de poste, dont les locaux sont aménagés dans l'ancienne gare CFD[193], et une plate-forme de tri sont implantés sur le territoire communal, la présence de ces deux établissements permettant ainsi d'assurer des services de proximité de distribution du courrier et des colis aux habitants[194],[195].

Industrie et bâtimentModifier

La sphère industrielle comprenant les filières de production métallurgique, de mécanique et de sous-traitance, regroupe 5 structures entrepreunariales implantées sur le territoire municipal, petites et moyennes entreprises confondues[196]. Par ailleurs, sur un total de 40 établissements répertoriés au sein de l'économie fondettoise et appartenant au secteur secondaire (source de l'Insee en 2015)[Insee 16], plusieurs d'entre eux sont spécialisés dans les branches d'activité chimique, pharmaceutique et plasturgique[197].

La branche du bâtiment et de la construction — filières bois et architecture d'intérieur comprises —, domaine qui se révèle être à Fondettes principalement artisanal, compte, d'après la base de données du Kompass, un ensemble de 90 entreprises[198].

AgricultureModifier

Le tableau suivant a pour objectif de présenter, en données chiffrées et répertoriées sur une période de 22 ans, une synthèse statistique concernant les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Fondettes[199] :

Évolution de l'agriculture à Fondettes (37)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 90 40 29
Équivalent Unité de travail annuel 93 45 43
Surface agricole utile (SAU) (ha) 1 321 783 592
Cheptel (nombre de têtes) 528 314 207
Terres labourables (ha) 1 023 669 511
Cultures permanentes (ha) 43 23 48
Surface toujours en herbe (ha) 235 85 32
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 14,7 19,6 20,4

Les données observées sur la période étudiée montrent que le nombre des exploitations agricoles, passant de 90 en 1988, à 29 en 2010, diminue de manière significative au profit d'un accroissement de leur surface moyenne[199]. Le cheptel, qui se réduit d'environ 150%, suit une même courbe d'évolution[199]. En outre, les dernières analyses effectuées par le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt en 2000 et 2010, mettent en évidence que le secteur agricole de la commune se tourne vers une politique économique de polyculture et de polyélevage[199].

L'activité maraîchère de la commune, secteur ayant profité de la périurbanisation de Tours dès le milieu des années 1970, a continué de se développer dans les années 1980[Note 25],[200].

 
Ferme dans les faubourgs de Fondettes au début du XXe siècle.

En outre, bien que le secteur agricole ne représente que 2,8 % des actifs salariaux de la ville[Insee 16], ce domaine se révèle encore présent au sein de l'économie locale. Notamment, une ferme, fondée en 1951, et dont l'étendue de SAU, actuellement de 375 ha, se répartie sur les parcelles de Charentilly, de la Plaine et du Grand Barré, présente, à l'exercice de 2014, un CA global d'environ 900 000 €[201]. Cet établissement d'agriculture diversifiée, exploite plusieurs types de surfaces céréalières, dont des champs blé tendre, de maïs, d'orge ; mais également des parcelles d'oléagineux, essentiellement du tournesol et du colza ; et enfin des cultures de lin, de plantes fourragères, de vignobles ou encore d'essences horticoles[201]. D'autre part, cette structure agricole, en parallèle d'activités d'élevage de bovins, de caprins et d'ovins, produit des laitages de type UHT[201].

Enfin, un petit domaine viticole, recouvrant une partie des terrains de l'ancienne abbaye de Vallières et dont l'exploitation a débuté en 2015 grâce à la mise en culture de vignes à cépage Chenin, fait actuellement l'objet d'un projet de réorientation vers une production de type biologique. Ce domaine, dont la surface totale s'est accrue en 2016 avec l'exploitation d'un nouveau vignoble à cépage Chardonnay, produit trois types de cru ; un blanc pétillant, un blanc sec et un rosé[202],[203].

Tourisme et hébergementModifier

Au sein de l'économie communale, les services associés au secteur du tourisme, relevant essentiellement de l'accueil, disposent d'un total de 20 lieux d'hébergement, dont 10 gîtes ruraux ; 5 chambres d'hôtes ; 4 meublés locatifs ; et enfin un centre de vacances[CF 14].

Zones d'activitéModifier

Une zone d'activité d'une superficie de 10 ha est installée à la Haute Limougère[204]. Au début des années 2010, 40 entreprises employant un total de 600 salariés étaient implantées dans cet espace à destination économique[204]. Un second parc d'activités, une zone localisée sur le site des Deux Croix et fondée en 2012, regroupe 6 structures entrepreneuriales pour 74 employés[205].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monuments inscrits ou classésModifier

 
Édifices remarquables de Fondettes.

La localisation des lieux et bâtiments remarquables de Fondettes est indiquée sur la carte « Édifices remarquables de Fondettes » par les annotations chiffrées rouges et vertes, identiques à celles du texte de cette section.

L'église Saint-Symphorien (1) est construite au cours du XIIe siècle en lieu et place d'un autre édifice dont il est fait mention dans un cartulaire de Marmoutier daté du début du IXe siècle sous le nom de Ecclesia de Fundeta[206],[55],[56]. Bien qu'elle soit placée sous le vocable de Saint Symphorien, l'église paroissiale était à l'origine dédiée à la Vierge Marie[56]. Vers la fin du XIXe siècle, en 1863, l'église de Fondettes bénéficie de travaux de restauration et de nouveaux éléments décoratifs sont alors exécutés par Henri Grandin[206]. L'église Saint-Symphorien est inscrite sur la liste des monuments historiques depuis le [206].

Le prieuré de Lavaré (2), bâti au tournant des XIe et XIIe siècles, aux environs de l'an 1100, devient, par cession de droit, la propriété de l'abbaye de Marmoutier au cours du XIVe siècle[207],[208]. Lors de son élévation, l'édifice religieux de Lavaré est voué au culte de Saint Vincent[59],[56]. Ce monument, qui dispose d'une enceinte fortifiée, présente les caractéristiques d'une ferme monastique médiévale[207]. Hormis la grange, bâtiment qui a bénéficié d'une protection au titre de monument historique classé[209], le reste des structures composant le prieuré — la muraille, la tour, le pigeonnier, ainsi que le logement du prieur —, ont fait l'objet d'une inscription sur la liste des monuments historiques le [207].

Le château de Châtigny (3), en partie érigé sur les vestiges d'une villa gallo-romaine, date très probablement de la fin du XVe siècle, environ 1487[210],[211]. La forteresse comporte un corps principal, encadré de part et d'autre par deux ailes disposées en retour d'équerre, chacune étant défendue par une tour ronde[210],[212]. Certaines parties maçonnées de l'édifice, notamment le niveau supérieur des deux tours, affichent un parement appareillé en « damier »[211],[210]. Les façades avant ont été remaniées au XIXe siècle afin d'accueillir de nouvelles baies de type néo-gothiques dit « flamboyant »[210]. Les ruines antiques du site de Châtigny, ainsi que de nombreux éléments du château, ont fait l'objet d'une protection au titre de monuments historiques inscrits le [210].

Le manoir du Thouadé (4), édifice qui s'apparente à une closerie[213], a été érigé au lieu-dit de la Guinière[214],[215]. Cette demeure, bien qu'elle ait été construite au cours du XVIIIe siècle, manifeste, de par les proportions de son corps de logis, un style architectural propre au XVIIe siècle (ou « rococo »). En outre, quelques-unes de boiseries de ce bâtiment principal possèdent des ornements s'apparentant au style Louis XV[214]. Les structures constituant les façades et les toits de ce manoir ont été inscrites sur la liste des monuments historiques le [214].

Le manoir des Hamardières (5) est édifié au XVIIIe siècle[216]. En 1716, ce « manoir », au sens de domaine, a été la propriété de l'ancien maire de Tours, Nicolas Patas[216],[217],[218]. À sa construction, la résidence des Hamardières possède une architecture caractéristique des maisons de campagne tourangelles[216]. Les logements du manoir sont constitués d'un corps principal flanqué d'une aile disposée en retour d'angle, lequel vient en partie encadrer la cour[216]. Située au sud de la cour intérieure, se dresse une chapelle de taille modeste et à plan rectangulaire[216]. Le manoir des Hamardières bénéficie d'une inscription sur la liste des monuments historiques par arrêté ministériel du [216].

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Autres bâtiments remarquablesModifier

La chapelle de la Chevalette (6), située dans le quartier de Vallières, a été antérieurement placée sous le vocable de Saint Julien[219]. Bien qu'il ait fait l'objet de remaniements, tels que des travaux d'extension de sa nef et la mise en place d'une nouvelle toiture au cours du XIXe siècle, cet édifice religieux, probablement construit au XVIIe siècle, présente une architecture relativement dépouillée[219]. Toutefois, la chapelle est pourvue d'une représentation de la Vierge, dont la présence a occasionné de nombreuses processions religieuses à l'échelle locale à partir de la période l'Ancien Régime jusqu'au début du XXe siècle[219],[220]. Depuis le , la sculpture de la Vierge à l'enfant de Notre-Dame de la Chevallette est inscrit sur la liste des objets patrimoniaux de France[220].

Localisé à l'extrême sud-est de la commune et à proximité de la frontière avec la ville de Saint-Cyr-sur-Loire, le château de la Plaine (7) a été construit vers la fin du XIXe siècle par l'architecte Edmond Meffre, sur commande du banquier et ancien maire de Fondettes, Eugène Goüin (1818-1909)[221]. Possédée pendant de nombreuses années par les Gouïn, cette demeure est acquise en 1950 par le conseil général d'Indre-et-Loire[166]. Son domaine accueille aujourd'hui l'Agrocampus de Tours-Fondettes[166].

À l'ouest de la commune, en limite de Luynes, le Boulay (8) était le siège d'une ancienne seigneurie, disparue à la Révolution, qui relevait de Martigny. Le corps de logis principal présente, sur sa façade sud, un comble à haute charpente, éclairé par quatre grandes lucarnes à fronton courbe. Une tradition difficilement vérifiable fait d'une tourelle englobée dans le bâtiment une ancienne chapelle seigneuriale[222].

Au sud du centre-bourg, le château de Guesne (9) existait déjà en 1523, mais les bâtiments actuels ne datent que de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Ils consistent en une demeure de maître sur plan quadrangulaire, à façade de brique et de pierre décorée dans le style néo-Renaissance, une closerie — c'est au XXe siècle une propriété séparée du logis principal —, ainsi qu'une chapelle datant peut-être du XVIe siècle. Une enceinte moderne, rythmée côté route de deux tourelles en brique et pierre couronnées en poivrières, entoure le parc. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Guesne sert de refuge aux enfants évacués des zones de combat avant d'être occupé par les troupes allemandes[223].

Le château de Bel Air (10), dont le domaine était anciennement connu sous le nom de « Frémillières », est déjà mentionné en 1590[224]. Au XVIIIe siècle, cette demeure est la propriété de Louis-Joseph de Fesques[224]. Pendant la seconde guerre mondiale, le site de Bel Air, localisé à proximité de l'ancienne station ferroviaire de Fondettes/Saint-Cyr-l'École, fait l'objet d'une occupation par une division allemande[120]. En 1945, en application de l'ordonnance légiférée au , l'école normale, jusqu'alors basée à Loches, est réimplantée au sein du château de Bel Air et de son domaine[120].

L'édifice dit des « Pivottières » (11) est à l'origine une closerie construite au XVIIe siècle. Le bâtiment, qui a fait l'objet d'un remaniement dans les années 1930, se présente comme une demeure « bourgeoise ». Outre ce corps de logis, le domaine des Pivottières dispose d'une grange, de l'ancien habitat agricole ainsi que d'un pavillon pourvu d'un parement en damier, qui servait auparavant de colombier et de chapelle[225].

Le château de la Billetrie (ou « Belletrie ») (12) a été érigé sur un ancien fief[224]. Cette résidence, dont l'emplacement est limitrophe de la commune de la Membrolle-en-Choisille et se trouve en surplomb de la rive droite de la Choisille a, entre autres, appartenu au conseiller du roi Nicolas Preuilly au XVIIIe siècle, puis, au début du XXe siècle, à l'un des membres de la famille Goüin[224],[226].

L'abbaye Saint-Pierre de Vallières (13), au niveau centro-méridional du territoire fondettois[227], est bâtie aux environs de 940 sur demande de l'évêque Téotolon[108]. Au XIIIe siècle, les moines qui administrent les lieux, alors dépendants de l'abbaye de Saint-Julien, font l'acquisition d'un pressoir[228]. L'édifice religieux, consacré depuis sa fondation au culte de saint Pierre, est ultérieurement complété par une cloche bénie au début du XVIIe siècle, le [229],[108]. Outre l'abbaye, seuls une dîmière, un presbytère, une tour et le niveau inférieur du corps de logis sont encore en place. Le terrain entourant l'abbaye abrite actuellement une exploitation viticole[230].

Le château des Tourelles (14), au flanc du coteau, non loin de l'oppidum de Montboyau, est déjà mentionné au XVe siècle. L'édifice qui est décrit au début du XIXe siècle comprend un bâtiment principal prenant façade au sud, accompagné de deux ailes attenantes et de deux tourelles indépendantes, l'une faisant office de chapelle, l'autre de pigeonnier. Presque entièrement détruit en mai 1944 lors les bombardements alliés sur le pont de la Motte voisin, le château est reconstruit à l'identique au titre des dommages de guerre[231].

Implanté sur les hauteurs de la Loire, le château de Bois-Jésus (15), dont les terres ont été dépendantes de la baronnie de Rochecorbon[232], date du XVe siècle mais il a été remanié à de nombreuses reprises depuis[233],[234]. Ne subsistent de la construction originelle qu'une tour cylindrique surmontée d'une poivrière, quelques fenêtres à meneaux et des caves[233],[234]. La chapelle a disparu. En contrebas, en bordure de la Choisille, un moulin à papier signalé en 1746 est rattaché à ce fief[233].

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Patrimoine naturelModifier

Fondettes appartient au parc naturel régional du Val de Loire, un territoire protégé et ayant été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000[3], à l'instar de la zone recouvrant les communes de Saint-Patrice jusqu'à Mosnes. Ce territoire a également fait l'objet de la labellisation de site du réseau Natura 2000[3],[37].

Cette mesure de protection environnementale est doublée d'une procédure ZPS « Vallée de la Loire d'Indre-et-Loire »[37]. Ce territoire, qui recouvre une superficie totale de 4 893 ha sur une étendue de 90 km, inclue, en rives droite et gauche de la Loire, un ensemble de 39 localités, dont Fondettes[37]. La mise en place de la « ZPS Vallée de la Loire d'Indre-et-Loire », réalisée en 2008, fait écho à celle entreprise en 2003 dans le département du Loir-et-Cher, entreprise en 2003, créant ainsi une continuité géographique[37]. Cette mesure de mise en valeur écologique a pour objectif de préserver la faune et la flore de cet écosystème régional[37]. Plusieurs espèces aviaires, répertoriées au sein du site, telles que le Bihoreau gris, l'Aigrette garzette, la Cigogne noire, le Sterne pierregarin ou encore le Faucon pèlerin bénéficient ainsi de cette mesure de protection[37].

En outre, deux arrêtés préfectoraux de 2007 ont permis de fixer un cadre législatif concernant la protection d'autres classes animales, notamment des amphibiens, comme l'Alyte accoucheur, la Rainette verte et la Grenouille agile, mais également un reptile, le Lézard vert occidental et une espèce de papillon, l'Azuré du serpolet. Hormis ces espèces animales, certaines plantes, telles que la Jonquille des bois, le Perce-neige, la Jacinthe sauvage, ou encore le Fragon, font l'objet d'une protection et d'une réglementation depuis 1991 visant à limiter le ramassage et la commerce de ces espèces végétales[235].

D'autre part, selon les dernières directives du code de l'ubanisme — autrement dit, les directives prises d'après la « loi Grenelle II » —, dispositions mises en place par décret en 2010, le territoire de la commune est pourvu de deux zones boisées classées ainsi que d'un site ou aire protégée[46].

Enfin, l'INPN a recensé 3 zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) présentes sur le territoire communal : « l'Île de Quinquengrogne », « l'Île aux bœufs » et la « Loire Tourangelle »[236]. L'« l'Île de Quinquengrogne », ZNIEFF continentale de 2e génération et de type 1, concerne près de 49 hectares de biotope constitué de massifs alluviaux, de prairies inondables, de pelouses sableuses et de pelouses calcaires mésophiles ligériennes caractérisées par la présence de Carex précoce[237]. Cet espace naturel, répartie sur le territoire de Fondettes et celui de Luynes, s'inscrit au sein du lit endigué de la Loire[237]. La ZNIEFF de l'« l'Île aux bœufs », qui recouvre un peu plus de 117 ha, présente un biotope à dominantes de boisements alluviaux et d'essences amphibies[238]. Cet aire, comprise dans la vallée de Loire et incluant une île, se trouve être, entre autres, la niche écologique du Castor fiber linaeus[238]. La « Loire Tourangelle », est une ZNIEFF continentale de type 2 qui s'étend sur une superficie d'environ 5 100 ha et qui concerne 39 communes. Cet espace, relativement linéaire et regroupant des îles et des grèves dont les surfaces sont fluctuantes, représente un corridor écologique important pour les espèces piscifères, avières et végétales locales[239].

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Patrimoine gastronomiqueModifier

La cité tourangelle se place au sein d'un terroir d'industrie laitière, de confection et d'affinage de fromages dont le plus connu est le Sainte-maure-de-touraine, un fromage au lait de chèvre à pâte molle, bénéficiant du label AOP, à l'échelle européenne, et du label AOC, à l'échelle nationale[240].

Le patrimoine gastronomique de la commune est également représenté par d'autres spécialités régionales, telles que le bœuf du Maine, les rillettes de Tours, ainsi que de nombreux produits issus de la viticulture, notamment des vins mousseux, comme le crémant de Loire blanc ou rosé et des vins dits « tranquilles » tels que le Touraine AOC, le Val-de-Loire (label IGP) ou encore le rosé de Loire[240].

Culture populaireModifier

Pendant l'automne 2012 et l'hiver 2013, des séquences de la série télévisé « Le Bal des secrets », mise en scène par Christophe Barbier, ont été tournées dans la commune[241].

En 2016, deux pavillons de Fondettes ont servi de décors pour certaines des scènes de « Manon 20 ans », une série réalisée sous la direction du cinéaste Jean-Xavier de Lestrade[242].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le comte d'Anjou Foulques Nerra, dit « Foulques le Noir », personnage qui fait construire, au début du XIe siècle, une fortification et une motte castrale sur l'ancien site gaulois de Montboyau[76].
  • L'abbé Jean-Baptiste de Grécourt, poète et écrivain issu de la famille Vuillard de Grécourt est né à Vallières — actuel quartier de Fondettes après la fusion des deux communes en 1805 —[243]. Il fut baptisé le [243].
 
Eugène Goüin, ancien maire de Tours, puis de Fondettes.
  • Le Dr Balmelle (1873-1940), originaire de la commune, est médecin-traitant durant la Première Guerre mondiale au sein de l'unité médicale de Vauvert, à Fondettes[244]. Cette unité, qui disposait de vingt lits, constituait l'une des annexes de l'hôpital de Marmoutier, à Tours[244]. Il contribue notamment à la recherche et au traitement de la tuberculose[245].
  • Georges Migot (1891-1976), compositeur, peintre et graveur fut pour un temps, pendant la Première Guerre mondiale, alors qu'il était convalescent, résident de la commune. L'artiste, familier de Fondettes et musicologue spécialiste de Debussy, y fut accueilli par la sculptrice Aimée Bianchi dans sa propriété, une ancienne demeure transformée en closerie, rue des Pivottières[246],[247],[225]. Une salle de concert, dédiée à Georges Migot, a été inaugurée en par la commune[248].
  • Le peintre Louis Marchand des Raux est né à Fondettes le , dans un hameau qui porte actuellement son nom[249],[250]. Des œuvres de cet artiste, mort en 2000, sont conservées au musée de l'image d'Épinal, au musée Chéret à Nice, à celui d'Haïfa, et dans de nombreux musées américains[251].

HéraldiqueModifier

Les armes de Fondettes se blasonnent ainsi :

« Écartelé : au premier aux trois faces entées de gueules, au deuxième coupé au I d'argent à la bande de gueules cotoyée de deux cotices de sable et au II d'argent à l'arbre arraché de sinople, au troisième fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au quatrième d'azur à la fasce d'or accompagnée, en chef, d'un lion passant du même lampassé de gueules et, en pointe, de trois annelets aussi d'or ordonnés 2 et 1 »

— [254],[255].

Le premier quartier représente le blason de la famille de Maillé (Maillé, ancien nom de Luynes) :  [255].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ce relief est également connu sous le nom de « plateau de Mettray »[13],[14].
  2. Cette analyse chiffrée porte sur les taux de boisement des différents cadastres régionaux[20].
  3. Dans l'un de ses écrits, l'ouvrage In Gloria confessorum (À la Gloire des confesseurs chapitre 8), ainsi que dans Fortunat (livre X) et Carmina (livre XI), Grégoire de Tours mentionne le site de Villa Martinacencis[39].
  4. Au cours du XVIIIe siècle, ce lieu-dit était connu sous les noms de Belletrie et Billetrie[57].
  5. Site également mentionné sous les termes La petite Plaine[58].
  6. Ce récapitulatif, non exhaustif, a pour objet de montrer les différentes étapes chronologiques du toponyme de Fondettes et de sa paroisse.
  7. À cette même époque, pour désigner la paroisse de Fondettes, un cartulaire émis par l'Abbaye de Marmoutier fait état d'un nom quasiment identique, mais avec une variante finale : Parochia Sancti Symphoriani de Fundato[59].
  8. Cependant, le lieu de Martigny-sur-Loire aurait très probablement existé dès la fin du VIe siècle. À cet effet, un Martiniacum, géographiquement proche de Turinico oppido — autrement dit : Tours — a été mentionné dans l'un des manuscrits de Grégoire de Tours :

    « Igitur Turonico oppido oratorium erat propinquum, situm in villa Martiniacensi, in quo celebrem ferebatur saepias orasse Martinum. »

    — Grégoire de Tours, 590, Gloria confessorum, chapitre 8[64].

  9. Comme le révèle l'existence d'une rue et d'un quartier portant le nom de « Fours Blancs » au sein de la ville de Fondettes[67].
  10. Ce micro-toponyme est également attesté à Saint-Roch, ville localisée au nord de Fondettes[68].
  11. Le terme « enfer » est un mot régulièrement attesté sur l'ensemble du territoire français[68]. Au sens topographique, ce terme, décliné du latin infernus, se rapporte à ce qui est « bas », un lieu « inférieur »[68].
  12. À cette époque la paroisse de Saint-Venant de Luynes était alors connue sous le nom de Saint-Venant de Maillé ou Vicaria Malliacencis[92].
  13. À cette époque, le village n'était pas encore rattaché à la paroisse de Fondettes[101].
  14. Le document faisant état de cette ordonnance est conservé aux archives départementales d'Indre-et-Loire sous le titre « propriété de Bel-Air,  » côte « A.D. 37-4 Q Hypothèques de Tours, vol. 582 no 1877, Ordonnance d’expropriation sur héritiers François de Wendel »[121].
  15. Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  16. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus, c'est-à-dire le CAF - remboursements de dettes, s'ajoute aux recettes d’investissement — autrement dit : les dotations, subventions, plus-values de cession — pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[146].
  17. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement[147].
  18. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[148].
  19. Ces commentaires, qui ne reposent pas sur une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  20. Lequel est issu des textes officiels de l'église Saint-Symphorien[153].
  21. À cette époque, le curé de la paroisse de Fondettes écrit :

    « L'année 1661 fut stérile en tout, suivie de maladies dangereuses et d'une très grande mortalité. »

    — Louis de Grandmaison, Les registres d'état-civil du canton de Tours-nord, 1905, p. 24[154].

  22. Selon Brigitte Maillard, à l'époque moderne, au cours des XVIIe et XVIIIIe siècles, la région tourangelle se caractérisait, a contrario de celle du bassin parisien, par l'existence de « grosses communautés rurales »[155]. En outre, ces populations tourangelles présentaient de fréquentes situations de consanguinité[155].
  23. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  24. En termes démographiques et selon les bases de données de l'Insee, la population dite municipale d'une commune, qui n'est pas sa population totale, diffère sensiblement de cette dernière[Insee 8]. En l'occurrence, dans le cas de Fondettes, la population totale, incluant de ce fait les personnes « comptées à part », se révèle être de 10 853 habitants[Insee 8].
  25. Selon Mireille Bachelard, à cette époque, ce phénomène économique a pour origine :

    « [...] le développement des communes suburbaines au détriment des campagnes dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour du chef-lieu de département, s'est accompagné d'une auréole de marchés (à Montlouis, Fondettes, Esvres...) qui illustre bien le déplacement de l'activité foraine vers les zones d'urbanisation récente. »

    — Mireille Bachelard, 1983, Les marchés de détail en Indre-et-Loire : leur rôle dans l'organisation de l'espace, p. 64[200].

RéférencesModifier

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