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Pointe de flèche du Néolithique – Muséum de Toulouse

Une chaille, ou un chert, est une concrétion partiellement silicifiée au sein de masses calcaires. De teinte généralement claire, elle est constituée d'un mélange de calcédoine et de calcite. Cet accident siliceux (opale, calcédoine, quartz) se distingue de la meulière qui correspond à la silicification de calcaire lacustre[1].

Les silex entrent dans cette catégorie, mais sont généralement considérés séparément. Le passage de la concrétion siliceuse à la craie est brutal pour le silex, graduel pour la chaille. Par décalcification, à l'air libre, la chaille prend un aspect poreux ou caverneux.

Le synonyme forune est également mentionné[2].

Exemple de gisementsModifier

On trouve des chailles dans les calcaires du Jurassique, en particulier du Bajocien. Il existe ainsi des gisements en Moselle et au Luxembourg.

UtilisationModifier

Les chailles ont été utilisées pendant la Préhistoire, principalement au Paléolithique supérieur, pour confectionner des artéfacts dont de petits outils bifaces (racloirs, perçoirs et grattoirs), ainsi que des pointes de flèches. En effet, seules les chailles de petite dimension se prêtaient à la taille.

ToponymieModifier

La présence de chailles est à l'origine du nom donné au bois de la Chaille et à la forêt de Chailluz, à Besançon. Cette dernière possédait par ailleurs des gisements de pierre de taille, la pierre de Chailluz, qui ont fait l'objet d'une exploitation à partir du XVIe siècle ; mais il s'agit là d'une roche en calcaire oolithique et non d'une chaille.

Notes et référencesModifier

  1. Alain Foucault, Jean-François Raoult, Fabrizio Cecca, Bernard Platevoet, Dictionnaire de Géologie, Dunod, , p. 87.
  2. Catherine Girard, Les Industries moustériennes de la grotte de l'Hyène à Arcy-sur-Cure, Yonne, Paris, CNRS, , 224 p. (lire en ligne), p. 30.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier