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Hôtel Goüin

hôtel particulier à Tours (Indre-et-Loire)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gouin et Famille Goüin.
Hôtel Goüin
Hotel Gouin.JPG
Vue sur cour de l'Hôtel Goüin.
Présentation
Type
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Style
Architectes
Jacques-Aimé Meffre, Edmond Meffre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Propriétaire
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Région historique
Commune
Coordonnées
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L'hôtel Goüin est un hôtel particulier du XVe siècle situé à Tours, un des rares vestiges de l'architecture Renaissance de la ville. Ce bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

LocalisationModifier

L'hôtel est situé rue du Commerce, à Tours.

HistoireModifier

Construit au XVe siècle, l'hôtel a été considéré à tort comme l'hôtel de Jean de Xaincoings, trésorier des finances de Charles VII.

L'hôtel aurait été construit par le maire de Tours Nicolas Gaudin et son épouse Louise Briçonnet, également propriétaires des châteaux de La Bourdaisière et de Jallanges.

On date le remaniement exceptionnel de sa façade antérieure au XVIe siècle par l'ajout d'un corps central hors-œuvre avec porche et loggia et un corps latéral à gauche, dans le style de la première Renaissance. L’hôtel était alors propriété de René Gardette, maire de Tours de 1559 à 1561, issu d'une famille de marchands de soieries de Tours, et de son épouse Jehanne Barguin. Il passe ensuite à leur fils, Victor Gardette, seigneur de Pierrefitte, conseiller du roi et lieutenant général au siège présidial de Tours.

En 1621, la famille Gardette vend l'hôtel à Gabriel Compain, sieur de la Tortinière, bourgeois et échevin de Tours, qui le transmet à son fils Victor Compain. Par bail, il est habité par Nicolas Boicet, marchand bourgeois. Ils le revendent à Nicolas Pommier, bourgeois de Tours. Ses héritiers, dont Jean-Nicolas Viot, le cède à Gilles Douineau, seigneur de Charentais, de la Ménardière et de la Pictière, échevin, conseiller du roi et président trésorier de France au bureau des finances à Tours.

En 1738, à la mort de Douineau, Henri François Goüin (1686-1748), fondateur de la Banque Goüin en 1714, acquiert l'hôtel pour 18 150 livres. La famille Goüin, qui donna son nom à l'hôtel, famille de riches banquiers tourangeaux d'origine bretonne, y entreprent des travaux d'aménagements, notamment concernant la galerie de la cour antérieure sud : destruction des deux maisons situées le long de la grande rue (actuellement rue du Commerce), agrandissement de la cour sud, construction de l'actuel portail et disparition de la galerie sud. Henri-Pierre Goüin fait ainsi modifier la facade nord en faisant construire le grand corps de bâtiment en 1766. Alexandre-Pierre-François Goüin de La Grandière fait démolir le bâtiment qui ferme la cour en 1810, de manière à ouvrir la cour sur la rue avec un portail.

Suite à la défaite en Russie en 1813, le général Philippe-Paul de Ségur, qui a pour mission de constituer le troisième corps des Gardes d'honneur à Tours, loge dans l'hôtel Goüin.

Le ministre Alexandre Goüin fait restaurer l'hôtel par l'architecte Jacques-Aimé Meffre en 1840 et Eugène Goüin le fait à nouveau rénover par les architectes Edmond Meffre et Jean Hardion en 1900.

Presque entièrement détruit par les bombardements de 1940 – ne demeuraient que la façade sud et la tour d'escalier –, l'hôtel a été partiellement reconstitué dans les années 1950 : seuls le portail d'entrée et le corps de logis principal furent reconstruits, l'hôtel ouest, les bâtiments et la galerie autour de la cour nord et le jardin (qui descendait jusqu'aux quais de la Loire) ont définitivement disparu. Les travaux de reconstructions furent en partis financés par André Goüin.

Ce bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1]. Il comporte des vestiges gallo-romains dans le second sous-sol.

Il a abrité le musée de la Société archéologique de Touraine (SAT)[2], à qui la famille Goüin en a fait don ; la SAT l'a, en 1977, donné au Conseil départemental d'Indre-et-Loire[3] ; devenu le Musée Goüin, d'importants travaux de restauration, engagés dans les années 2010, ont occasionné sa fermeture.

En 1967, l'hôtel est représenté à l'occasion du 40e congrès de la Fédération des sociétés philatéliques françaises, valeur faciale 0,40 F[4].

Il connait une importante restauration au début des années 2010. Les fouilles archéologiques liées à cette restauration ont permis la découverte sous la cour d'une maison longue du XIIe siècle comprenant quatre arcades, ainsi que d'un puits. Ces éléments avaient été recouverts au XIXe siècle par la famille Goüin pour y faire une cour privative.

ArchitectureModifier

CollectionsModifier

ProgrammationModifier

  • Exposition « La Touraine rêvée d'André Bauchant, Peintre naïf » - Jusqu’au 12 mars 2017, du jeudi au dimanche de 14h à 18h. L’Hôtel Goüin met en lumière l’artiste tourangeau André Bauchant, peintre-jardinier au destin singulier, qui contribua à écrire une page de l’histoire de la peinture du XXe siècle. Autodidacte, reconnu aujourd’hui comme l’un des grands noms de l’Art Naïf, André Bauchant, pépiniériste de métier, se consacre tardivement à la peinture. À travers ses sujets de prédilection : l’histoire, la mythologie, la botanique, sa terre tourangelle, il transpose, de façon idéalisée, les rêveries de son enfance, ses souvenirs de voyage, ses lectures. L’exposition propose d’entrer dans l’univers d’André Bauchant, de découvrir sa Touraine et son monde imaginaires, avec une sélection de tableaux représentatifs de son œuvre qui en compte plus de 3000.
  • Exposition - Philippe Lucchese - 14 avril au 14 mai 2017.
  • Exposition - Michel Audiard - Juin, juillet, août.

RéférencesModifier

  1. a et b Notice no PA00098170, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Musée de l'Hôtel Gouïn » (consulté le 5 juillet 2015).
  3. « Historique de la Société archéologique de Touraine », sur le site de la Société archéologique de Touraine (consulté le 5 juillet 2015).
  4. Philatélie française.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externesModifier

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