Mettray

commune française du département d'Indre-et-Loire

Mettray
Mettray
Le bourg de Mettray.
Blason de Mettray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Vouvray
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Philippe Clémot
2014-2020
Code postal 37390
Code commune 37152
Démographie
Gentilé Mettrayens, Mettrayennes
Population
municipale
2 068 hab. (2017 en diminution de 0,96 % par rapport à 2012)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 10″ nord, 0° 38′ 57″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 100 m
Superficie 10,34 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mettray
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mettray
Liens
Site web mettray.fr/

Mettray est une commune française située dans le canton de Vouvray depuis 2014 dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, à quelques kilomètres au nord-ouest de la ville de Tours. Depuis 2000, elle est intégrée avec treize autres communes, dans un organisme intercommunal de coopération : Tours Plus.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Mettray est située à la périphérie de la ville de Tours, le long de la vallée de la Choisille et au nord de la Loire.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Mettray.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 17,75 km, comprend un cours d'eau notable, la Choisille (5,765 km), et quatre petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Choisille, d'une longueur totale de 26,1 km, prend sa source à 149 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Nouzilly et se jette dans la Loire à Saint-Cyr-sur-Loire, à 42 m d'altitude, après avoir traversé 8 communes[3]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Choisille est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

Quatre zones humides[Note 3] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « La Fosse à la Boite », « la vallée de la Choisille du Moulin d'Abas au Moulin Gruet », « la vallée du Ruisseau de la Perrée » et « la vallée de la Choisille de Langennerie au Moulin de Cormiers »[7],[8].

UrbanismeModifier

Voies de communication et transportsModifier

Les routes départementales D76 et D 476. La D2, appelée localement « route de Rouziers » passe à l’est de la commune. La N138, nommée localement « route du Mans » longe le territoire communal à l’ouest.

Deux autoroutes se trouvent à proximité :

La partie ouest du périphérique de l’agglomération tourangelle D37 se situe également à proximité, au nord ouest de la commune de Saint-Cyr-sur-Loire.

Deux lignes de chemin de fer traversent la commune :

  • La ligne Tours – Le Mans
  • La ligne Tours – Vendôme.

La communeModifier

Commune rurale jusque au milieu des années 1970, Mettray est aujourd’hui une commune périurbaine. Elle est située dans l'agglomération tourangelle Tours Métropole Val de Loire.

L’activité agricole, essentiellement céréalière, se concentre surtout sur les plateaux à l’est, au nord et à l’ouest du territoire. Les zones boisées se rencontrent le long de la Choisille sur un axe nord sud et le long du ruisseau de la Pérée sur la limite sud du territoire. Ces bois sont presque tous des propriétés privées.

L’habitat se concentre en deux pôles principaux :

Le centre bourg est implanté au centre ouest du territoire communal, dans le creux de la vallée de la Choisille. L’habitat se groupe autour de la mairie, de l’église saint Symphorien, de l’ancien logis seigneurial et de quelques commerces. A l’ouest immédiat du bourg se trouve le lotissement du Manoir (maisons mitoyennes et HLM) et au sud ouest, celui de la Ragonnière (pavillons). Plus à l’ouest, de l’autre côté le la ligne de chemin de fer Tours-Le Mans, se situe le lotissement de la Roberdière (pavillons).

Les Bourgetteries sont implantées à environ un kilomètre et demi au sud est du bourg, sur un plateau. L’habitat est groupé au sud et à l’est de l’ancienne colonie agricole. Cette partie de Mettray a gagné en importance avec le développement de la Colonie dans la seconde moitié du XIXe siècle, et lors de sa reconversion en IMPro dans les années 1950. Accolé à l’est se situe le lotissement des Ribelleries (pavillons, HLM et petits immeubles).


L’école maternelle et primaire du Moulin Neuf et l’Espace Cosélia (salle des fêtes) se situent entre le centre bourg et les Bourgetteries.

Enfin, plusieurs hameaux sont disséminés sur le territoire de la commune : les Grandes et les Petites Brosses, les Gaudières, Fouassé ou encore la Tête Fortière …

ToponymieModifier

On trouve dans les archives les noms de Metrium au XIe siècle, Metrayum ou Mettré au XIIIe siècle. Durant l'Ancien Régime, on relève également les noms de "Villebranche", du "Rouvre" ou encore de la "Grande Maison". L'orthographe "Mettray" ne se fixe qu'au cours du XIXe siècle. Mettray formait un fief qui relevait de la Motte-Sonzay, puis des seigneurs de Maillé.

HistoireModifier

Les mégalithes datant du Néolithique situés près de la frontière nord de la commune représentent les vestiges les plus anciens de Mettray. Ils sont aujourd’hui situés sur le territoire de la commune de Saint-Antoine-du-Rocher. Le plus important de ces mégalithes, le dolmen de la Grotte aux Fées, est composé de trois tables d'environ 6 m sur 5 m. Le nom de ce dolmen indique qu'une légende s'attache à son origine. Trois créatures féminines auraient bâti l'édifice en une nuit ; si l'on s'avisait de déplacer les pierres, celles-ci reprendraient leur place en une nuit. Une autre tradition veut que les fées aient élu domicile à l'intérieur du dolmen.

De la période romaine, il ne reste que très peu de vestiges. Le bourg de Mettray était situé sur la voie romaine reliant la cité de Caesarodunum (Tours) à celle de Vindunum (Le Mans). Cette voie passait un peu à l’est du bourg.

Le bourg de Mettray s’est essentiellement développé à partir du Moyen Age. De cette époque, il ne reste que l'église Saint-Symphorien, bien que presque entièrement reconstruite dans la seconde moitié du XIXe siècle, suite d'un incendie survenu en 1847. Le bourg abrite également l’ancien logis seigneurial du XVe siècle. Situé rue du Manoir, il se compose d’un corps de logis rectangulaire à deux étages, flanqué sur la face avant de deux tours cylindriques et d’une tour d’escalier polygonale sur la face arrière. Il fut la résidence des seigneurs de Mettray durant tout l’Ancien Régime. A partir de 1793, le logis devient la première mairie de la commune, puis il abrite ensuite une boulangerie. Racheté par un particulier au début des années 1980, le logis et les communs sont alors restaurés. Aujourd’hui, il abrite des chambres d’hôtes. Depuis le Moyen Age, le territoire de Mettray englobait également le bourg de la Membrolle-sur-Choisille. Ce dernier et les terres avoisinantes sont érigés en commune indépendante en 1873.

Comme dans beaucoup de village français, les conditions de vie ne s’améliorent qu’à partir du XIXe siècle. C’est de cette époque que datent les principales maisons du centre bourg.

Mettray est surtout connu pour sa colonie agricole et pénitentiaire qui accueillit des enfants et adolescents placés volontairement ou incarcérés de 1840 à 1937. Son modèle de fonctionnement, novateur pour l’époque, puis les dérives militaristes et répressives pratiquées par la suite contribuèrent à la réputation de Mettray dans le monde entier. Grace à un hôtel implanté en bordure de la Colonie, Mettray reçu beaucoup de visiteurs venu se rendre compte du fonctionnement de l’institution et ce modèle fut reproduit ailleurs en Europe et en Amérique du nord. La Colonie est à l’origine du développement de l’habitat aux Bourgetteries, puisque les personnels de la Colonie, puis par la suite de l’IMPro implantèrent leurs maisons dans les environs immédiats.

A partir des années 1980, des lotissements et des zones pavillonnaires se développent sur le territoire communal, mais toutefois de manière mesurée. Ils sont situés à l’ouest du bourg, aux Bourgetteries, ainsi qu’aux Ribelleries, près de la limite nord de la commune de Tours. Ils accueillent surtout des salariés, essentiellement des cadres, travaillant majoritairement à Tours ou dans l’agglomération tourangelle. Cet apport de population contribua à redynamiser une commune quelque peu tombée dans l’oubli depuis la fermeture de la Colonie en 1937 et l’exode rural d’après guerre. L’arrivée de ces nouvelles populations est à l’origine de la création d’un important tissu associatif, toujours très actif aujourd’hui. Par sa croissance raisonnée, le « Mettray » d’aujourd’hui a su garder son esprit « village » et offrir à ses habitants une qualité de vie très appréciée aux portes de la ville de Tours et à une heure de train de Paris.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Philippe Clémot UMP-LR Cadre
1984 2008 Bernard Destouches DVD Dessinateur industriel
1983 1984 Gabriel Daligaux    
1971 1983 François Jauneaud    
1947 1971 Henri Renard    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2017, la commune comptait 2 068 habitants[Note 4], en diminution de 0,96 % par rapport à 2012 (Indre-et-Loire : +1,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0171 0891 2478461 2121 2941 4601 9602 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1762 3112 5172 3441 6151 4131 4161 4611 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3241 1961 2431 1101 1631 2051 280737983
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0361 0211 0831 3681 9162 0291 9292 0912 042
2017 - - - - - - - -
2 068--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Graphique d'évolution de la population, 1794-1999

Petite enfanceModifier

  • Crèche Graines de Soleil

EnseignementModifier

  • L’école du Moulin Neuf accueille les enfants de la Petite Section Maternelle au CM2. Elle est équipée d’une garderie et d’un restaurant scolaire. Le collège de rattachement est le collège Léonard-de-Vinci à Tours, et le lycée de rattachement est le lycée Vaucanson à Tours.
  • Sur le territoire de la commune se trouve également le centre aéré du Moulin Neuf, géré par la commune de Saint-Cyr-sur-Loire.

SantéModifier

L'offre de santé se concentre autour d’une pharmacie, deux médecins généralistes, deux infirmiers, deux dentistes, trois kinésithérapeutes, un ostéopathe et une psychologue, tous situés au pôle santé, rue des Bourgetteries. Une naturopathe, une autre psychologue, une orthophoniste, une psychomotricienne et deux sophrologues complètent l’offre de santé sur la commune.

L'hôpital le plus proche est la clinique NCT+, regroupement des anciennes cliniques de l'Alliance et de Saint Gatien, située à Saint-Cyr-sur-Loire.

SportsModifier

 
Le stade de la Vallée et ses tribunes anthropomorphes.

La commune de Mettray est équipée de plusieurs équipements permettant la pratique de diverses activités sportives : Le gymnase municipal multi-sports de la Vallée qui comprend également deux courts de tennis, un terrain de football : le Stade de la Vallée, un terrain de BMX, le gymnase communautaire situé au Moulin-Maillet, équipé de deux courts de tennis intérieurs et deux extérieurs, et un centre équestre.

De nombreux clubs proposent un panel de sports varié :

Le club de Tennis (JSMT) est l'un des plus importants club de la région avec plus de 200 licenciés. Il comprend une école de tennis où chaque semaine 30 plages horaires de cours sont assurées par une équipe de 5 éducateurs et 1 BE. Le Football Choisille, qui regroupe les clubs de Football de La Membrolle-sur-Choisille et de Mettray. Le Judo Club de Mettray. Le club de Tennis de Table (TTM). Le club de VTT (Mettray VTT). Le Multisports Club de Mettray (MCM) propose du Volleyball et du Badminton. Le Team Self Boxing Club dispense des entraînements et des cours de Boxe. L’association CAP Mettray, course à pieds. Gym du Val Choisille (gym forme, gym douce et step). Association Triple XL Mettray, randonnées.

ÉconomieModifier

Dans le bourg on trouve un bureau de tabac (qui gère le service minimum de la Poste), un salon de coiffure, un restaurant et une boucherie (qui fait office de supérette et dépôt de pain). Un petit marché a lieu tous les mercredis matins, autour de la boucherie. Un autre petit marché se tient chaque vendredi après-midi au lieu-dit "La grande Aubinière". Ce marché de producteurs, qui privilégie les circuits courts et/ou les produits bio, propose fruits, légumes, viandes et volailles, fromages, miel ...

Aux Bourgetteries, à côté du pôle santé se situe la Pharmacie.

La ville dispose d'une zone industrielle, la Z.I. des Gaudières.

AgricultureModifier

Plusieurs exploitations agricoles existent sur le territoire communal. De grands espaces permettent des cultures principalement céréalières. L'élevage de bovins, l'aviculture et l'arboriculture fruitière sont également présents.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Symphorien :
 
L'église Saint Symphorien.
 
Vitrail de l'église de Mettray, XIIIe, XVIe et XIXe siècles.

La première mention de l’église de Mettray dans les archives remonte à la fin du XIIIe siècle, en 1290. L’église est agrandie aux XVIe et XVIIe siècles. Durant la première moitié du XVIIIe siècle, l’entretien de l’église est négligé, faute de terrain d’entente entre les différents habitants responsables. Il faut attendre 1763 pour qu’une sérieuse campagne de restauration soit engagée. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, la nef de l’église abrita un grand nombre de sépultures de notables locaux et de curés de Mettray. Lors de la Révolution Française, l’église de Mettray est pillée et les tombes de la nef profanées. Pour réparer les dommages causés durant la Révolution, un nouveau programme de restauration est entrepris durant la première moitié du XIXe siècle. En mars 1847, un incendie se déclare et ravage la sacristie, le chœur ainsi que les chapelles nord et sud. A partir de 1866, l’édifice est reconstruit presque entièrement sur les fondations de l’église ancienne par les architectes Guérin, Brisacier et Hardion.

Le chevet de l’église est éclairé par une verrière ancienne anonyme, classée Monument Historique en 1900. La scène principale date du début du XVIe siècle et représente la présentation des seigneurs de Mettray, donateurs du vitrail, à la Vierge Marie et l’Enfant Jésus par Saint Pierre et Saint Michel. Au sommet de la baie se trouve un médaillon représentant un Christ en Majesté datant de la fin du XIIIe siècle. Les autres verrières de l’église sont dues aux maîtres verriers tourangeaux Fournier et Lobin et ont toutes été réalisées durant le dernier quart du XIXe siècle, à l’exception de deux médaillons réalisés au début des années 1930. Cet ensemble de vitraux est remarquable par son élégance et son homogénéité.

 
Colonie de Mettray.

Elle fut fondée en 1839, par le vicomte Louis-Hermann de Brétignères de Courteilles (1797-1852), propriétaire terrien à Mettray et Frédéric-Auguste Demetz (1796-1873), magistrat à Paris. Les bâtiments sont dessinés par l'architecte Guillaume Abel Blouet et s'organisent autour de la chapelle, consacrée en 1843. Le projet est soutenu notamment par Alexis de Tocqueville, philosophe et homme politique français, ou encore Edouard Drouyn de Lhuys, homme politique français, diplomate et ministre sous la Deuxième République et le Second Empire. La Colonie se voulait être une solution à l’incarcération des mineurs, jusque là reclus dans les mêmes conditions, voire dans les mêmes établissements que les adultes. Les premiers colons arrivent à Mettray en janvier 1840. La Colonie est scindée en deux entités distinctes :

  • Les enfants incarcérés sont placés dans des « familles » et vivent dans des bâtiments situés de part et d’autre de la perspective menant à la chapelle.
  • Les enfants placés, souvent issus de bonnes familles, détenus dans les bâtiments de la « Maison Paternelle », situés à l’arrière, dans le prolongement de la chapelle.

La vie de la Colonie était régie par deux valeurs essentielles aux yeux des fondateurs : le travail et la pratique de la religion catholique. Les travaux des colons étaient rythmés par l’étude, les travaux agricoles, de petits ateliers industriels, la gestion de la vie domestique de la Colonie et des entraînements réguliers pour lutter contre les incendies et les inondations. La pratique de la religion catholique consistait en des temps de prières quotidiens et la célébration de la messe à la chapelle tous les dimanches matins et les jours de fête.

Après le milieu des années 1880, la gestion de la Colonie s'éloigne quelque peu de l'esprit voulu par ses fondateurs. La discipline se veut plus militaire et les colons peuvent se voir infliger des châtiments corporels et des peines de cachot. La Colonie fait alors l'objet d'une virulente campagne de presse où elle est souvent qualifiée de "bagne d'enfants". La Colonie ferme finalement ses portes en 1937. Les bâtiments sont alors abandonnés. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, certains bâtiments sont temporairement occupés, voire pillés, d’autres sont détruits. En 1953, l’association "La Paternelle" y créée un Institut Médico-Professionnel (IMPro). Les premiers jeunes arrivent en 1957 et l'établissement existe encore aujourd'hui (2019). En 1972, la flèche en bois de la chapelle est détruite lors d’un orage. Enfin, en 1985, les bâtiments de la « Maison Paternelle » sont eux aussi, détruits.

 
Le Vieux Calvaire du Moulin Neuf.
    • Plusieurs calvaires sont disséminés sur le territoire de la commune. Le plus remarquable est le calvaire du Moulin Neuf, construit en pierre et situé au centre d'un petit bosquet.

Vie culturelleModifier

Le foyer rural, dont la construction fut terminée en 1971, permet la pratique d'activités culturelles. Il fut cependant rapidement trop petit, mais malgré tout rénové en 1998, car il a toujours une utilité.

L'Espace Cosélia, dont la construction fut terminée en 1997, est la salle des fêtes de la commune ; elle est spacieuse et moderne. Plusieurs salles annexes y permettent d'exercer les activités des associations. Une salle des Jeunes voit également le jour, utilisée en fin de compte par les associations.

Un tissu associatif composé de nombreuses associations est présent sur le territoire communal, notamment l'association Vivre Mieux à Mettray (VMM) qui propose des cours de danses (modern jazz et danse en ligne), de théâtre et de musique. L’offre musicale est complétée par la présence d’un chœur mixte amateur, le chœur Cosélia et par l’association Ludwig Drums Academy qui dispense des cours de batterie.

Le Club de l’âge d’or s’adresse aux ainés de la commune. Il propose des temps conviviaux avec des jeux et des animations diverses. Plusieurs sorties et voyages sont proposés au cours de l’année.

La fête communale a lieu le premier week end de juillet de chaque année : elle commence traditionnellement le samedi après-midi par l'installation d'une petite fête foraine et se poursuit dans la soirée par un repas collectif, souvent à thème, un spectacle, et se termine par un feu d'artifice. Le dimanche se tient ordinairement une brocante, un concours de pêche et une course de VTT.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Mettray se blasonnent ainsi :

De gueules aux cinq fasces ondées accolées, trois d'argent et deux d'azur[13].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Alain Jacquet, Mettray, une commune de Touraine
  • Louis Loiseau de Grandmaison, Bulletins et mémoires de la Société archéologique de Touraine : Les registres de l'état-civil du canton de Tours-Nord - I., t. XLIV, Tours, Société archéologique de Touraine, , 414 p. (lire en ligne).
  • R. Ranjard, « Mettray » dans La Touraine Archéologique, Tours, 1986, p. 476-478
  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, "Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. I à VI, Tours, Société archéologique de Touraine, 1878-1884."

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Mettray », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Choisille », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  4. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  5. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  6. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  7. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 3 février 2019)
  8. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 3 février 2019)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.