Paul Langevin

physicien, philosophe des sciences et pédagogue français

Paul Langevin, né à Paris 18e le et mort à Paris 5e le [1], est un physicien, philosophe des sciences et pédagogue français, connu notamment pour sa théorie du magnétisme, sa théorie du mouvement brownien, l'invention du sonar, l'introduction de la théorie de la relativité d'Albert Einstein en France, le plan Langevin-Wallon de réforme de l'enseignement ainsi que pour l'organisation des congrès Solvay[2].

Paul Langevin
Paul Langevin Wellcome2.jpg
Fonctions
Président
Ligue des droits de l'homme
-
Directeur
École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris
-
Professeur
Collège de France
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Panthéon (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Victor-Charles Langevin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Adélaïde Pinel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjointe
Jeanne Desfosses (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Parentèle
Philippe Pinel (arrière-grand-oncle)
Pierre Bourgeois (neveu)
Henri Bourgeois (beau-frère)
Vige Langevin (belle-fille)
Luce Langevin (belle-fille)
Albert Varloteau (gendre)
Jacques Solomon (gendre)
André Parreaux (gendre)
Louis Pinel (oncle)
Bernard Tiapa Langevin (petit-fils)
Michel Langevin (petit-fils)
Noémie Koechlin (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Parti politique
Membre de
Maître
Directeurs de thèse
Lieu de détention
Distinctions
Œuvres principales
signature de Paul Langevin
signature
Tomb of Paul Langevin in Panthéon.jpg
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

 
Paul Langevin à Cambridge, 1897.

Né juste après la Commune de Paris dans une famille républicaine, le jeune Paul Langevin se distingue dès l'école primaire comme un élève extraordinairement doué. Il suit des études scientifiques tout d'abord[3] à l'École municipale de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris de 1888 à 1893. C'est sur les conseils de Pierre Curie, alors chef de travaux dans cette école, qu'il s'oriente vers la recherche et l’enseignement plutôt que vers une carrière d'ingénieur. Il étudie ensuite de 1894 à 1897 à l’École normale supérieure, où il suit les conférences de physique de Jules Violle et Marcel Brillouin, et à la faculté des sciences de l'université de Paris, où il suit les cours d'Edmond Bouty et Gabriel Lippmann et obtient les licences ès sciences physiques et ès sciences mathématiques. Lauréat du concours d'agrégation des sciences physiques en 1897, il obtient une bourse de la Ville de Paris qui lui permet d'aller travailler un an au laboratoire Cavendish de Cambridge, prestigieux laboratoire foyer de la physique moderne dirigé par Joseph John Thomson, où il se lie d'amitié avec Ernest Rutherford.

Il rentre en France en 1898 et rejoint le laboratoire d'enseignement de la physique de la faculté des sciences de l'université de Paris, dirigé par Edmond Bouty, et dont Raphaël Dongier est le sous-directeur, d'abord comme boursier de l'École normale supérieure, puis comme préparateur (à la suite du départ de Georges Sagnac). Il se lie d'amitié avec un autre préparateur du laboratoire de Gabriel Lippmann, Victor Crémieu. Langevin obtient le doctorat ès sciences physiques en 1902. Il devient alors professeur remplaçant, puis suppléant, au Collège de France pour la chaire de physique générale et expérimentale d'Éleuthère Mascart[4]. En 1904, il participe, avec Henri Poincaré, au congrès international de Saint-Louis, où il fait un rapport sur la physique des électrons. En 1905, il se livre à des expériences sur les ions de l’atmosphère depuis la tour Eiffel et à l'observatoire du pic du Midi. Il succède à Pierre Curie au poste de professeur d'électricité générale de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI) en 1905 et devient directeur des études d’Albin Haller. Il lui succède au poste de directeur de l'ESPCI en 1925, poste qu’il conserve jusqu'à sa mort.

Il devient l'ami des Curie, de Jean Perrin, et d'Émile Borel. Il est lauréat de la médaille Hughes en 1915. À partir de 1920, il dirige le Journal de Physique et du Radium. Il est devenu membre étranger de la Royal Society le . Il participe en 1931 au quatrième des cours universitaires de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands, comme Jean Guéhenno, André Honnorat ou Ignace Meyerson. Il est nommé professeur de physique générale et expérimentale au Collège de France en 1909 au décès d'Éleuthère Mascart. Ses travaux sur le magnétisme lui valent la médaille Copley en 1940. À cause de ses opinions anti-fascistes, il est incarcéré dès le par la Gestapo à la prison de la Santé. Il est libéré quarante jours plus tard et assigné à résidence à Troyes, qu'il quitte clandestinement en pour rejoindre la Suisse[5]. Sa fille Hélène Langevin, mariée à un résistant, Jacques Solomon, est déportée à Auschwitz en 1943 (elle parvient ensuite à en revenir)[6]. Elle était dans le même convoi de prisonniers politiques que Marie-Claude Vaillant-Couturier, Danielle Casanova et Charlotte Delbo. Jacques Solomon est fusillé au Mont-Valérien le . Paul Langevin apporte son adhésion au Parti communiste français le , pour « y prendre la place de son gendre »[7] et fait partie du comité parisien de la Libération. Il assure la direction de l'ESPCI jusqu'à son décès le [8].

Paul Langevin a également été radioamateur sous l'indicatif : F3ST de 1938 à [9].

Vie privéeModifier

Fils de Victor-Charles Langevin, métreur-vérificateur dans le bâtiment, et de Marie-Adélaïde Pinel[10] (1836-1902), institutrice, elle-même petite-nièce du célèbre médecin Philippe Pinel (1745-1826), précurseur de la psychiatrie moderne[11], Paul Langevin épouse Jeanne Desfosses (1874-1970) à Choisy-le-Roi le . De cette union naissent quatre enfants : Jean (1899-1990), André (1901-1977), Madeleine (1903-1977) et Hélène (1909-1995).

Bien que marié, il aurait eu une brève liaison avec Marie Curie (1867-1934), alors veuve, révélée par la presse en 1911[12]. Cette nouvelle fait scandale dans la société de l'époque, et donne lieu à plusieurs duels à l'épée au vélodrome du Parc des Princes, opposant les partisans et détracteurs de Langevin et Marie Curie[13].

  • Madeleine, la première fille de Paul, épouse Albert Varloteau (1909-1978), ouvrier syndicaliste, avec lequel elle a un fils, l'instituteur Jacques Varloteau.
  • Hélène, la seconde fille de Paul, femme politique et députée communiste, épouse le physicien Jacques Solomon (1908-1942). Hélène Solomon-Langevin est déportée à Auschwitz, dont elle revient, alors que son mari est fusillé en 1942. Elle épouse par la suite en secondes noces l'historien André Parreaux (1906-1979) et adopte en 1968 une jeune fille, Michèle Norel.
  • En 1933, Paul Langevin a un troisième fils, Paul-Gilbert (1933-1986)[20], avec la physicienne Éliane Montel (1898-1992), assistante agrégée à la Faculté des sciences de Paris. Ce dernier devient musicologue et a deux enfants avec Anne-Marie Desbat (1941-2016), Paul-Éric[21], né en 1979, et Isabelle, née en 1983.

Paul Langevin est également l'oncle par alliance de Pierre Bourgeois (1904-1976)[22], célèbre personnalité de l'industrie musicale et fils du journaliste Henri Bourgeois (1864-1946) et d'Euphrasie Desfosses (1876-1950), la sœur cadette de Jeanne Desfosses.

ScientifiqueModifier

 
Paul Langevin en résidence surveillée à Troyes en 1944, son épouse Jeanne Desfosses et son neveu Pierre Bourgeois.
 
Albert Einstein, Paul Ehrenfest, Paul Langevin, Heike Kamerlingh Onnes et Pierre Weiss chez Kamerlingh Onnes à Leyde aux Pays-Bas.

MagnétismeModifier

Au moment où Paul Langevin entame sa carrière scientifique, en 1895, la physique est à un tournant de son histoire. L’œuvre de Langevin se situe dans la période de transition, de 1900 à 1930, qui va accoucher d'une physique moderne ayant intégré la théorie de la relativité et la théorie quantique. Après sa thèse, sur l'ionisation des gaz, les premiers travaux de Paul Langevin portent sur la nature microscopique du magnétisme. Il utilise la physique statistique de Ludwig Boltzmann pour interpréter le fait, observé par Pierre Curie, que la susceptibilité des matériaux paramagnétiques varie avec la température. Les matériaux magnétiques seraient formés d'une multitude de petits aimants créés par des électrons en mouvement sur une orbite fermée. Les propriétés magnétiques de ces matériaux sont alors interprétées comme le compromis entre la tendance des petits aimants à s'aligner et l'agitation thermique qui tend à leur donner une direction aléatoire[23]. Cette théorie a été publiée en 1905 (voir aussi: fonction de Langevin).

Électron et relativitéModifier

 
Paul Langevin et Albert Einstein en 1923.

En 1906, il prépare un cours sur la théorie électromagnétique pour le Collège de France et aboutit au résultat selon lequel l'inertie de l'électron serait une propriété de l’énergie. Quelques mois plus tard, il a l'occasion de lire les publications d'Einstein sur la relativité restreinte et saisit le lien entre ses recherches et cette nouvelle théorie révolutionnaire. C'est à partir de ce moment qu'il passe une partie de son temps à répandre la théorie nouvelle. Il est le promoteur de cette théorie en France.

Il enseigne pour la première fois la théorie de la relativité dans ses cours au Collège de France en 1910-1911. Il invente le paradoxe des jumeaux, qu'il présente pour la première fois au congrès de Bologne[24] et à la Société française de philosophie en 1911[25]. En 1922, il invite Einstein au Collège de France pour donner des conférences sur la relativité. Henri Bergson, qui avait assisté au congrès de Bologne et aux conférences d'Einstein au Collège de France, publie Durée et Simultanéité en 1922 et Émile Meyerson La Déduction relativiste en 1925 (voir aussi: boulet de Langevin).

Équation de LangevinModifier

En 1908, il propose une équation pour décrire la marche aléatoire des particules en suspension dans un liquide, que l'on appelle généralement mouvement brownien[26]. Cette équation correspond à l'écriture du principe fondamental de la dynamique d'un objet dans un liquide soumis à des forces visqueuses (force de Stokes) et à une force aléatoire correspondant au bombardement incessant du système par les atomes du milieu ambiant (voir aussi: dynamique de Langevin).

SonarModifier

Pendant la Première Guerre mondiale, il met au point, avec l'ingénieur Constantin Chilowski, l'ASDIC (acronyme de Anti-Submarine Detection Investigation Committee), l'ancêtre du sonar[27], appareil destiné à détecter les sous-marins en utilisant la réflexion des ondes ultrasonores sur ces objets. Il est utilisé par les marines de guerre pour la détection de sous-marins et de mines. Il est aussi utilisé pour la pêche, ainsi qu'en navigation pour mesurer la profondeur. Les sonars sont de deux types : actif ou passif.

VulgarisationModifier

 
Congrès Solvay de 1927. Paul Langevin est assis au premier rang, le quatrième à partir de la droite, à côté d'Albert Einstein.

En 1906, Langevin prend connaissance de la théorie de la relativité restreinte d'Einstein, dont il devient par la suite un ami proche. Dès lors, il devient un ardent prosélyte de ces idées nouvelles, dans ses cours au Collège de France, ou à la Société française de philosophie. C'est lui qui invite Einstein en France, en 1922, pour une série de conférences, en dépit de l'opposition des nationalistes anti-allemands. Langevin est l'auteur du paradoxe des jumeaux, expérience de pensée mettant en évidence les effets de la relativité restreinte.

Langevin participe aux premiers Congrès Solvay, qui réunissent à partir de 1911 tous les grands physiciens de l'époque, et qu'il préside de 1930 à 1933, suite à la mort du physicien néerlandais Hendrik Antoon Lorentz en 1928. Il s'implique également, après 1923, dans la diffusion des travaux de son élève Louis de Broglie en inscrivant immédiatement la nouvelle mécanique ondulatoire au programme de son cours au Collège de France.

Outre le Collège de France et l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI)[28], Langevin enseigne également à la section des électriciens de l’Association philotechnique (sorte de cours du soir), à l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres et à l’Université ouvrière avec Romain Rolland et Henri Barbusse[29].

Militant et humanisteModifier

 
Henri Wallon avant 1940.

Pour expliquer ses prises de position sociales et politiques, Paul Langevin écrit en 1945[30] :

« Mon père qui avait dû, malgré lui, interrompre ses études à l’âge de dix-huit ans, m’a inspiré le désir de savoir ; lui et ma mère, témoins oculaires du siège et de la sanglante répression de la Commune, m’ont, par leurs récits, mis au cœur l’horreur de la violence et le désir passionné de la justice sociale. »

Il a très tôt une activité militante : il est signataire dès 1898 de la pétition visant à innocenter Alfred Dreyfus. Homme de gauche, militant pacifiste et antifasciste, il participe à la Société des Nations, créée après la Première Guerre mondiale et prend une position nette contre les armes chimiques et biologiques. Il est à l’origine de la création du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, et de l'Union des intellectuels français pour la justice, la liberté et la paix. Au début de l'occupation allemande, cette notoriété antifasciste lui vaut d'être arrêté le . Son arrestation est à l'origine de la première manifestation anti-allemande, le [31]. Il est alors assigné à résidence à Troyes et enseigne bénévolement à l’École normale d’institutrices.

En 1944, Langevin devient membre du Parti communiste. Il est élu conseiller municipal de Paris en 1945. Langevin est venu assez tard au marxisme dans les années 1930. Bien que sa pensée soit d'abord en lien avec le courant du rationalisme classique, l'humanisme progressiste bourgeois et l'idéologie du scientisme, par sa pratique scientifique, il forge une conception matérialiste et dialectique aussi bien au niveau scientifique que philosophique[32] bien avant qu'il ne se considère comme marxiste[33] :

« Langevin est ici loin du moralisme spéculatif. Ses positions sont tout simplement marxistes, aussi bien au niveau ontologique, qu'au niveau social. »

Président de la Ligue des droits de l'homme de 1944 à 1946, après en avoir été le vice-président à partir de 1927[34], il est ce que l'on appelle un compagnon de route du Parti communiste français. Il est également président du Groupe français d'éducation nouvelle de 1936 à 1946, chargé en 1946 de la réforme de l'enseignement[35] dont le psychologue Henri Wallon reprend la direction après son décès en [36],[37] et qui est ensuite connue sous le nom de plan Langevin-Wallon[38]. Il est également président de l'Union rationaliste[39] de 1938 à 1946, ainsi que fondateur du journal La Pensée, avec Georges Cogniot, en 1939.

 
Paul Langevin à un dîner organisé par Anna de Noailles, en hommage à Albert Einstein, vers 1923.

DistinctionsModifier

DécorationsModifier

MédaillesModifier

PrixModifier

HommagesModifier

BusteModifier

  • Buste de Paul Langevin, par Hubert Yencesse, 1946, bronze, Paris, Rectorat d'Académie.

PortraitModifier

PrixModifier

InstitutsModifier

  • La France et l'Allemagne ont créé en 1967 l'institut Laue-Langevin[44] en hommage à Paul Langevin et au physicien allemand Max von Laue. Ce centre de recherche international est le leader mondial en sciences et techniques neutroniques.
  • L'institut Langevin « Ondes et Images »[45] est né en 2009 de la fusion du laboratoire « Ondes et acoustique »[46] et du laboratoire d'optique physique de l'ESPCI. L'institut Langevin est dirigé par Arnaud Tourin.

ÉtablissementsModifier

Artères et placesModifier

  • De nombreuses artères et places dans plusieurs villes de France portent son nom, dont notamment une place à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). À Paris, le square Paul-Langevin, dans le 5e arrondissement, a été nommé en sa mémoire.

AutresModifier

Transfert au PanthéonModifier

 
Repas en hommage à Albert Einstein, avec Paul Langevin, Albert Einstein, Anna de Noailles, Paul Painlevé (assis de gauche à droite) et Emile Borel (derrière Anna de Noailles), Paul Appell (derrière Albert Einstein), vers 1923.

Le , le président de la République Vincent Auriol signe la loi d'État n°48-1502, relative au transfert des cendres de Jean Perrin et de Paul Langevin au Panthéon de Paris[48]. La cérémonie a lieu le pour les deux scientifiques.

À cette occasion, plusieurs hommages leur sont rendus : deux timbres postaux sont édités par le Ministère des PTT, l'un de 8 francs à l'effigie de Jean Perrin, dessiné et gravé par Pierre Gandon ; l'autre de 5 francs illustrant Paul Langevin, dessiné et gravé par Charles Mazelin[49]. Ces deux timbres sont émis à 2,89 millions d'exemplaires entre le (date de l'inhumation) et le .

Pour le transfert des cendres, Pablo Picasso dessine un second portrait en noir et blanc de Paul Langevin, exécuté d'après le premier dessin réalisé en 1945 et simplifié. Le numéro 234 du 18 novembre 1948 du journal Les lettres françaises, reproduit ce portrait accompagné d'un article-hommage à Paul Langevin et Jean Perrin[50].

PublicationsModifier

  • Les œuvres de Paul Langevin sont dans le domaine public depuis le .

ArchivesModifier

  • La majeure partie des archives se situe au sein du Fonds Paul Langevin de l'ESPCI, créé à l'initiative de Jean-Pierre Kahane, en 1983. Le Centre de ressources historiques de l'ESPCI, dirigé par Catherine Kounelis, est en train de numériser un certain nombre de documents issus de ce fonds d'archives. Un évènement à ce sujet est prévu en 2020[52].

Cours au Collège de FranceModifier

  • Les gaz conducteurs (1902)
  • Propriétés électriques des gaz, matière et électricité (1903)
  • Applications de la théorie des ions à l'explication des phénomènes de décharge disruptive et radioactive (1904)
  • Etude expérimentale de diverses radiations, application de la théorie des électrons (1905)
  • Les théories de Maxwell et de Lorentz et leurs vérifications expérimentales (1906)
  • Les bases expérimentales de l'atomistique (1907)
  • Phénomènes de décharge disruptive (1908)
  • Phénomènes généraux de l'électricité et du magnétisme (1909)
  • La théorie électronique des radiations et le principe de relativité (1910)
  • La propagation des ondes électromagnétiques à travers la matière, applications aux phénomènes électro et magnéto-optiques et à la biréfringence cristalline (1911)
  • Les difficultés de la théorie du rayonnement (1912)
  • Les propriétés électriques et thermiques des métaux (1913)
  • Les rayons de Röntgen et la radiographie (1914)
  • Le principe de la relativité et les théories de la gravitation (1915-1918)
  • Les aspects successifs et les confirmations expérimentales du principe de relativité (1919)
  • Le principe de relativité et la théorie de la gravitation (1920)
  • Les applications du principe de relativité aux théories de la gravitation et de l'électromagnétisme (1921)
  • Les phénomènes de haute fréquence (1922)
  • Physique des tenseurs (1922)
  • La liaison entre les phénomènes électriques et élastiques (1923)
  • La structure des atomes et leurs propriétés magnétiques et optiques (1924)
  • Ultrasons (1924)
  • Radiation, atomes (1924)
  • La structure de la lumière et les quanta (1926)
  • Le magnétisme au point de vue électronique (1926)
  • Les échanges entre la matière et le rayonnement (1927)
  • Structure de la lumière, nouvelles méthodes de statistique, équilibre du rayonnement et de la matière (1927)
  • Le magnétisme: récents progrès théoriques et expérimentaux (1929)
  • Sur matière et lumière (1929)
  • La situation actuelle du magnétisme (1930)
  • Les bases expérimentales et théoriques de la physique des quanta (1931)
  • Idées actuelles et faits nouveaux concernant la notion d'atome (1933)
  • Molécules, atomes, électrons et photons (1934)
  • Le champ électromagnétique, travaux récents (1935)
  • Exposés et discussions de physique générale, les tenseurs en physique pure et appliquée (1936)
  • Exposés et discussions, les bases de la physique quantique (1938)
  • Les notions fondamentales de l'électromagnétisme (1939)
  • L'électromagnétisme et la physique: exposés et discussions de la physique moderne (1940)
  • Dernier cours au Collège de France (1940)

Publications notablesModifier

  • Recherches sur les gaz ionisés, thèse de doctorat, Paris, 1902.
  • L'Esprit de l'enseignement scientifique, Paris, 1904.
  • Notice sur les travaux de Pierre Curie, Paris, 1904.
  • Sur l'impossibilité physique de mettre en évidence le mouvement de translation de la Terre, 1905.
  • Pierre Curie, 1906.
  • Sur la théorie du mouvement brownien, Paris, (lire en ligne)[53].
  • « L'Œuvre d'Éleuthère Mascart », La Revue du Mois,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • L'Évolution de l'espace et du temps, Scientia, 1911.
  • Le Temps, l'espace et la causalité dans la physique contemporaine, Paris, 1911.
  • Henri Poincaré, le physicien, Alcan, Nouvelle collection scientifique, 1914.
  • Le Principe de relativité, 1922.
  • L'Aspect général de la théorie de la relativité, 1922.
  • La Physique depuis vingt ans, recueil de textes scientifiques, 1923.
  • La Valeur éducative de l'histoire des sciences, 1926.
  • Fascisme et Démocratie, Frankfurter Zeitung, 1926.
  • Les Étapes de la pensée scientifique, Paris, 1927.
  • Les Nouvelles mécaniques et la chimie, 1928.
  • Les Fonctions sociales de l'investigation scientifique, Buenos Aires, 1928.
  • Paul Schützenberger, Fondation Schützenberger, Paris, 1929.
  • Les méthodes modernes de guerre et la protection des populations civiles, éditions Marcel Rivière, 1929.
  • L'Orientation actuelle de la physique, Paris, Alcan, 1930.
  • L'Œuvre d'Einstein et l'astronomie, 1931.
  • La Contribution des sciences physiques à la culture générale, 1931.
  • Y a-t-il une crise du déterminisme ?, Paris, 1931.
  • Science et laïcité, Paris, M. Prudhomme, , 40 p. (ISBN 978-2-40222-215-0, lire en ligne).
  • Le Problème de la culture générale, Paris, (lire en ligne).
  • Paul Painlevé, le savant, 1933.
  • L'Enseignement en Chine, 1933.
  • La Notion de corpuscule et d'atome, 1933.
  • La Valeur humaine de la science, 1934.
  • Notice sur les travaux scientifiques de Paul Langevin, Paris, 1934.
  • La jeunesse devant le fascisme, Paris, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1934.
  • Les prétentions sociales du fascisme, Paris, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1934.
  • L'Allemagne, champ de manœuvre, le fascisme et la guerre, Paris, Éditions sociales internationales, 1934.
  • Statistique et déterminisme, Paris, PUF, (lire en ligne).
  • Espace et temps dans un univers euclidien, 1935
  • La Science pure et la technique, Paris, 1936.
  • La France en face du problème colonial, Paris, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1936.
  • Non, la guerre n'est pas fatale!, Paris, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1936.
  • La Science et la vie, Paix et liberté, 1937.
  • Halte aux incendiaires : L'Espagne et la sécurité collective, Paris, Éditions du comité mondial contre la guerre et le fascisme, 1937.
  • Congrès « Paix et liberté » du Front populaire de la région parisienne, discours de Paul Langevin, Éditions « Paix et liberté », 1939.
  • Les Courants positiviste et réaliste dans la philosophie de la physique, Paris, 1939.
  • « La Physique moderne et le déterminisme », La Pensée, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • La Science comme facteur d'évolution morale et sociale, Les Cahiers Rationalistes, 1939.
  • Science et liberté, 1939.
  • « Culture et humanités », La Pensée, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • « Victor Basch (1863-1944) », sur webtv.parisnanterre.fr, Paris, (consulté le 3 juillet 2020).
  • « Pasteur, le savant et l’homme », La Pensée, Paris, no 7,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • « L’Ère des transmutations », La Pensée, Paris, no 7,‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • « Matérialisme mécaniste et matérialisme dialectique », La Pensée, Paris,‎ , p. 20 (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Hommage à Jacques Solomon, Union française universitaire, Paris, 1946.
  • « La Science et la paix », Quadrige,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • La Pensée et l'Action, textes recueillis et présentés par Paul Labérenne, préfaces de Frédéric Joliot-Curie et Georges Cogniot, Paris, Les Éditeurs Français Réunis, 1950.
  • Œuvres scientifiques de Paul Langevin, Éditions du CNRS, 1950.
  • L’évolution humaine des origines à nos jours, étude biologique, physiologique et sociologique de l’homme, par Aristide Quillet, préface de Paul Langevin, 1951.

BibliographieModifier

  • Hommage à Paul Langevin, 72 pages, Union française universitaire, 1945.
  • Louis de Broglie, Notice sur la vie et l'œuvre de Paul Langevin, Paris, Albin Michel, (lire en ligne).
  • Fernande Seclet-Riou, La commission Langevin, bref historique des travaux, 1947.
  • Les grosses molécules en solution, colloque en hommage à Paul Langevin et Jean Perrin, Collège de France, 1948.
  • Paul Langevin. La Pensée et l'Action, textes recueillis et présentés par Paul Labérenne, préfaces de Frédéric Joliot-Curie et Georges Cogniot, Paris, Les Éditeurs Français Réunis, 1950.
  • Frédéric Joliot-Curie, « Hommage à Paul Langevin », Royal Society,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Paul Langevin, le rationaliste, l'oeuvre scientifique, par René Maublanc et René Lucas, Les Cahiers Rationalistes, novembre-.
  • André Langevin, « Paul Langevin et les congrès de physique Solvay », La Pensée,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Pierre Biquard, Langevin, scientifique, éducateur, citoyen, Seghers, 1969.
  • Ion Ghimesan, Paul Langevin, 1970.
  • (en) Camillo Cuvaj, A history of relativity : : the role of Henri Poincaré and Paul Langevin, Paris,
  • André Langevin, Paul Langevin mon père : l’homme et l’œuvre, Paris, Les Éditeurs Français Réunis, , 288 p. (lire en ligne).
  • André Langevin, « Paul Langevin et Pierre Curie », La Pensée,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • L’humanisme de Paul Langevin et les questions d’éducation : colloque à l’occasion du centenaire de la naissance, .
  • Paul Langevin et les ultrasons, colloque à l’ESPCI, 1972.
  • Jean Langevin, « Paul Langevin et le Journal de Physique », La Pensée,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Louis Néel, Le Magnétisme dans l'œuvre de Paul Langevin, 1972.
  • Boris Kouznetsov, « Lénine, Langevin et la préhistoire de la théorie de la relativité », La Pensée,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Luce Langevin, « Paul Langevin et Albert Einstein d'après une correspondance et des documents inédits », La Pensée,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2020).
  • Éliane Montel et René Lucas, Hommage à Paul Langevin, Les Cahiers rationalistes, 1972.
  • Éliane Montel, Langevin et le rationalisme, le savant hors de la tour d'ivoire, Scientia, 1973.
  • Michel Paty, Langevin et le rationalisme, Science et humanisme, Scientia, 1973.
  • Charles Gillispie, Dictionary of scientific biography, t. 8, biographie rédigée par Francis Perrin, New York, Scribner’s sons, 1973.
  • Jean Langevin et Michel Paty, Note à propos du séjour d'Einstein en France en 1922, La Pensée, 1979.
  • Bernadette Bensaude-Vincent, Langevin. Science et vigilance, Belin, Paris, 1987.
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FilmographieModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

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  15. Portrait de Charles Koechlin, sur le site internet de la famille Koechlin.
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  20. Paul-Gilbert Langevin, Bruckner : apogée de la symphonie, Paris, L’âge d’homme, , 382 p. (ISBN 978-2-82510-880-2, lire en ligne), PP4.
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  38. 1947, le plan Langevin-Wallon pour une école de justice et d’émancipation, par Pierre Roche, L'Humanité, 16 juin 2017.
  39. Paul Langevin, une pensée toujours d'actualité, sur le site internet de l'Union rationaliste.
  40. Paul Langevin dans les lauréats de l'Académie Arts-Sciences-Lettres
  41. Paul Langevin, sur le site internet officiel des œuvres de Pablo Picasso.
  42. Prix Paul-Langevin, Société française de physique.
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  46. LOA, laboratoire d'ondes et acoustique du CNRS.
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  48. JO du 29 septembre 1948.
  49. Timbre: Paul Langevin 1872-1946, sur le site wikitimbres.fr.
  50. Les Lettres françaises, numéro du 18 novembre 1948, sur le site Gallica.
  51. Catalogue Sudoc.
  52. Conserver, explorer, valoriser: les archives de Paul Langevin à l'ESPCI Paris, sur le site de l'ESPCI.
  53. « Origine et portée de l’équation de Langevin », par Jean-Pierre Kahane, sur le site internet de l'Académie des sciences.
  54. À l’aube de la théorie des quanta, sur le site de Brepols Publishers.

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