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Pierre Bourgeois (industrie musicale)

dirigeant de l'industrie du disque et de la télévision
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Pierre Bourgeois
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Fonctions
Directeur général
Incorporated Television Company
-
Président-directeur général
Nouvelle agence de diffusion
-
Président-directeur général
Pathé-Marconi
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Henri Paul BourgeoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée Lakanal (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Euphrasie Desfosses (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jeanne Brauman (1928-1937) puis Juliette Bastide (1942-1976)
Parentèle
Paul Langevin (oncle maternel)
Émile Meyerson (oncle par alliance)
Jeanne Desfosses (d) (tante maternelle)
Charles Bourgeois (d) (oncle paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines
Membre de
Distinctions
Tombe de Pierre Bourgeois au cimetière de Samois-sur-Seine.jpg
Vue de la sépulture.

Pierre Bourgeois, né dans le 18e arrondissement de Paris le , et mort à Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne) le , est un dirigeant français du secteur de l'industrie musicale et de la télévision, connu pour avoir été l'agent et le directeur artistique d'Édith Piaf dans les années 1940, le président de la major du disque Pathé-Marconi dans les années 1950, le producteur pour les pays francophones des séries télévisées Au nom de la loi, Amicalement vôtre, Le Saint, Le Prisonnier ou Le Muppet Show dans les années 1960 et 1970.

BiographieModifier

Pierre Bourgeois naît au 44 boulevard de Rochechouart à Paris 18e en 1904. Il passe son enfance et sa jeunesse à Sceaux avec ses parents et sa sœur aînée et effectue ses études au lycée Lakanal (1915-1921)[1]. Il épouse en 1928 Jeanne Brauman (1896-1937), nièce et exécuteur testamentaire du chimiste et philosophe franco-polonais Émile Meyerson (1859-1933)[2]. Elle meurt d'un pemphigus en 1937 à l'âge de 41 ans. Elle est enterrée au cimetière de Château-Renard[3]. Veuf sans enfant de Jeanne Brauman, il se marie en 1942 avec Juliette Bastide (1911-1981), divorcée du photographe et peintre Jean Moral (1906-1999)[4].

Grand fumeur, il meurt à son domicile de Samois-sur-Seine où il s'était retiré, le vendredi 24 septembre 1976 à 22h30 dans sa soixante-treizième année, d'une dissection aortique consécutive à un emphysème pulmonaire. Il est inhumé le mardi suivant au carré D dans la partie ancienne du cimetière de Samois, non loin de la sépulture de Django Reinhardt située au carré V. Sur sa tombe on peut lire : « Ce qui fait le charme d'un homme, c'est sa bonté ». (Prov., ch.19, v.22)[5],[6]. André Malraux, Michel d'Ornano, Françoise Giroud, Arthur Conte, Lord Bernard Delfont (président d'EMI), Jacqueline Baudrier (présidente de Radio France), Jean-Charles Edeline (président de la SFP), Jean d'Arcy (ancien patron des programmes de l'ORTF), Jean Cazeneuve, Marcel Jullian, Claude Contamine (présidents de TF1, Antenne 2 et FR3), Charles Trenet, Gilbert Bécaud, sont parmi les nombreuses personnalités à lui rendre hommage. Son épouse Juliette, disparue en 1981, repose à ses côtés.

Il est le fils d'Henri Bourgeois (1864-1946), journaliste, directeur du service des informations judiciaires au Petit Journal, fondateur de l'Association des informateurs judiciaires et le neveu de Paul Langevin (1872-1946), physicien et professeur au Collège de France, par sa mère, Euphrasie Desfosses (1876-1950), qui était la sœur de Jeanne Desfosses (1874-1970), la femme du physicien.

CarrièreModifier

Figure de l'industrie musicale française, Pierre Bourgeois a consacré toute sa carrière à la musique, à l’industrie du disque et à la télévision.

Débuts de carrière (1924-1934)Modifier

Il entre à 20 ans à l'agence Publicité Vox, au service promotion des ventes des marques Martini-Rossi et chocolat Rozan (1924-1927)[7]. Le milliardaire américain Frank Jay Gould, propriétaire de Rozan, le repère et l'embauche en tant que chef de publicité chargé de la marque au sein de son groupe (1927-1930). Pour ce dernier, il a l’idée de faire fabriquer les menus d’inauguration du Palais de la Méditerranée en 1929, sur des disques souples de 15 cm en couleur, pressés par la société Discolor, spécialiste des disques pour enfants. Ainsi, sa passion pour le disque se révèle au travers de cette création originale. Quittant la publicité, il achète des parts et prend la direction commerciale des établissements Legard & Taupin, fabricant de disques 78 tours (1930-1934).

Polydor - Le Chant du Monde (1934-1946)Modifier

Pierre Bourgeois devient directeur artistique du label Polydor au département des « clients à façon » en 1934, à tout juste 30 ans. Chez Polydor, il est le manager de Paul Meurisse, alors chanteur, et gère les tournées de l'artiste dans les cabarets parisiens[8]. Il ouvre à cette période le cabaret La boite à sardines au 4 rue Balzac à Paris 8e (1935-1936), où se produiront de nombreux artistes dont Paul Meurisse[9].

Il est également l'imprésario d’Édith Piaf à la suite de Raymond Asso (1939-1940), puis son manager et son directeur artistique (1941), succédant chez Polydor à Georges Meyerstein-Maigret, futur grand patron du label Philips. À son départ de la maison de disques en juin 1941, Bourgeois est remplacé par Jack Coulon qui prendra la direction générale de Polydor[10],[11].

Il assure pendant la Seconde Guerre mondiale les fonctions de directeur artistique à l’agence théâtrale Détaille (1941-1945), entreprise de placement d'artistes fondée en 1937 par P. Hervieu, pour le compte de laquelle il organise les tours de chants de nombreux artistes au Gaumont-Palace ou à l'ABC[12].

La paix revenue, Bourgeois concourt à la remise en route de différentes marques de disques et prend brièvement en mains la direction commerciale et technique de la maison d'édition musicale Le Chant du Monde (1945-1946)[13].

Pathé-Marconi (1946-1959)Modifier

Le , Pierre Bourgeois est nommé directeur commercial fondé de pouvoir des Industries Musicales et Électriques Pathé-Marconi[14], filiale française associée fondée en 1936 de la major britannique EMI.

La société fabrique du matériel radio, des tourne-disques, téléviseurs et édite les principaux labels La Voix de son Maître, Columbia, Pathé, Parlophone, Odéon, Swing, Lutin, dont les disques sont pressés à l'usine du 2 rue Émile Pathé à Chatou. Le siège social de l'entreprise est alors au Palais de la Radio et du Disque, 30 boulevard des Italiens à Paris 9e.

En décembre 1946, il convainc Édith Piaf de quitter Polydor et signe l'artiste chez Columbia.

Il devient président-directeur général de Pathé-Marconi le 15 janvier 1949 à l'âge de 44 ans, en remplacement de René Maget qui part diriger les disques Odéon, filiale du groupe, en Argentine[15].

En mars 1950, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par Yvon Delbos, ministre de l'Éducation nationale[16], sur proposition de la direction générale des Arts et Lettres, institution placée à l'époque sous la tutelle de l'Éducation.

Pierre Bourgeois développe dès sa prise de fonction, la recherche, la production, la vente de tous types de supports manufacturés permettant la diffusion du son et de l'image des marques La Voix de son Maître et Marconi : émetteurs radio, platines tourne-disques, téléviseurs 819 lignes, pièces détachées, faisant de Pathé-Marconi l'une des premières entreprises européennes de l'industrie musicale. Ainsi, de 13 500 téléviseurs La Voix de son Maître en 1951, la production passe à 400 000 au début de l'année 1956. De même, la fabrication de platines 3 vitesses 78/33/45 tours aux usines de Chatou atteint 500 000 unités en 1955. Pierre Bourgeois est à l'origine de la commercialisation du tout premier 45 tours 2 titres 6 minutes vendu en France en 1951[17],[18].

Pathé-Marconi donne, à son initiative, naissance en 1952 aux spectacles son et lumière qui sonorisent et illuminent les plus beaux monuments du patrimoine français, dont Chambord, Versailles, Vincennes, Chantilly, Blois, Lapalisse, Villandry, Falaise, Sully, Amboise, Avignon, Lisieux, Chazeron, Domrémy, Albi, Angers, Fougères, Kerduel ou encore Biron en 1956[19].

Sous son influence, un décret du 14 août 1954 assimile le disque au livre, réduisant de 50 % la taxe à la production, faisant passer le prix du microsillon 33 tours de 3 015 francs (24 septembre 1951) à 2 600 francs[20]. Il signe un accord d'exclusivité avec la Comédie-Française pour la diffusion des enregistrements intégraux du théâtre français. Il apporte son soutien financier aux festivals d'Aix-en-Provence, de Prades, aux concours internationaux Marguerite-Long-Jacques-Thibaud et Frédéric-Chopin de Varsovie, à l'Olympia de Paris, aux Jeunesses musicales de France[21].

Fin 1954, le prince Rainier III lui remet à Monaco la croix d'officier du Mérite culturel, pour son implication dans le développement de la chaîne de télévision sarroise Télé-Sarre. Ce fut en 1952 la toute première chaîne privée en Europe. Les capitaux étaient en partie monégasques, Pathé-Marconi apporta la technologie des émetteurs 819 lignes.

Pierre Bourgeois tisse des liens culturels avec les gouvernements russes (en mars) et chinois (en mai) 1956 pour l’échange et la diffusion des catalogues de disques des artistes de ces pays, et fait connaître en France, par exemple, l'Opéra de Pékin, les Chœurs de l’Armée rouge, le Ballet du Bolchoï, Leonid Kogan, Emil Guilels, David Oïstrakh ou Mstislav Rostropovitch, dont la carrière ne débute réellement en Europe de l’Ouest qu’en 1963. Il obtient que soit diffusée une heure par semaine de musique française sur les ondes russes et chinoises. Sur le plan commercial, il vend au premier ministre chinois Chou En-Lai des émetteurs de radio Marconi. La commande doit être traitée par Londres car ces émetteurs sont, en pleine guerre froide, considérés comme matériels stratégiques. Bourgeois est fait citoyen d'honneur de la ville de Pékin au titre du rapprochement des cultures musicales franco-chinoises[22].

En mars 1957, Raymond Rodel, président du Comité de France, lui décerne le diplôme « Prestige de la France » pour les spectacles son et lumière, conçus à son initiative par Pathé-Marconi[23]. C'est naturellement lui qui est choisi par le président René Coty, pour synchroniser la première visite officielle de la reine Élisabeth II d'Angleterre à Paris. Pathé-Marconi sonorise l’opéra Garnier pour le ballet du 8 avril, ainsi que plusieurs kilomètres des berges de la Seine, pour le passage sur le fleuve de la reine et du prince Philip le 9 au soir[24],[25]. Sur la demande de Robert Lange, fondateur des Amis de la République française et ancien collaborateur de Georges Bidault, Jacques Bordeneuve, secrétaire d'État aux Arts et Lettres le décore officier des Arts et des Lettres au mois de septembre[26], à l'occasion de la toute première promotion de cet ordre créé en mai 1957[27].

Son action en faveur du disque fait de Pathé-Marconi l'une des premières majors européennes, comptant les labels Angel Records, Capitol, Cetra-Soria, Columbia, Odéon, La Voix de son Maître, Parlophone, Pathé, Pathé-Vox (label qu'il fonde en 1951 afin de promouvoir les disques classiques du label américain Vox), Témoignages, MGM, Swing. Jusqu'à son départ, 1 disque sur 3 vendu en France est un disque Pathé-Marconi ; la production de disques à Chatou est établie à 15 millions d'exemplaires chaque année. Le chiffre d'affaires de l'entreprise atteint les 5 milliards de francs en 1957. Pathé-Marconi est alors la seule entreprise française du disque cotée à la bourse de Paris[28].

Par le biais de ses directions artistiques, Pierre Bourgeois développe et assure la carrière française de très nombreux artistes au sein des labels de Pathé-Marconi. Parmi eux : Édith Piaf, Frank Sinatra, Yvette Horner, Jacques Hélian, Mathé Altéry, Jean Sablon, Charles Trenet, Maria Callas, Yves Montand, Tino Rossi, Luis Mariano, Gloria Lasso, Marguerite Long, Gilbert Bécaud, Louis Amade, Lucienne Delyle, Bourvil, Les Compagnons de la chanson, Annie Cordy, Jean-Claude Pascal, Boris Christoff, Herbert von Karajan, Igor Markevitch, Franck Pourcel, Maurice Chevalier, Yvonne Printemps, Django Reinhardt, Amália Rodrigues, Arthur Honegger, Yehudi Menuhin, Arthur Rubinstein, Georges Tzipine, Samson François, Witold Małcużyński, Florent Schmitt, Henryk Szeryng, Marcel Dupré[29].

Il remet de nombreux disques d'or aux artistes dont il a la charge : à Yves Montand pour le célèbre titre Les Feuilles mortes, à Édith Piaf pour Padam-Padam, à Charles Trenet pour La Mer, aux Compagnons de la chanson pour Mes jeunes années , à Luis Mariano pour Maria Luisa, Jacques Hélian pour Étoile des neiges ; ou encore pour ne citer que quelques artistes, des récompenses couronnant leurs succès telles la médaille de la Ville de Paris à Bourvil (1953), des mains d'or à Édith Piaf (1954), un chapeau d'or à Charles Trenet pour ses 20 ans de chansons (1955), une guitare d'or à Tino Rossi pour la vente de ses 10 millions de disques (1956), un bracelet d'or aux armes de la Ville de Paris à Lucienne Delyle (1956), une baguette d'or à André Cluytens (1958)[30], un collier d'or à Gloria Lasso (1958)[31],[32],[33].

Le 20 février 1958, en lui remettant la croix d’officier de la Légion d'honneur sur le contingent de la présidence de la République[34],[35], René Coty cite Pierre Bourgeois comme « l'une des plus remarquables personnalités de l'après-guerre, l’un des cent hommes qui font la France »[N 1].

Le 19 décembre 1958, il coorganise la captation de la Grande nuit de l'Opéra[N 2] en collaboration avec l'ORTF, à l'occasion du concert donné à l'opéra de Paris par Maria Callas au profit des œuvres sociales de la Légion d'honneur, à l'invitation du président Coty[36].

Pierre Bourgeois cède, à la demande d'EMI, la branche radio-télévision à Thomson fin 1958. Pathé-Marconi recentre son activité sur la production, l'édition, la vente de disques vinyles des marques Capitol, Columbia, La Voix de son Maître, Odéon, Pathé, Parlophone[37].

En mars 1959, en désaccord avec la politique commerciale de la maison-mère britannique EMI, ce proche des présidents Vincent Auriol et René Coty, ami de Colette, d’André Malraux, ou de Jean Cocteau, quitte Pathé-Marconi après 13 années de direction au service de la firme [38],[39].

NADIF - Oldham - Incorporated Television Company (1959-1976)Modifier

En juillet 1959, Pierre Bourgeois fonde la Nouvelle agence de diffusion (NADIF), société de production et de distribution de disques phonographiques et de films pour la télévision et le cinéma[40],[41],[42].

Il devient également en janvier 1960, directeur général délégué pour les pays francophones de l’Incorporated Television Company de Londres, entreprise britannique de production et de distribution pour le cinéma et la télévision créée par Lew Grade en 1954[43].

La NADIF distribue pour le compte de l'Incorporated Television Company (sous forme d'un joint-venture), de nombreuses séries télévisées, parmi lesquelles, Au nom de la loi avec Steve McQueen, Amicalement vôtre avec Roger Moore et Tony Curtis, Le Saint avec Roger Moore, Robin des Bois avec Richard Greene, Destination Danger, Le Prisonnier avec Patrick McGoohan, Poigne de fer et séduction avec Robert Vaughn, ou Le Muppet Show créé par Jim Henson[44].

Simultanément, Pierre Bourgeois est nommé en janvier 1960, président de la Société Française des Procédés Oldham, société franco-britannique spécialiste de la détection de gaz, en raison de sa vaste expérience des industries électriques et électroniques[45],[46],[47],[48].

Il est nommé la même année chevalier du Mérite social par Paul Bacon, ministre du Travail, sur l'initiative de Guy Mollet, député du Pas-de-Calais et maire d'Arras, pour sa contribution au développement des caisses de solidarité ouvrières du secteur minier du Nord[49].

En 1962, il crée Vox-Ricordi, organisme de diffusion commun aux disques des labels NADIF, Vox et Ricordi.

En septembre 1963, il lance la carrière d'Éric Charden, que lui présente le peintre Henri Mahé, décorateur du Balajo[50].

À partir de 1966 et en plus de ses nombreuses activités professionnelles, Pierre Bourgeois collabore avec Armand Beressi, président-fondateur de la société ODEGE, éditeur spécialisé dans la publication de fascicules pour le compte du groupe Hachette. Il est ainsi conseiller artistique pour la collection de soixante-seize disques classiques 25 cm 33 tours avec fascicules, Les Chefs-d’œuvre de l'Art : Grands Musiciens, publiée par ODEGE de 1967 à 1969 et fruit d'une association entre Hachette et l'éditeur italien Fabbri[51],[52].

Il conserve la direction d'Oldham jusqu’à fin 1972 et celle de la NADIF jusqu'en 1973[53].

Pierre Bourgeois quitte la direction française de l'Incorporated Television Company mi-septembre 1976, à l'âge de 72 ans.

Autres mandatsModifier

En plus de ses fonctions, Pierre Bourgeois eut de nombreux mandats électifs au sein des institutions culturelles, syndicales et économiques représentatives de son temps.

Industrie du disque, musique
Télévision
Économie, société

Pierre Bourgeois fut entre autres également membre du jury du Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud et du Concours international de piano Frédéric-Chopin de Varsovie[75],[76], membre des "Escholiers", du club Radio et TV, de l'Association amicale des anciens élèves du lycée Lakanal et de la Légion des Mille[77].

PolitiqueModifier

Proche du Parti communiste français sans toutefois en avoir fait partie, Pierre Bourgeois partageait les idées de son oncle Paul Langevin, d'Émile Meyerson, oncle de sa première épouse, de ses amis Francis Crémieux et Jean Chaumeil, membre du comité central du PCF (qu'il fit tous deux entrer chez Pathé-Marconi), Jean Roire, directeur du Chant du Monde (maison de disques financée à l'époque par le PCF), ou Georges Politzer, rencontré chez Polydor et fusillé en 1942 au Mont-Valérien[12]. Il se rapproche de la SFIO, prédécesseur du Parti socialiste. En 1952, Vincent Auriol, président de la République, lui propose le portefeuille du Commerce et de l'Industrie dans le gouvernement Antoine Pinay. Pierre Bourgeois décline la proposition, sa passion pour la musique et l'entreprise demeurant la plus forte[78]. Il organise un forum Pathé-Marconi, dirigé par Francis Crémieux sur le thème Bilan 1955, perspectives 1956, coanimé par François Mitterrand, alors président de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance[79],[80]. Bourgeois entretient une amitié durable avec le président René Coty et Guy Mollet. En 1956, il est vice-président de la Chambre de commerce franco-tchécoslovaque[81]. La même année, il est reçu en pleine guerre froide par le ministre de la culture soviétique Nikolaï Aleksandrovitch Mikhaïlov, puis par le Premier ministre chinois Chou En-Lai, qui l'honore du titre de citoyen d'honneur de la Ville de Pékin[22],[82].

« The head of Pathe, Pierre Bourgeois, was a grand seigneur who ran the company with a certain freedom from Pathe's mother company, EMI, based in London. Monsieur Bourgeois's sympathies were on the left of the political spectrum and he encouraged the development of cultural exchanges with record companies from the Eastern block. International Piano Quarterly: IPQ. - Volumes 3 à 4 - Page 14, Gramophone publications, 1999 »

« Le patron de Pathé-Marconi, Pierre Bourgeois, était un grand seigneur qui dirigeait la compagnie avec une certaine indépendance de la société mère EMI, basée à Londres. Les sympathies de M. Bourgeois étaient à gauche sur le plan politique et il encourageait le développement des échanges culturels avec les maisons de disques du bloc de l'Est. »

DistinctionsModifier

HonneursModifier

DécorationsModifier

Par ordre de préséance :

CitationModifier

Dans sa biographie d'Édith Piaf parue en 1962 aux Éditions de l'Heure, Pierre Hiegel cite Pierre Bourgeois comme « le premier grand imprésario d'Édith Piaf »[85].

AnecdoteModifier

Pierre Bourgeois est à l'origine de la commande du Superbus Pathé-Marconi, camion publicitaire de la marque dans les années 1950. Le véhicule exceptionnel est conservé depuis mai 2016 à la Cité de l'automobile de Mulhouse.

Fonds d'archivesModifier

PublicationsModifier

  • 1950 : Pierre Bourgeois (présentation) Un demi-siècle de chansons, Pathé-Marconi.
  • 1953 : Pierre Bourgeois (prés.) Au service de la musique, Office d’information et de liaison / Pathé-Marconi.
  • 1956 : Pierre Bourgeois (prés.) Pathé-Marconi, un demi-siècle de succès, Service des relations extérieures Pathé-Marconi.
  • 1957 : Pierre Bourgeois (prés.) Son et Lumière, plaquette illustrée : extraits de quelques spectacles, présentés par Jean Toscane. P. Bourgeois, président-directeur général de Pathé-Marconi remercie, entre autres personnes, les auteurs, compositeurs, réalisateurs qui ont « prêté leur talent » à ces spectacles, éd. Pathé-Marconi.

BibliographieModifier

Non exhaustif : de très nombreux livres et articles de presse citent Pierre Bourgeois et son action.

  • 1951 : Claude Delvincourt, Almanach de la musique, éditions de Flore.
  • 1953 : Paul Benoist, Télévision, un monde qui s'ouvre, éditions Fasquelle.
  • 1953-1976 : Who's who in France, 1re éd. jusqu'à la 12e, éditions Jacques Lafitte.
  • 1955 : Electrical and Musical Industries, Artist life, vol.1 à 2, Electrical & Musical Industries (U.S.) Ltd.
  • 1956 : Collectif, Administrateurs des sociétés cotées à la bourse de Paris, annuaire Desfossés.
  • 1958 : François Michel, Encyclopédie de la musique, T.1, éditions Fasquelle.
  • 1960 : Camille Matignon, (dir.) Chimie et Industrie, vol.84, Société de Chimie Industrielle.
  • 1960 : Jean-Pierre Dorian, Les petits mystères de Paris, éditions Segep-Kent.
  • 1961 : Sara Yancey Belknap, Guide to the performing arts, Scarecrow Press Inc.
  • 1962 : Pierre Hiegel, Édith Piaf, coll. Les albums de la chanson n°5, éditions de l’Heure.
  • 1964 : Collectif, Nouveau dictionnaire national des contemporains 1963, éditions du nouveau dictionnaire national des contemporains.
  • 1964 : Who's who in Europe, éditions Servi-Tech.
  • 1966 : Incorporated Television Company, I.T.C. Television films, L. Delow and C° (GB).
  • 1966 : Comité d'organisation des entreprises de spectacles, Annuaire du spectacle, théâtre, cinéma, musique, radio, télévision, vol.21, éditions Raoult.
  • 1969 : Dietrich Berwanger, Massenkommunikation und Politik im Saarland 1945-1959 : Ein Beitrag zur Untersuchung publizistischer Kontrolle, Freie Universität, Berlin (DE).
  • 1971 : Collectif, L'Industrie du pétrole en Europe, gaz-chimie, vol.39.
  • 1971 : André Langevin, Paul Langevin, mon père : l'homme et l'œuvre, Les Éditeurs Français Réunis.
  • 1973 : Monique Cornand & Madeleine Barbin, Colette : exposition, Paris, 10 mai-15 septembre 1973, Bibliothèque nationale (ISBN 2-7177-1146-5).
  • 1974 : Heribert Schwan, Der Rundfunk als Instrument der Politik im Saarland 1945-1955 (DE) V. Spiess.
  • 1975 : Pierre Hiegel présente : Édith Piaf, sélection du Reader’s Digest, 1re édition.
  • 1978 : Jacques Canetti, On cherche jeune homme aimant la musique, éditions Calmann-Lévy (ISBN 2-7021-0253-0).
  • 1980 : Renaud de Jouvenel, Confidences d'un ancien sous-marin du P.C.F., éditions René Julliard (ISBN 2-260-00221-8).
  • 1984 : Édith Piaf et Pierre Ribet, Témoignages sur Édith et chansons de Piaf, éditions Métropolitaines (ISBN 2-905033-00-2).
  • 1993 : Pierre Duclos et Georges Martin, Piaf, éditions du Seuil (ISBN 2-02-016453-1).
  • 1993 : Cécilia Dunoyer de Segonzac, Marguerite Long, a life in french music (1874-1966), Indiana University Press (ISBN 978-0253318398) & traduction française : Marguerite Long (1874-1966) un siècle de vie musicale française, éditions Findakly (ISBN 2-86805-021-2).
  • 1993 : Marie-Anne Pirez et Marie-Hélène Trouvelot, Les Bourgeois, coll. les Dictionnaires patronymiques, Archives et Culture (ISBN 2-909530-23-X).
  • 1995 : Collectif, Samson François, ses enregistrements, hors commerce, éditions EMI.
  • 1995 : Fabien Sabatès & Dominique Pagneux, Pub qui roule, éditions Rétroviseur, (ISBN 978-2840780090).
  • 1999 : Jacques Lorcey, L'Art de Maria Callas, éditions Atlantica (ISBN 2-84394-168-7).
  • 2000 : Fonds Céline de l'Institut Mémoires, L'Année Céline, vol.1999, du Lérot éditeur / IMEC (ISBN 2-908295-54-7).
  • 2000 : Collectif, 1949-1999 : Oldham raconte 50 ans de son histoire, Service Communication Oldham France, hors commerce, imprimerie Gaillard.
  • 2002 : Michel Glotz, La Note bleue, éditions Jean-Claude Lattès (ISBN 2-7096-2007-3).
  • 2003 : David Lelait, Sur un air de Piaf, éditions Payot (ISBN 2-228-89765-5).
  • 2003 : Sylvie Pierre, Jean d'Arcy (1913-1983) une ambition pour la télévision, éditions L’Harmattan (ISBN 2-7475-4983-6).
  • 2007 : Jean Mainbourg, Balta, aventurier de la peste : professeur Marcel Baltazard (1908-1971), éditions L’Harmattan (ISBN 978-2-296-02716-9).
  • 2008 : Élie Barnavi, Jean Frydman, tableaux d’une vie : pour servir à l’histoire de notre temps, éditions du Seuil (ISBN 978-2-02-090818-4).
  • 2009 : Évelyne Cohen, La télévision sur la scène du politique, un service public pendant les Trente Glorieuses, éditions L'Harmattan (ISBN 978-2-296-08195-6).
  • 2009 : Éric Baeck, André Cluytens, itinéraire d'un chef d'orchestre, éditions Mardaga (ISBN 978-2-8047-0011-9).
  • 2010 : Clemens Zimmermann, Medienlandschaft Saar : Von 1945 bis in die Gegenwart, vol.3, Oldenbourg Wissenschaftsverlag GmbH, Müchen (DE) (ISBN 3486591703).
  • 2011 : Jean-Luc Rigaud, Pathé-Marconi à Chatou, de la musique à l'effacement des traces, coll. classiques, éditions Garnier (ISBN 978-28124-0338-5).
  • 2012 : Pierre Arrivetz, Chatou, une page de gloire dans l'industrie, éditions Chatou Notre Ville.
  • 2012 : Éric Charden, De l'encre sur les doigts, éditions Didier Carpentier (ISBN 978-2-84167-781-8).
  • 2013 : Pierre Hiegel, Piaf : à la vie, à l'amour, Sélection du Reader's Digest (ISBN 978-2-7098-2541-2).
  • 2013 : Andreas Fickers, Tele-Saar. Europe’s first commercial TV station as transnational experiment, Vita e Pensiero, Comunicazioni Sociali (ISSN 1827-7969).
  • 2015 : Hervé Charbonneaux, Du dessin au design, éditions Avant-propos (ISBN 978-2390000181).
  • 2016 : Collectif, Le Superbus Pathé-Marconi, fascicule Hachette hors série n°1, coll. les trente glorieuses de la réclame, Hachette / Auto Plus.
  • 2016 : Bernadette Bensaude-Vincent & Eva Telkes-KleinLes identités multiples d’Émile Meyerson, éditions Honoré Champion (ISBN 978-2745331106).
  • 2017 : Collectif, La Peugeot 203 Pathé-Marconi, fascicule Hachette n°48, coll. les trente glorieuses de la réclame, Hachette / Auto Plus.

DiscographieModifier

  • 1953 : Disque-souvenir du palmarès de l'Académie du disque français, enregistrement proclamé sous la présidence de M. Vincent Auriol, président de la République, 33T, Pathé-Marconi (33 FCX 263).
  • 1955 : Grand Art et haute fidélité, disque 33T offert aux revendeurs de la marque, avec 10 extraits classiques et 10 extraits variétés, allocution sonore de P. Bourgeois en face 2, Pathé-Marconi (33 PM 1).
  • 1958 : Son et Lumière, disque EP 45T hors commerce, contenant 9 extraits des spectacles Son et Lumière conçus par Pathé-Marconi, Jean Toscane (direction) Pierre Bourgeois (présentation) Pathé-Marconi (EPM 1006/1007).

IconographieModifier

Les photographes Max Micol, Jean-Marie Marcel, Georges Colin, Claude Poirier ou Jean Mainbourg, ont largement illustré Pierre Bourgeois aux côtés de personnalités de la politique et des arts des années 1950-1970. Ces clichés sont aujourd'hui conservés dans des collections privées.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La proposition de candidature au grade d'officier de la Légion d'honneur fut initiée par le Centre national de la cinématographie alors dirigé par Jacques Flaud. Le CNC était à cette époque placé sous la tutelle du ministère de l'Industrie et du Commerce.
  2. Pathé-Marconi édita pour l'occasion un disque microsillon 33 tours de l'enregistrement en direct du concert de Maria Callas. Celui-ci, tiré à seulement 1000 exemplaires sur le label Columbia porte la référence 33PMX5. Accompagné du programme de 42 pages édité par Marie Claire et numéroté, ce disque hors commerce, aujourd'hui très rare, fut destiné aux invités de la soirée du vendredi 19 décembre 1958 à l'opéra Garnier.
  3. À la RTF, il appuie auprès des pouvoirs publics pour le développement du standard de télévision haute définition 819 lignes

RéférencesModifier

  1. Bulletins scolaires des archives du lycée Lakanal 1915-1921
  2. Le Figaro n°48, 17 février 1928
  3. Fiche défunt de Jeanne Brauman n°3734269 sur Cimetières de France
  4. Acte de mariage (1942) à la mairie de Paris 7e
  5. Le Figaro, 27 sept. 1976
  6. Le Monde, 5 oct. 1976
  7. Marque fondée par Maurice Rozan de Mazilly.
  8. In Jacques Canetti, On cherche jeune homme aimant la musique, p.68, Calmann-Lévy, 1978
  9. Pierre Hiegel, Édith Piaf, p. 36-37, coll. Les albums de la chanson n°5, éditions de l’heure, 1962.
  10. Archives de l'Association des amis d'Édith Piaf
  11. Édith Piaf & Pierre Ribet, témoignages sur Édith et chansons de Piaf, éditions métropolitaines, 1984
  12. a b et c Archives de la préfecture de police de Paris, service de la Mémoire des Affaires culturelles. Fonds 1W17, cote RGPP, Réf. 77W1737, dossier no 93301
  13. Institut Pierre Renouvin : Jalons pour une histoire du Chant du Monde
  14. Armand Panigel, disques classiques, danses, chansons, jazz, nos 22 à 32, 1950
  15. Le guide du concert et de la musique, dir. Isabelle Legros, nos 95 à 104 et 179, 1958
  16. Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 4 mars 1950, publié au Journal Officiel du 5 mars 1950, pris sur le rapport du Ministre de l’Éducation Nationale, en qualité de « Président Directeur Général des Industries musicales et électriques Pathé-Marconi »
  17. Archives Pathé
  18. Archives EMI Trust (GB)
  19. Au service de la musique, Office d'information et de liaison, Pathé-Marconi, 1953
  20. Journal Officiel du 16 août 1954
  21. Pierre Schaeffer, La Revue musicale, n° spécial 245, éditions Richard Masse, 1959
  22. a et b Le redressement économique, bimensuel no 55, 1er juillet 1956
  23. Archives du Comité de France
  24. Les visites d'État d'Élisabeth II, le JDD du 5 juin 2004
  25. Noir et Blanc, no 632, 13 avril 1957
  26. Nommé directement officier dans l'ordre des Arts et des Lettres par arrêté du 24 septembre 1957, publié au Journal Officiel du 9 octobre 1957, pris sur le rapport du Ministre de l’Éducation Nationale, en qualité de « Président Directeur Général de la société Pathé-Marconi ».
  27. Archives et décret du Ministère de la Culture, section des distinctions honorifiques
  28. Henry Prunières, La revue musicale, n°s 230 à 233, éditions Richard Masse, 1956
  29. Pathé-Marconi, un demi-siècle de succès, service des relations extérieures Pathé-Marconi, 1er semestre 1956
  30. Biographie d'André Cluytens sur Art lyrique.fr
  31. Archives photographiques Gaumont-Pathé
  32. France-Soir, 25 septembre 1958
  33. Le Figaro, 4-5 octobre 1958
  34. Officier de la Légion d’honneur par décret du 28 janvier 1958, publié au Journal Officiel du 30 janvier 1958, pris sur le rapport du Ministre des Finances, en qualité de « Président Directeur Général de Société ».
  35. Archives photographiques de la présidence de la République, papiers du chef de l'Etat René Coty à la Bibliothèque nationale
  36. Archives de l'ORTF, décembre 1958
  37. L'économie, vol. 15., n°s 665 à 688, Société L'économie-Infipresse, 1959
  38. Lettre de Francis Crémieux à Lili Brik, in Tamara Balachova, p. 564, 31 mars 1959
  39. Correspondance interne EMI (GB)-Pathé-Marconi, archives EMI Trust
  40. Bulletin officiel des annonces commerciales, partie 1, p.843, 1970
  41. Qui est qui en France ?, vol. 11, p.314, éd. Jacques Lafitte, 1969
  42. Nouveau dictionnaire national des contemporains, p.90, 1963
  43. Incorporated Television Company, ITC Television films, L. Delow & C° (GB), 1966
  44. Archives Société Nadif films / ITC France
  45. La Voix du Nord, 16 septembre 1971
  46. Nord-Matin, 18 septembre 1971
  47. La Voix du Nord, 1er juin 1973
  48. Collectif, 1949-1999 : Oldham raconte 50 ans de son histoire, Service Communication Oldham. France, hors commerce, imprimerie Gaillard, 2000
  49. Archives départementales du Pas-de-Calais, versements du préfet 1950-1975, dossiers d'attribution de l'ordre du Mérite social
  50. Éric Charden, De l'encre sur les doigts, éditions Didier Carpentier, 2012
  51. Cette collection sera rééditée de 1978 à 1981 en 46 numéros par ALP (Atelier du livre et de la presse) successeur d'ODEGE
  52. Archives de la collection Chefs-d’œuvre de l'Art, grands musiciens, Hachette, 1972
  53. In biographie Who's Who, 1973, éditions Jacques Lafitte
  54. Bulletin d'information et de liaison du Syndicat général de la machine parlante, dir. Albert Bernard, n°1, 1955
  55. Notes et études documentaires , n°4890, Ministère de l'Information, direction de la documentation, La Documentation française, 1989
  56. Journal Officiel du 16 mars 1941.
  57. Créée le 21 février 1945
  58. Bulletin des Jeunesses musicales de France, n° spécial sept-oct, édition de Paris et de la région parisienne, 1971
  59. Créée en 1946, sise 1 rue de Courcelles à Paris 8e, rebaptisée Fédération nationale de la musique en 1968
  60. Journal Officiel du 24 janvier 1959, p.72
  61. François Michel, encyclopédie de la musique, T.1, éditions Fasquelle, 1958
  62. Le guide du concert et du disque, n°189, dir. Isabelle Legros, 1958
  63. Rapports des conseils d'administration de l'IFPI (GB), 1958
  64. Dietrich Berwanger, Massenkommunikation und Politik im Saarland 1945-1959 : Ein Beitrag zur Untersuchung publizistischer Kontrolle, Freie Universität, Berlin (DE), 1969
  65. Paul Benoist, Télévision, un monde qui s'ouvre, éditions Fasquelle, 1953
  66. Journal officiel de la République française, p.7949, 1953
  67. Acta electronica, revue d’électronique et de physique appliquée, vol. n°2, Laboratoires de physique appliquée, 1957
  68. Société nationale de Radiodiffusion Radio France, Service d'archives écrites, Archives nationales de Fontainebleau, Centre des Archives contemporaines : Archives des organes de la RTF et de l'ORTF qui se sont successivement consacrés aux programmes de Radiodiffusion et de Télévision, Conseil central de la Radiodiffusion française, Conseil et Comités de programmes 1923-1974, versement n°19900214, mars 1990
  69. 1er plan dit plan Monnet
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  71. Jean Laurent, Les grands animateurs, Contacts, extrait du n°10 publié par la Chambre de commerce franco-tchécoslovaque (CCFT), 1956
  72. La République de Seine-et-Marne, 10 mars 1975
  73. La République de Seine-et-Marne, 27 sept. 1976
  74. Bulletin officiel de Samois-sur-Seine, n°13, 4e trimestre 1976
  75. Panstwowy Instytut Sztuki, Muzyka, vol.6, 1955
  76. International Piano Quartely, vol. 3 à 4, Gramophone Publications, 1999
  77. In Who's who in France, 1re éd. 1953-1954, p.133, Jacques Lafitte
  78. Papiers du chef de l'État Vincent Auriol 1947-1954, série AG, sous-série 1AG : papiers des chefs de l'État : Troisième République, fonds privé 552AP, Bibliothèque nationale de France
  79. Le guide du concert et de la musique, n°99, p.595, 1956
  80. Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques, n°82, Armand Colin, 1957
  81. Jean Laurent, Les grands animateurs, Contacts, extrait du n°10 publié par la Chambre de commerce franco-tchécoslovaque (CCFT), 1956
  82. Cahiers du communisme, vol. 32, n°2, PCF, Congrès national, 1956
  83. Cahiers du communisme, vol. 32, n°2, PCF, Congrès national, 1956
  84. In Who's who in France, 4e éd. 1959-1960, p.489, Jacques Lafitte
  85. Pierre Hiegel, Édith Piaf, p. 36-37, coll. Les albums de la chanson n°5, éditions de l’heure, 1962

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