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Paul-Gilbert Langevin

musicologue français

BiographieModifier

Paul-Gilbert Langevin est le fils du physicien français Paul Langevin[1] (1872-1946) et d'Éliane Montel (1898-1992), assistante agrégée à la faculté des sciences de l'Université de Paris.

D'abord élève de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, dont son père a été le directeur de 1925 à 1946, il n'en sort pas ingénieur et décide donc de compléter sa formation scientifique à la Faculté des sciences de Paris et à l'Université Pierre-et-Marie-Curie, par un diplôme d'études supérieures en chimie physique sous la direction de René Freymann[2]. Il est aussi en contact avec le physicien Herbert Überall[3], qui a passé sa thèse sous la direction d'Hans Bethe.

Mais c'est la musique classique qui devient sa passion notamment à la suite de l'écoute radiophonique de symphonies d'Anton Bruckner pendant son adolescence et de la rencontre du jeune chef d'orchestre prodige Roberto Benzi. Il est aussi influencé plus ou moins directement par le chimiste et compositeur Georges Urbain, collègue et ami de son père. Après sa formation scientifique, il décide de faire une thèse à l'université de Vincennes sous la direction de Daniel Charles sur la musique autrichienne du XIXe siècle et particulièrement sur Anton Bruckner et la période qu'il qualifie d'ethnoromantique.

Langevin mène alors de front une carrière de physicien en enseignant à la Sorbonne puis à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (créée dans les années 1960), et une carrière de musicologue. Il rencontre alors ceux qui seront ses collègues réguliers : Harry Halbreich, Gustav Kars, Éric-Paul Stekel[4], Pierre Balascheff, Pierre Vidal, Marc Vignal.

Il a des contacts avec des chefs d'orchestre, notamment Éric-Paul Stekel et Florian Hollard. Le grand-père de ce dernier, Auguste Hollard, était un collègue de Paul Langevin.

Il est ami depuis l'enfance avec Luce Eekman, la fille du peintre Nicolas Eekman, qui deviendra la marraine de ses enfants. Il est aussi proche du socialiste Louis Mermaz[5], un de ses camarades de lycée.

Il crée la Société française Anton-Bruckner[6], ainsi que la revue L'Harmonie du monde, et écrit des ouvrages de référence sur la musique classique du XIXe siècle, édités dans la collection « La Revue musicale » des éditions Richard Masse ou aux éditions L'Âge d'Homme. Il est aussi actif comme critique musical dans des revues dont Le Monde de la musique, dirigé par sa collègue Anne Rey[7].

Dès les années 1950, il se passionne pour la musique classique et son interprétation contemporaine. Il écrit livres, monographies et articles, entre autres, à propos d'Anton Bruckner, Franz Schubert, Guillaume Lekeu, Albéric Magnard, Joseph-Guy Ropartz, Charles Koechlin, mais aussi Hugo Wolf, Gustav Mahler, Arnold Schönberg, Franz Schmidt, Ferruccio Busoni[8], Leoš Janáček ou Carl Nielsen.

Paul-Gilbert était le demi-frère de Jean, André, Madeleine et Hélène, qui étaient les enfants de Paul Langevin et de Jeanne Desfosses. En 1972, il intervient au colloque organisé pour le centenaire de son père par la revue La Pensée[9]. Comme sa nièce Noémie, la fille de Jean, a épousé Yves Koechlin, le fils du compositeur Charles Koechlin, il leur rend visite de temps en temps et en profite pour travailler sur l'œuvre du compositeur, à propos duquel il rédige des études[10] ainsi que des catalogues. On pourra se reporter aux ouvrages Anton Bruckner, apogée de la symphonie[11] et Symphonie transfigurée, pour avoir une présentation du musicologue par lui-même.

En 1979, il épouse Anne-Marie Desbat. Il est le père de deux enfants, Paul-Éric Langevin[12], diplômé en mathématiques et en linguistique, né en 1979, et Isabelle Langevin, kinésithérapeute, née en 1983. Atteint d'un cancer du rein, il meurt le . Il est enterré au Cimetière du Montparnasse.

Une majeure partie des livres de musicologie de sa collection personnelle a été déposée par son fils à la médiathèque de la Cité de la Musique en 2003, où elle est conservée au sein d'un fonds à son nom[13]. Ce dernier a aussi diffusé des archives de son père en ligne, notamment sur son propre site, ainsi que sur Wikisource.

PublicationsModifier

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MonographiesModifier

Travaux inéditsModifier

  • « Nel Mezzo del Cammin, Poèmes d'enfance et de jeunesse » (1946-1966)[16].
  • « Symphonie transfigurée », récit dramatique en quatre mouvements et deux époques, destiné à l'adaptation cinématographique (1966-1968).
  • « Franz Schubert, le symphoniste retrouvé ».
  • « Franz Schubert, la vérité du symphoniste ».
  • « Franz Schubert, à la recherche du symphoniste ».
  • « Dix ans de chroniques schubertiennes ».
  • « Anton Bruckner, essais et chroniques (1976-1984) ».

Ouvrages collectifsModifier

CompositionsModifier

Sources[17].

  • 1re symphonie : Alpenphantasie, opus 5. 29 pages in-folio, inachevée, dédiée à Mireille et Charles Dutoit ;
  • 2e symphonie Expiation ;
  • 3e symphonie Die Verklärung Sinfonie (« Harmonie transfigurée-Verklärungs Lied ». Esquisse pour le finale de la 3e symphonie, 1952, 4 pages, inachevé, dédié à Roberto Benzi).

Voir aussiModifier

  • Musicothèque de Paul-Gilbert Langevin.
  • Fonds de documentation de Paul-Gilbert Langevin[18]

Notes et référencesModifier

  1. Anton Bruckner, apogée de la symphonie, par Paul-Gilbert Langevin, éditions L'Âge d'Homme, Lausanne, 1977, page de couverture.
  2. René Freymann, sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France.
  3. Dédicace à Herbert Überall, dans le recueil Wave Motion, Intelligent Structures and Nonlinear Mechanics, World Scientific Publishing, 1995.
  4. Anton Bruckner, apogée de la symphonie, sur le site de la Bibliothèque nationale de France.
  5. Il faut que je vous dise : Mémoires, par Louis Mermaz, éditions Odile Jacob, septembre 2013.
  6. Anton Bruckner, l'homme et son oeuvre, par Michel Lancelot, Seghers, chapitre Anton Bruckner et la France, 4 pages, à consulter sur Google Books.
  7. Se reporter aux différents numéros de la revue Le Monde de la musique, correspondant à cette période.
  8. Ferruccio Busoni et son œuvre symphonique, par Paul-Gilbert Langevin, sur le site rodoni.ch.
  9. Paul Langevin humaniste, intervention au colloque organisé par la revue La Pensée en 1972.
  10. Musiciens de France, sur le site musiquecontemporaine.fr.
  11. J. L., « Un prodigieux Himalaya spirituel », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Interdisciplinarité, site internet de Paul-Éric Langevin.
  13. Médiathèque de la Cité de la Musique, Paris.
  14. « notice SUDOC »
  15. Ouvrages de l'auteur, sur le site Amazon.
  16. Poèmes d'enfance et de jeunesse, sur le site Interdisciplinarité.
  17. Paul-Gilbert Langevin (1933-), compositeur et musicologue, trois manuscrits, ALDE, vente aux enchères, 6 mai 2008, à consulter sur le site www.alde.fr.
  18. Fonds de documentation de Paul-Gilbert Langevin, sur le site web Interdisciplinarité.

Liens externesModifier