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Michel Langevin

physicien, résistant et militant communiste français
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Michel Langevin
Description de l'image Michel Langevin.png.
Naissance
Warluis (Oise) (France)
Décès (à 58 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Domaines Physique atomique, Physique nucléaire
Institutions Collège de France, CNRS
Diplôme École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris

Michel Langevin est un physicien et résistant français né le à Warluis dans l'Oise et mort le à Paris[1].

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Michel Langevin est le fils d’André Langevin et le petit-fils de Paul Langevin, tous trois anciens élèves de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI)[2]. Il est marié civilement avec Hélène Joliot, devenue Hélène Langevin-Joliot[3], ingénieur de l’ESPCI elle aussi, en novembre 1948. Ils ont eu deux enfants, Françoise et Yves, astrophysicien au CNRS[4].

Carrière scientifique et engagementsModifier

Ingénieur de la 64e promotion de l'ESPCI[5], Michel Langevin devient docteur en physique nucléaire en 1955 puis effectue une carrière de chercheur scientifique au CNRS[6]. Il est successivement résistant, syndicaliste (SNESRS-CGT puis SNCS-FEN)[7] et membre du Parti communiste français. Il travaille au laboratoire de Frédéric Joliot au Collège de France, puis devient stagiaire au CNRS à partir d'octobre 1948, chargé de recherche à partir de 1955 et maître de recherche à partir de 1957. Il poursuit sa carrière à l’IPB d’Orsay comme directeur de recherche. Membre d’un groupe lycéen du Front national universitaire sous l’Occupation, arrêté le 28 juin 1943, il est transféré à la prison de la Santé puis à la prison des Tourelles pour mineurs, mis en liberté surveillée[8]. Membre de l’UJRF à la Libération et du Parti communiste à partir de 1945 ou 1946, il est secrétaire de la cellule 545 du Ve arrondissement entre 1947 et 1948 puis de la cellule 546 du Collège de France, de 1951 à 1957. Il est membre du bureau national du SNCS-FEN[9] de 1961 à 1968, et membre de la commission Recherche scientifique du Ve Plan.

Il meurt en 1985, à l'âge de cinquante-huit ans[10].

Publications notablesModifier

  • Michel Langevin, « Etude de l'excitation et de l'auto-ionisation du cortège électronique accompagnant la capture K de 71Ge », Journal de physique et du radium, vol. 19,‎ , p. 34-35 (lire en ligne)

RéférencesModifier

  1. Michel Langevin, sur le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier.
  2. Un air de famille, sur le site La Forêt des Sciences, 28 septembre 2016.
  3. « Hélène Langevin, héritière des Curie », Les Échos, 14 avril 2004.
  4. Curie, Langevin, Joliot, une famille française, sur le site de la Société chimique de France.
  5. ESPCI Paris, ingénieurs de la 64ème promotion.
  6. Michel Langevin sur la structure de l'atome, archives de l'Institut national de l'audiovisuel.
  7. La Fédération de l'Éducation nationale (1928-1992): Histoire et archives en débat, Septentrion Presses Universitaires.
  8. « 11 novembre 1940: un défi au nazisme », entretien avec Bernard Langevin, L'Humanité, 10 novembre 2010.
  9. sncs.fr, site du Syndicat national des chercheurs scientifiques.
  10. Famille Joliot-Curie, Tombes et sépultures dans les cimetières et autres lieux, sur tombes-sepultures.com.