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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boutet de Monvel.
Monvel
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
depuis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Conjoint
Catherine Victoire Le Riche de Cléricourt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Mademoiselle Mars
Noël Boutet de Monvel (d)
Alphonse Pierre Salvetat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacques-Marie Boutet de Monvel, dit Monvel (ou de Monvel), est un acteur et dramaturge français, né à Lunéville le et mort à Paris le .

Sommaire

BiographieModifier

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Fils du comédien François Boutet, dit Monvel, et de Marie-Madeleine D'Hôtel, il est élevé aux frais du roi de Pologne et commence sa carrière en province, notamment à Marseille où il joue en 1768.

Il débute à Paris à la Comédie-Française le 28 avril 1770 et est reçu comme sociétaire en 1772.

Moins brillant que Molé, son jeu est cependant plus sensible et plus juste. Lekain lui reproche même de trop détailler ses rôles, de rechercher les petits effets et de manquer parfois de « noblesse ».

En 1775, il fait imprimer un roman historique, ouvrage dont il est l'auteur, Frédégonde et Brunehaut[1].

Vers la fin de 1781, Monvel quitte Paris clandestinement. Les hypothèses vont bon train : est-il trop turbulent pour l'austère Comédie-Française, sa liaison avec Madame Mars (dont il a une fille, devenue célèbre sous le nom de Mademoiselle Mars) se termine-t-elle mal ? Bisexuel, il est par ailleurs interpellé au jardin des Tuileries en flagrant délit de commerce charnel avec un jeune homme, fait dont on l'a accusé d'être coutumier[2]. Il quitte la France pour être engagé en Suède comme « lecteur » de Gustave III. Il y passe sept ans et y dirige le théâtre français de Stockholm. Le , il y épouse l'actrice Catherine-Victoire Le Riche de Cléricourt, qui sera connue sur les planches sous le nom de Madame Monvel.

Revenu en France en 1788, il écrit des pièces de théâtre pour le théâtre des Variétés-Amusantes et pour l'Opéra-Comique.

Œuvres principalesModifier

  • Julie (1772) [1]
  • L'Erreur d'un moment (1773)
  • L'Amant bourru (1775) [2]
  • Les trois fermiers (1777) [3]
  • Blaise et Babet, ou la suite des Trois fermiers, 1783 (texte intégral sur Google Books)
  • Alexis et Justine (1785)
  • Les Amours de Bayard (1786) [4]
  • Sargines ou l'Élève de l'amour, drame héroïque en quatre actes et en prose mêlé d’ariettes, musique de Nicolas Dalayrac, créé le à l'Opéra-Comique (salle Favart) [5]
  • Raoul, sire de Créqui, drame héroïque en trois actes et en prose mêlé d’ariettes, musique de Nicolas Dalayrac, créé le à l'Opéra-Comique (salle Favart) [6]
  • Le Chêne patriotique ou la Matinée du 14 juillet 1790, impromptu en un acte, musique de Nicolas Dalayrac, créé le à l'Opéra-Comique (salle Favart)
  • Agnès et Olivier, comédie lyrique en trois actes et en prose, musique de Nicolas Dalayrac, créée le à l'Opéra-Comique (salle Favart)
  • Philippe et Georgette, comédie en un acte et en prose mêlée d’ariettes, musique de Nicolas Dalayrac, créée le à l'Opéra-Comique (salle Favart) [7]
  • Les victimes cloîtrées, drame en quatre actes et en prose, représenté pour la première fois au Théâtre de la Nation, au mois de mars 1791 [8]
  • Roméo et Juliette ou Tout pour l'Amour, drame en quatre actes et en prose, musique de Nicolas Dalayrac, créé le à l'Opéra-Comique (salle Favart).
  • Ambroise ou Voilà ma journée, comédie en un acte et en prose mêlée d’ariettes, musique de Nicolas Dalayrac, créée le 23 nivôse an I à l'Opéra-Comique (salle Favart) [9]
  • Urgande et Merlin, opéra-féerie en trois actes et en prose, musique de Nicolas Dalayrac, créé le 23 vendémiaire an II à l'Opéra-Comique (salle Favart).
  • La Jeunesse du duc de Richelieu, le Lovelace français, avec Alexandre Duval (1798) [10]
  • Mathilde , drame en prose et en 5 actes, représentée pour la première fois, au Théâtre français de la République, le 9 messidor, An 7 (27 juin 1799)

Théâtre (comédien)Modifier

Carrière à la Comédie-FrançaiseModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ouvrage portant l'inscription : « chez l'auteur rue du Petit Carrouzel au magasin de porcelaine ». Une dame Boutet de Monvel, dite épouse de Jacques-Marie Boutet de Monvel, a tenu le magasin de porcelaine Le Petit Carrousel rue du Carrousel. Cité par Régine Plinval de Guillebon dans La porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, fabrication et commerce, Librairie Droz, 1985, p.141.
  2. Mayeur de Saint-Paul, François-Marie, Le désœuvré ou l'espion du Boulevard du Temple, Londres, , 114 p. (lire en ligne), pp. 66-67.

AnnexesModifier