8e régiment d'artillerie

8e régiment d’artillerie -
Groupement de recrutement et de sélection Nord-Est
Image illustrative de l’article 8e régiment d'artillerie
Insigne régimentaire du 8e régiment d’artillerie

Création 24 octobre 1784
Pays Drapeau de la France France
Type Groupement de recrutement et de sélection
Rôle Recrutement
Fait partie de Direction des ressources humaines de l'Armée de terre
Garnison Vandœuvre-lès-Nancy
Ancienne dénomination Régiment royal d'artillerie des Colonies
Surnom Régiment d'Austerlitz
Devise "Pour la France et de bon cœur"
Marche "Pour la France et de bon cœur"
Inscriptions
sur l’emblème
Austerlitz 1805 [1]
Friedland 1807
Sébastopol 1854-1855
Solférino 1859
Lorraine 1914
Verdun 1916
Soissonnais 1918
AFN 1956/1962
Anniversaire Sainte-Barbe
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes,une étoile de vermeil et une étoile d’argent.
Commandant historique Claude-Charles Aubry de La Boucharderie

Le 8e régiment d'artillerie est une unité de l’Armée de terre française créée en 1784.

En 2019, il devient le groupement de recrutement et de sélection Nord-Est - 8e régiment d'artillerie (GRS NE - 8e RA)[2].

Création et différentes dénominationsModifier

  •  
    Drapeau de Régiment Royal d'Artillerie des colonies
    Le 8e régiment d'artillerie est l'héritier direct du régiment du Corps royal de l'artillerie des Colonies créé le sous le règne de Louis XVI ;
  • Le il devient le 8e régiment d'artillerie, et passe à l'artillerie de terre le  ;
  • En 1794 il devient le 8e régiment d'artillerie à pied ;
  • Le il devient régiment d'artillerie à pied de Rennes ;
  • Le , il redevient le 8e régiment d'artillerie à pied ;
  • Le , le 8e régiment d'artillerie est transformé en 17e régiment d'artillerie à cheval ;
  • Le , il devient 8e régiment d'artillerie montée ;
  • Le , il redevient le 8e régiment d'artillerie ;
  • Le , il devient le 8e régiment d'artillerie de campagne ;
  • Le , régiment d'artillerie de marche 8/264 ;
  • Le , il redevient le 8e régiment d'artillerie de campagne ;
  • Le , il devient le 8e régiment d'artillerie divisionnaire ;
  • Dissous en juillet 1940 ;
  • Reconstitué le dans une structure à trois groupes ;
  • Le , le 8e régiment d'artillerie est réduit à un groupe ;
  • Le 8e régiment d'artillerie est reconstitué le  ;
  • De 1955 à 1963, il devient le 8e groupe d'artillerie, il est dissous le  ;
  • Le , il est recréé sous le nom de 8e régiment d'artillerie ;
  • Dissolution le  ;
  • Le , le drapeau du 8e RA est confié au groupement de recrutement et de sélection Nord-Est (GRS NE) de Vandœuvre-lès-Nancy [3] ;
  • En 2019, le GRS NE prend l’appellation de groupement de recrutement et de sélection Nord-Est - 8e régiment d’artillerie (GRS NE - 8e RA).

Chefs de corpsModifier

Révolution et EmpireModifier

(*) Officiers qui devinrent par la suite généraux de brigade.
(**) Officiers qui devinrent par la suite généraux de division.

RestaurationModifier

  • 1816 : Gauldrée-Boileau - Colonel
  • 1830 : de Berauville - Colonel
  • 1833 : Molin - Colonel
  • 1841 : de Mainville - Colonel
  • 1847 : Lyautey - Colonel
  • 1850 : Lherbette- Colonel

Second Empire à 1914Modifier

  • 1853 : de Vives -
  • 1854 : Voisin Gartempe - Colonel
  • 1856 : des Fadates de Saint-Georges - Colonel
  • 1858 : Pé de Arros - Colonel
  • 1866 : Picot de Lapeyrousse - Colonel
  • 1872 : de Miribel - Colonel
  • 1875 : de Contamine - Colonel
  • 1880 : Jaubert - Colonel
  • 1886 : Barjon - Colonel
  • 1887 : d'Aumale - Colonel
  • 1888 : Michon - Colonel
  • 1893 : Boucly - Colonel
  • 1896 : Pistor - Colonel
  • 1898 : d'Astier de la Vigerie - Colonel
  • 1905 : Desaleux - Colonel
  • 1907 : Berrot - Colonel
  • 1910 : Deprez - Colonel

Première Guerre mondialeModifier

  • 1914: Mauger - Colonel
  • 1915: Schneider - Lieutenant-colonel
  • 19/01/1916 - 17/01/1917 : Walch - Colonel
  • 1917: Kauffer - Chef d'escadron (du au 1er février)
  • 1917: Brosse - Lieutenant-colonel (du au )
  • 1917: Kauffer - Lieutenant-colonel (du au )
  • 1918 Holtzapffel - Lieutenant-colonel

De 1919 à 1940Modifier

  • 1919: Fondeur - Colonel
  • 1920: Hauser - Colonel
  • 1921: Bouquillon - Colonel
  • 1923: Séguinau de Préval - Colonel
  • 1927: Desrons - Colonel
  • 1928: Mathieu de Vienne - Colonel
  • 1931: Misseray - Colonel
  • 1933: Arnoult - - Colonel
  • 1935: Vauthier - Colonel
  • 1936: Drot - Colonel
  • 1940: Delmotte - Colonel (du au )

Après la 2e Guerre mondiale jusqu'en 1955Modifier

  • 1945: Bodinat - Lieutenant-colonel (jusqu'au )
  • 1945: Bègue - Colonel
  • 1946: Fonquernie - Colonel
  • 1948: Belorgey - Colonel
  • 1950: de Chergé - Colonel
  • 1952: Companyo - Colonel
  • 1954: Drapier - Lieutenant-colonel (du au )
  • 1954: Brunet - Colonel

Guerre d'Algérie : 1955-1962Modifier

Premier Groupe :

  • 1955 : de Valence de Minardière - Chef d'escadron (du 1er août au )
  • 1955 : Jost - Lieutenant-colonel
  • 1957 : Roux - Chef d'escadron
  • 1959 : Calvino - Chef d'escadron
  • 1961 : Pontfort - Lieutenant-colonel

Quatrième Groupe :

  • 1955 : Petitpas - Chef d'escadron
  • 1956 : Lecoubs - Chef d'escadron
  • 1958 : Dubreuil - Chef d'escadron
  • 1960 : Barthier - Chef d'escadron
  • 1962 : Heim - Chef d'escadron

De 1964 à 2013Modifier

  •  
    Étendard du 8 au cinquantenaire de la 7ème Brigade Blindée à Besançon.
    1964 : Poupet - Lieutenant-colonel
  • 1965 : Maître - Lieutenant-colonel
  • 1967 : Trotereau - Lieutenant-colonel
  • 1969 : Cassagne - Lieutenant-colonel
  • 1971 : Bouissac - Lieutenant-colonel
  • 1973 : Barbotin - Lieutenant-colonel
  • 1975 : Vaillant - Lieutenant-colonel
  • 1977 : Richard - Lieutenant-colonel
  • 1979 : Delbos - Lieutenant-colonel
  • 1981 : Menanteau - Colonel
  • 1983 : Crène - Colonel
  • 1985 : Corrigou - Colonel
  • 1987 : Burtschell - Colonel
  • 1990 : Bariller - Colonel
  • 1992 : Frère - Colonel
  • 1994 : Fournier - Colonel
  • 1996 : Courly - Colonel
  • 1998 : Ayasse - Colonel
  • 2000 : Delamarre - Colonel
  • 2002 : Razat - Colonel
  • 2004 : Plateaux - Colonel
  • 2006 : Ledanseur - Colonel
  • 2008 : Culot - Colonel
  • 2010 : Ferrando - Colonel
  • 2012 : Riche - Lieutenant-colonel

De 2015 à nos jourModifier

  • 2015-2017 : Colonel Philippe Jouve
  • 2017-2019 : Colonel Anne-Henry Budan de Russé
  • 2019- xxxx : Colonel Xavier Thiébaut

Historique des garnisons, combats et bataille du 8e RAModifier

Ancien RégimeModifier

Créé par l'ordonnance royale du , le Corps Royal de l'Artillerie des Colonies[4] est constitué le , en 5 brigades de 4 compagnies chacune. Formé à Douai, puis dépôt à Port-Louis, deux brigades (2e et 4e) sont stationnées à Lorient; une brigade est en Inde (1re), Saint-Domingue (5e), Martinique (3e).

Révolution et EmpireModifier

Le 8e Régiment d'Artillerie est créé le et passe à l'artillerie de terre le . Un bataillon est stationné à Rennes en plus des compagnies toujours stationnées dans les colonies.

Le 8e Régiment d'Artillerie à Pied est créé en 1794, avec la formation du 2e bataillon. Son dépôt après Rennes est successivement à: Douai (1794 à 1800); Boulogne (1800-1808); Douai (1808-1810); Anvers (1810-1811); Douai (1811-1814); Rennes (1814-1815); Rennes et La Rochelle en .

  • 1794 : Avec l'armée du Nord :
  • 1801 :
  • 1802 :
    • Saint-Dominique (4 cies); un détachement se maintient dans l'Est de l'île jusqu'en 1809.
  • 1802 - 1810 :
  • 1805 : Grande Armée :
    • participation à la bataille d'Austerlitz. L'artillerie du régiment occasionne de très lourdes pertes chez l'ennemi dans la mesure où ses canons brisent la glace du lac sur lequel il s'est réfugié. Cela lui vaut l'appellation, sur décision de l'empereur Napoléon Ier, de Régiment d'Austerlitz.
  • 1807
    • Le régiment se distingue en 1807 à Friedland où ses canonniers causent de grands ravages parmi les troupes russes. Au cours d'une inspection, le général Muller déclare alors « L'espèce d'hommes est superbe, le régiment est bien commandé, d'une brillante tenue et bien discipliné ».
  • 1808-1813 : guerre d'Espagne :
 
Insigne de béret de l'artillerie.

De 1815 à 1852Modifier

Le régiment d'artillerie à pied de Rennes est créé le . Il tient garnison à Rennes (1816-1819) puis Toulouse (1819-1820). Le , il redevient le 8e Régiment d'Artillerie à Pied, et tient garnison à Toulouse (1820-1825), puis Valence (1825-1829) avant d'être dissous à Toulouse le . Il réapparaît le sous l'appellation 8e Régiment d'Artillerie. Il tient garnison à Rennes (1830-1831), à La Fère (1831-1835), à Metz (1835-1840), à Toulouse (1840-1844), Besançon (1844-1849), Metz (1849-1850), La Fère (1850-1853) et Vincennes (1853-1854). Ses campagnes pendant cette période :

En 1849, la 16e batterie fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyée combattre la République romaine et participe au siège de Rome

Second Empire et guerre de 1870Modifier

Le , le 8e régiment d'artillerie est transformé en 17e régiment d'artillerie à cheval. Mais à la suite du décret du , le 8e Régiment d'Artillerie Montée est formé à Toulouse le . Il reprend rapidement le ronde des garnisons : Toulouse (1854-1857), Rennes (1857-1861), Douai (1861-1865), Metz (1865-1868), La Fère (1868-1870). Puis le rythme s'accélère : Vincennes le , Rennes le , Saint-Omer le , puis Saint-Omer et Aire-s-Lys le .

Ses campagnes pendant cette période :

De 1871 à 1914Modifier

Le nouveau 8e Régiment d'Artillerie est créé le . Il s'installe sur plusieurs garnisons. De 1872 à 1873, il est à Lille, Calais et Aire-sur-la-Lys. De 1873 à 1883, il est à Châlons-s-Marne, Toul, Longwy, Montmédy.

Le , il devient le 8e Régiment d'Artillerie de Campagne. De 1883 à 1887 son dépôt est à Châlons-sur-Marne, de 1887 à 1894 le régiment stationne à Nancy, Toul et Châlons. De 1894 à 1914, il est resserré sur Nancy et ressort sous le général Adrien Dubouays de la Bégassière.

Première Guerre mondialeModifier

Le régiment constitue l'appui feu de la 11e division d'infanterie (la division de fer), du 20e corps d'armée commandé par le général Foch.

Le 4e Groupe (10 et 11e Batteries à cheval) à la 2e division de cavalerie

Sa conduite exemplaire en Lorraine en 1914 et à Verdun en 1916 lui vaut deux citations à l'ordre de l'armée et l'attribution de la fourragère de la croix de guerre.

Il est articulé en 3 groupes d'active équipés du canon de 75 mm. Voici les lieux et les dates où il a fait campagne pendant cette guerre.

1914Modifier

  • Lorraine (E. Nancy, Vic-s-Seille) du 15 au ;
  • Morhange du 19 au ;
  • Grand Couronné (NO. Lunéville) du au ;
  • La Somme (Bray) du au ;
  • Artois (SO. Arras) d'octobre au ;
  • Flandres (N.Ypres) du au .

1915Modifier

  • Artois (N. Arras) du au ;
  • Champagne du 1er septembre au .

1916Modifier

  • Lorraine (E. Nancy) du au :
  • Verdun (rive gauche) du au ;
  • La Somme (NE. Bray) du 1er juin au , puis du au .

1917Modifier

  • Lorraine (NE. Nancy) du au ;
  • Chemin des Dames (N. Œuilly) du au ;
  • Woëvre (O. Flirey) du au .

1918Modifier

  • Verdun du au ;
  • Picardie (O. Amiens) en réserve du au ;
  • Le Matz (O. Ressons) du 6 au ,
  • à l'ouest de Soissons du au ;
  • au nord-est de Vic-sur-Aisne du 16 au ;
  • L'Ailette (Coucy) du 1 au ;
  • Flandres (Roulers) du 7 au ;
  • La Lys (Deinze) du 21 au ;
  • L'Escaut (N. Audenarde) du 3 au .

Entre-deux-guerresModifier

Avec le IIIe Groupe du 8e et deux autres groupes du 264e, il est constitué le Régiment d'Artillerie de Marche 8/264 à Mailly du au . Mais le , le 8e régiment d'artillerie de campagne est recréé. Il est à Nancy, Toul et Lunéville en 1919, puis Nancy et Toul en 1920. Puis le régiment part en occupation en Allemagne.

Le , le régiment devient le 8e régiment d'artillerie divisionnaire. Il stationne à Nancy de 1923 à 1940.

Ses campagnes pendant cette période :

  • 1925-1927 : Syrie (2e et 4e bies) d' à ; Damas; Djebel Druze de mars à . Ces deux batteries passent au 19e à leur retour en .

Seconde Guerre mondialeModifier

Campagne 1939-1940 :
Appartient à la 11e division d'Infanterie

  • 1939 : Front de Lorraine (O. Sarreguemines) du au ; Opérations sur la Blies, forêt de la Warndt du au ; Delme du 1er décembre au .
  • 1940 : Sarre (E.Saint-Avold) du au ; Front de l'Aisne (E. Compiègne) du au ; Crépy-en-Valois du 11 au ; Retraite du Centre: canal de l'Ourq (O. Meaux) le ; La Seine (Fontainebleau) les 14 et ; La Loire (Châteauneuf) du 16 au ; Salbris le ; L'Indre le , Nontron le .

Il est dissous à Clermont-Ferrand en .

Reconstitué le dans une structure à trois groupes, il est à Saint-Mihiel en . Quelques éléments participent à la fin de la campagne de mai en Allemagne: le 1er Groupe à Offenbourg; le 2e groupe à Rastadt puis à Emmendingen le ; de juillet à octobre le 3e groupe et l'état-major du I/8 sont à Offenbourg et Kehl. Le , le 2e groupe fait mouvement sur Strasbourg.

De 1945 à 2013Modifier

  • Le , le 8eRA est réduit à un Groupe, le 1/8e RA. En , il est à Lambach, Drachenbronn, Langensoultzbach. Le , il est au quartier Drouot à Nancy.
  • Le 8e RA est reconstitué le en une batterie de commandement et 4 groupes. Du 1er avril au 1er octobre il est ainsi réparti : la batterie de commandement et le IV/8e à Nancy; le I/8e à Haguenau; le II/8e à La Fère; le III/8e à Moulins-lès-Metz, caserne Serret. Puis du à 1955, seul le II/8e change de garnison en s'installant à Verdun.

Il participera ensuite aux opérations en Afrique du Nord. Il sera en Algérie de 1955 à 1963, dans l'Est constantinois, au sein de la 2e DIM. Le Ier Groupe sera ainsi déployé : Akbou (au sud-ouest de Bougie)du au ; Guelma, Duvivier (au sud de Bône) du au mois de . Il participe au Barrage sur la frontière tunisienne à Sakiet (à l'est de Souk Ahras) de à . Il est à Blandan (est de Bône) du au . Le IVe Groupe est en Grande-Kabylie (au nord-est de Tizi-Ouzou) du au . Puis il est à Randon, Combes (sud-est de Bône) du au . Il participe au Barrage sur la frontière tunisienne, au sud-est de Souk Ahras : Gambetta, Ouenza du à ; Souk Ahras, Aïn Zana de à . C'est à Blandan (est de Bône) où il s'installe du au , qu'il est transformé en 8e Groupe d'Artillerie le . Il est à Bône-les-Salines du au . À son retour en métropole, le 8e Groupe d'Artillerie est dissous le à Sissonne.

  • Le 8e régiment d'artillerie est recréé le à Commercy.
  • 1991 : participation à la guerre du Golfe. Une section de mini-avions de reconnaissance tactique sans pilote (MART), en cours d'expérimentation au régiment, est mise sur pied dans les quelques jours qui précèdent l'action terrestre puis est acheminée sur le théâtre d'opération. La mission dure du au . Le régiment ayant été fortement sollicité pour fournir son personnel engagé à d'autres unités de la division (la 10e Division Blindée), il est fait appel à du personnel en provenance du 403e régiment d'artillerie de Chaumont. C'est pendant cette opération qu'est conforté le besoin en drone lent pour acquérir en temps réel le renseignement par images. Les enseignements tirés du succès de cette expérience orienteront le choix vers les drones Crécerelle qui doteront par la suite le 6e Groupe du 7e régiment d'artillerie, puis le 7e régiment d'artillerie jusqu'à sa transformation en 61e régiment d'artillerie.

Missions de paix et d'interposition sous l'égide de l'ONU en 1995 au Liban. Le régiment professionnalise en la 4e batterie qui sera suivie de la BCL, de la 1re Batterie puis du reste du régiment. Ensuite missions sous l'égide de l'OTAN en Bosnie ex-Yougoslavie) 1997, etc.

Il est au Kosovo en 1999, 2001, 2003, 2005..., en RCI (république de Côte d'Ivoire) à plusieurs reprises mais aussi au Tchad, en RCA (République de Centrafrique), à Djibouti, Au Liban avec ses AU F1, en Afghanistan... Il sert aussi dans les territoires d'outre mer (Guyane, Réunion, Martinique, Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Mayotte ainsi que sur les îles éparses)

Le régiment est dissous en 2013 après 229 ans de bon et loyaux services.

Depuis 2017Modifier

Le , le général de brigade Delion, père de l'arme de l'artillerie, remet le drapeau du 8e régiment d'artillerie au groupement de recrutement et de sélection Nord-Est (GRS NE)[5].

Il est de nouveau stationné à Vandœuvre-lès-Nancy au quartier Drouot. En 2019, il prend appellation de groupement de recrutement et de sélection Nord-Est - 8e régiment d'artillerie[2].

Faits d'armes portés sur l'étendard du régimentModifier

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes [6]:

 
Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée et l'attribution de la fourragère au couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (10/08/1918).

DeviseModifier

« Alter post fulmina terror » (« l'autre terreur après la foudre »)

ChantModifier

"Pour la France et de bon cœur"

1er couplet :

  • Pour la France et de bon cœur
  • Avec panache et sans peur
  • Nous saurons nous montrer dignes
  • Du soleil de notre insigne.
  • Le canon de Gribeauval
  • De l'artillerie à cheval
  • Servi par de fiers Grognards
  • Fit nos premières victoires.

Refrain

  • Pour la France et de bon cœur
  • Combattront les artilleurs
  • Du régiment d'Austerlitz
  • Valeureux enfants du 8.

2e couplet :

  • Pour la France et de bon cœur
  • Pour la gloire et pour l'honneur
  • Nous servirons nos canons
  • Pour tirer à l'unisson.
  • De Nancy à Commercy
  • Ils vaincront pour la Patrie
  • Et la gloire de l'étendard
  • Éternelle en leur mémoire.

Insigne du 8e régiment d’artillerieModifier

HéraldiqueModifier

Anneau d'argent portant en chef l'inscription « Austerlitz ». Un soleil d'or broche le tout. histoire-collection.com

Personnalités célèbres ayant servi au 8e RAModifier

Le régiment avant sa dissolution en 2013Modifier

MissionsModifier

Régiment d'artillerie de la 7e brigade blindée, le 8e RA est chargé de l’appui feu des unités en cours d'action. Il doit pouvoir être engagé dans des actions très diverses allant de l'engagement total et massif contre un ennemi blindé et mécanisé en Centre Europe, à l'envoi de modules artillerie sur des théâtres d'opérations extérieures ou à des actions humanitaires et de maintien de la paix dans le monde.

CompositionModifier

  • 4 batteries de tir.
  • 1 batterie de commandement et de logistique.
  • 1 batterie d'administration et de soutien.
  • 1 batterie de réservistes (B5).
  • 1 batterie de renseignement.

MatérielsModifier

  • Canons de 155 mm AUF1
  • Mortiers de 120 mm
  • Canons AA de 20 mm
  • AMX-10P (VOA) véhicules d'observation de l'artillerie
  • VAB équipés de matériels spécifiques, pour les besoins topographiques (VIT) et pour la transmission de données (ATLAS)
  • Peugeot P4
  • TRM 2000
  • TRM 10000
    Camions citerne
    .

Notes et référencesModifier

  1. Le 8e RA est le seul régiment d'artillerie à porter l'inscription AUSTERLITZ 1805. inscription
  2. a et b « De l’importance du patrimoine », sur le site de l'Armée de terre, le 1er juillet 2019.
  3. « Les emblèmes de dix unités dissoutes attribués à des organismes de formation », sur lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr (consulté le 1er juillet 2017)
  4. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion - 1997
  5. « Les emblèmes de dix unités dissoutes attribués à des organismes de formation », sur lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr (consulté le 12 novembre 2017)
  6. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  7. « Cariou Jacques », sur culture.gouv.fr, base Léonore, dossier LH/427/76, notice L0427076, p. 8 (consulté le 12 février 2018).

Sources et bibliographieModifier

  • Campagne 1914-1918. Historique du 8e régiment d'artillerie, Paris, Chapelot, 63 p., disponible sur Gallica.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier