Chenevières

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Chenevières
Chenevières
Mairie de Chenevières
Blason de Chenevières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
Maire
Mandat
Marie-Josèphe Georges
2020-2026
Code postal 54122
Code commune 54125
Démographie
Gentilé Chenevièrois, Chenevièroises
Population
municipale
490 hab. (2019 en diminution de 0,61 % par rapport à 2013)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 10″ nord, 6° 37′ 54″ est
Altitude Min. 242 m
Max. 284 m
Superficie 4,54 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Baccarat
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Chenevières

Chenevières est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

La commune de Chenevières est un village proche de Lunéville situé à 15 km. Elle est à 13 km de distance de Baccarat et à 47 km au sud-est de Nancy.

La localité est située entre la rivière de la Meurthe et l'axe de communication RN59 devenue voie expresse depuis 2010.

La commune est desservie par la ligne ferroviaire ligne de Lunéville à Saint-Dié en gare de Chenevières.

Le territoire de la commune est limitrophe de 3 autres communes.

Communes limitrophes de Chenevières
Saint-Clément
  Flin
Vathiménil

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Chenevières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (43,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (26,4 %), forêts (17,1 %), prairies (10,8 %), zones urbanisées (8,8 %), terres arables (1,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

ToponymieModifier

Canaverœ (905) ; Bannum de Chenevieres (1130) ; De Chenaveres (1150) ; de Cheneveris (1188) ; Cheneveres (1309) ; Chenevière (1371) ; Chenevieres (1509) ; cannabarive (1675)[8].

HistoireModifier

Chenevières est un village de l'ancien évêché de Metz qui dépend en 1756 de la châtellerie de Moyen puis en 1790 du canton d'Azerailles[9].

Avant de faire partie de la province des Trois-évêchés, ce village du duché de Lorraine forme avec Saint-Clément et Laronxe ce que l'on appelle alors le ban de Saint-Clément. Il est assez ancien car cité, dès 1157, dans un titre de l'abbaye de Beaupré[9].

En 1309, un seigneur de Blâmont y fait ses reprises et, en 1342, ses habitants se mettent sous la protection de la seigneurie de Saint-Paul de Metz. Le domaine de Chenevières est sans doute la propriété, en même temps, de plusieurs seigneurs[9].

En 1593, un contrat d'échange est fait à Nancy, entre Charles, Cardinal de Lorraine, évêque de Metz et le duc Charles III de Lorraine tout en laissant le village sous la protection du roi[9].

Saint-Clément mène, en 1754, un procès contre la communauté de Chenevières au sujet de la vaine pâture[10].

Chenevières est érigé en surccusale en 1802[11].

Durant la première guerre mondiale, les troupes se retirent à Chenevières pour se reposer et se soigner dans les baraquements Adrian d'une centaine de lits chacun[12]. Le , le super-zeppelin allemand “L-44”, de retour d'un raid en Angleterre, est abattu par une section de DCA au-dessus de Chenevières[13].

Pendant la seconde guerre mondiale, des pistes d'atterrissage sont construites sur son territoire en 1939-1940[14]. Le , un train allemand de munitions est attaqué par l'aviation alliée détruisant la gare et les habitations environnantes[15]. Dans la nuit du 13 au 14 septembre, les allemands font sauter l'usine de Chenevières avec son dépôt de munitions[16]. Les troupes du Général Leclerc libèrent Saint-Clément et les villages voisins le [15].

Une base aérienne de l'United States Air Forces in Europe est construite sur le territoire de la commune dans les années 1950. Elle a servi de terrain de dispersion jusqu'au milieu des années 1960. Renommée quartier Lasalle après le départ des Américains, le 3e régiment de cuirassiers y était stationné de 1968 à 1998. La base de Lunéville-Chenevières est aujourd'hui utilisée par le 53e régiment de transmissions et par le Polygone de Guerre Électronique[17].

IndustrieModifier

En 1906, construction et mise en service de la Papeterie de la Meurthe, Usine du Groupe des Papeteries Navarre[16]. Elle se spécialise dans la fabrication des papiers minces de toute qualité et utilise pour cela des chiffons, du phormium et des déchets de filature en plus de la pâte de cellulose[18]. Elle fonctionne jusqu'à sa réquisition en 1942 et sera détruite en 1944 par les allemands[16].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Roger Berogin    
mars 2008 En cours
(au 25 mai 2020)
Marie-Josèphe Georges[19],[20]
Réélue pour le mandat 2020-2026
  Agricultrice sur moyenne exploitation

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2019, la commune comptait 490 habitants[Note 3], en diminution de 0,61 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275255294327345373378386387
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
390395405402407417394344343
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
348457570534502508439386367
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
342427371451490496445493493
2019 - - - - - - - -
490--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

La monographie communale de 1888 met l'accent uniquement sur l'agriculture. Avec un sol caillouteux, une terre blanche et légère, ils exploitent essentiellement le blé puis du seigle, de l'avoine et des pommes de terre et font de l'élevage de bêtes à cornes avec de rares prairies artificielles. A la même époque, la commune possède un moulin à grain, un moulin à émail et une féculerie[25].

En 2021, Chenevières compte environ 30 entreprises[26], dont les plus importantes concernent la culture et l'élevage, le bois, l'exploitation de biens immobiliers, le transport routier et le commerce[27].

La féculerie est devenue une scierie spécialisée dans la fabrication des charpentes[28].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

  • Moulin à émail, actuellement maison à Chenevières, reconstruit au XIXe siècle dont la poudre d'émail est destinée au revêtement des assiettes de la faïencerie de Saint-Clément, inscrit à l'inventaire général des monuments historiques[29].
  • Monuments aux morts (1927), en granit gris bleu des Vosges[30].

Patrimoine religieuxModifier

  • Église de l'Assomption : tour massive à étages, nef XVIIIe siècle[31].

Patrimoine environnementalModifier

  • Vallée de la Meurthe de La Voivre à Saint-Clément et tourbière de la Basse Saint-Jean, site Natura 2000 déclaré zone spéciale de conservation par arrêté du [32].

Patrimoine militaireModifier

Patrimoine industrielModifier

  • Féculerie François : conservée intégralement dans son état depuis sa fermeture en 1958, la féculerie François est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 novembre 2013[33]. Devenue scierie, elle est la propriété d’Étienne François[34].
  • La Filature, papeterie construite en 1906, détruite par les allemands en 1944.

Équipements et loisirs sportifsModifier

Le Circuit de Chenevières, circuit automobile long de 3,5 km sur 15 à 10 mètres de large, sert à la formation des chauffeurs poids lourds et organise aussi de nombreuses journées de roulage en automobile et à moto.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'or au chanvre de sinople issant de la pointe, accompagné en chef de deux meules de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias D'or au chanvre de sinople issant de la pointe, accompagné en chef de deux meules de gueules.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Loubette, Fabrice (2008). Les forces aériennes de l'OTAN en Lorraine, 1952-1967. Metz, France : Serpenoise, Partie II, Chapitre 9, Chenevières et les bases de dispersion. (ISBN 978-2-87692-763-6).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, 1862, p. 32, en ligne sur gallica.bnf.fr
  9. a b c et d Henri Lepage, Le département de la Meurthe, Vol 2, 1843, p. 116-117, en ligne sur gallica.bnf.fr
  10. Henri Lepage, Archives communales et hospitalières de la Meurthe, 1858, p. 223, en ligne sur gallica.bnf.fr
  11. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, Vol 1, 1853, p. 235, en ligne sur gallica.bnf.fr
  12. Baraquements Adrian à Chenevières en1916, en ligne sur https://ernestvidal.blogspot.com
  13. Le zeppelin L-44 abattu par la DCA, en ligne sur gallica.bnf.fr
  14. Anciens aérodromes de Chenevières, en lire sur www.anciens-aerodromes.com
  15. a et b Libération de Chenevières, à lire sur www.histoire-lorraine.fr
  16. a b et c Usine de Cheneviéres
  17. Base aérienne américaine 1955-1964, en ligne sur www.france-air-otan.net
  18. L'industrie dans la vallée de la Meurthe, Annales de géographie, 1931, en ligne sur www.blamont.info
  19. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  20. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Monographie communale de Chenevières, 1888, p 6, à lire sur https://galeries.limedia.fr/ark:/31124/dtqr8xqqdbsvppgt/p6
  26. Evolution du nombre d'entreprise à Chenevières, en ligne sur entreprises.lefigaro.fr
  27. Entreprises à Chenevières, en ligne sur fr.kompass.com
  28. Scierie au lieu-dit La Féculerie, en ligne sur Scierie au lieu-dit La Féculerie, en ligne sur www.scieriefrancois.com
  29. « Moulin à émail, actuellement maison », notice no IA54000933, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Monument au morts et sa description complète sur monumentsmorts.univ-lille.fr
  31. Eglise de l'Assomption à Chenevières, sur www.patrimoine-religieux.fr
  32. Natura 2000, en ligne sur npn.mnhn.fr/site/natura2000.
  33. « Ancienne féculerie », notice no PA54000079, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Scierie François, en ligne sur www.scieriefrancois.com.