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Jean-Claude Malgoire

musicien et chef d'orchestre français
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Jean-Claude Malgoire
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Claude Malgoire en 2015.
Naissance
Avignon Drapeau de la France France
Décès (à 77 ans)
Paris 14e Drapeau de la France France
Activité principale Hautboïste, chef d'orchestre, musicologue, pédagogue
Style Période baroque, musique contemporaine
Opéra, musique de chambre, musique symphonique
Formation Conservatoire d'Avignon,
Conservatoire de Paris
Conjoint Renée Malgoire
Descendants Florence Malgoire
Récompenses Victoires de la musique classique 1993
(pour Montezuma de Vivaldi)
Victoires de la musique classique 2003
Distinctions honorifiques Officier des Arts et Lettres

Scènes principales

Jean-Claude Malgoire, né le à Avignon et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un hautboïste, musicologue et chef d'orchestre français.

Sommaire

BiographieModifier

Né d'un père magasinier et d'une mère d'origine italienne[1], Jean-Claude Malgoire commence ses études musicales au conservatoire d'Avignon[2]. À 16 ans, il monte à Paris où, en 1957, « sans famille et sans le sou »[3], il est admis au Conservatoire de Paris où, à vingt ans[4], il obtient un premier prix de hautbois et de musique de chambre[2]. Il entame alors une carrière d'instrumentiste.

À l'issue de son service militaire, il intègre l'orchestre de la Société des concerts du Conservatoire[2]. En 1966, il fonde avec un groupe d'amis Le Florilegium musicum de Paris[5] avec qui il enregistre quelques disques pour CBS Classique (Musique pour les instruments anciens [Musique instrumentale des XVe & XVIe siècles], Musique pour le Camp du Drap d'Or…), puis La Grande Écurie et la Chambre du Roy, un des premiers ensembles de musique spécialisé dans l'interprétation du répertoire baroque sur instruments d'époque en France[6].

En 1967, il rejoint le tout nouvel Orchestre de Paris dirigé par Charles Munch qui le nomme alors cor anglais solo, une place qu'il occupe durant sept ans[2] aux côtés des hautboïstes Maurice Bourgue et Jacques Chambon. L'année suivante, il reçoit ex-æquo le deuxième prix du concours international d'exécution musicale de Genève, le premier prix n'étant pas attribué[2].

En 1970, ce musicien curieux, éclectique et également passionné de musique contemporaine[7] joue la création française de Sequentia VII de Luciano Berio et, en 1972, devient soliste de l'Ensemble 2e2m[8]. En plus de son activité de chef d'orchestre avec La Grande Écurie et La Chambre du Roy, il joue dans de grands orchestres symphoniques sous la direction, entre autres, de Seiji Ozawa et de Herbert von Karajan[9].

À partir de 1975, il enregistre de nombreux opéras dont de nombreuses premières mondiales (Rinaldo de Haendel ; Alceste de Lully...) exclusivement sur instruments anciens. De cette pratique, il a fait la connaissance dès 1965 dans la Société de musique d'autrefois, fondée en 1925 par la musicologue et directrice du musée d'instruments du Conservatoire de Paris Geneviève Thibault, comtesse de Chambure (1902-1975), qui assurait la mise à disposition d'« instruments authentiques », de traités musicaux et de partitions anciennes[10]. En 1981, ce pédagogue reconnu devient directeur artistique de l'Atelier lyrique de Tourcoing lors de sa fondation et y développe une approche singulière et novatrice, une scène originale « d'art et d'essai »[7] où il propose un répertoire diversifié[11].

En 1993, il reçoit une Victoire de la musique pour son Montezuma de Vivaldi[12] et, en 2003, une Victoire d’honneur pour sa trilogie Mozart-Da Ponte de 1994[13].

Sa fille Florence Malgoire, née de son union avec Renée, son épouse[4] et collaboratrice[14], poursuit la tradition familiale en tant que professeur de violon baroque au conservatoire de musique de Genève.

Le 19 juin 2016, il célèbre le 50e anniversaire de son orchestre La Grande Écurie et la Chambre du Roy en interprétant le Te Deum de Lully et le Requiem de Campra à la Chapelle royale du château de Versailles, avec la maîtrise de garçons des Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly dirigée par François Polgár[15],[16].

Au cours de sa carrière, Jean-Claude Malgoire s'est produit lors de plus de 7 000 concerts sur les 5 continents et on dénombre plus de 150 enregistrements à son actif[1].

Il meurt le , à 77 ans, des suites d'une complication post-opératoire à l'Institut mutualiste Montsouris de Paris[17].

DécorationModifier

DiscographieModifier

  • CD
    • Bach, L'Art de la fugue, K617
    • Bach, La Passion selon Saint-Matthieu, Calliope
    • Bizet, L'Arlésienne, Valois/Auvidis
    • Campra, Requiem - Miserere, Virgin
    • Gossec, Missa pro Defunctis, K617
    • Gluck, Orfeo ed Euridice, Astrée Auvidis
    • Haendel, Serse, Sony
    • Haendel, Rinaldo, Sony
    • Haendel, Le Messie, Naïve
    • Haendel, Agrippina, Dynamic
    • Haendel, Orlando, K617
    • Lully, Alceste, Astrée Auvidis
    • Monteverdi, L'Orfeo, Dynamic
    • Mozart, La trilogie Mozart/Da Ponte, Naïve
    • Mozart, Petite musique de nuit, K617
    • Mozart, Requiem version Rio, K617
    • Neukomm, Requiem à la mémoire de Louis XVI, K617
    • Neukomm, Missa Solemnis pro die acclamationis Johannis VI, K617
    • Rameau, Les Paladins, Verany
    • Rameau, Platée, Calliope
    • Salieri, Falstaff, Dynamic
    • Vivaldi, Catone in Utica, Dynamic
    • Vivaldi, Musique religieuse, Beatus vir, Gloria, CBS
    • Vivaldi, Montezuma, Audivis
    • Vivaldi, Vêpres pour la Nativité de la Vierge, Naïve
    • Divers compositeurs, Le tourdion, K617
    • Franck, Symphonie en ré mineur (cor anglais solo ; Orchestre de Paris : Herbert von Karajan), EMI
  • DVD
    • Haendel, Agrippina, Dynamic
    • Monteverdi, L'Orfeo, Dynamic

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean Talabot/AFP, « Mort du chef d'orchestre Jean-Claude Malgoire, maître du baroque », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  2. a, b, c, d et e « Malgoire (Jean-Claude) », dans Dictionnaire des Musiciens : les Interprètes, Paris, Encyclopaedia Universalis, coll. « Les Dictionnaires d'Universalis », (ISBN 9782852295582), p. 848 et ss.
  3. « Jean-Claude Malgoire, excavateur de musique ancienne », RTBF Culture,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Renaud Donnedieu de Vabres» Blog Archive » Remise des insignes d’Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres à Jean-Calude Malgoire », sur www.rddv.fr (consulté le 14 avril 2018)
  5. Discographie de Florilegium Musicum de Paris sur Discogs
  6. (en) Michael Kennedy, Tim Rutherford-Johnson et Joyce Kennedy, The Oxford Dictionary of Music, OUP Oxford, (ISBN 9780199578542, lire en ligne), p. 526.
  7. a et b Aliette de Laleu, « Jean-Claude Malgoire, roy de la musique, est mort », sur francemusique.fr, (consulté le 14 avril 2018).
  8. Encyclopaedia universalis France, Universalia : les événements, les hommes, les problèmes en 2006, Encyclopaedia Universalis France, (lire en ligne), p. 395.
  9. Virginie Schaefer-Kasriel, Jean-Claude Malgoire: 50 ans de musiques et d'aventure, Symétrie, (ISBN 9782914373180, lire en ligne), p. 54.
  10. Olivier Baumont et Centre de musique baroque de Versailles, La musique à Versailles, Actes Sud, (ISBN 9782742769728, lire en ligne), p. 394
  11. Anne Bongrain, Marc-Mathieu Münch, Patrick Barbier et Marie-Hélène Coudroy-Saghaï, Berlioz, encore et pour toujours : actes du cycle Hector Berlioz, Arras 2015, BoD - Books on Demand, (ISBN 9782810628605, lire en ligne), p. 212.
  12. Virginie Schaefer-Kasriel, Jean-Claude Malgoire: 50 ans de musiques et d'aventure, Symétrie, (ISBN 9782914373180, lire en ligne), p. 188.
  13. Jean-Marc Petit, « Jean-Claude Malgoire, «passeur» de musiques, est mort », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  14. « Renée et Jean-Claude Malgoire, chef d'orchestre », France Musique,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « BaroquiadeS -- Lully : Te Deum - Campra : Requiem », sur www.baroquiades.com (consulté le 14 avril 2018).
  16. « Lully : Te Deum, concert à la Chapelle Royale du Château de Versailles », sur www.chateauversailles-spectacles.fr (consulté le 14 avril 2018).
  17. Renaud Machart, « Jean-Claude Malgoire, hautboïste et chef d'orchestre, est mort », sur lemonde.fr, (consulté le 14 avril 2018).
  18. « Nominations dans l'ordre des Arts et des Lettres de janvier 2005 », sur culture.gouv.fr.

AnnexesModifier