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Ouigo
logo de Ouigo
Logo de Ouigo.
illustration de Ouigo

Création 2013
Slogan Let's Go !
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Direction Stéphane Rapebach
Actionnaires Société nationale des chemins de fer françaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Train à grande vitesse
Société mère SNCF Mobilités[1]
Site web ouigo.com

Ouigo est le nom de l'offre de TGV à bas coûts lancée par la SNCF le .

Cette offre répond à une segmentation du marché, avec une tarification se rapprochant de celles de l'autocar et du covoiturage[2], ainsi que du niveau de service de l'avion (en particulier à bas coûts), avec des délais de présence obligatoire avant le départ et des services optionnels payants (tels que les prises électriques).

Sommaire

HistoireModifier

Lancement et fonctionnementModifier

 
Contrôle des billets avant l'embarquement, à la gare d'Avignon TGV.

Lancée le sur les liaisons entre Marne-la-Vallée et Marseille ou Montpellier (via Lyon-Saint-Exupéry), l'offre Ouigo, inspirée des compagnies aériennes low cost, est présentée dans un contexte de crise économique, qui avait conduit à une baisse de la fréquentation et de la rentabilité des TGV classiques en 2012[3]. Les billets ne sont disponibles qu'en ligne sur les sites de Ouigo (ainsi que le principal site commercial de la SNCF, oui.sncf) et de Trainline.

Comme dans les compagnies aériennes low cost, le transport d'un bagage supplémentaire est payant au-delà d'une valise et d'un sac par passager (en outre, la taille maximale d'un bagage doit être de 55 × 35 × 25 cm, afin de pouvoir être mis sous le siège[4]). De même, les titres de transports (imprimables 4 jours avant le départ) sont contrôlés avant la montée dans le train. Cela implique pour les clients de devoir se présenter trente minutes avant le départ du train. L'utilisation de l'outil de production est maximisée : les trains circulent en moyenne 13 heures par jour, soit le double des TGV classiques, et sont entretenus uniquement la nuit. Les trains offrent 20 % de places en plus en supprimant la première classe et la voiture-bar, et en utilisant un type de sièges moins larges. Ainsi, le coût de production d'une place dans un TGV Ouigo est 50 % moins élevé que celui d'une place dans un TGV classique[5].

Contrairement à iDTGV (dissoute fin 2017), Ouigo n'est pas une filiale indépendante, mais constitue un service spécifique au sein de la maison mère SNCF, plus précisément la branche Voyages SNCF[6]. Pour les cheminots travaillant pour la marque Ouigo, des conditions de travail spécifiques ont toutefois été négociées[7], sans pour autant modifier leur statut (il n'y a d'ailleurs aucune particularité concernant les conducteurs, si ce n'est qu'ils s'occupent du dégarage des rames et de les amener au nettoyage, contrairement à leurs collègues dans la majorité des cas)[8].

Extensions du réseauModifier

Des liaisons supplémentaires sont créées le  : de Tourcoing (dans la métropole de Lille) à Lyon-Perrache, Nantes et Rennes, avec des arrêts dans des gares intermédiaires du parcours[9].

La SNCF lance une liaison vers Strasbourg le , ainsi qu'une autre vers Bordeaux à la même date, le tout à partir de Roissy, Marne-la-Vallée et Massy[10].

En outre, le service Ouigo est également disponible au départ ou à destination des gares principales de Paris, pour attirer une clientèle supplémentaire[11]. C'est déjà le cas de Paris-Montparnasse-Vaugirard, depuis le [12] (puis les halls 1 et 2 de Paris-Montparnasse au lieu de Vaugirard, depuis [13]). Paris-Est est à son tour desservie à partir du  ; depuis cette dernière, les trains atteignent, outre Strasbourg (initialement desservie depuis Roissy[14]), Metz, Nancy et Colmar[15]. Depuis le de la même année, le service utilise aussi Paris-Gare-de-Lyon (en ajoutant la destination de Nice) et, par ailleurs, Lille-Flandres (en plus de Tourcoing)[16].

Enfin, une relation Paris-Montparnasse – Toulouse sera mise en place le [17].

À partir de , Paris-Gare-de-Lyon sera également le point de départ d'allers-retours vers les deux gares de Nîmes-Centre et Nîmes - Pont du Gard, ainsi que les deux gares de Montpellier-Saint-Roch et Montpellier-Sud-de-France[18].

Gares desserviesModifier

 
Rame en gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.

Les trains desservent principalement les gares de Marne-la-Vallée-Chessy, Aéroport Charles-de-Gaulle TGV, Massy TGV, Paris-Montparnasse, Paris-Est, Paris-Gare-de-Lyon, Lyon-Saint-Exupéry, Marseille-Saint-Charles, Nice, Montpellier-Saint-Roch, Lille-Flandres, Rennes, Nantes, Bordeaux-Saint-Jean, Metz, Nancy et Strasbourg. Les autres gares, dont les arrêts intermédiaires pouvant être effectués, sont également visibles dans le schéma ci-dessous.

Matériel roulantModifier

 
Intérieur d'une rame, au niveau inférieur.

Le matériel affecté à l'offre Ouigo est constitué de rames TGV à deux niveaux dédiées (dont le nombre devrait atteindre 35 vers 2020[11]), constituées de motrices de la génération Dasye, et de voitures de la première génération des TGV Duplex aménagées pour pouvoir transporter 20 % de passagers en plus[19] (une rame Ouigo en unité simple peut en effet contenir 634 passagers, contre 510 sur une rame standard). Ce gain en capacité est rendu possible par moins d'espace pour les bagages, l'absence de première classe et de voiture-bar, et par l'utilisation d'un autre type de sièges[19],[20]. Ces rames disposent d'une livrée spécifique dans les couleurs bleu ciel et rose. Les rames Ouigo, sur les rails pendant douze heures par jour, sont entretenues dans les technicentres SNCF de Lyon-Gerland[21], de Marseille, de Châtillon, du Landy (Saint-Denis)[réf. souhaitée] et de Tourcoing[22].

RésultatsModifier

Au début de 2017, les trains Ouigo sont remplis en moyenne à 88 %, soit vingt points de plus que les TGV classiques[5].

Années 2013 2014 2015 2016
Taux de remplissage 60 % 85 % 90 % 85 %

Entre et , deux millions et demi de personnes ont voyagé dans un train Ouigo[23] (la barre des deux millions de billets vendus a été atteinte en [24]).

Début , la direction indique que le seuil de rentabilité est atteint, et que trois millions et demi de passagers ont déjà été transportés[25].

Pour 2016, la SNCF annonce avoir transporté 5,1 millions de passagers[26]. L'offre représente désormais 5 % du trafic des TGV, dont 15 % sur la ligne Marseille – Paris[27]. De plus, sa direction indique que 40 % des passagers n'auraient pas voyagé si Ouigo n'avait pas existé[28]. Selon les prévisions de la SNCF, la barre des 7 millions devrait être franchie en 2017 grâce aux nouvelles dessertes de Bordeaux et Strasbourg[5].

L'objectif de la SNCF est que la part de Ouigo dans le trafic des TGV atteigne 25 %, représentant 25 millions de passagers, à l'horizon 2020[11].

Notes et référencesModifier

  1. « Informations légales et conditions générales d'utilisation du site », sur ouigo.com (consulté le 24 mars 2019).
  2. Camille Kaelblen, « Ouigo, Ouibus, Blablacar : comment voyager à moindre frais ? », sur rtl.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  3. Aubin Busalb et Nathalie Arensonas, « La SNCF lance son TGV anti-crise », sur mobilicites.com, (consulté le 23 mars 2019).
  4. Even Vallerie, « SNCF. Comment les TGV Ouigo réussissent à casser les prix », sur ouest-france.fr, (consulté le 6 septembre 2015).
  5. a b et c Lionel Steinmann, « La SNCF va quintupler son offre de TGV low cost », lesechos.fr, (consulté le ).
  6. Lionel Steinmann, « Avec Ouigo, comment la SNCF a fait du low cost sans susciter de mouvements des cheminots. », lesechos.fr, (consulté le ).
  7. Stéphane Lauer, « Avec Ouigo, la SNCF arrête de mener grand train », sur lemonde.fr, (consulté le 21 janvier 2016).
  8. Par AFP, « TGV Ouigo, une organisation du travail aux coûts resserrés », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  9. « Tourcoing: La gare de Tourcoing s’apprête à accueillir les Ouigo », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  10. « Ouigo ouvre ses ventes été et lance Bordeaux et Strasbourg », sur tourmag.com, (consulté le 23 mars 2019).
  11. a b et c Florence Guernalec, « Ouigo, l'arme fatale de la SNCF pour se donner de l'air », sur mobilicites.com, 22 – 28 mars 2017 (consulté le 23 mars 2019).
  12. Clémentine Maligorne, « SNCF : ce qui attend les usagers du rail cette année : Les TGV Ouigo vont doubler », sur lefigaro.fr, 2 – 4 janvier 2018 (consulté le 23 mars 2019).
  13. Rail Passion no 255 (), Brèves : M.C., « Ouigo rejoint Montparnasse » (p. 11).
  14. Céline Rousseau, « SNCF : Strasbourg - Paris (Gare de l'Est) en Ouigo possible dès cet été », sur francebleu.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  15. Le Figaro.fr avec AFP, « SNCF: une nouvelle gare à Montpellier et Ouigo à la Gare de l'Est dès samedi », sur lefigaro.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  16. Jean-Baptiste Duval, « TGV Ouigo: la carte des nouvelles destinations "soleil" au départ de Paris (en plus des autres) », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  17. Gilles-R. Souillés, « À défaut de grande vitesse, la SNCF veut gagner du temps sur les petits prix », sur ladepeche.fr, (consulté le 23 mars 2019).
  18. « Le TGV Ouigo desservira Nîmes et Montpellier depuis la gare de Lyon », sur midilibre.fr, (consulté le 4 avril 2019).
  19. a et b « TGV « low cost » : lancement au printemps entre Marne-la-Vallée et Marseille... et plus tard vers le Nord », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 17 février 2013).
  20. « Les TGV low cost bientôt sur les rails », sur europe1.fr, (consulté le 18 février 2013).
  21. « Ouigo, ou comment améliorer la productivité de la SNCF », sur lemonde.fr, (consulté le 20 mai 2017).
  22. Rail Passion no 237 () : « Ouigo tisse sa toile », p. 36.
  23. « Ouigo, le TGV à bas prix, s'ouvre aux groupes et tour-opérateurs », Challenges, (consulté le ).
  24. « Le TGV low-cost Ouigo franchit le cap des 2 millions de billets vendus », sur Le Figaro, (consulté le 2 septembre 2015).
  25. Marine Vautrin, « La SNCF étoffe son offre low-cost », sur reponseatout.com, (consulté le 6 septembre 2015).
  26. « SNCF : le TGV low-cost Ouigo étend sa toile », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  27. Fabrice Gliszczynski, « TGV low-cost : jusqu'où pousser Ouigo ? , s'interroge la SNCF », sur latribune.fr, (consulté le 28 janvier 2016).
  28. « SNCF : multiplication par cinq du trafic de "Ouigo" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 23 mars 2017).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier