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Liste des présidents de l'Assemblée nationale française et des chambres assimilées

page de liste de Wikipédia

1789-1795Modifier

États générauxModifier

Chambre de la noblesse :

La Chambre de la noblesse tint sa dernière séance le 11 juillet.

Chambre du clergé :

  • 6 mai : président : le cardinal de La Rochefoucauld (président provisoire en vertu de son rang hiérarchique)
  • 24 juin : président : le cardinal de La Rochefoucauld (président par élection régulière)

La Chambre du clergé tint sa dernière séance le 27 juin.

Tiers-État :

  • 6 mai : président : Charles Florimond Leroux (député d'Amiens), doyen d'âge
    • 13 mai adjoints nommés pour huit jours : d'Ailly, Viguier, Glezen, Thouret, Redon, Verdollin, Jean-Étienne Menu de Chomorceau, Regnier, Mounier, Salomon, Thoret, de Flachslanden, Griffon de Romagné, Brassart, Arnoult, Simon de Maibelle, Mathieu de Rondeville, Prévost, Loys, Terrats.
  • 22 mai : président : Jean-Étienne Menu de Chomorceau, choisi par les adjoints pour remplacer Le Roux, démissionnaire. (Entretemps, Durand de Maillane avait remplacé Verdollin; Palasne de Champeaux avait remplacé Glezen et il est remplacé par Kervélégan.)
  • 1er juin : président : d'Ailly (démissionnaire le 3) ; adjoints : [Leissegues de Rozaven, de Luze Letang, Mirabeau, Bouchette, Boëry, Druillon, Dufraisse, Reubell, des Escoutes, Millanois, Pison du Galland, Tronchet, Viguier, Thouret, Menu de Chomorceau, Griffon de Romagné, Brassart, Arnoult, Loys, Terrats.
  • 3 juin : président : Bailly (remplace d'Ailly, démissionnaire)
  • 8 juin : président : Bailly (réélu) ; adjoints : Blanquart de Salines, Giraud Duplessix, Tixedor, Pernel, Gerard de Vic, de Luze Letang, Schmits, Vaillant, Wartel, René Enjubault de la Roche, Marie-Étienne Populus, Camus, Houdet, Roussier, Meynier de Salinelles, Dabbaye, Boëry, Millanois, Pison du Galland, Reubell.

Année 1789Modifier

Le 29 juillet, l'Assemblée constituante vote un règlement concernant les présidents et les secrétaires. Il stipule notamment : 1° Il y aura un président et six secrétaires. 2° le président ne pourra être élu que pour quinze jours ; il ne sera point continué mais il sera éligible de nouveau dans une autre quinzaine... 5° En l'absence du président, son prédécesseur le remplacera dans les mêmes fonctions... 8° On procédera dans les bureaux à l'élection des secrétaires par un seul scrutin... 10° La moitié des secrétaires sera changée et remplacée tous les quinze jours.

Année 1790Modifier

Année 1791Modifier

1791Modifier

1792Modifier

1792Modifier

1793Modifier

Nom Portrait Début du mandat Fin du mandat
Pierre Victurnien Vergniaud  
Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne  
Jean-Jacques Bréard (dit Bréard-Duplessis)  
Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé  
Armand Gensonné  
Jean Antoine Joseph Debry  
Jean François Bertrand Delmas
Marc David Albin Lasource
Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède  
Maximin Isnard  
François-René-Auguste Mallarmé
Jean-Marie Collot d'Herbois  
Jacques Alexis Thuriot de la Rosière
André Jeanbon Saint André  
Georges Jacques Danton  
Marie-Jean Hérault de Séchelles  
Maximilien Robespierre  
Jacques Nicolas Billaud-Varenne  
Pierre Joseph Cambon  
Louis Joseph Charlier
Moïse Antoine Pierre Jean Bayle
Pierre-Antoine Lalloy
Charles-Gilbert Romme  
Jean-Henri Voulland
Georges Auguste Couthon  

1794Modifier

1795Modifier

Directoire (1795-1799)Modifier

Nom Dates du mandat Durée
(j.)
Parti ou idéologie politique Notes
1 Pierre Daunou   25 Républicanisme Le Dictionnaire des parlementaires français dit que « peu d'hommes politiques ont eu moins d'ennemis que Daunou, et peu de carrières littéraires ont été plus utilement et plus dignement remplies ».
2 Marie-Joseph Chénier   29 Républicanisme Républicain favorable dans un premier temps à l'Empire, il plaide au travers de pièces de théâtre qu'il présente à Napoléon Bonaparte pour plus de liberté.
3 Jean-Baptiste Treilhard   29 Républicanisme Eugène Marbeau décrit Jean-Baptiste Treilhard comme « un homme honnête et droit qui se contente de faire son devoir dans la situation où la fortune le place, mais qui ne cherche pas à diriger sa vie et à dominer les événements ».
4 Armand-Gaston Camus   29 Républicanisme Il fut l’un des premiers à prêter le serment du Jeu de paume.
5 Antoine Claire Thibaudeau   29 Républicanisme Très populaire, Thibaudeau est élu au Conseil des Cinq-Cents par trente-deux départements. Il choisit de nouveau de siéger pour la Vienne et est élu président du premier bureau de l'Assemblée. Il préside le Conseil du 20 février au 20 mars 1796.
6 Louis-Gustave Doulcet de Pontécoulant   29 Modérés Charlotte Corday fit appel à lui comme défenseur car il était de la même province, la Normandie. Mais la lettre ne lui a pas été remise. « On n’a point trouvé son adresse » lui fut-il dit à l'audience.
7 Aaron Jean François Crassous 29 Modérés
8 Joseph (ou Jacques)
Defermon des Chapelières
  29 Bonapartisme
9 Jean Pelet de la Lozère   29 Modérés
10 François-Antoine de Boissy d'Anglas   29 Modérés
11 Emmanuel Pastoret   34 Modérés
12 Charles Antoine Chasset   29 Modérés
13 Jean-Jacques-Régis de Cambacérès   29 Modérés
14 Nicolas-Marie Quinette 29 Bonapartisme
15 Jean Antoine Debry   29 Gauche
16 François Marie Joseph Riou de Kersalaün 29 Droite
17 Pierre-Antoine Lalloy 29 Gauche (politique)
18 Michel Mathieu Lecointe-Puyraveau 31 Girondisme, Bonapartisme modéré
19 François Lamarque 28 Gauche
20 Jean-Charles Pichegru   29 Droite
21 Pierre François Joachim Henry Larivière 29 Clichyens
22 Joseph Vincent Dumolard 29 Modérés
23 Joseph Jérôme Siméon   34 Modérés
24 François Lamarque 34 Gauche Il fut président par intérim du Conseil des Cinq-Cents, notamment après le Coup d'État du 18 fructidor an V.
25 Jean-Baptiste Jourdan   34 Bonapartisme
26 François-Toussaint Villers 29 Plaine
27 Emmanuel-Joseph Sieyès   29 Droite libérale
28 Antoine Boulay de la Meurthe   29 Droite
29 Jacques-Charles Bailleul 29 Modérés
30 Antoine-François Hardy 30 Gauche
31 Alexis François Pison de Galand 29 Modérés
32 Joseph Clément Poullain de Grandprey 29 Modérés
33 Jacques Antoine Creuzé-Latouche 29 Modérés
34 Marie-Joseph Chénier   30 Gauche
35 Michel Mathieu Lecointe-Puyraveau 28
36 Pierre Daunou   34 Modérés
37 Jean-Baptiste Jourdan   29 Gauche
38 Dieudonné Dubois 29 Bonapartisme
39 Jean Julien Michel Savary 29
40 Théophile Berlier 29 Majorité
41 Jean-Baptiste Leclerc 29 Majorité
42 Gabriel Malès 29 Majorité
43 Philippe-Laurent Pons 29 Majorité
44 Jean-Marie Heurtault de Lamerville 29 Modérés
45 Jean Antoine Debry   29 Gauche
46 Jean-Joseph-Victor Genissieu 29 Gauche
47 Jean-Baptiste Quirot 29 Modérés
48 Antoine Boulay de la Meurthe   35 Droite
49 Jean-Pierre Chazal 29 Droite
50 Lucien Bonaparte   20 Bonapartisme
51 Antoine Boulay de la Meurthe,
Pierre Daunou et
Jean-Ignace Jacqueminot
  29 Droite
Modérés
52 Pierre Daunou,
Antoine Boulay de la Meurthe et
Jean-Ignace Jacqueminot
4 Modérés
Droite

Consulat et Premier Empire (1800–1814)Modifier

Présidents du Corps législatif :

ConsulatModifier

Portrait Président Début Fin
  Jean-Baptiste Perrin des Vosges 1er janvier 1800 21 janvier 1800
  Jean-Pierre Duval 21 janvier 1800 5 février 1800
  Henri Jean-Baptiste Grégoire 5 février 1800 20 février 1800
  Jean-Baptiste Girot-Pouzol 20 février 1800 7 mars 1800
  Claude-Pierre de Delay d'Agier 7 mars 1800 22 mars 1800
  Isaac Tarteyron 22 mars 1800 31 mars 1800
  Pierre-Jacques-Samuel Chatry-Lafosse 22 novembre 1800 7 décembre 1800
  Alexis Pison du Galland 7 décembre 1800 22 décembre 1800
  Antoine Bourg-Laprade 22 décembre 1800 6 janvier 1801
  Jean-Jacques Bréard 6 janvier 1801 21 janvier 1801
  Jean-François Rossée 21 janvier 1801 5 février 1801
  Jacques Poisson de Coudreville 5 février 1801 20 février 1801
  Jean-Baptiste Leclerc 20 février 1801 7 mars 1801
  François-Joseph Lefebvre-Cayet 7 mars 1801 21 mars 1801
  Charles-François Dupuis 22 novembre 1801 7 décembre 1801
  Jean-François Barailon 7 décembre 1801 22 décembre 1801
  Pierre-Louis Lefebvre-Laroche 22 décembre 1801 6 janvier 1802
  Nicolas-Bernard Belzais-Courménil 6 janvier 1802 21 janvier 1802
  Joseph Pemartin 21 janvier 1802 5 février 1802
  Denis Couzard 5 février 1802 20 février 1802
  Louis Ramond de Carbonnières 20 février 1802 7 mars 1802
  Jacques Devismes 7 mars 1802 22 mars 1802
  Jean-François Joseph Marcorelle 5 avril 1802 21 avril 1802
  François Lobjoy 21 avril 1802 6 mai 1802
  Pierre-Antoine Rabaut-Dupuis 6 mai 1802 20 mai 1802
  François-Pascal Delattre 21 février 1803 7 mars 1803
  Jean-François Méric 7 mars 1803 22 mars 1803
  Jean-Louis Girod de l'Ain 22 mars 1803 6 avril 1803
  Marie-Félix Faulcon 6 avril 1803 21 avril 1803
  Vincent-Marie Viénot-Vaublanc 21 avril 1803 7 mai 1803
  François Lagrange 7 mai 1803 21 mai 1803
  Jérôme Reynaud de Lascours 21 mai 1803 28 mai 1803

EmpireModifier

Président Début Fin
Louis de Fontanes 10 janvier 1804 24 janvier 1810
Pierre de Montesquiou-Fezensac 24 janvier 1810 23 novembre 1813
Claude Ambroise Régnier 23 novembre 1813 4 juin 1814

Restauration (1814-1830)Modifier

Première restaurationModifier

Présidents de la Chambre des députés des départements :

Cent-JoursModifier

Président de la Chambre des représentants :

Seconde restaurationModifier

Présidents de la Chambre des députés des départements :

Nom Dates du mandat Notes
1   Joseph-Henri-Joachim Lainé Deuxième mandat après l'interruption des cent jours. Ministre de l'Intérieur entre 1816 et 1818, pair de France, sans jamais cesser de faire paraître en lui le partisan de la liberté constitutionnelle. En 1830, à l’occasion des ordonnances, il déclare : « Les rois s’en vont ! ». Nommé par ordonnance (mais non élu) membre de l’Académie française en 1816.
2   Étienne-Denis Pasquier Nommé ministre de la Justice. Il sera ensuite président de la Chambre des pairs en 1830, il reçoit le titre et les honneurs de chancelier de France par le roi Louis-Philippe, le . Il est le dernier chancelier de France[1]. Élu à l’Académie française en 1842. Grand-oncle de Gaston d'Audiffret-Pasquier qu'il adopte.
3   Hercule de Serre Nommé ministre de la Justice.
4   Auguste Ravez Président durant près de neuf ans.
5   Pierre-Paul Royer-Collard Élu à l’Académie française en 1827.

Monarchie de Juillet (1830-1848)Modifier

Présidents de la Chambre des députés :

Nom Dates du mandat Notes
1   Casimir Perier Grand père de Jean Casimir-Perier.
2   Jacques Laffitte Nommé le 2 novembre 1830 à la présidence du Conseil.
3   Casimir Perier Deuxième mandat. Nommé le 13 mars 1831 à la présidence du Conseil.
4   Louis Girod de l'Ain Nommé Vice-président du Conseil d'État.
5   André-Marie Dupin Procureur général près la Cour de cassation de 1830 à 1852 et de 1857 à 1865. Il est élu à l'Académie française en 1832.
6   Hippolyte Passy 24 décembre 1839 Ministre des Finances du au puis du au .
7   Paul-Jean Sauzet 24 février 1848 Son embonpoint lui valut le surnom de « poire molle ».

Deuxième République (1848-1851)Modifier

Nom Dates du mandat Assemblée nationale Tendance politique Notes
1   Philippe Buchez
(Seine)
Constituante Républicain et catholique social Peu présent et très critiqué pour son manque de fermeté face aux révolutionnaires qui s'introduisirent à l'Assemblée et tentèrent de la renverser lors de la manifestation du 15 mai 1848, il fut évincé au profit de Sénard.
2   Antoine Sénard
(Seine-Inférieure)
Républicain modéré Bénéficiant d'une réputation d'autorité et de fermeté (il a réussi à réprimer une émeute à Rouen), il fut élu pour remplacer Buchez. Après les Journées de Juin, il fut nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement du général Cavaignac.
3   Alexandre Marie
(Seine)
Initiateur de la décision de fermeture des ateliers nationaux (décision qui a entraîné les Journées de Juin), il apparaissait comme le digne héritier de Sénard par son absence de complaisance à l'égard de l'extrême-gauche. Peu de temps après son élection à la présidence de l'Assemblée, il entra à son tour au sein du gouvernement Cavaignac avec le portefeuille de la Justice.
4   Armand Marrast
(Haute-Garonne)
Après avoir été le rapporteur de la commission chargée de rédiger une Constitution, il proclama celle-ci le . Le mois suivant, il proclama l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République et lui fit prêter serment. Son mandat prit fin avec l'élection de la nouvelle Assemblée, législative.
5   André-Marie Dupin
(Nièvre)
1er juin 1849 Législative Conservateur, orléaniste Deuxième mandat. Élu à la présidence par une nouvelle majorité conservatrice composée de républicains modérés et de monarchistes orléanistes, il ne s'opposa que mollement au coup d'État du 2 décembre 1851 qui mit fin à l'existence de l'Assemblée législative. Procureur général près la Cour de cassation de 1830 à 1852 puis de 1857 à 1865.

Second Empire (1852-1870)Modifier

Nom Dates du mandat Parti ou idéologie politique Notes
Présidents du Corps législatif
1   Adolphe Billault Une statue lui fut érigée à Nantes le mais a été retirée après la chute du Second Empire 1872.
2   Charles Auguste, duc de Morny Petit-fils naturel de Talleyrand et demi-frère de Napoléon III, il meurt dans l'exercice de ses fonctions.
3   Comte Alexandre Walewski Fils naturel de Napoléon Ier.
4   Eugène Schneider Fondateur de la dynastie des maîtres des forges du Creusot.

Troisième République (1870-1940)Modifier

Nom Dates du mandat Parti ou idéologie politique Notes
Présidents de l’Assemblée nationale
1   Jules Grévy
(Jura)
Modéré et Gauche républicaine Candidat à l'élection présidentielle du 24 mai 1873, il est sèchement battu par le maréchal Patrice de Mac-Mahon, élu avec l'appui des monarchistes.
2   Louis Buffet
(Vosges)
Monarchiste modéré Auparavant président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, il est nommé le 10 mars 1875 à la vice-présidence du Conseil.
3   Gaston d'Audiffret-Pasquier[2]
(Orne)
Petit-neveu du duc Étienne-Denis Pasquier, il est élu président du Sénat en 1876. Deux ans plus tard, en 1978, il est élu membre de l'Académie française.
Présidents de la Chambre des députés
4   Jules Grévy
(Jura)
Modéré et Gauche républicaine Premier président de la Chambre des députés, il est une figure importante des Républicains opportunistes. Il quitte cette fonction après avoir été élu, le , à la présidence de la République.
5   Léon Gambetta
(Seine)
Union républicaine Brillant orateur, il est désigné par ses pairs à l'âge de 41 ans, ce qui fait de lui le plus jeune président élu de la Chambre des députés. Il est désigné, le , comme président du Conseil.
6   Henri Brisson
(Seine)
Gauche radicale Président de la commission du budget lorsqu'il est élu au « perchoir » de l'assemblée, cet ancien journaliste est nommé, le , à la présidence du Conseil.
7   Charles Floquet
(Pyrénées-Orientales)
Président du Conseil municipal de Paris entre 1874 et 1875, il suit l"exemple de son prédécesseur en quittant la présidence de la Chambre après avoir été nommé, le , président du Conseil des ministres.
8   Jules Méline
(Vosges)
Modéré et Union des gauches Ayant obtenu exactement le même nombre de voix que Georges Clemenceau, il doit son élection au privilège de l'âge car étant l'aîné de son concurrent.
9   Charles Floquet
(Seine)
Gauche radicale Retrouvant, pour la deuxième fois non-consécutive, le « perchoir », il doit démissionner après la publicité de son implication dans le scandale de Panama.
10   Jean Casimir-Perier
(Aube)
Modéré et Union des gauches puis Républicains de gouvernement Petit-fils de Casimir Perier, il est nommé président du Conseil, ce qui l'amène à quitter la présidence de la Chambre des députés.
11   Charles Dupuy
(Haute-Loire)
Modéré et Républicains de gouvernement Nommé le à la présidence du Conseil, il concourt à l'élection présidentielle du 25 juin 1894 mais est battu par Jean Casimir-Perier.
12   Jean Casimir-Perier
(Aube)
Il retrouve la présidence de la chambre basse pour la seconde fois, mais la délaisse bientôt après avoir été élu président de la République.
13   Auguste Burdeau
(Rhône)
Succédant au nouveau chef de l'État, il meurt dans l'exercice de ses fonctions, quelques mois seulement après son élection au « perchoir ».
14   Henri Brisson
(Seine)
Gauche progressiste Plusieurs fois candidat à la présidence de la République entre 1885 et 1895, il échoua de peu lors de sa dernière tentative, face à Félix Faure. Il est ensuite plus tard, le , à la présidence du Conseil par son ancien rival dans la course à l'Élysée.
15   Paul Deschanel
(Eure-et-Loir)
Républicains progressistes puis Alliance démocratique Fils d'Émile Deschanel, né durant l'exil de celui-ci à Bruxelles, il excelle dans l'art oratoire et son éloquence compte parmi les plus remarquables, ce qui lui vaut d'être élu à l'Académie française en 1899.
16   Léon Bourgeois
(Marne)
Parti républicain, radical et radical socialiste Ancien président du Conseil, il sera, plusieurs années plus tard, lauréat du Prix Nobel de la Paix de 1920 et président du Sénat du 14 janvier 1920 au 16 février 1923.
17   Henri Brisson
(Bouches-du-Rhône)
Il est le premier à accéder au « perchoir » plus de deux fois non-consécutives.
18   Paul Doumer
(Aisne)
Candidat à l'élection présidentielle du 17 janvier 1906, il est battu par Armand Fallières. Il sera, plus tard, président du Sénat à partir du puis élu président de la République quatre ans plus tard.
19   Henri Brisson
(Bouches-du-Rhône)
Effectuant son quatrième mandat sur le « perchoir », il meurt en fonction après avoir exercé la présidence durant 13 ans et 7 mois en quatre fois.
20   Paul Deschanel
(Eure-et-Loir)
Alliance démocratique Retrouvant la présidence de la chambre basse, il exerce cette fonction tout au long de la Première Guerre mondiale. Au mois de , il parvient à vaincre Georges Clemenceau qui convoitait, comme lui, la présidence de la République.
21   Raoul Péret
(Vienne)
Succédant à Deschanel élu à l'Élysée, il préside la Chambre des députés jusqu'au terme de la législature.
22   Paul Painlevé
(Seine)
Parti républicain-socialiste Candidat à l'élection présidentielle du 11 juin 1924 face à Gaston Doumergue, il est battu par celui-ci. Nommé le 17 avril 1925 à la présidence du Conseil, il délaisse alors la présidence de la Chambre des députés.
23   Édouard Herriot
(Rhône)
Parti républicain, radical et radical socialiste Nommé le 19 juillet 1926 à la présidence du Conseil par le chef de l'État, Albert Lebrun, il quitte la présidence de la Chambre des députés au cours de la législature. Néanmoins, son gouvernement est immédiatement renversé.
24   Raoul Péret
(Vienne)
Parti républicain-socialiste Mis en cause ultérieurement dans l'affaire Oustric, il est finalement acquitté en 1931.
25   Fernand Bouisson
(Bouches-du-Rhône)
Élu face à André Maginot, il détient le record de longévité comme président de la Chambre des députés sous la IIIe République. Il est brièvement président du Conseil (1er-7 juin 1935) et candidat malheureux à l'élection présidentielle du 5 avril 1939.
26   Édouard Herriot[3]
(Rhône)
Parti républicain, radical et radical socialiste Accédant au « perchoir » de la Chambre des députés pour la deuxième fois, il est candidat à l'élection présidentielle du 5 avril 1939 mais est vaincu par le président sortant, Albert Lebrun, finalement réélu.

Institutions provisoires de la LibérationModifier

Président de l'Assemblée consultative provisoire :

Présidents de l'Assemblée nationale constituante (voir Gouvernement provisoire de la République française) :

  • 8 novembre 1945 - 22 janvier 1946 : Félix Gouin, nommé à la présidence du Gouvernement provisoire de la République
  • 31 janvier 1946 - 27 novembre 1946 : Vincent Auriol[4]

Quatrième République (1946-1958)Modifier

Nom Dates du mandat Parti Notes
1   Vincent Auriol
(Haute-Garonne)
SFIO Proche de Léon Blum, plusieurs fois ministre dans les gouvernements du Front populaire, il est président de l'Assemblée constituante de 1946. Il quitte la présidence de l'Assemblée nationale après avoir été élu premier président de la IVe République.
2   Édouard Herriot
(Rhône)
Radical Président de la Chambre des députés à deux reprises sous la IIIe République, il aura présidé, durant 12 ans et en trois fois non-consécutives, la chambre basse du Parlement français. Il est, par la suite, proclamé président d'honneur de l'Assemblée nationale. Il est élu membre de l'Académie française en 1946.
3   André Le Troquer
(Seine)
SFIO Mutilé de guerre, il est ministre de l'Intérieur dans le gouvernement dirigé par Félix Gouin, en 1946.
4   Pierre Schneiter
(Marne)
MRP Son mandat, le plus court de la IVe République après celui de Vincent Auriol, est abrégé par la dissolution de l'Assemblée nationale. Il est ensuite, de 1957 à 1959, maire de Reims.
5   André Le Troquer
(Seine)
SFIO Retrouvant le « perchoir » du palais Bourbon pour la seconde fois de sa carrière, il préside la séance parlementaire d'investiture du gouvernement dirigé par le général de Gaulle, auquel il s'oppose, le . La suite de sa carrière politique est ternie par son implication dans un scandale de mœurs, l'affaire des ballets roses, qui est révélé quelques années plus tard.

Cinquième République (depuis 1958)Modifier

Nom
(Circonscription)
Dates du mandat Parti Législature (élection) Notes
1   Jacques Chaban-Delmas
Gironde (2e circonscription)
26 novembre 1962 UNR Ire (1958) Connu pour ses mérites accomplis au service de la Résistance auprès du général de Gaulle, dont il est l'un des plus fidèles, il a été plusieurs fois ministre sous la IVe République. Restant un peu plus de dix ans sur le « perchoir » du palais Bourbon, il quitte ses fonctions après avoir été nommé Premier ministre par le président de la République, Georges Pompidou.
26 novembre 1962 13 mars 1967 IIe (1962)
13 mars 1967 30 juin 1968 UDR IIIe (1967)
30 juin 1968 UDR IVe (1968)
2   Achille Peretti
Hauts-de-Seine (6e circonscription)
Prenant la succession de Chaban-Delmas, désigné Premier ministre, il préside les travaux de l'Assemblée nationale jusqu'au terme de la législature. Il est nommé membre du Conseil constitutionnel par celui qui lui a succédé au « perchoir », Edgar Faure, en 1977.
3   Edgar Faure
Doubs (3e circonscription)
Ve (1973) Figure émérite de la IVe République, au cours de laquelle il aura été plusieurs fois ministre et par deux fois président du Conseil (1952 ; 1955-1956), il gagne en la présidence de l'Assemblée nationale la dernière fonction d'envergure de toute sa carrière politique. Il est élu à l'Académie française en 1978.
UDR puis RPR
4   Jacques Chaban-Delmas
Gironde (2e circonscription)
RPR VIe (1978) Après avoir été candidat à l'élection présidentielle de 1974, un renversement d'alliances et l'appui du président Valéry Giscard d'Estaing permet à Chaban-Delmas de retrouver la présidence de l'Assemblée nationale quatre ans plus tard, au détriment du sortant Edgar Faure. Il est le premier président de l'Assemblée nationale élu pour un nouveau mandat au « perchoir » sous la Ve République.
5   Louis Mermaz
Isère (5e circonscription)
PS VIIe (1981) Brièvement ministre des Transports après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981, il devient, quelques semaines plus tard, le premier socialiste, sous la Ve République, à accéder à la présidence de l'Assemblée nationale. Il poursuivra, plusieurs années après, une carrière ministérielle.
6   Jacques Chaban-Delmas
Gironde (proportionnelle)
RPR VIIIe (1986) Retrouvant le « perchoir » pour la troisième fois, il est le premier président d'une Assemblée dont la majorité politique est opposée au président de la République, en l'occurrence François Mitterrand (PS). Le 12 novembre 1996, il est nommé « président d'honneur de l'Assemblée nationale », sur proposition du président de l'Assemblée, Philippe Séguin. Au total, Chaban-Delmas fut président de la chambre basse du Parlement durant 16 ans en trois fois.
7   Laurent Fabius
Seine-Maritime (4e circonscription)
PS IXe (1988) Ancien Premier ministre, il est, au moment de son élection, le plus jeune président de l'Assemblée (41 ans, 10 mois et 3 jours) après Léon Gambetta sous la IIIe République. Il quitte le « perchoir » en 1992 pour devenir Premier secrétaire du Parti socialiste.
8   Henri Emmanuelli
Landes (3e circonscription)
Il préside les travaux de la chambre basse jusqu'au terme de la législature. Il est ensuite Premier secrétaire du Parti socialiste du 19 juin 1994 au 14 octobre 1995.
9   Philippe Séguin
Vosges (1re circonscription)
RPR Xe (1993) Il veille, tout au long de la législature, à faire valoir les droits de l'opposition, réduite à la portion congrue, gagnant l'estime de l'ensemble des députés, tout en essayant de réformer l'Assemblée. Il est ensuite président du Rassemblement pour la République du 6 juillet 1997 au 16 avril 1999 puis Premier président de la Cour des comptes de 2004 à 2010, date de son décès.
10   Laurent Fabius
Seine-Maritime (4e circonscription)
PS XIe (1997) Retrouvant la présidence de l'Assemblée tandis que commence la troisième cohabitation, il démissionne en 2000 lorsqu’il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Devenu ministre des Affaires étrangères en 2012, il est nommé président du Conseil constitutionnel quatre ans plus tard par le chef de l'État, François Hollande.
11   Raymond Forni
Territoire-de-Belfort (1re circonscription)
Rapporteur de la loi portant sur l'abolition de la peine de mort en 1981, puis vice-président de l'Assemblée nationale de 1991 à 1993 et de 1998 à 2000, il préside l'Assemblée nationale jusqu'au terme de la législature. Il est ensuite président du conseil régional de Franche-Comté de 2004 à 2008, date de son décès.
12   Jean-Louis Debré
Eure (1re circonscription)
UMP XIIe (2002) Préféré à Édouard Balladur par les députés de la majorité de droite lors de son élection, il fait installer le drapeau français derrière le « perchoir », une première dans l'histoire du palais Bourbon. Sa nomination comme président du Conseil constitutionnel par le président de la République, Jacques Chirac, l'incite à quitter la présidence de l'Assemblée peu avant le terme de la législature.
Le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Yves Bur, assure l'intérim.
13   Patrick Ollier
Hauts-de-Seine (7e circonscription)
UMP XIIe (2002) Il effectue le plus court mandat d'un président de l'Assemblée nationale sous la Ve République : 104 jours, soit trois mois et demi. Il est le seul à n'avoir présidé aucune séance à l'exception de celle qui a vu son élection, le 7 mars 2007, la dernière de la législature. Il est élu président de la Métropole du Grand Paris en 2016.
14   Bernard Accoyer
Haute-Savoie (1re circonscription)
XIIIe (2007) Il fait installer derrière le « perchoir » le drapeau européen à côté du drapeau français, malgré l'opposition des députés souverainistes UMP et PS. Il est secrétaire général des Républicains de 2016 à 2017.
15   Claude Bartolone
Seine-Saint-Denis (9e circonscription)
PS XIVe (2012) Désigné à l'issue d'une primaire ouverte aux députés de son parti, il assume cette fonction durant toute la présidence de François Hollande. Après sa défaite aux élections régionales d'Île-de-France en 2015, il suggère sa démission au groupe socialiste mais conserve finalement le « perchoir ».
16   François de Rugy
Loire-Atlantique (1re circonscription)
LREM- XVe (2017) Troisième vice-président de l'Assemblée nationale entre 2016 et 2017, il quitte le « perchoir » après avoir été nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement Philippe II.
La première vice-présidente de l'Assemblée nationale, Carole Bureau-Bonnard, assure l'intérim.
17   Richard Ferrand
Finistère (6e circonscription)
en cours LREM XVe (2017) Brièvement ministre de la Cohésion des territoires entre mai et juin 2017, il est ensuite désigné président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale. Préféré à trois autres candidats à l'occasion d'une « primaire » interne à son parti, il accède au « perchoir » le 12 septembre 2018 avec 254 voix.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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