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Jean-Baptiste Girot-Pouzol

révolutionnaire français et député
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Jean-Baptiste Girot-Pouzol
Illustration.
Fonctions
Président du Corps législatif
Prédécesseur abbé Grégoire
Successeur Claude-Pierre de Delay d'Agier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vodable
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès Le Broc
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Plaine puis modéré

Jean-Baptiste Girot-Pouzol ou Girot de Pouzol, né le à Vodable et mort le au Broc, est un avocat, homme politique et fonctionnaire français, révolutionnaire modéré.

Sommaire

OrigineModifier

Né à Vodable le 19 janvier 1753, Jean-Baptiste Girot-Pouzol est avocat à Riom, en Auvergne, en 1789[1].

CarrièreModifier

Le 21 mars 1789, il est élu représentant du Tiers-État aux États généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Riom par 202 voix sur 360 votants[2]. Présent au serment du Jeu de Paume[2], il se fait remarquer par ses nombreuses prises de parole[1],[2].

À la fin de son manda, Girot-Pouzol devient juge puis président du tribunal du district d'Issoire[1],[2].

Élu le 7 septembre 1792 à la Convention nationale[3], septième sur douze députés du Puy-de-Dôme[2], il siège parmi la Plaine[3]. Lors du procès de Louis XVI, il vote pour l'appel au Peuple[1] et pour la détention puis l'exil[3]. Après la chute de Robespierre, il est élu secrétaire de la convention[4] et s'attaque à d'anciens partisans de la Terreur[2]. Envoyé en mission dans le Gard et l'Hérault en février 1795, il s'attache à ramener la paix civil après les excès de la Terreur[5].

Élu le 14 octobre 1795 au conseil des Anciens par 410 voix sur 437[2], il passe le 12 avril 1798 au conseil des Cinq-Cents[3]. Il s'y fait remarquer en proposant de supprimer les fêtes nationales tombant en désuétude et de ne conserver que le 14 juillet et le 22 septembre[3].

Rallié au 18 brumaire, il siège à la commission intermédiaire puis est désigné le 4 nivôse par le Sénat conservateur pour représenter le Puy-de-Dôme au Corps législatif[2]. Il préside cette assemblée du 20 février au 7 mars 1800[3]. Au cours de sa présidence, le corps législatif vote la clôture de la liste des émigrés et la réforme judiciaire[3]. Il conserve son siège jusqu'au 29 novembre 1802[2].

Jean-Baptiste Girot-Pouzol est alors nommé sous-préfet d'Issoire et conserve ce poste jusqu'en 1814[1].

Il décède au Broc, le 29 janvier 1822[1].

DescendanceModifier

Jean-Baptiste Girot-Pouzol est le père de Maurice Girot-Pouzol, député du Puy-de-Dôme sous la monarchie de Juillet et la IIe République[3]. Il est par conséquent le grand-père de François Girot-Pouzol, député puis sénateur sous la IIIe République[3].

SourcesModifier

Notes et référencesModifier