Ouvrir le menu principal

Maison de Béthune

(Redirigé depuis François de Béthune)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Familles de Béthune.

Maison de Béthune
Image illustrative de l’article Maison de Béthune
Armes

Blasonnement D'argent à la fasce de gueules
Branches Sully
Orval
Chabris
Charost
Période XIIIe siècle - XIXe siècle
Pays ou province d’origine Artois
Fiefs tenus Sully-sur-Loire
Charges Ministre d'Henri IV

La maison de Béthune est une famille de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire d'Artois. Sa filiation est suivie depuis Guillaume de Béthune, mort vers 1243.

Elle a occupé un rang considérable dans la noblesse française et plusieurs de ses branches reçurent un titre ducal. Elle fut notamment illustrée par le grand ministre d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully. Elle a formé les branches de Sully, d'Orval, de Chabris et de Charost, toutes éteintes depuis 1833.

OrigineModifier

La maison de Béthune tiendrait son nom de la ville de Béthune, en Artois.

Pour Henri Jougla de Morenas, si la maison féodale de Béthune, originaire d'Artois, à laquelle appartenait Conon de Béthune, un des chefs de la 4e croisade, remontait sa filiation à Robert Ier de Béthune, chevalier, vivant au début du XIe siècle, l'ascendance du ministre Sully n'était elle prouvée que depuis Guillaume de Béthune, mort avant 1243, qui d'Isabelle de Pontrohart laissa Guillaume, auteur des Béthune-Sully et des différentes branches de cette famille[1].

Les premiers Béthune étaient seigneurs de Locres. Gustave Chaix d'Est-Ange émet les mêmes doutes que Jougla de Morenas : « Ce changement de nom [Locres en Béthune] coïncidant avec ce changement d’armoiries [celles des seigneurs primitifs de Béthune en celles de Béthune-Sully] a paru suspect à plusieurs historiens et on a pu se demander si Guillaume de Locres ou de Béthune, mari d’Isabelle de Pontrohart [+ 1278] et auteur de la maison de Béthune-Sully, appartenait bien à la famille des seigneurs primitifs de Béthune comme l’affirment les généalogistes[2]. »

BranchesModifier

La maison de Béthune forma plusieurs branches :

  • Les ducs de Sully (1606) et princes d'Henrichemont et de Boisbelle (1597), éteinte en 1761 ;
  • Les comtes d'Orval et duc à brevet d'Orval (1652), éteinte en 1807 ;
  • Les marquis de Chabris, éteinte en 1833 en filiation légitime, et après 1923 en filiation naturelle ;
  • Les ducs de Charost (1657), éteinte en 1800.

PersonnalitésModifier

Maison féodale de BéthuneModifier

Maison de Béthune-SullyModifier

 
Maximilien de Béthune, duc de Sully, maréchal de France
 
Philippe de Béthune, comte de Selles et marquis de Chabris, ambassadeur de France près le Saint-Siège

Branche ainée de SullyModifier

Branche d'OrvalModifier

Branche de ChabrisModifier

Branche de CharostModifier

Descendance naturelleModifier

Il subsista jusque vers 1925-1930 une descendance naturelle de la branche de Chabris, représentée par Armand-Maximilien Béthune[3], né le à Chabris (Indre), fils d'Anne Louis Maximilien Constant Béthune, né à Paris le , décédé le au château de Chabris, qui était lui-même le fils naturel reconnu d'Armand Louis de Béthune, marquis de Chabris (1756-1833)[4]. Ce dernier descendant de la maison de Béthune épousa en premières noces à Paris, le Mélanie Marie Thérèse Allain-Cavan, veuve en premières noces de Villalon et en secondes noces de Claude Aloys, comte de Bréqueville, morte le [5]. Il épousa en secondes noces le aux Mesnuls Ehrler (âgée et veuve de Soyer, propriétaire du château des Mesnuls à Montfort-L'amaury, et fille du carrossier du Second Empire[6],[7]). Cette dernière demanda quelque temps après le mariage son annulation, sur le motif qu'en épousant son conjoint, elle pensait épouser un membre d'une famille noble, alors qu'il n'était qu'un enfant naturel adultérin. Le motif ne fut pas retenu par les tribunaux[8].

La famille de Béthune de Saint-Venant, dite de Béthune-Sully (branche cadette des Béthune-Hesdigneul), intenta en 1912 à Armand Maximilien Béthune un procès afin de lui interdire de prendre le nom de Béthune-Sully. Elle fut déboutée en première instance de sa demande, et cette décision fut confirmée par jugement de la 5e chambre du tribunal civil de la Seine du , et le défendeur confirmé dans son droit à porter le nom de Béthune-Sully comme issu d'une filiation naturelle reconnue de la famille de Béthune[4],[9]. Cependant, par arrêt de la Cour d'Appel de Paris du , il lui fut interdit de porter la particule "de" avant Béthune, et également le nom de "Béthune-Sully", jugement confirmé par la Cour de cassation en date du [3],[10].

ArmesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, page 112
  2. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. IV, Ber-Blo, (lire en ligne), p. 190
  3. a et b « Dalloz. Jurisprudence générale », sur Gallica, (consulté le 31 décembre 2016)
  4. a et b Annuaire de la noblesse de France, 1913, volume 69, pages 424 et 435
  5. Revue héraldique, historique et nobiliaire, volume 20
  6. Henry baron de Woelmont, Notices généalogiques: Deuxième série, 1923, page 92
  7. Paris et Ile-de-France, Mémoires, Librairie C. Klincksieck, 1981, page 290
  8. La gazette du Palais, 1920, pages 385-386
  9. Henry de Woelmont, Notices généalogiques, 2e série, 1923, page 92
  10. « Pandectes françaises périodiques : Recueil mensuel de jurisprudence et de législation... », sur Gallica, (consulté le 31 décembre 2016)

Sources et BibliographieModifier

  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 2, p. 112-113.
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 4, Évreux, C. Hérissey, , 414 p. (lire en ligne), p. 189-194.
  • André Du Chesne, Histoire généalogique de la maison de Béthune, Paris, Sébastien Cramoisy, , 400 p. (lire en ligne).
  • Père Anselme de Sainte-Marie, Honoré de Fourny, père Ange de Sainte-Rosalie et père Simplicien, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne et de la maison du roi, et des anciens barons du royaume, t. 4, Paris, compagnie des libraires, , 950 p. (lire en ligne), p. 210-219.
  • François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire De La Noblesse, t. 2, Paris, Vve Simon & fils, , 788 p. (lire en ligne), p. 418-470.
  • Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France : recueil général des généalogies historiques, t. 7, Châtillon-sur-Seine, Bachelin-Deflorenne (impr. E. Cornillac), coll. « Dictionnaire de la noblesse de France », , 546 p. (lire en ligne), p. 134-172.