Étoges

commune française du département de la Marne

Étoges
Étoges
Vue du château du clocher de l'église et du village d'Étoges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Dormans-Paysages de Champagne
Intercommunalité Communauté de communes des Paysages de la Champagne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Uriel
2014-2020
Code postal 51270
Code commune 51238
Démographie
Population
municipale
469 hab. (2017 en augmentation de 13,01 % par rapport à 2012)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 50″ nord, 3° 51′ 22″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 243 m
Superficie 14,57 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Marne
Voir sur la carte administrative de la Marne
City locator 14.svg
Étoges
Géolocalisation sur la carte : Marne
Voir sur la carte topographique de la Marne
City locator 14.svg
Étoges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Étoges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Étoges

Étoges est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

GéographieModifier

HistoireModifier

Étoges est un ancien relais de poste sur la route Paris - Strasbourg. L'église conserve des gisants des seigneurs d'Anglure. La famille d'Anglure a reconstruit le château d'Étoges au début du XVIIe siècle sur les bases d'une forteresse médiévale en préservant les douves. Le portail, les douves et les façades du château sont classés au titre des monuments historiques.

En 1718, le comté d'Étoges est achetée pour Joseph Marie de Boufflers, fils du duc Louis François de Boufflers. Il meurt en 1747 de la petite vérole et son fils unique, quatre ans plus tard. Sa petite-fille, la duchesse Amélie de Gontaut, vend le comté d'Étoges en 1760 à Ambroise-Julien Clément de Feillet, conseiller au parlement de Paris. Son fils institue à Étoges une fête de la Rosière (1768). Il vend le domaine en 1782 à Claude Christophe Lorimier de Chamilly, premier valet de chambre de Louis XVI, et à sa femme, Marie-Thérèse Marsollier, fille d'un riche drapier et secrétaire de Louis XV.

Pendant la fuite de Varennes, le 20 juin 1791 à 13 heures, la berline royale fuyant Paris relaye au village. Prudent, le roi ne passe pas la grille. « À Étoges, on crut être reconnu », écrira la princesse Marie-Thérèse. En 1792, les Chamilly, père et fils, sont arrêtés. Claude Christophe Lorimier de Chamilly guillotiné le 5 messidor (23 juin) 1794. Le 21 septembre 1794, le domaine est vendu par l'étude de maître Scilly, notaire à Paris. L'acheteur, Étienne Pernon, n'est pas connu, mais il n'a gardé le domaine que six mois. Sept acquéreurs se sont succédé en huit ans. Le fils, Claude-René Lorimer de Chamilly est libéré après la chute de Robespierre. Lors de la perquisition de son appartement parisien on avait trouvé une copie du testament de Louis XVI. Il a retrouvé auprès de Louis XVIII la place de valet de chambre que sa famille possédait depuis 1764[1].

HéraldiqueModifier

  Blason Parti : au premier écartelé au I et au IV d'argent semé de grillets soudés d'or soutenus chacun d'un croissant de gueules, au II et au III de gueules aux trois pals de vair et au chef d'or chargé d'une merlette de sable, au second d'argent au dragon de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

 
La mairie et son monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    André Moineau    
1995 2008 Michel Bression    
2008[2] 2014 José Renault    
2014[3] En cours
(au 4 juillet 2014)
Jean-Pierre Uriel    


JumelageModifier

Depuis 1973, la commune est jumelée avec le village allemand d'Oberweier, qui fait partie de la ville d'Ettlingen.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2017, la commune comptait 469 habitants[Note 1], en augmentation de 13,01 % par rapport à 2012 (Marne : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
449431449460587661650661695
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
609604594577551495518544520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513491461436380396384406381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
421409357306282261290395458
2017 - - - - - - - -
469--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Village champenois au sud de la côte des Blancs, Étoges a une économie essentiellement tournée vers le champagne, la viticulture et le tourisme. De nombreuses familles du village produisent le champagne et cultivent la vigne.

Lieux et monumentsModifier

 
Le clocher de l'église.
  • L'église possède un clocher tors constitué d'une tour carrée, surmontée d'une flèche octogonale fine qui tourne de 1/16e de tour de droite à gauche. Elle abrite des gisants d'albâtre des d'Anglure, seigneurs d'Étoges.
  • Une plaque en mémoire du 1er régiment d'artillerie de marine qui se battait là le 10 février 1814 fixée sur le mur du parc du château.
  • Le château d'Étoges qui est une ancienne forteresse, est cerné par de larges douves. Il fut rebâti au XVIIe siècle par les comtes d’Anglure. Louis XIII y fut reçu et Louis XIV y séjourna en 1687, admirant ses bassins et ses jets d'eau. On peut encore y voir ses tours d’angles et le corps de logis, en brique à parement de pierre, son pont à balustrade du XVIIIe siècle, et le pigeonnier de la ferme. Après la Révolution, il devint la propriété du beau-père du maréchal de Lannes. Ses héritiers le vendirent en 1877 à Charles Uriel, ancêtre des propriétaires actuels. Depuis 1992, il a été transformé en hôtellerie-restaurant.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Maxence Hermant, « La commande artistique en Champagne du Nord au XVIe siècle : les vicomtes d'Étoges et leurs tombeaux », dans Études Marnaises, Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne,

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Robert Neuville, « La fin du comté d'Etoges », dans Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1959, tome 74, p. 106-113 (lire en ligne)
  2. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  3. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 2 septembre 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.