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Nicolas Viton de Saint-Allais
Biographie
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Sépulture de Nicolas VITON DE SAINT ALLAIS – Cimetière Montmartre.JPG
Vue de la sépulture.

Nicolas Viton de Saint-Allais (né le à Langres - mort en 1842 à Paris) est un généalogiste, archiviste et héraldiste français.

BiographieModifier

Fils d'un épicier de Langres, il s'enrôle à dix-neuf ans[1] et devient l'adjoint de Brune pendant la Révolution française. Il reprend un cabinet de généalogie en 1808[2], le Bureau général de la Noblesse de France[3], qu'il vend en 1820 à Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles.

Il a eu un fils né à Bordeaux et capitaine dans la Légion étrangère[4].

Il demeurait au no 10 de la rue La Vrillière à Paris en 1816.

Il est inhumé au cimetière Montmartre, 12e division, avenue Travot. Sa sépulture est reconnaissable à ses armoiries.

Nicolas Viton de Saint-Allais été chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur (19 août 1824).

Le généalogisteModifier

Les publications généalogiques de Nicolas Viton de Saint Allais sont considérées comme de « mince valeur » pour Henri Jougla de Morenas[5]. Gustave Chaix d’Est-Ange considère que l'« on ne doit accepter qu'avec beaucoup de réserve la généalogie qui en a été publiée dans le Nobiliaire universel de Saint-Allais »[6].

Dans la revue illustrée de la noblesse, Le Héraut d'armes (1861), on trouve cette critique : « Dans cette volumineuse et lucrative publication, Saint-Allais a relevé beaucoup de familles d'une origine douteuse ou récente en les rattachant à d'anciennes maisons éteintes. Il a distribué à qui en voulait des titres, des illustrations, des siècles d’ancienneté » [7].

Les auteurs de La maison des comtes de Rodez de la première race (1868) indiquent quant eux « Il suffit que la possibilité d'une parenté soit reconnue pour qu'il en fasse une certitude. Etablir la filiation, trouver le point de jonction et, si on ne le trouve pas, l'inventer, est pour cet habile faiseur de généalogies la chose la plus facile »[8].

ŒuvresModifier

  • État actuel des maisons souveraines, des princes et des princesses d’Europe, Paris, 1805 [1]
  • Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Paris, 1816
  • Précis historique sur les comtes du Périgord, Paris, 1839
  • Nobiliaire universel de France
  • Continuation de L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur par le moyen d'une table chronologique...], ouvrage à tomes multiples commencé par Dom M. Dantine, Dom C. Clémencet et Dom U. Durand ; revu et continué par Dom F. Clément, religieux de la congrégation de Saint-Maur ; réimprimé et continué par M. de Saint-Allais. (voir tous les tomes en ligne sur le site de la BnF)

Notes et référencesModifier

  1. Annales de Bretagne, vol. 62-63, Facultés des Lettres et Sciences Humaines, Universités de Rennes et Nantes, 1955, p.94.
  2. Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 161, numéro 1, Librairie Droz, 2003, p.525.
  3. [PDF] Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, vol. 1, 1820, p. 2
  4. Les Cahiers haut-marnais, numéros 168-175, 1987, p.134.
  5. Henri Jougla de Morenas, Le Second Ordre , Société du Grand Armorial de France, 1947, page 327 : « Trop répandue et trop souvent utilisée pour pouvoir l'ignorer, l'œuvre de Saint Allais, le Nobiliaire Universel ou Recueil Général des Généalogies historiques des Maisons nobles de France : vingt et un volumes de mince valeur »
  6. Gustave Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables, volume VI, page 269.
  7. A. de Tourtoulon, « De quelques ouvrages généalogiques », paru dans la revue illustrée de la noblesse, Le Héraut d'armes, 1861 (lire en ligne).
  8. La maison des comtes de Rodez de la première race : existe-t-elle encore ?, 1868, page 16. (lire en ligne).