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Famille d'Anglure

famille noble de Champagne

Famille d'Anglure
Image illustrative de l’article Famille d'Anglure
Armes

Blasonnement D'or, semé de grelots cousus d'argent soutenus chacun d'un croissant de gueules.
Devise « Juravit Dominus David véritatem »
(Dieu a juré à David la vérité)
Période XIe siècle - XVIIIe siècle
Pays ou province d’origine Comté de Champagne
Allégeance Drapeau du Comté de Champagne Comté de Champagne
Drapeau de la Lorraine Duché de Lorraine
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Demeures Anglure, Étoges, Bourlémont
Charges Seigneurie, Administration
Fonctions militaires Commandeurs templiers
Fonctions ecclésiastiques Chanoinat, Abbatiat, Épiscopat, Archiépiscopat

La famille d'Anglure est une maison d'extraction noble, originaire de Champagne. Elle fournit de nombreux seigneurs laïcs, baillis, gouverneurs militaires, et gens d'Église au comté de Champagne et au duché de Lorraine, un évêque au diocèse de Marseille, deux archevêques aux archidiocèses de Toulouse et de Bordeaux et des trois commandeurs hospitaliers.

GénéalogieModifier

Branche d'AnglureModifier

Louis Moréri[1], par prudence sans doute, expose la généalogie de la branche d'Anglure à partir d'un Ogier qui meurt en 1256 et épouse Helwide. Un armorial rapporte qu'« Anglure ancien portait d'or à la croix ancrée de sable » [2]. Cet Ogier correspondant à Ogier III qui suit.

Le prénom Saladin

Moréri rapporte au sujet d'Ogier que « ses ancêtres avaient accompagné Godefroy de Bouillon dans ses conquêtes ». Par prudence aussi, il écrit - en résumé - qu'« un seigneur de cette maison, le seigneur de Jours-lès-Baigneux, étant prisonnier de Saladin … lui remit sa rançon … à la charge de porter pour armes d'or semé de grelots d'argent, soutenus de gueules … et qu'il ferait porter le nom de Saladin à tous les aînés mâles qui descendraient de lui ».

Proposition d'ascendance d'Ogier III
  • Ogier II d'Anglure (1238), sire de Saint-Chéron, de Marchangy, du Mesnil, Somsois, et Donnement, épouse v. 1210, Béatrice de Vitry. De cette union naissent :
Ogier III et sa descendance
  • Ogier III d'Anglure († 1256), épouse Helwide/Heluis de Montchâlons, fille de Gobert de Montchâlons, sire de Bouconville. De cette union naissent :
  • Ogier IV d'Anglure, épouse Marguerite de Moncler, de qui il a :
    • Ogier, mais meurt sans hoirs. Les possessions échoient donc à son cousin Ogier, fils de Jean Saladin d'Anglure.
  • Ogier VI d'Anglure (v. 1280-1345), épouse Béatrix d'Essey-lès-Nancy, fille d'Arthur de Sorcy, sire de Ponthionetc. De cette union naissent :
    • Ogier, qui suit
    • Guy, sire de Ponthion
    • Robert, sire de Guendes et de Selles
    • Pierre, sire de Gizaucourt
    • Étienne († 1348)
    • Béatrix, mariée à Jean d'Échenay
    • Ancel
  • Ogier VIII d'Anglure (v. 1340-1383), sire d'Anglure et d'Étoges, épouse Isabeau de Châtillon (1341-1413), fille de Jean de Châtillon. De cette union naissent :
  • Ogier IX d'Anglure (ca 1360 - 1412), celui qui fit le pèlerinage en Terre sainte et en écrivit le texte Le saint voyage de Jérusalem, épouse Alix de Toucy († 1427), dame de Baserne, de Vault-de-Lugny et du Mont-Saint-Jean[4], fille de Louis de Toucy. De cette union naissent :
    • Étienne, qui suit
    • Jean Saladin, sire de Vault-de-Lugny
    • Antoine
    • Jeanne
    • Guye, mariée à Pierre de Dyo, sire de Dyo et de Gencey
    • Isabelle, mariée à Philibert ou Jean de Salins-la-Tour, sire de Rans ;
    • Antoinette, mariée à 1) Guillaume de Grancei ; 2) Thibaut de Lugny, chevalier
  • Étienne d'Anglure († 1435), sire d'Anglure, de Pargny et d'Étrelles, épouse v. 1420, Jeanne de Choiseul, dame de Choiseul, Monaguillon et de Chacenay, fille d'Aimé de Choiseul. De cette union naissent :
    • Antoine, baron d'Anglure, marié, en 1450, à Jeanne de Rochebaron, et mort sans hoirs, laissant sa succession à son frère Guillaume.
    • Antoine, abbé de Saint-Pierre de Lagny
    • Guillaume, qui suit, sire d'Anglure, de Donjeux, de Choiseul et de Chacenay
    • Claudine († 1503), dame de Chacenay, mariée à Galéas de Salazar, sire de Las
    • Guye, mariée à Claude de Rochebaron
    • Marguerite († après 1479), mariée à Mahiet de Guigné (né v. 1415).
  • Guillaume d'Anglure († 1482), épouse Jeanne de Vergy, fille du bâtard Jean de Vergy et de Catherine d'Haraucourt. De cette union naissent :
    • Guillaume († v. 1485)
    • Jacques, sire de Longueville, marié à Nicole de Louans.
    • François, qui suit
    • Marguerite, dame de Conantes, mariée, en 1501, à Guillaume de Chaumont-Quitry, sire de Rigny-le-Ferron, de Chacenay et d'Éguilly.
  • François d'Anglure, sire de Bonnecourt et de Guyonville, épouse Marie de Choiseul, dame de Rimaucourt, fille de Gillequin de Rimaucourt, sire de Rimaucourt et de Guyonville, puis en secondes noces Béatrix Françoise le Bœuf, dame de Guyonville. De cette seconde union naissent :
    • Antoine, qui suit
    • Louise († 1563), mariée à Jean de Choiseul, sire de Breuvilliers et de Montreuil-le-Sec
  • Antoine d'Anglure, sire de Bonnecourt et de Guyonville, épouse, en 1534, Jeanne de Saulx de Ventoux, fille de Claude de Ventoux, sire de Ventoux et de Chrétienne de Vergy. De cette union naissent :
    • un fils mort jeune
    • Philippe, qui suit
    • Gaspard d'Anglure, sire de Melay, Bonnecourt et de Guyonville, père de :
  • Philippe d'Anglure († 1594), seigneur de Bonnecourt et de Guyonville, épouse Jeanne Foucher, dame de Favérieux, puis en secondes noces Jeanne ou Anne de Mailly, fille de Gaspard de Mailly, sire d'Ecot. De la première couche naissent :
    • François, qui suit
    • Catherine, mariée à Guillaume de Montarby, seigneur de Vouécourt et de Valfroicourt.
    • un fils
  • François d'Anglure († 1639), sire de Guyonville et de Bonnecourt, épouse Louise Melin, fille de Jean Melin, sire de Géronville (celui de Belgique ?) et de Claude Godet. De cette union naissent :
    • Jeanne, mariée à Nicolas le Besgue, sire de La-Tour-à-Nonsart
    • Philippe, qui suit
    • Jean-François, marié à Françoise de l’Église fille de Charles de l'Église, maire de Bar-le-Duc, et Marie le Besgue.
    • Agnès, mariée, en 1660, à Georges d'Huffelize.
  • Philippe d'Anglure († 1688), épouse Adrienne des Errard, fille de Georges II des Errard, sire de Fleury, et d'Agnès d'Avrillot. N'ayant de cette union qu'une fille, Louise, les possessions de la famille passe aux mains d'Arnould Saladin, descendant de Jean Saladin, deuxième fils dOgier IX.

Branche de DonjeuxModifier

  • Jean Saladin d’Anglure (1370-1403), sire d’Étoges et de Raucourt, épouse, vers 1400 Jeanne de Brixey de Bourlémont (v.1375-1433), fille d'Henri 1er de Brixey, sire de Bourlémont et de Donjeux, et d'Alix (ou Béatrix) de Joinville. De cette union naissent :
  • Jean d’Anglure († v. 1500), sire de Donjeux et marquis de Coublanc, épouse Catherine de Ville-sur-Illion. De cette union naissent :
  • Arnould Saladin d’Anglure († 1508), sire de Charmes-la-Côte épouse Bonne de Saint-Loup († 1510), fille de Ferry de Saint-Loup, sire de Saint-Loup. De cette union naissent :
    • Jean, qui suit
    • Philippe,
    • Jeanne, chanoinesse de Remiremont.
  • Jean d’Anglure († 1574), sire de Saint-Loup et marquis de Coublanc, épouse Catherine d’Autry († 1591), dame de Villemenant, fille de Louis de Villemenant, sire de Courcelles, et de Marguerite de Veauce, dame de Villemenant. De cette union naissent :
    • François Saladin, qui suit
    • Jeanne, mariée à Chrétien de Choiseul, sire de Beaupré
    • Elisabeth, chanoinesse de Remiremont
  • François Saladin d’Anglure († 1607), marquis de Coublanc, sire de Saint-Loup, épouse, en 1589, Marguerite du Châtelet († v. 1605), fille d’Antoine II, sire du Châtelet. De cette union union naissent :
  • René Saladin d’Anglure, sire de Saint-Loup et de Piépape, marquis de Coublanc, marié en 1664 à Françoise de Châtelet, fille de Philippe II de Châtelet, sire de Bulgnéville. De cette union naissent :
    • Arnould Saladin, qui suit
    • Elisabeth Louise
  • Arnould Saladin d’Anglure († 1707), marquis de Coublanc, sire de Saint-Loup et de Piépape, épouse Christine de Châtelet († 1727), fille d’Antoine de Châtelet, marquis de Trie-Château, sire de Thons et de Bulgnéville. De cette union naissent :
    • Charlotte Eradine († 1754), mariée, en 1706, à Georges de Lambortye, maréchal de Lorraine et de Bar, puis, en 1720, à Louis, marquis de Beauvau († 1732).
    • Françoise, mariée, en 1694, à François de Poitiers de Rye, comte de Poitiers
    • Anne-Florence, mariée, en 1727, à Charles Henry de Cultz, comte de Deuilly et sire de Semboin.

N'ayant que des filles, les possessions de la famille passe aux mains de Marc-Antoine d'Anglure-Savigny, descendants de Saladin, deuxième fils de Simon Saladin.

Branche d'ÉtogesModifier

 
Françoise d'Anglure femme de Gérard de Haraucourt, sénéchal de Lorraine, en 1529
  • René d’Anglure († 1529), vicomte d’Étoges et de Blaigny, sire de Pont-Sainte-Maxence et d'Anglure, épouse, en 1485, Catherine de Bouzey, dame de Givry-en-Argonne, fille de Jean de Bouzey, sire de Saint-Germain, et de Marguerite de Brion, dame de Givry-en-Argonne. De cette union naissent :
    • Francois d’Anglure, qui suit.
    • Gilles (1510-v. 1553), marié, en 1523, à Marie de Brichanteau, fille de Louis de Brichanteau et de Marie de Véres
    • Francoise († v.1530), mariée, en 1518, à Gérard-Sicard d’Haraucourt, sire de Dombasle, d’Orme et de Parroy, sénéchal de Lorraine, gouverneur d’Épinal, grand bailli de Nancy, morte sans hoirs.
    • Marguerite, dame de la Fère-Champenoise, mariée, en 1514 à Antoine de Gerenne, ou Gérésine, sire de Pré-au-But.
  • Jacques d’Anglure, vicomte d’Étoges, capitaine de Dunkerque, gouverneur d’Auxerre, député de Champagne, épouse, en 1551, Antoinette de Conflans, fille de Jean de Conflans, sire de Viels-Maisons, puis, en deuxièmes noces, à Vandeline de Nicey, fille de Jean du Faget, puis en troisièmes noces à Louise Piedefer, fille de Pierre Piedefer, sire du Bois de la Raie et de Bazoches.
    De la deuxième couche nait :
    • Antoinette, mariée, en 1572 à Chrétien de Savigny, vicomte de Rosnes. Par un décret de 1574, Chrétien, Antoinette et leurs hoirs sont autorisés à porter le nom d’Anglure.

Branche d'Anglure-SavignyModifier

 
Marc Antoine Saladin d'Anglure du Bellay de Savigny
  • Marc-Antoine Salasin d’Anglure du Bellay de Savigny (1640–1688), arrière petit fils d'Antoinette, hérite les titres de marquis d’Anglure et comte d’Étoges. Il épouse, en 1687, Marie-Jeanne de Rouville. Mort sans hoirs, l'année suivante, les possessions de la famille reviennent à Louis-Absalon-Saladin, descendant, de Nicolas Colar, troisième fils de Simon Saladin.

Branche de BourlémontModifier

  • Saladin d'Anglure (1472-1545), sire de Bourlémont et de Conflans, capitaine de Montigny, épouse, en 1498, Hélène de Mailly, fille d’Adrien de Mailly, sire de Mailly et de Conty, et de Jeanne de Glyme de Brabant. Il épouse en secondes noces, en 1507, Marguerite de Lignéville († 1551), fille d'Henry de Lignéville et de Marguerite Wisse de Gerbéviller. De cette seconde couche naissent :
    • René, qui suit.
    • Henri († 1574), sire de Lignéville, de Vittel, de Mandres, et de Melay, ministre des Finances de Lorraine, épouse, en 1540, Claude de Mailly († v. 1580), fille d'Africain de Mailly, sire d'Ecot, et d'Anne de Méligny
    • Jean († 1592), reçu dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1538[7],[5], gouverneur du diocèse de Metz, chambellan de Charles II de Lorraine
    • Claude (homicidé le 4 août 1541), abbé de Mureau en 1529 [1]
    • Jeanne († 1564), dame des Roises, mariée, en 1537, à Jean d'Amoncourt, sire de Piépape et de Thenay
    • Claude († 1586), chanoinesse et abbesse de Poussay
    • Antoinette († 1565), chanoinesse de Poussay
    • Françoise († 1573), chanoinesse de Poussay.
      Par ailleurs, naît encore d'une maîtresse :
    • Jeanne, mariée à Baudichon Taffin
      Et d'une liaison avec Aimée d'Abaleur :
    • Jean (v. 1560-1621), sire de Chambray, marié à Marie de Saint-Lingier
    • Diane († 1610), mariée à Claude Lefevre, puis, en secondes noces, à Jean d'Esquieu, sire de La Serre.
  • René d'Anglure (v. 1510-1596), échanson du roi en 1545, sire de Bourlémont et de Conflans, gouverneur de Montigny, épouse, en 1534, Antoinette d'Aspremont († 1591), princesse d'Amblise, vicomtesse de Forest, de La Malmaison et d'Imécourt, dame de Lumes, fille de Jean d'Aspremont, prince d'Amblise et sire de Buzancy, et d'Antoinette de Brandenbourg-Vianden. De cette union naissent :
    • Philippe
    • Africain, qui suit
    • Jacqueline († 1621), mariée, en 1557, à François de Mailly, sire d'Ecot
    • Jeanne († v. 1600), mariée, en 1558, à Gabriel de Bonneval, sire de Bonneval et Blanchefort
    • Françoise († v. 1602), mariée à Simon de Saulx († 1570), sire de Torpes, gouverneur d'Auxonne, puis, en secondes noces, à Pierre le Genevois († 1602), sire de Blaigny.

Les possessions de la famille échoient à la famille de Ligniville.

Notes et référencesModifier

  1. Louis Moréri, op. cit., p. 87.
  2. d'or à la croix ancrée de sable
  3. [source insuffisante]Toualbia Mohammed Farouk (Sorbonne Paris I) (trad. de l'arabe), La présence musulmane en Europe du Moyen Âge : recherche académique (thèse), Lumière, , 78 p..
  4. Alix de Toucy, veuve en 1412, se remarie à Claude de Beauvoir.
  5. a b c d e et f de La Roque (1891) col.8
  6. Vertot (1830) p.379
  7. Vertot (1830) p.369
  8. Vertot (1830) p.378
  9. Melfi est une possession normande sous Guillaume Bras-de-Fer.
  10. a et b Vertot (1830) p.380
  11. Vertot (1830) p.381

BibliographieModifier

  • Louis de La Roque, Catalogue des chevaliers de Malte appelés successivement chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, Paris, Alp. Desaide, 1891.
  • G. Poull, Le château et les seigneurs de Bourlémont, 1149-1412, Corbeil-Essonnes, Imprimerie Crété, 1er trimestre 1962, p. 105-106.
  • Abbé de Vertot, Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem appelés depuis chevaliers de Rhodes et aujourd'hui chevaliers de Malte, Paris, Lequien fils, 1830
  • C-R D'Hozier, De Caumartin, Nobiliaire de Champagne, recherche sur la noblesse de Champagne , partie 1, Librairie Firmin Didot, Paris, 1868

AnnexesModifier