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Nogent-le-Rotrou

commune française du département d'Eure-et-Loir
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nogent et Rotrou (homonymie).

Nogent-le-Rotrou
Nogent-le-Rotrou
Le centre-ville, vu depuis le pied du château Saint-Jean.
Blason de Nogent-le-Rotrou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir (sous-préfecture)
Arrondissement Nogent-le-Rotrou (chef-lieu)
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes du Perche (siège)
Maire
Mandat
François Huwart (MRSL)
2014-2020
Code postal 28400
Code commune 28280
Démographie
Gentilé Nogentais
Population
municipale
9 940 hab. (2016 en diminution de 7,96 % par rapport à 2011)
Densité 423 hab./km2
Population
aire urbaine
17 716 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 21″ nord, 0° 49′ 21″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 213 m
Superficie 23,49 km2
Localisation

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Nogent-le-Rotrou
Liens
Site web ville-nogent-le-rotrou.fr

Nogent-le-Rotrou est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Nogent-le-Rotrou est situé dans la région naturelle du Perche[Note 1] s'étendant sur une partie des départements d'Eure-et-Loir, de l'Orne, de Loir-et-Cher, de la Sarthe et de l'Eure. Elle se situe dans de la vallée de l'Huisne, axe de communication naturel qui la relie au Mans. La commune se trouve à 127 km au sud-ouest-ouest de Paris à vol d'oiseau[1]. Elle est par ailleurs située à 52 km à l'ouest de Chartres[1], préfecture d'Eure-et-Loir. Au nord-ouest, elle est à 93 km d'Orléans[1], préfecture de la région Centre-Val de Loire, et au nord-est à 58 km du Mans[1], préfecture du département voisin de la Sarthe. La commune de Nogent-le-Rotrou est frontalière du département de l'Orne, et se trouve à une dizaine de kilomètres de celui de la Sarthe.

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Communes et département limitrophesModifier

Hydrographie et reliefModifier

Nogent-le-Rotrou est situé sur une importante faille d'orientation nord-est-est–sud-ouest-ouest. Cette faille sépare deux plateaux sédimentaires datant principalement du crétacé et de l'éocène[2]. Des dépôts alluviaux occupent le fond des vallées[2].

Nogent-le-Rotrou est situé au confluent de l'Huisne et de son affluent la Rhône.

L'HuisneModifier

L'Huisne tourne à angle droit quelques kilomètres avant la commune, se détournant de son orientation sud-est pour se diriger vers Le Mans et la Sarthe au sud-ouest, le long de la faille. Ces deux cours d'eau occupent le fond de larges vallées, où l'Huisne décrit de nombreux méandres, encaissées de 60 à 90 mètres dans le plateau. Les différences d'altitude sont donc importantes dans la commune, de 97 mètres à la sortie de l'Huisne à 213 mètres au sommet de la butte de Croisilles, qui domine la ville au nord-ouest.

Une partie du territoire de la commune, située à proximité du lit de l'Huisne et de ses affluents, est située en zone inondable[3]. Les crues de l'Huisne peuvent être assez importantes, et la ville a été inondée à plusieurs reprises, notamment en 1930, 1966, 1993 et 1995. Pour limiter ce risque, un plan de prévention du risque inondation a été approuvé en 2001[4], et une digue haute de six mètres a été mise en service à Margon en 2006[m 1].

La commune abrite depuis 1972 d'une station hydrologique au pont de Bois : le débit moyen annuel ou module de l'Huisne, observé durant une période de 46 ans (de 1972 à 2018), est de 6,040 m3/s, soit 6 040 litres par seconde. La hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 2,45 m[5].

La RhôneModifier

Nogent-le-Rotrou a bénéficié de 1971 à 1993 d'une station hydrologique sur la Rhône : le débit moyen annuel ou module, observé durant cette période de 23 ans, est de 0,552 m3/s, soit 552 litres par seconde. La hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 1,90 m[6].

ClimatModifier

En raison de sa localisation, Nogent-le-Rotrou est soumise à un climat intermédiaire entre le climat océanique de la Normandie et du Maine et le climat océanique dégradé de la Beauce. Les précipitations y sont légèrement moins importantes que la moyenne nationale et l'amplitude thermique y est faible.

Les données suivantes proviennent de la station Météo-France du Mans, située à 58 km au sud-ouest mais dont le climat est assez semblable :

Ville Ensoleillement
  (h/an)
Pluie
  (mm/an)
Neige
  (j/an)
Orage
  (j/an)
Brouillard
  (j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Le Mans[7] 1728 678 10 16 51
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

TransportsModifier

Axes ferroviairesModifier

Article détaillé : gare de Nogent-le-Rotrou.

Nogent-le-Rotrou dispose d'une gare ferroviaire, la gare de Nogent-le-Rotrou, située sur la ligne Paris - Chartres - Le Mans. Depuis l'ouverture de la LGV Atlantique le et le détournement du trafic Grandes Lignes par cette nouvelle voie, Nogent-le-Rotrou n'est plus traversé que par des trains TER et des trains de fret. En janvier 2013, Nogent-le-Rotrou a été desservi en semaine par 19 trains quotidiens vers Chartres et 16 vers Le Mans. Les temps de parcours sont d'environ 40 minutes pour Chartres et d'environ 45 minutes pour Le Mans[8].

La Ligne d'Arrou à Nogent-le-Rotrou reliait Nogent-le-Rotrou à Châteaudun et Orléans, mais la dernière partie de cette ligne a été déclassée en 1995[9].

Axes routiersModifier

Nogent-le-Rotrou était situé jusqu'en 1972 sur la route nationale 155, reliant Orléans à Saint-Malo via Alençon et Fougères, et jusqu'en 2006 sur la route nationale 23, reliant Chartres (Paris) à Nantes via Le Mans et Angers. Ces routes ont respectivement été déclassées en route départementale 955 en 1972, et en route départementale 923 par un décret du [10]. La RN 23 a en effet été supplantée par l'autoroute A11 depuis son ouverture le [11]. Une rocade permet aux véhicules en transit de ne pas traverser le centre-ville.

Vu l'éloignement des échangeurs no 4 et no 5 de cette autoroute — situés respectivement à 22 km et 25 km du centre-ville[12] — cette autoroute n'a pas permis d'améliorer considérablement les temps de parcours vers les villes proches. Elle a en revanche eu un effet important sur les temps de parcours vers des destinations plus lointaines. Les temps de trajet théoriques par la route sont ainsi de 53 minutes vers Chartres, 66 minutes vers Le Mans et 106 minutes vers Paris[12]. Il faut par ailleurs 43 minutes pour atteindre Mortagne-au-Perche, 57 minutes pour Châteaudun, 70 minutes pour Alençon et 111 minutes pour Orléans par des routes départementales[12].

Nogent-le-Rotrou est reliée à d'autres villes et villages d'Eure-et-Loir et du Loiret par le réseau de bus Transbeauce. Trois lignes de bus relient Nogent-le-Rotrou à Châteaudun, Orléans, La Bazoche-Gouet et Happonvilliers[13]. Deux lignes du réseau de bus Cap'Orne permettent par ailleurs aux voyageurs en provenance de Mortagne-au-Perche, Bellême, Mamers et Alençon de bénéficier des correspondances ferroviaires vers Paris en gare de Nogent-le-Rotrou[14].

Transports en communModifier

Nogent-le-Rotrou s'est doté d'un réseau de bus urbain dès 1983[15]. Le réseau Nobus, dont l'exploitation est déléguée à l'entreprise Transports d’Eure-et-Loir, compte deux véhicules[15] et une ligne, exploitée du lundi au samedi[16]. La fréquence est d'environ un bus par demi-heure en pointe, mais de nombreux arrêts ne sont desservis qu'à certaines heures de la journée[16].

Transports aériensModifier

Nogent-le-Rotrou ne possède pas d'aéroport ou d'aérodrome. Les aéroports les plus proches ouverts au trafic voyageurs régulier sont ceux d'Orléans — Saint-Denis-de-l'Hôtel (129 km), d'Angers — Loire (142 km), et surtout les aéroports franciliens de Paris-Orly (146 km) et Paris-Charles-de-Gaulle (177 km)[12].

Modes douxModifier

Nogent-le-Rotrou est situé sur la véloroute ParisMont-Saint-Michel[17], qui ne bénéficie pas de voirie propre dans la commune. De nombreux itinéraires de randonnée pédestre, équestre et VTT ont Nogent-le-Rotrou pour point de départ[18].

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

LogementModifier

La plupart des maisons du bas de la ville ont été construites dans les années 1920. Elles sont en pierres de meulière et surélevées de quatre ou cinq marches, car construites sur ce qui fut le marais de l'Huisne ; elles sont inondables. Depuis les dernières inondations, de gros travaux ont été faits par la ville avec des canaux qui évacuent l'eau qui descend de la partie haute de la ville. Les maisons de Nogent-le-Rotrou de cette époque ont toutes une façade sur la rue et un jardin derrière qui est généralement entouré de murs et bordé par les canaux d'évacuation des eaux. Cette configuration d'espaces séparés fait de Nogent-le-Rotrou la ville des chats qui foisonnent ; domestiques ou sauvages, ils ont là un terrain d'aventure idéal.[19]

Projets d'aménagementModifier

ToponymieModifier

La ville fut d'abord appelée Nogionum (« terre nouvellement défrichée »), puis Novigentum et Nogentum (« nouveau peuple », « nouvelle ville ») à l'époque gallo-romaine[b 1]. Du fait de l'apparition d'un château, elle fut appelée Castrum Nogenti (« château de Nogent ») au XIe siècle, avant que le toponyme Nogent-le-Rotrou apparaisse au XIIe siècle, du nom des seigneurs de la ville et comtes du Perche[Note 2],[b 1]. Malgré les tentatives de renommage de la ville (Louis de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, fit appeler la ville Enghien-le-François en 1560 ; Sully la rebaptisa Nogent-le-Béthune en 1632 ; la ville fut aussi brièvement appelée Nogent-le-Républicain durant la Révolution française, de 1794 à 1795), le nom Nogent-le-Rotrou resta d'usage à partir du XIIe siècle[b 1].

La forme ancienne nogiomum permet de dissocier ce Nogent des autres Nogent, il s'agit ici d'une composition novio- 'nouveau', plus -magos" 'champ, marché', donc "le nouveau marché" [pas clair].

HistoireModifier

Article détaillé : histoire de Nogent-le-Rotrou.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Les électeurs de la commune votent généralement à droite lors des élections nationales. Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, la commune a plus massivement voté pour les candidats de la droite parlementaire et de l'extrême-droite que la France entière, Jacques Chirac obtenant 22,22 % des voix[20] (contre 19,88 % à l'échelle nationale[21]) et Jean-Marie Le Pen 19,42 %[20] (16,86 % en France[21]). En 2007, Nicolas Sarkozy a dépassé la candidate socialiste Ségolène Royal de onze points au premier tour et quatorze au second[22], contre respectivement cinq et six points dans la France entière[23]. En 2012 François Hollande obtenait 48,62% des voix contre 51,38% pour Nicolas Sarkozy. Aux 2e tour des élections législatives de 2012 Laure de la Raudière (UMP) obtenait à Nogent-le-Rotrou 50,96% ; 52,58% sur la 3e circonscription et Harold Huwart (PRG) 49,04% ; 47,42% sur la 3e circonscription.

Néanmoins, les élections municipales donnent la majorité au centre-gauche depuis le milieu des années 1960. François Huwart (Parti radical de gauche) a été reconduit dans son cinquième mandat de maire lors de l'élection de 2014. Sa liste a obtenu une majorité de 53,98 % des voix face à la liste de Jean-François Nomblot (DVD), lui permettant de détenir 26 des 33 sièges du conseil municipal[24].

La gauche est nettement majoritaire au sein du conseil municipal issu des élections municipales de mars 2014. L'ancien secrétaire d'État au commerce extérieur et ancien député François Huwart (Parti radical de gauche) a en effet été reconduit pour son cinquième mandat de maire avec 53.93 % des voix au premier tour[25], et la liste qu'il dirigeait a obtenu 26 sièges contre sept pour l'opposition[26]. Le conseil municipal de Nogent-le-Rotrou compte neuf adjoints au maire[26].

Liste des mairesModifier

 
Le bâtiment principal de l'hôtel de ville, vu depuis la place Saint-Pol.

Les institutions municipales de Nogent-le-Rotrou sont installées dans l'Hôtel de Ville, édifice imposant situé Place Saint-Pol et construit entre 1853 et 1860[j 1]. Celui-ci s'est agrandi au cours du XXe siècle lors de l'achat par la ville du bâtiment qu'occupait le Grand Café de la Comédie, et auquel le bâtiment principal est maintenant relié par une passerelle[j 2].

Depuis 1958, quatre personnes ont exercé la fonction de maire de Nogent-le-Rotrou[27] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1958 1965 Michel Hoguet Apparenté UNR Député d'Eure-et-Loir (1958-1973)
1965 1987 Robert Huwart PS puis MRG Président du conseil général d'Eure-et-Loir (1979-1986)
1987 1989 Jean Cotinet PS Élu à la suite du décès de Robert Huwart
1989 En cours François Huwart PRG Fils de Robert Huwart. Haut fonctionnaire, député (1997-1999, 2003-2007),
secrétaire d'État au commerce extérieur (1999-2002)

Politique de la villeModifier

Un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) a été signé le entre les représentants de la Ville, du Conseil général, de l'État et de la Caisse d'allocations familiales[m 2]. Concernant le quartier des Gauchetières jusqu'en 2010, ce contrat met l'accent sur la réussite scolaire des enfants et adolescents de ce quartier[m 2].

Politique environnementaleModifier

En 1977, Nogent-le-Rotrou a mis en place avec la commune voisine de Margon un syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM)[28], qui collecte bi-hebdomadairement les ordures ménagères, hebdomadairement les emballages ménagers et mensuellement le verre usagé[29]. Une déchèterie est installée à quatre kilomètres au sud-est du centre-ville. Depuis la fin de l'année 2011, le SICTOM met à la disposition des habitants des composteurs individuels, de façon à réduire la quantité de déchets traités par la collectivité[30].

IntercommunalitéModifier

 
Carte de la communauté de communes du Perche du département d'Eure-et-Loir (2018).
Article détaillé : communauté de communes du Perche.

Nogent-le-Rotrou est le siège de la communauté de communes du Perche, structure intercommunale à fiscalité propre créée le [31]. Nogent-le-Rotrou représente plus de la moitié des habitants de cette communauté de communes, qui rassemble environ 18 000 habitants (2015) et 22 communes en 2018. Le président de la communauté de communes du Perche est François Huwart, maire de Nogent-le-Rotrou.

JumelagesModifier

La ville de Nogent-le-Rotrou est jumelée avec une ville allemande et une ville britannique :

Découpage administratifModifier

Nogent-le-Rotrou est le chef-lieu d'un canton qui depuis la réforme des Conseils départementaux compte les communes suivantes : Argenvilliers, Belhomert-Guehouville, Brunelles, Champrond-en-Gâtine, Champrond-en-Perchet, Chassant, Combres, Les Corvées-les-Yys, Coudreceau, La Croix du Perche, Fontaine-Simon, Frétigny, La Gaudaine, Happonvilliers, La Loupe, Manou, Margon, Marolles-les-Buis, Meaucé, Montireau, Montlandon, Nogent-le-Rotrou, Nonvilliers-Grand'houx, Saint-Denis-d'Authou, Saint-Eliph, Saint-Jean-Pierre-Fixte, Saint-Maurice-St-Germain, Saint-Victor-de-Buthon, Souancé-au-Perche, Thiron-Gardais, Trizay-Coutretot-Saint-Serge, Vaupillon, Vichères.

Les conseillers départementaux du canton sont depuis les élections départementales de 2015 : Pascale de Souancé et Luc Lamirault. Le canton a une superficie de 500 km2 pour une population de 25 525 habitants en 2015 et donc 59 habitants au km².

Nogent-le-Rotrou est depuis 1800 — avec une interruption entre 1926 et 1943[32] — l'une des trois sous-préfectures d'Eure-et-Loir. Son arrondissement est de taille assez réduite — 811 km2 — et correspond à peu près à la partie eurélienne du Perche. La sous-préfecture est installée dans un petit édifice du centre-ville. La sous-préfète de l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou est Franceline Forterre-Chapard[33].

Outre la sous-préfecture, la ville accueille une brigade de gendarmerie et un service déconcentré du Trésor public. De plus, la ville a sous son autorité un service de police municipale.

La commune, située dans la région Centre-Val de Loire, est frontalière de la Basse-Normandie (département de l'Orne).

Instances judiciaires et administrativesModifier

Un tribunal d'instance et un conseil de prud'hommes étaient installés à Nogent-le-Rotrou jusqu'à la fin des années 2000. Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, ces juridictions ont été transférées à Chartres entre 2008 et 2010[34], et le bâtiment qu'elles occupaient transformé en une Maison de la Justice et du Droit.

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Population et sociétéModifier

DémographieModifier

La croissance démographique de la ville a dans l'ensemble été faible depuis la fin du XIXe siècle, en raison de l'attraction de l'agglomération parisienne et de la faiblesse de l'économie locale. Néanmoins, la ville a gagné plus de 1 600 habitants dans les années 1870-1880, grâce à l'installation de plusieurs unités militaires, et surtout plus de 5 000 habitants au cours des Trente Glorieuses avec la création de nouveaux quartiers. Depuis 1975, la population nogentaise décroît lentement : les soldes naturel et migratoire de Nogent-le-Rotrou sont entre 1999 et 2008 tous deux négatifs[35]. Le dernier recensement de l'INSEE en 2015 donne 9 956 habitants en 2015 [36].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[37],[Note 3].

En 2016, la commune comptait 9 940 habitants[Note 4], en diminution de 7,96 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 8506 5146 6346 5996 8256 8616 9297 0576 983
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 7707 1057 0067 0567 6387 7788 3728 6688 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 4158 4068 2797 4757 2187 2067 3267 7988 765
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 42811 57812 80612 46411 59111 52411 48810 8009 940
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
 
Évolution démographique comparée de Nogent-le-Rotrou, du département d'Eure-et-Loir, de la région Centre et de la France métropolitaine entre 1800 et 2007, base 100 en 1800 pour Nogent-le-Rotrou, en 1801 pour les autres.

Pyramide des âgesModifier

La population de Nogent-le-Rotrou est une population relativement âgée. La proportion de personnes âgées de 90 ans et plus y est presque le double des moyennes départementale et nationale, et la proportion de personnes âgées de 75 à 89 ans dépasse de moitié environ ces moyennes. À l'inverse, les enfants de moins de 15 ans sont un cinquième moins nombreux que la moyenne nationale, alors que cette tranche d'âge est surreprésentée dans le département. La tranche d'âge supérieure, celle des 15-29 ans, est en revanche nombreuse, surtout lorsqu'on la compare à la moyenne départementale : cela s'explique en partie par l'offre d'enseignement secondaire et supérieur de la ville.

À l'instar de l'ensemble du pays, Nogent-le-Rotrou est touché par le vieillissement démographique. La proportion de la population âgée de 75 et plus a augmenté de 19 % à 27 % entre 1990 et 2007.

Comparaison des pyramides des âges entre 1990 et 2007 
Pyramide des âges de la commune de Nogent-le-Rotrou en 2007[40] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ans et plus
1,9 
9,5 
75 à 89 ans
14,6 
14,6 
60 à 74 ans
18 
18,7 
45 à 59 ans
19,2 
17,1 
30 à 44 ans
15,5 
22,7 
15 à 29 ans
17,5 
16,5 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges de la commune de Nogent-le-Rotrou en 1990[41] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
95 ans et plus
0,2 
7,1 
75 à 94 ans
11,4 
12,7 
60 à 74 ans
15,7 
15,5 
45 à 59 ans
14,6 
21,2 
30 à 44 ans
20,2 
24,9 
15 à 29 ans
21,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 
Comparaison des pyramides des âges avec le département d'Eure-et-Loir et la France métropolitaine 
Pyramide des âges du département d'Eure-et-Loir en 2007[42] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans et plus
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,1 
12,4 
60 à 74 ans
13,1 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
21,1 
30 à 44 ans
20,3 
18,2 
15 à 29 ans
17,0 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges de la France métropolitaine en 2007[43],[Note 5] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans et plus
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,7 
60 à 74 ans
13,6 
20,6 
45 à 59 ans
20,1 
21,2 
30 à 44 ans
20,3 
19,7 
15 à 29 ans
18,2 
19,4 
0 à 14 ans
17,3 

EnseignementModifier

Nogent-le-Rotrou est située dans l'académie d'Orléans-Tours.

La ville administre quatre écoles maternelles avec 16 classes pour 330 élèves en 2015 et cinq écoles élémentaires communales pour 26 classes et 563 élèves en 2015[44].

Le département gère deux collèges, le collège Arsène-Meunier et le collège Pierre-Brossolette, et la région gère deux lycées, le lycée Rémi-Belleau et le lycée des métiers Sully[44]. Le lycée Rémi-Belleau accueille environ 1 000 élèves, étudiants et enseignants[45] dans ses filières générale, technologique et professionnelles[46], tandis que le lycée Sully accueille des filières professionnelles[44]. À ces établissements publics s'ajoutent une école primaire, un collège et un lycée agricole privés, ainsi que plusieurs établissements spécialisés[44].

L'offre d'enseignement supérieur de la ville est constituée des trois BTS proposés par le lycée Rémi-Belleau[47].

SantéModifier

Nogent-le-Rotrou possède un centre hospitalier public[48], réparti sur trois sites tous situés avenue de l'Europe : le nouvel hôpital, qui offre : 1 Service d'Accueil Urgences SMUR 24h/24 & 7j/7, 7 Places d'activité Ambulatoire (Chirurgie et Explorations Fonctionnelles), 60 lits en Médecine et 30 lits en SSR (Soins de suite et de réadaptation), et les deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de La Roseraie et La Charmille avec pour les deux 160 lits[49],[50] La ville n'accueille plus de centre périnatal depuis le début des années 2000 en raison de la baisse du nombre de naissances. Les femmes enceintes sont donc obligées d'accoucher au Mans ou à Chartres, villes toutes deux situées à environ 60 kilomètres de Nogent le Rotrou.

La ville accueille un corps médical important en raison de sa taille et de son rôle de centre urbain pour les habitants de l'ensemble du Perche. On y compte ainsi en 2011 une trentaine de médecins[51] — toutes spécialités confondues — et une demi-douzaine de pharmacies[52].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Article détaillé : festival du Thé Vert.
  • Depuis 2004, Le festival du Thé Vert est organisé le premier week-end de juillet par l'association L'Arrosoir. Comme son nom l'indique, il se déroule notamment au THÉâtre de VER(T)dure de Nogent-le-Rotrou et a pour objectif de favoriser la rencontre entre des artistes de musiques actuelles et le public.
  • Percheval, la fête du cheval percheron, a lieu chaque année depuis 2002 durant le weekend de l'Ascension. Des spectacles et animations prennent alors pour thème le Moyen Âge et la Renaissance, tandis que des artisans locaux vendent leur production[53].
  • La ville accueille un marché chaque samedi : celui-ci se tient le matin place Saint-Pol pour les produits alimentaires, et toute la journée place du 11-Août-1944 pour les produits manufacturés[54].

SportsModifier

L'équipement de la commune en infrastructures sportives est important, avec une demi-douzaine de salles de sport, deux stades et une piscine répartis en six implantations différentes[55]. La base de loisirs de la Borde, située dans la commune voisine de Margon, complète cet équipement[56].

Les Nogentais ont ainsi la possibilité de pratiquer des sports aussi divers que l'athlétisme, le badminton, le basket-ball, le bowling, la boxe, l'escalade, le football, le football en salle, la gymnastique, le handball, le hockey sur gazon, la natation, la pêche, la randonnée pédestre, le rugby, le tennis, le tir à l'arc, la tyrolienne, le volley-ball, le VTT, le judo, le tennis de table, ou encore différents sports nautiques[55]. De nombreuses associations sportives opèrent dans la ville[57].

MédiasModifier

Le journal hebdomadaire local L'Action républicaine, propriété du groupe Publihebdos, a ses bureaux dans la ville. Il succède à La Liberté du Perche, hebdomadaire à tendance communiste publié entre 1945 et 1964[58], au Petit Nogentais (1954-1964) et à La Gazette Française (1944-1964), fondés tous les deux par André Dumas.

Le quotidien départemental L'Écho républicain, basé à Chartres, est également diffusé dans la ville, où il possède des correspondants locaux.

Outre de nombreux médias nationaux, les habitants de Nogent-le-Rotrou reçoivent les programmes de France 3 Centre-Val de Loire, de la station diocésaine Radio Grand Ciel, et des radios régionales privées Sweet FM et Vibration.

CultesModifier

 
La nef de l'église Notre-Dame.

Nogent-le-Rotrou fait partie du diocèse catholique de Chartres et du doyenné du Perche[59]. La paroisse Saint-Lubin du Perche regroupe Nogent-le-Rotrou et les églises voisines de Beaumont-les-Autels, La Bazoche-Gouët, Thiron-Gardais, Authon-du-Perche et Marolles-les-Buis ; elle a pour curé l'abbé Daniel Rambure[59]. Des messes hebdomadaires sont célébrées dans les trois églises Notre-Dame, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Laurent[59] ; l'église Saint-Hilaire, en revanche, n'est plus ouverte au culte.

La commune compte également un temple protestant évangélique. Les pratiquants de la religion musulmane disposent d'une salle de prière ; une mosquée doit ouvrir fin 2012 dans le quartier des Gauchetières[60].

ÉconomieModifier

 
Hôtel de ville, Nogent-le-Rotrou.

La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir.

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Nogent-le-Rotrou est une commune aux revenus moyens, mais qui tendent à devenir relativement faibles en raison du marasme de l'économie locale. En 2009, le revenu moyen déclaré (en net) des ménages de Nogent-le-Rotrou était de 19 504 euros[40], contre 23 450 euros en France[43]. 50,9 % des foyers fiscaux étaient imposables, contre 54,2 % en France ; cette proportion est en baisse, de 1,6 point entre 2006 et 2008[40],[43]. Les revenus salariaux ne représentent que 52 % des revenus des ménages, contre 64 % en France, alors que pensions, retraites et rentes en représentent respectivement 36 % et 25 %[40],[43]. Le vieillissement de la population nogentaise explique en partie la faible représentation des revenus salariaux.

Bien que la situation économique des habitants soit contrastée, les inégalités de revenu sont assez faibles à Nogent-le-Rotrou. Le rapport interdécile des revenus déclarés par unité de consommation est relativement faible, de 4,77 contre 5,57 en France, ce qui s'explique par la modération des revenus les plus élevés — le seuil du neuvième décile se situe à 30 212 euros, contre 37 163 euros en moyenne en France[40],[43].

EmploiModifier

Le taux de chômage à Nogent-le-Rotrou est à peine supérieur à la moyenne nationale (11,4 % au sens du recensement en 2008 contre 11,1 % en France), mais les emplois y sont souvent précaires : 14,8 % des actifs occupés étaient sous contrat à durée déterminée en 2008, contre 8,3 % en France[40],[43]. La commune accueillait 7 378 emplois en 2008, d'où un taux de concentration de l'emploi élevé (171,6) ; c'est principalement l'importance des secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale, qui cumulent 36,5 % des emplois (30,5 % en France), qui explique ce taux élevé[40],[43].

La répartition de l'emploi par profession et catégorie socioprofessionnelle à Nogent-le-Rotrou est caractérisée par une sous-représentation des catégories les plus élevées et une sur-représentation des catégories les plus basses, par rapport à la moyenne régionale et a fortiori par rapport à la moyenne nationale. Les ouvriers et employés représentent plus de 61 % de la population active nogentaise, soit dix points de plus que la moyenne française[40],[43]. À l'opposé, les cadres et professions intellectuelles supérieures regroupent 10,4 % de la population nogentaise, contre 11,9 % en région Centre et 15,9 % en France[40],[61],[43].

Répartition de l'emploi au lieu de travail par profession et catégorie socioprofessionnelle en 2008 :

  Agriculteurs
exploitants
Artisans,
commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres,
professions
intellectuelles
supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Nogent-le-Rotrou[40] 0,5 % 5,1 % 10,4 % 22,5 % 31,2 % 30,2 %
Région Centre[61] 2,5 % 5,8 % 11,9 % 24,0 % 29,1 % 26,8 %
France[43] 2,0 % 6,1 % 15,9 % 24,9 % 28,6 % 22,5 %

Entreprises de l'agglomérationModifier

Secteurs d'activitésModifier

AgricultureModifier

Comme dans la plupart des communes fortement urbanisées, l'agriculture occupe une part très faible de la population active de Nogent-le-Rotrou (0,8 % en 2007[40]). La modernisation de l'agriculture au cours du XXe siècle a entraîné la disparition progressive du bocage, par arrachage d'une grande partie des haies et regroupement de l'habitat rural. Entre 1988 et 2000, le nombre d'exploitations agricoles à Nogent-le-Rotrou a chuté de 66 %, contre une baisse de 35 % en France[40],[43].

IndustrieModifier

Nogent-le-Rotrou comptait 74 établissements industriels actifs au 31 décembre 2009, employant 1 796 personnes[62]. L'industrie regroupe près de 27 % des emplois de la commune, pour moins de 14 % des emplois dans l'ensemble du pays ; mais ce pourcentage a chuté de 13 points en dix ans[62]. Les établissements industriels sont pour beaucoup de taille importante : 21 établissements industriels employaient au moins 10 personnes au 31 décembre 2009, dont huit en employaient au moins 50[62]. Une grande partie de ces établissements est installée dans le parc d'activités industrielles du Val d'Huisne, au sud-ouest de la ville, et dans la zone d'activité de l'Aulnay, développée dans les années 2000 au nord de la gare. Les deux principaux établissements de la commune, qui totalisent en 2012 plus de 900 emplois[63], sont celui de l'équipementier médical B. Braun, qui y produit du matériel urologique, et celui de l'équipementier automobile Valeo.

CommerceModifier

TourismeModifier

Secteur publicModifier

L'emploi dans ce secteur est représenté par les 560 militaires du 1er régiment d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (1er RIISC ou UIISC1), basée sur la commune. Le poids économique de l'unité représente au total près de 1200 personnes (familles incluses) et participe au dynamisme du territoire.

Culture et patrimoineModifier

Nogent-le-Rotrou possède un patrimoine architectural important, héritage de son poids politique, économique et religieux ancien. La ville compte onze monuments historiques, dont quatre sont classés et sept sont inscrits à l'inventaire supplémentaire[64].

Édifices civilsModifier

Château Saint-JeanModifier

  Inscrit MH (1948, 1950)   Classé MH (1952)[65]

Le château Saint-Jean[66], qui surplombe les routes de Chartres au Mans et de Châteaudun à Bellême du plateau où il est installé[67], a été réalisé en plusieurs étapes. Le donjon rectangulaire de 17 x 24 m de côté, en pierre, est conservé sur 35 mètres de hauteur[68]. Il a été construit dans les années 1040, ce qui en fait l'un des plus anciens donjons de ce type encore debout en France[67] ; ses murs épais (de 3,5 m à la base et 1,50 m au sommet) et la rareté de ses ouvertures traduisent sa vocation militaire[67]. L'enceinte circulaire et les tours datent de la fin du XIIe siècle et du début du XIIIe siècle[67] ; un fossé sec franchi par un pont-levis et la pente du terrain à l'ouest complétaient le système défensif[67]. Entre le XVe siècle et le XVIe siècle, plusieurs constructions vinrent donner au château une fonction plus résidentielle, tandis que le donjon fut abandonné[67]. Sans garnison à partir du XVIIe siècle, le château servit de prison à la Révolution, avant d'être vendu à des particuliers[69]. Acheté par la ville en 1950 et partiellement restauré entre 2000 et 2004[67], le château abrite depuis 1959 le musée municipal[70]. Les 155 « marches Saint-Jean » relient le château au quartier du Paty, où plusieurs hôtels particuliers de la Renaissance subsistent[69].

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Hôtel-DieuModifier

Dans le centre-ville, la cour de l'ancien hôtel-Dieu, fondé en 1182, abrite les tombeaux de Sully, dont la confession réformée empêchait l'inhumation dans l'église, et de son épouse Rachel de Cochefilet[71]. Leurs tombeaux sculptés, surmontés d'orants, sont abrités par un mausolée couvert d'ardoises[71]. À quelques dizaines de mètres se trouve une statue de Paul Deschanel, tandis que la place Saint-Pol accueille une réplique de la statue du général éponyme, et est dominée à l'est par le majestueux hôtel de ville. Dans la cour du collège Arsène Meunier, une statue de René Iché (1897-1954) représente le poète Rémy Belleau, né en 1528 dans la ville.

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Quartier SullyModifier

Construite en 1876, la caserne Sully abrite désormais l'Unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile n°1. Le terrain domine la ville (150m) et s’appelle alors le champ du Calvaire. Le nom de Sully est retenu, car ce ministre d’Henri IV, fut également seigneur de Nogent-le-Rotrou.

La caserne a accueilli plusieurs régiments au cours de son histoire (régiments d'infanterie, bataillons de chasseurs à pied, régiment du génie, bataillon de transmissions coloniales). Le quartier Sully est même occupé par les Allemands de 1940 à 1944. En 1981, l'UIISC1, créée au sein de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris, réactive le quartier.

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Autres édifices civilsModifier

Édifices religieuxModifier

Église Saint-HilaireModifier

Article détaillé : église Saint-Hilaire.

Au nord, l'église Saint-Hilaire est la plus ancienne des trois églises de Nogent-le-Rotrou. Elle est classée au titre des monuments historiques en 2003[77].

Église Notre-DameModifier

Dans le centre-ville, l'église Notre-Dame, agrandie au début du XIXe siècle et dépourvue de clocher, abrite un groupe de la Nativité du début du XVIIe siècle[69]. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1907[78].

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Église Saint-LaurentModifier

L'église Saint-Laurent, construite aux XVe et XVIe siècles, était destinée aux laïcs[69]. À la sobriété de sa façade s'oppose la richesse de son mobilier intérieur, dont une Mise au tombeau du XVe siècle[69]. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 1927[79].

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Ancienne abbaye Saint-DenisModifier

Plusieurs bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Denis, abandonnée progressivement à partir du XVIIe siècle et achetée par la Ville en 1806, existent toujours aujourd'hui[69]. Certains édifices, dont l'église qui mesurait 76 mètres de long au XIIe siècle[69], ont été incorporés au collège Arsène Meunier. L'ancienne maison des hôtes était occupée jusqu'à 2008 par le tribunal d'instance[69], et abrite depuis une Maison de la Justice et du Droit. La rue Saint-Denis, quant à elle, traverse le porche Saint-Laurent, qui correspondait à l'entrée du prieuré[69]. L'abbaye est inscrite au titre des monuments historiques en 1948[80].

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Patrimoine culturelModifier

Nogent-le-Rotrou possède plusieurs infrastructures culturelles importantes et bénéficie d'une programmation culturelle assez riche pour une commune de sa taille.

BibliothèqueModifier

La bibliothèque municipale possède un fonds de 40 000 ouvrages, dont une partie anciens ou dédiés à l'histoire locale[81] ; à côté de la bibliothèque, le service « Biblio'Net » met plusieurs ordinateurs en accès gratuit et propose des formations à l'informatique[82]. L'école municipale de musique Lucien-Blin, créée en 1942[m 3], accueille 250 enfants de la ville et de ses environs[83].

CinémaModifier

Le cinéma Le Rex compte trois salles totalisant 481 places[84].

Concerts et ThéatreModifier

À L'Arsenal, une salle de « musiques actuelles », ont lieu une vingtaine de concerts chaque année[85].

Le complexe Pierre Mendès-France et la salle Simone-Signoret peuvent accueillir des concerts, spectacles et représentations théâtrales[86].

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MuséeModifier

Article détaillé : Musée de Nogent-le-Rotrou.

Le musée municipal, installé dans le logis du château Saint-Jean, a été créé en 1959[70]. Au rez-de-chaussée, un diaporama détaille l'histoire du château, et les anciennes cuisines accueillent des œuvres d'artistes locaux du XIXe siècle[70]. Le premier étage est réservé aux expositions temporaires, tandis que le deuxième étage est occupé par le musée de la vie du Perche au XIXe siècle[70].

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GastronomieModifier

Nogent-le-Rotrou ne possède aucune spécialité culinaire notable. Le pain, les soupes, les légumes et les animaux de basse-cour (notamment la viande de porc) constituaient la base de l'alimentation percheronne jusqu'au début du XXe siècle[87]. Du gibier pouvait agrémenter les repas de fête[87]. La région entourant Nogent-le-Rotrou produit du lait et ses dérivés, du cidre et des produits carnés, destinés à une vente dans tout le pays et à l'international[87].

Arts et littératureModifier

Le chanteur humoristique français Oldelaf se moque d'une ville à l'image assez négative et triste, dans son titre La Tristitude, qui a rencontré un important succès médiatique en 2011[88] : « La tristitude / C'est franchir le tunnel de Fourvière le 15 août / Quand tu dois aller vivre à Nogent-le-Rotrou / Quand ton coiffeur t'apprend que t'as des reflets roux / Et ça fait mal (…) »

Parcs et jardinsModifier

La politique paysagère et environnementale de la ville a été récompensée en 2010 par deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris[89], de même qu'en 2016[90].

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Personnalités liées à la communeModifier

NaissanceModifier

Sont nées à Nogent-le-Rotrou les personnalités suivantes :

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DécèsModifier

Sont décédées à Nogent-le-Rotrou les personnalités suivantes :

AutresModifier

  • Louis de Bourbon-Condé (1530-1559), prince du sang, général, principal chef protestant durant les trois premières guerres de religion, père de Charles de Bourbon-Soissons, était seigneur de Nogent-le-Rotrou.
  • Maximilien de Béthune, duc de Sully (1559-1641), ministre d'Henri IV et maréchal de France, était marquis de Nogent-le-Rotrou. Il est enterré à Nogent-le-Rotrou, à l'extérieur de l'Hôtel-Dieu[93].
  • Une statue du général Jules de Saint-Pol (1810-1855), tué pendant la guerre de Crimée, a été érigée en 1857 sur la place principale de Nogent-le-Rotrou, mais elle fut retirée par l'armée allemande en 1943. Après la guerre, la place fut renommée « place Saint-Pol », et une plaque est dédiée à la mémoire du général.
  • Paul Harel (1854-1927), poète français, a vécu trois ans à Nogent-le-Rotrou durant son adolescence.
  • Paul Deschanel (1855-1922), président de la République française, académicien, a été pendant 35 ans (1885-1920) député de la circonscription de Nogent-le-Rotrou.
  • Lucien Blin (1906-1975), compositeur, a habité à Nogent-le-Rotrou à partir de 1932 et y a fondé l'école municipale de musique[m 3].
  • Bertrand Gallet (né en 1945), homme politique, écrivain, colauréat du prix Albert-Londres en 1985, a été député de la circonscription de Nogent-le-Rotrou de 1988 à 1993 et adjoint au maire de Nogent-le-Rotrou de 1983 à 1989.
  • Patrick Tort (né en 1952), philosophe et théoricien de la connaissance, directeur de l’Institut Charles Darwin International, Lauréat de l’Académie des sciences, a passé son enfance à Nogent-le-Rotrou (1952-1961). Il fut élève au lycée Rémi-Belleau (1957-1961), où, revenu en 1968-1969, il a remplacé, à l’âge de 17 ans, un professeur malade.
  • Bruno Rocco (né en 1963), auteur français de bande dessinée, vit actuellement à Nogent-le-Rotrou.

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HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Nogent-le-Rotrou se blasonnent ainsi :

D'azur au lion d'argent accosté de deux fleurs de lys d'or.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre Bruyant, Nogent-le-Rotrou et ses environs, Paris, Res Universis, coll. « Monographies des villes & villages de France », (1re éd. 1904), 127 p. (ISBN 978-2-87760-839-8, ISSN 0993-7129, OCLC 489866182).  
  • Aristide Gouverneur, Essais historiques sur le Perche, .
  • Bruno Jousselin et Gérard Pigray, Nogent-le-Rotrou, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p., poche (ISBN 978-2-84910-977-9, OCLC 466660872).  
  • Josiane Séguret-Fourcroy, Rues et maisons de Nogent-le-Rotrou, t. 1 & 2, Paris, Livre Histoire, coll. « MH », (ISBN 978-2-84373-971-2)
  • Guillier de Souancé, Nogent-le-Rotrou, Paris, Lorisse, (1re éd. 1916) (ISBN 978-2-84373-063-4, OCLC 47971210)
  • Claude Hamelin et Gwénaëlle Hamelin, Les industries percheronnes, éditions des Amis du Perche, (ISBN 978-2-900122-36-5)

FilmographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le comté du Perche ne comprenait qu'une partie de la région naturelle du Perche, appelée Grand-Perche ou Haut-Perche.
  2. En ancien français, « le » pouvait signifier « de ». Nogent-le-Rotrou signifie donc « Nogent de Rotrou », ou « Nogent appartenant à Rotrou ».
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  5. L'ensemble des valeurs et pourcentages cités dans cet article comme correspondant à une moyenne ou à un effectif « national » ou « français » correspondent à une moyenne ou à un effectif pour la France métropolitaine, Corse comprise, et pour les départements d'outre-mer. Les collectivités d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie, les Terres australes et antarctiques françaises et l'île de Clipperton ne sont pas pris en compte dans ces calculs.

RéférencesModifier

  1. a b et c p. 7.
  2. a b c d e f et g « Hommes remarquables nés à Nogent », p. 42-43.
  • Bruno Jousselin et Gérard Pigray, Nogent-le-Rotrou, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p., poche (ISBN 978-2-84910-977-9, OCLC 466660872)
  1. p. 44.
  2. p. 43.
  • Magazine d'information municipale de Nogent-le-Rotrou, appelé Nogent-le-Rotrou Infos de 2003 à 2009 puis Le Mag depuis 2009
  1. « Lutte contre les crues : La digue de Margon inaugurée », Nogent-le-Rotrou Infos, no 16,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  2. a et b « Pour les Gauchetières : Un Contrat urbain de cohésion sociale », Nogent-le-Rotrou Infos, no 18,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  3. a et b « École de musique : Elle portera le nom de Lucien Blin », Nogent-le-Rotrou Infos, no 5,‎ , p. 21 (lire en ligne)
  • Autres références
  1. a b c d e et f « Orthodromie : distance à vol d'oiseau entre deux villes », sur lion1906.com (consulté le 25 décembre 2011)
  2. a et b Cartes géologiques au 1:50000, Institut géographique national.
  3. « Cartorisque - Nogent-le-Rotrou », sur prim.net (consulté le 22 décembre 2011)
  4. « Ma commune face au risque majeur - Nogent-le-Rotrou », sur prim.net (consulté le 22 décembre 2011)
  5. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Huisne à Nogent-le-Rotrou (Pont de bois) (M0361510) » (consulté le 20 janvier 2018).
  6. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Rhône à Nogent-le-Rotrou (M0365010) » (consulté le 20 janvier 2018).
  7. « L'encyclopédie des villes de France : Le Mans - Sarthe », sur linternaute.com, L'Internaute, (consulté le 28 janvier 2011)
  8. [PDF] « Fiche horaire Paris - Chartres - Le Mans », sur ter-sncf.com (consulté le 4 mai 2013)
  9. [PDF] « Retranchements et déclassements de lignes ou sections de lignes des chemins de fer français », sur lignes-oubliees.com (consulté le 2 février 2011)
  10. Décret 2005-1499 du 5 décembre 2005 relatif à la consistance du réseau routier national
  11. « Autoroute française A11 (Historique) », sur WikiSara (consulté le 2 février 2011)
  12. a b c et d Données calculées grâce au calculateur d'itinéraire de « Google Maps », sur maps.google.com (consulté le 18 octobre 2016), depuis le centre-ville de Nogent-le-Rotrou.
  13. « Plan du réseau », sur transbeauce.fr (consulté le 2 février 2011)
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