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Robert de Marle

comte de Marle et de Soissons
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marle (homonymie).
Robert de Bar
Titres de noblesse
Comte de Soissons
-
Prédécesseur
Successeur
Comte de Marle (d)
-
Successeur
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
FeudataireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Conjoint
Jeanne de Béthune (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Robert de Bar, né vers 1390, tué à la bataille d'Azincourt le , fut seigneur de Marle de 1397 à 1413, comte de Marle de 1413 à 1415 et de Soissons de 1412 à 1415, seigneur de Dunkerque, Gravelines, Bourbourg…, mais aussi d'Oisy. Il était fils d'Henri de Bar, seigneur de Marle, et de Marie de Coucy.

BiographieModifier

En 1407, après la mort de Louis Ier d'Orléans, qui avait acheté à sa mère Marie de Coucy le riche héritage de Coucy, Robert de Marle reprend les procédures entamées par sa mère, notamment contre Isabelle de Coucy, demi-sœur de Marie de Coucy, et tente en 1408 devant le Parlement de Paris de récupérer celui-ci, en vain[1]. Le 11 août 1408, Isabelle de Coucy obtient la moitié de Coucy, Marle, La Fère, Moncornet, ...[2]. Un peu plus tard, Robert passe une transaction avec Charles Ier d'Orléans, fils de Louis d'Orléans, pour régler les modalités de versement de ce qui restait dû sur la vente de 1400 (cent soixante-dix mille francs)[2]. Il semble qu'en 1424, après la mort de Robert, un solde de quarante mille francs, n'était toujours pas réglé, ce que cherchait à récupérer Jean II de Luxembourg-Ligny, époux de la veuve de Robert, en tant que tuteur de la fille de Robert Jeanne de Marle[3].

Son père était le fils aîné de Robert Ier, duc de Bar, mais mourut avant ce dernier. Le duc de Bar préféra désigner son fils Édouard pour lui succéder et lui accorda la marquisat de Pont-à-Mousson. Robert s'estima lésé, et intenta un procès à son grand-père. Finalement, le litige s'arrangea à l'amiable, il reçut de nombreux châteaux en renoncement du Barrois et de Pont-à-Mousson, ne pouvant y prétendre que si ses oncles Édouard et Louis mouraient sans descendance mâle. Lors du partage de ses biens en avril 1409, sous la présidence du cardinal de Bar Louis Ier de Bar, Robert Ier de Bar donne à Robert de Marle, la partie des biens que Robert Ier avait reçus de sa mère Yolande de Flandre. Robert devient ainsi seigneur de la Flandre maritime (Dunkerque, Gravelines, Bourbourg, Mardyck…)[4], sauf Cassel et Nieppe données à Édouard[5]. Robert reçoit également la terre d'Oisy[6].

En 1413, la seigneurie de Marle fut érigée par le roi Charles VI en comté, de même que La Fère et Montcornet. Il est également érigé grand bouteiller de France, malgré l'opposition de Jean de Croÿ, élevé peu de temps auparavant au même honneur[7]. Il le restera jusqu'en 1315.

Cette fidélité au roi valut à Robert de se voir confisquées momentanément par le duc de Bourgogne Jean Ier de Bourgogne (Jean Sans Peur) ses biens de Flandre[8].

Robert mourut deux ans plus tard, tué à la bataille d'Azincourt, de même que ses oncles Édouard III de Bar, duc de Bar, et Jean de Bar.

Il avait épousé en 1409 Jeanne de Béthune († 1450) (en), fille aînée de Robert VIII de Béthune, vicomte de Meaux, et seigneur de nombreuses autres terres, et d'Isabelle de Ghistelles, et avaient eu une fille :

Il meurt en 1415 à la bataille d'Azincourt, à l'âge d'environ 25 ans.

Jeanne de Béthune épouse en secondes noces Jean II de Luxembourg-Ligny. Par lettres du 27 juin 1437, Jean de Luxembourg et sa femme reconnurent que Louis de Luxembourg, mari de Jeanne de Bar, avait assigné le douaire de sa belle-mère, veuve de Robert de Marle, sur la seigneurie d'Oisy[9].

SourcesModifier

  • Georges Poull, La Maison souveraine et ducale de Bar, [détail de l’édition].
  • J.-J. Carlier, « Henri d'Oisy, fragment d'études historiques », dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1857 publié en 1858, Dunkerque, p. 81 à 243, lire en ligne.

Notes et référencesModifier

  1. J.J. Carlier, cité dans les sources, p. 191-193
  2. a et b J.J. Carlier, option citée, p. 236
  3. J.J. Carlier, option citée, p. 236-237
  4. J.-J. Carlier, « Henri d'Oisy, fragment d'études historiques », dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1857 publié en 1858, Dunkerque, p. 84-85, lire en ligne
  5. J.J. Carlier, option citée, p. 194
  6. J.J. Carlier, option citée, p. 232
  7. J.J. Carlier, option citée, p. 196
  8. J. J. Carlier, option citée, p. 148
  9. J.J. Carlier, option citée, p. 233