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Basta !
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Adresse bastamag.net
Type de site Actualité
Langue Français
Siège social Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Drapeau de la France France
Propriétaire Association Alter-médias
Lancement 2009
État actuel Actif

Basta ! est un média indépendant lancé en 2008. Pure player traitant de l’actualité économique, sociale et environnementale, il est reconnu comme « service de presse en ligne d’information politique et générale »[1].

Il publie chaque semaine des enquêtes, reportages, grands entretiens, tribunes, vidéos. Une partie des articles et photos publiés sur le site sont sous licence Creative Commons[2].

Il est animé par une équipe de sept journalistes permanents. La coordination est assurée par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux. Il compte en 2018 neuf salariés.

Basta ! cherche à développer un modèle économique original dans le secteur de la presse en ligne, sans publicité et sans abonnement, proposant ainsi « une information à prix libre ». Il est financé en partie grâce aux dons de ses lecteurs, permettant de garantir l’accès libre à tous ses articles, pour qu’ils puissent être lus et partagés par le plus grand nombre.

Basta ! est membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil) qui regroupe plus de 180 éditeurs de presse indépendants.

Sommaire

HistoireModifier

Le site est édité depuis par l’association Alter-médias, également éditrice du Portail des médias libres[3]. Basta ! veut promouvoir « un journalisme d’enquête, producteur d’une information rigoureuse, originale, sourcée, vérifiée. Un journalisme d’éducation populaire qui vise à offrir à chacun des outils pour sa propre émancipation intellectuelle. Un journalisme d’impact qui contribue à redonner un pouvoir d’agir aux citoyens ». Le site veut également rendre accessibles des analyses différentes sur l’actualité sociale et écologique et « donner de la visibilité aux alternatives, aux mouvements de résistance, aux populations ignorées et à d’autres manières de voir le monde »[4]. Se classant politiquement à gauche[5], Basta ! veut être « un carrefour, un espace au sein duquel des responsables associatifs, syndicaux, politiques, des chercheurs se rencontrent et se confrontent autour des problématiques traitées »[4].

Basta ! travaille en partenariat avec de nombreux médias indépendants, parfois implantés localement, parfois spécialisés dans un domaine. Des échanges d’articles sont organisés avec une trentaine de médias partenaires[6].

Les articles publiés par le site Basta ! sont relayés par de nombreux médias[7].

L’Observatoire des multinationales, lancé en 2013 par Alter-médias[8], « offre, en accès libre, une pléthore d'articles et de liens-ressources : enquêtes sur les entreprises, dossiers sur l'industrie textile ou l'avenir du nucléaire, classement des banques « qui financent le plus l'extraction de charbon », etc ». « Ces sites « poil à gratter » permettent de prendre du recul sur la communication très maîtrisée des grands groupes, de mieux mesurer l'impact de leurs activités et, éventuellement, de les interpeller sur leurs responsabilités. », explique un article du Monde [9].

Basta ! publie chaque année une liste des articles qui ont été les plus consultés[10], ainsi que ses comptes financiers et liste de ses principaux financeurs.

AudienceModifier

En 2014, la fréquentation du site est de 450 000 lecteurs par mois environ. En 2018, environ un million de lecteurs visitent le site chaque mois.

En , le site Alexa Internet référence 1 012 sites web pointent vers le site web Basta !, et le classe 2850e parmi les sites français, toujours selon Alexa Internet, 89 % de la part d'audience se fait en France et 3,2 % en Belgique[11].

Poursuites judiciairesModifier

En 2013, Julien Lusson, directeur de publication, et trois journalistes – Ivan du Roy, Agnès Rousseaux et Nadia Djabali – sont mis en examen à la suite de la plainte pour diffamation du groupe Bolloré concernant la publication d'un article de synthèse sur l'accaparement des terres par ce groupe[12],[13]. L'article se fonde sur les enquêtes de plusieurs ONG et think tanks, comme le Oakland Institute, l'association Survie, ou encore l'ONU[14]. « Plusieurs passages, dont ceux où le groupe Bolloré est cité, sont incriminés. Il est le seul des grands groupes français mentionnés dans l’article à avoir engagé des poursuites », précise Basta ! Pierre Haski, directeur de publication du site Rue89, est également mis en examen, pour avoir signalé l’article dans la « vigie » de Rue89 (revue de presse signalant « le meilleur du Web »). D’autres responsables de blogs et de sites pourraient également être visés par la procédure pour avoir reproduit ou relayé l’article[14].

Le directeur de la publication et les trois journalistes sont relaxés en première instance le . Le groupe Bolloré fait appel[15]. En février 2017, la relaxe est prononcée par la Cour d'appel[16]. Le 7 mai 2018, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la multinationale présidée par Vincent Bolloré[17]. Une deuxième procédure est actuellement en cours, pour une brève publiée en octobre 2014 sur le même sujet, intitulée « Accaparement de terres : le groupe Bolloré accepte de négocier avec les communautés locales ».

En , dans une tribune commune avec plusieurs dizaines d'organisations et médias, les journalistes de Basta ! dénoncent des poursuites baillons, dont l'objectif est de « les dissuader d’enquêter et les réduire au silence », des « poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré »[18]. En effet, depuis une dizaine d’années, une vingtaine de procédures en diffamation ont été lancées par le groupe Bolloré et son partenaire commercial, la holding luxembourgeoise Socfin, contre des médias, des journalistes et des organisations indépendantes : France Inter, France Culture, France Info, France 2, Le Monde, Les Inrocks, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa... Une cinquantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires.

ThèmesModifier

Une partie des thèmes d'actualité sur lesquels se concentre ce site web :

  • Agriculture et alimentation[19], OGM, alternatives au modèle productiviste
  • Crise financière et ses conséquences sociales
  • Habitat écologique
  • Santé au travail et le management par le stress
  • Les questions posées par l’émergence de nouvelles technologies : nanomatériaux, nano-aliments, semences de synthèse…
  • Pratiques sociales et environnementales des entreprises et alternatives portées par le secteur de l’économie solidaire
  • Capitalisme[20] (critiques du capitalisme)
  • Consommation[21]
  • Quartiers populaires[22]

Notes et référencesModifier

  1. « Mentions légales », sur bastamag.net.
  2. « Conditions générales d’utilisation », sur bastamag.net
  3. Portail des médias libres sur le site de Basta !
  4. a et b « Qui sommes-nous ? », sur bastamag.net
  5. Gilles Raveaud, Bernard Maris expliqué à ceux qui ne comprennent rien à l'économie, Les Echappés, , p. 87.
  6. « Médias partenaires » sur le site de Basta !
  7. Une revue de presse est publiée sur le site de Basta !
  8. Site officiel de l’Observatoire des multinationales
  9. Adrien de Tricornot, « Derrière la « com » des grandes entreprises », sur lemonde.fr,
  10. « Les articles les plus consultés », sur bastamag.net
  11. (en)« How popular is bastamag.net? », sur Alexa Internet
  12. « Rue89 et Bastamag mis en examen sur plainte du groupe Bolloré », sur Rue89, .
  13. « Deux autres journalistes de Basta ! mis en examen suite à une plainte du groupe Bolloré », sur bastamag.net, .
  14. a et b « Bolloré : Bastamag et Rue89 mis en examen pour diffamation », sur Arrêt sur images, .
  15. « Plainte en diffamation contre Bastamag : le groupe Bolloré fait appel du jugement », bastamag.net, 28 avril 2016.
  16. « Bolloré perd de nouveau son procès contre Bastamag », Basta !,‎ (lire en ligne, consulté le 28 janvier 2018).
  17. « Bolloré perd définitivement son premier procès en diffamation intenté à Bastamag », sur www.bastamag.net, .
  18. « Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas ! », www.bastamag.net,‎ (lire en ligne).
  19. Thème : Agriculture et alimentation
  20. Thème : Capitalisme
  21. Thème : Consommation
  22. Thème : Quartiers populaires

Voir aussiModifier